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La République démocratique du Congo menacée par des envahisseurs et collabo
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Dr Thako Ley Baudouin
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La Nation Congolaise est menacée par des éléments extérieurs aux groupes sociaux qui se caractérisent par la conscience de son unité et par sa volonté de vivre en commun dans cet immense territoire au coeur de l’Afrique.

Pour mettre fin au régime de monsieur Mobutu, monsieur Kabila avait eu le soutien des Tutsi ruandais qui sortaient d’une effroyable tragédie qu’est le génocide perpétré sur leur territoire. La volonté d’assurer la stabilité politique du régime en place au Rwanda avait poussé les autorités de ce pays à soutenir l’épopée de monsieur Kabila jusqu’à Kinshasa le 17 mai après la fuite de Mobutu.

La victoire de monsieur Kabila sur Mobutu est justifiée par plusieurs faits notamment le mécontentent du peuple congolais à la politique désastreuse du parti- Etat, au désespoir généralisé du peuple face à l’incertitude de l’avenir et surtout par l’inachèvement d’une longue transition démocratique de sept années. L’aide du Rwanda et de l’ Ouganda a conduit Kabila jusqu’à Kinshasa grâce à l’association de tous ces éléments . On notera que pendant cette traversée du Congo par les troupes de Kabila, aucun congolais n’a évoqué un tant soit peu la thèse d’une invasion ruandaise dans le pays de Lumumba. Seuls quelques journalistes occidentaux qui se disent généralement bien informés ont évoqué l’idée de la partition du grand Congo. Nous craignons aujourd’hui que cette thèse de partition conduisent les occidentaux à soutenir d’avantage envahisseurs et collabo. Les Africains sont appelés à doubler de vigilance.

Il paraît nécessaire de mieux cerner la situation d’ hier par rapport à celle que les congolais vivent aujourd’hui. Un petit nombre de Tutsi ruandais ont élu domicile au Congo depuis l’administration coloniale à l’époque de Congo-Ruanda-Burundi. Installés sur la colline Mulenge où vivent les Baniamulenge congolais, ces Tutsi ont décidé de devenir Congolais, dont d’abandonner la nationalité ruandaise. Cette initiative volontaire se doit d’être juridiquement reconnue par les institutions congolaises. La conférence nationale, qui n’a pas atteint ses objectifs et qui a d’ailleurs été déviée de sa finalité, avait laissé des écrits et prodigué des conseils qui mettent fin à cette situation de revendication de la nationalité congolaise. Une chose est claire, on est Congolais ou on ne l’est pas. La constitution congolaise a une attitude claire face à la double nationalité. Cette position peut être juridiquement condamnable, mais il ne dépendra que de la volonté populaire de la faire évoluer et non pas d’une press

Nous admettons que les Tutsi qui sont venus combattre au côté de monsieur Kabila, parce qu’ils avaient déjà la nationalité congolaise, restent au Congo et se comportent comme tout congolais. Ceux qui sont venus en tant que combattants de l’armée ruandaise ou ougandaise puissent retourner dans leurs pays respectifs avec les remerciements du peuple congolais tout entier. La facture de guerre sera honorée par l’état congolais sur la rubrique de dette de guerre. Cela se passe ainsi dans tous les pays du monde.

La puissante armée nazie avait envahi plusieurs pays européens notamment la France. L’histoire nous a démontré que tous ceux qui ont soutenu l’armée hitlérienne contre la souveraineté nationale ont été jugés comme traîtres. Ils sont à juste titre appelés COLLABO (collaborateurs sous l’occupation).

L’armée alliée est venue porter son soutien à la France pour vaincre l’Allemagne pendant la guerre de 39-45. Après cette libération qui s’est faite avec d’ immenses sacrifices humains, l’Amérique, l’Angleterre, le Canada et d’autres pays sont retournés chez eux et un plan martial ambitieux avait été mis en place pour permettre la reconstruction de la France. La dette de guerre n’a pas donné droit à l’Angleterre de réclamer une partie du territoire français pour avoir porté secours suite à l’appel du général De Gaulle.

La presse française a relaté la manière dont les autorités françaises ont aidé les ruandais à mettre à mal monsieur Kabila qu’ elles ont juré de faire tomber.

Pour quoi tout cela ?

Quand monsieur Kabila a commencé sa marche vers Kinshasa, la France avait pris la tête de file de ceux qui entendaient soutenir Mobutu. Par différentes gesticulations, dont l’appel aux occidentaux pour une aide humanitaire, la France a tout fait pour empêcher la chute de Mobutu. La France réclamait, comme aujourd’hui d’ailleurs, une négociation entre messieurs Kabila et Mobutu avec objectif de laisser ce dernier conduire la transition à son terme. Les Congolais avaient alors compris les manigances françaises qui consistaient à faire accepter à monsieur Kabila toutes les closes de contrats que la France avait conclus avec Mobutu.

Pendant plus de trente et une années, la France avait fermé les yeux sur les méfaits du mobutisme dans la vie quotidienne de la population en particulier et sur l’économie du pays en général. Elle a manifesté un tel degré de mépris face à la population congolaise qui a fini par classer la France parmi les pays les plus favorables au maintien de l’esclavage du peuple noir.

Les occidentaux analysent pourtant bien les différentes situations du monde. Ils ont une approche pragmatique de l’évolution humaine. Ce qu’ils en tirent comme conclusion, n’est valable que pour leurs populations. Pour qu’ un autre peuple soit respecté comme ils se respectent eux- mêmes, ils lui imposent une série d’ épreuves de force pour évaluer sa capacité à gagner son respect. Les occidentaux soutiennent généralement les campagnes politiques qui conduisent aux élections libres. Cela ne pouvant se faire que dans la mesure ou cette liberté ne vient pas remettre en cause ses énormes avantages financiers et économiques. Dans le cas contraire, les occidentaux fomentent de troubles, la révolte des uns contre les autres. La volonté populaire exprimée aux urnes est le moindre de leur souci. En réalité, les occidentaux viennent chanter, réclamer l’instauration de la démocratie pour avoir la possibilité de soutenir financièrement un ou plusieurs candidats. Une fois élu, celui-ci a les mains liées. Les épreuves d

En aidant les frères Tutsi à vouloir prendre le pouvoir au Congo, les Français préparent encore une poudrière humaine dont l’AFRICAIN serait une fois de plus la victime. Malgré toutes ces ambûches traquenardes dressées sur nos chemins des libertés, l’indépendance de l’Afrique en général trouvera ses repères grâce à un Congo politiquement libre. Les Africains ont trop souvent obéi aux ordres venus d’ailleurs. Restons unis et la victoire nous ouvrira ses bras.

" A les entendre, monsieur Kabila n’a pas les moyens de sa politique. Puisqu’il n’est pas soutenu par nous, monsieur Kabila n’a pas le droit de nous empêcher de faire ce que nous voulons du continent africain. S’il s’entête, nous le ferons tomber. "

Ce discours, nous le retrouvons dans toutes les instances financières occidentales que nous invitons à investir au Congo.

Vous aviez éliminé LUMUMBA en 1961, cela n’a pas empêché qu’un autre Congolais revienne avec les mêmes visions. Vous voulez encore l’éliminer pour mieux reculer l’amorce du décollage économique du Congo parce que vos analyses démontrent que le régime congolais est fragile en ce moment. Il faut tout mettre en oeuvre pour faire tomber celui qui veut éclairer le continent noir sur son avenir. De cette manière, nous mettrions en place une autre marionnette facile à manipuler. Voici ce qui se dit dans les milieux occidentaux.

Si le Président n’a pas les moyens de sa politique, les Congolais estiment qu’il dit des choses sensées et nécessaires au développement du pays. Sa totale implication dans la SADEC et COMECON démontre son approche analytique de la situation du Congo. Depuis l’arrivée de monsieur Kabila à la tête de la République Démocratique du Congo, les Français se sont particulièrement illustrés par la destruction du Congo brazza dont ils faisaient semblant de soutenir la démocratie. Contrairement à la R.D.C., nous avions appris que le Congo d’en face aurait accès aux crédits nécessaires pour sa reconstruction. Mais comment peut-on concevoir cette reconstruction sans jugement , et sans tirer les leçons des faits qui ont conduit au massacre de plus de 4000 de nos frères.

Le Congo Kinshasa est bloqué économiquement, non pas parce que le Président Kabila n’a pas instauré la démocratie comme les occidentaux semblent le faire croire, mais plutôt parce qu’il tarde à se mettre à genoux devant des institutions qui n’ont jamais véritablement apporté leur soutien aux projets essentiels et de base pour une amorce du décollage économique de l’Afrique. Quand le Président Kabila a présenté le plan triennal congolais, les institutions financières occidentales ont d’abord exigé le remboursement des dettes contractées par Mobutu avant de soutenir ce plan congolais.

Le Congo a vainement tenté d’expliquer que ces dettes seront remboursées avec les bénéfices tirés des résultats de la relance économique. Cela n’intéressait pas les financiers. Ceux- ci voulaient d’abord que le système qui permettait aux entreprises occidentales de se servir au Congo soit maintenu par des accords privilégiés.

Le Congo a proposé un système de partenariat qui a l’avantage de garantir des bénéfices aux partenaires privés et au Congo. Comment ose-t- il défendre les intérêts congolais au même titre que ceux de bailleurs de fond ? Pour être acceptable et convenable aux yeux des occidentaux, il faut adhérer à un type de raisonnement qui laisse la part trop belle aux financiers comme l’exemple que nous donne cet intellectuel du Congo brazza sur le partage qu’ ELF a proposé aux Congolais d’en face sur l’exploitation du pétrole au large de Pointe-Noire. Vrai ou faux ? Les Congolais aimeraient en avoir le coeur net. On parle de 7% seulement reversés au gouvernement congolais. Si cela s’avère juste, c’est vraiment le marché de dupe qui est proposé aux Africains. Dans ces conditions, le Président Kabila ne sera jamais un bon élève et sera combattu à tout moment. Il appartient dorénavant aux Congolais de comprendre cette astuce et de mieux soutenir le Président qui cherche vraiment à défendre nos intérêts.

Derrière les réclamations démocratiques avancées par les souteneurs de COLLABO, de la junte ruandaise et ougandaise, nous sommes en mesure d’éclairer tous ceux qui comme moi-même voudraient une fois pour toute affranchir le grand Congo d’un régime de parti unique. Pour cela, un travail préalable a été entrepris démontrant l’impossibilité matérielle, administrative et juridique à organiser des élections démocratiques libres au Congo Kinshasa. Ne nous laissons pas distraire par ceux là même qui prendraient le devant de médias pour aller dénoncer l’incapacité des autorités Congolaises à gérer les situations électorales.

Début janvier 1998, nous avons parcouru les 24 communes de Kinshasa pour rechercher la liste des habitants. Documents qui pourraient constituer la base d’une liste électorale. Aucune commune n’a été en mesure de nous fournir un tel document. Quand à la population, 3 personnes sur 10 peuvent se vanter de posséder une pièce d’identité nationale. L’administration défaillante du régime Mobutu ne se souciait guerre de ce type de détail. Sachez que Kinshasa est le haut-lieu administratif qui donne des repères à l’état. Si nous ne trouvons rien à Kinshasa, il serait utopique d’imaginer trouver mieux à l’intérieur.

Bref, rien n’existe au Congo. Les démocrates comprendront qu’on ne puisse faire une démocratie sans une application des règles élémentaires. Il faudra au préalable connaître le nombre de votants, établir une carte d’identité pour chaque citoyen avec une adresse précise. Les rues de Kinshasa et celles des grandes villes du Congo n’ont ni nom, ni numéro. Aucun recensement n’est connu de nos jours. Alors les occidentaux exigent la mise en place des élections que nous supposons libres et démocratiques. Comment entendent-ils les mettre en place ? Cela n’est-il pas une manipulation supplémentaire qui consisterai à faire passer Kabila pour un incompétent ? Etant entendu qu’être compétent veut dire faire ce que les occidentaux exigent et, s’il vous plaît, sur le champ.

Nous assimilons les exigences des organisations internationales comme étant des préalables à l’instauration d’une désorganisation organisée au Congo. Nous sommes étonnés de l’insistance avec laquelle l’ONU a diligenté son enquête au Congo concernant le soit- disant massacre des nos frères hutus au Congo. Ces massacres perpétrés dans une zone ou plusieurs mouvements militaires se sont succédés dans un laps de temps court. Dans l’est du Zaïre, les troupes de Mobutu avaient combattu les forces armées ruandaises. L’armée de l’ONU représentée par les troupes françaises de MUNOIR avait amassé les réfugiés génocidaires hutus dont plusieurs furent décimés par différentes maladies et enfin les troupes de monsieur Kabila aidées par les forces rwandaises Tutsi. On a voulu nous faire croire que l’ enquête de l’ONU allait nous démontrer que telle victime de la région de Goma est tombée sous les balles de l’armée de Mobutu plutôt que de celles des forces ruandaises ou celles des troupes de Kabila. Si une telle démonstrat

Aujourd’hui, nous assistons à l’inacceptable au Congo. Les forces ruandaises ont traversé tout le territoire congolais jusqu’à Boma Ils ont investi Kitona, Inga, Matadi au sud du pays. Au nord-est, ils tiennent Goma, Uvira et quelques autres villes du pays. Que veulent le Ruanda et l’Ouganda ? Envahir le Congo et mettre à sa tête une marionnette de Président qui s’exécutera aux ordres venus de on ne sait où ? Dans leur démarche bien illogique, ils ont réussi à entraîner quelques Congolais assoiffés de pouvoir. De monsieur Ngoma Zaidi aux anciens mobutistes, la collaboration épouse une nette logique de trahison nationale. Ces anciens mobutistes qui n’ont jamais présenté des excuses au peuple congolais, croient pouvoir revenir au pouvoir avec l’aide des envahisseurs ruandais aidés par la France, mais pour gouverner qui ? Monsieur BIZIMA Kahara qui ose parler du tribalisme de monsieur Kabila, pense avoir trouvé un bon slogan mobilisateur. S’est-il donné le temps de regarder la réaction du peuple congolais ? U

Les réunions de Paris de la semaine dernière et celle de Caen de ce dimanche 23 août 98 permettent de tirer quelques enseignements sur les revendications du peuple congolais. Revendications que je vous présente ici en attendant que tout démocrate qui suit l’évolution de l’Afrique en général et du Congo en particulier puisse nous donner son point de vue.

Aujourd’hui, j’ai mission de transmettre au Président Kabila tout le soutien des Congolais retenus loin du pays pour diverses raisons. Que le peuple congolais continue sa mobilisation derrière le Président Kabila pour confirmer haut et fort que nous n’accepterons plus de manigances étrangères sur la vie politique du pays.

C’est la première fois que l’Afrique se décide par elle même de soutenir un régime qui est montré du doigt par les occidentaux. Monsieur Kabila tout seul n’a certainement pas les moyens de sa politique que d’ailleurs aucun président africain attaché à l’indépendance économique de son pays ne peut se targuer d’avoir. Mais tous réunis, monsieur Kabila et bien d’autres africains peuvent espérer mettre nos pays sur les rails économiques répondant aux besoins africains. Bravo SADEC et longue vie à cette institution que nous estimons indépendante. Après tout, l’Afrique doit montrer qu’elle grandit et qu’il faudra désormais compter avec elle.

Sur un total de 653 congolais rencontrés en France depuis le 12 Août, c’est à dire 10 jours après le début des hostilités, nous sommes en mesure de transmettre les grandes lignes de nos concertations que la communauté congolaise de France me charge de soumettre au Président Kabila et à l’ensemble des Congolais .

- 87% exigent que tous les compatriotes s’alignent derrière monsieur Kabila pour éteindre de feu dans la maison Congo c’est à dire mettre les ennemis hors de nos frontières.

- 91% saluent les efforts de SADEC pour l’aide militaire que le Zimbambwe, l’Angola et d’autres membres apportent et apporteront à notre peuple

- 72% se sont prononcés pour la mise en place d’un vrai gouvernement d’union nationale

- 54% pensent que le problème Tutsi posé par les médias occidentaux pour faire soulever une partie des Congolais contre une autre doit être débattu dans le cadre d’une assemblée réunissant juristes, sociologues, historiens, la classe civile et les politiques congolais.

- 92% souhaitent que le Président Kabila profite de cette occasion pour expliquer à notre peuple comment il entend engager le pays dans une voie véritablement démocratique pour éviter qu’une pareille mésaventure puisse se renouveler dans notre pays. Nous sommes juste à la veille de cette deuxième année pendant lesquelles il a demandé la suspension des activités politiques pour la mise en place d’une administration nationale.

- 47% estiment que les éléments de base ne permettent pas aujourd’hui l’organisation libre des élections démocratiques et qu’il appartient au Président Kabila de réunir la classe politique pour une mise en place d’un cadre juridique qui conduira cette transition jusqu’aux élections démocratiques

- 39% se sont prononcés pour l’instauration d’un service militaire obligatoire pour les jeunes Congolais.

Enfin, nous exhortons aussi nos hommes de foi (prêtres, pasteurs de toutes confessions), notre classe politique, nos intellectuels, nos artistes, nos sportifs, nos sympathisants, femmes et enfants, noirs et blancs, les associations de droits de l’homme et beaucoup d’autres à soutenir notre lutte contre les envahisseurs de notre pays, et à nous encourager à mener à bien nos négociations internes pour la bonne entente nationale.

Les Congolais et les amis du Congo demeurant dans les grandes villes sont invités à susciter la tenue de grandes réunions , meetings, rencontres afin d’interpeller l’opinion internationale sur les risques de plonger la République Démocratique du Congo dans une longue crise dont personne ne pourra maîtriser les conséquences tant sur le plan régional qu’international.

Pour nous inviter à participer à vos réunions, meeting et pour vos offres de soutien aux Congolais en lutte, vous pouvez utiliser notre web ............... Nandegeza.musafiri@wanadoo.fr

Bonne chance à la République Démocratique du Congo

Pour la coordination des congolais bloqués à l’extérieur

 

Dr Thako Ley Baudouin, P.D.G. de N’sele / FRANCE .

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