| Tres franchement on ne peut pas se retenir longtemps sans reagir en
lisant la diatribe a laquelle se livre les zairois sur le "web". Du temps du
mobutisme, la majorite de ceux qui aujourd'hui chantent les louanges de Kabila chantaient
celles de Mobutu.
Je me souviens quand sur le campus de L'UNIKIN, un jour de 1989,un camarade de fac dont
le pere etait membre de l'UDPS avait risque d'etre linche par ses compatriotes simplement
par ce que durant une pause, il avait sorti une cravatte de sa farde et me demandait de la
lui nouer au cou. En ce temps la seuls les etrangers pouvaient mettrent la cravatte et la
veste . Curieusement, quand le 14 Avril 1990 le plus fort du zaire avait "remis"
la liberte a ses compatriotes, c'etait presque tout le campus qui s'etait confectionne des
cravattes avec du papier duplicateur.
Quand un bras de fer avait oppose Mobutu a Tshisekedi pendant l'eternelle transition,
les meme gens qui se disent patriotes aujourd'hui on dit que Tshisekedi etait arrogant et
croyait que le fauteuil de premier ministre n'est fait que pour lui. Les Nguz, les
Birindwa les Kengo et les autres sont montes sur la scene et ont tente avec le soutien des
"patriotes" de prouver qu'ils ne sont pas Mobutistes. Tshisekedi sans
"fores" a persiste dans sa logique; celle du peuple; celle qui est trop sincere
et vraie pour etre politique. Beaucoup y compris ceux-la meme qui avaient joue des grands
roles a la CNS ont fait pression sur l'homme afin qu'il accepte d'abandonner le Texte
Constitutionnel de la Transition ; condition necessaire selon eux pour garder son poste de
premier ministre rien n'a ete fait.
En 1996 quand l'homme a demande aux Mobutiste , tenants du pouvoir a l'epoque de
negocier avec Kabila, les "patriotes" ont crie a la trahison.
Ils ont chante partout que les Rwandais et les Ougandais avaient envahi le Zaire.
"On ne doit en aucun cas negpcier avec les envaillisseurs..."
Hier comme aujourd'hui, les "patriotes" ont marche pour soutenir Mobutu et
les FAZ. Rappelez-vous l'acceuil reserve au Marechal a son retour de France apres sa
longue maladie. Apres que le nouveau premier ministre Tshisekedi (nomme pour les besoins
de la cause) eut reserve cinq postes de son gouvernement aux rebelles, il est limoge.
Pendant ce temps les zairois meurent; meurent de famine et de guerre.
En 1997 Kabila prend le pouvoir et installe les Rwandais et les Ougandais a Kinshasa.
Les "patriotes" aplaudissent le plus fort du pays. Celui qui hier etait
"simple commercant" (selon les mots de Kengo) devient un hero national. Il
ignore le texte constitutionel issu de la CNS, ignore celui du conclave de Kinshasa et
gouverne. Il gouverne avec les Rwandais partout, sans vergogne et sans voile. Comble
d'ironie, un etranger est chef d'etat major des armees. Du jamais vu dans l'histoire. On
relegue Tshisekedi dans son village, les "conpatriotes" aplaudissent. Kabila
sentant l'etouffement des etrangers libere Thisekedi pour les besoins de la cause.
Aujourd'hui Tshisekedi dit: "il faut se mettre autour d'une table" , les
"patriotes" crient a la trahison. Personne ne se demande d'ou viennent les
Rwandais et les Ougandais. Personne ne se souvient que pendant les 32 ans de mobutisme, le
Rwanda et l'Ouganda existaient, les Tutsis existaient, les banyamulenges existaient, la
paix existait. Hier mobutiste donc diable, les anciens generaux des FAZ voient leurs
grades reconnus pour les besoins de la cause . Avez vous deja vu un pays refaire une armee
pourtant bien formee en la remplacant par des etrangers? Avez-vous deja vu u homme se
lever un matin et dire a des gens armees de quitter de rentrer chez-eux sans prendre des
dispositions d'encadrement et de rechange? Croyez-vous qu'un soldat qui surement sort de
rien et aqui on donne argent et armes dans une ville comme Kinshasa peut partir sans
lutter? Qui n'aime pas les femmes de Kin, les bierres de Kin et l'ambiance de Kin? Les
Angolais? Les Zimbabweens ou alors les Tchadiens? Les "patriotes" ont encore
bien d'aplaudissement a faire aujourd'hui, demain et toujours. Toujours et toujours qu'il
y aura des plus forts au Zaire.
Dans le malheur des zairois aujourd'hui, seule l'histoire donnera raison a Tshisekedi.
Le pouvoir pour le pouvoir est un objectif trop facile et trop vil servir aux hommes qui
sans equivoque ont choisi la plus noble et la plus humble des missions; celle de gouverner
le peuple, le servir et etre capable apres le pouvoir, de regarder ce peuple la dans les
yeux et moindre des choses, vivre ensemble avec ce meme peuple.
Sans offenser personne, combien d'hommes politique zairois peuvent se venter de cotoyer
le peuple duquel ils se reclament? Combien comme Tshisekedi sont restes au zaire pendant
et apres mobutu? Tous viennent, gouvernent et apres s'installent qui a Bruxelles qui a
Paris et critique le meme regime qu'il a servi, et attend une autre opportunite. Regardez
Kakudji!
Si les zairois ne savent pas se qu'ils veulent et ou il vont, qu'ils applaudissent leur
"seigneurs" et laissent Tshisekedi rever qu'il sauvera le peuple zairois. Ce
peuple est trop grand, trop fier, trop courageux et trop naif pour accepter sans chicotte
la gouvernance et la direction d'un homme tellement honnete et si concerne par les
souffrance du Zaire qu'il en devient un pietre politicien.
L'erreur des zairois et surtout de Tshisekedi est qu'il se veut politicien sans savoir
jouer le politicien ; c'est a dire le malhonnete et le menteur. De grace cher
"patriotes" ne perder plusvotre temps a discuter sur les idees saines et claires
de l'UDPS. Elles ne gouverneront que les prochaines generations; celles des enfants que
les zairois font a l'etranger et qui apprennent que le patriotisme ne sourd pas de la
haine du voisin ni encore moins de la force des armes et des intimidations. Cette
generation d'enfants zairois de la diaspora actuelle saura comprendre que " la non
violence n'est pas l'acceptation doucatre de l'injustice, mais une insurrection pacfique
violente dans sa non violence".
Toutes les guerres comme toute chose a une fin. Mais c'est le moment choisi pour mettre
fin a une guerre qui compte. En suivant le plan de l'UDPS, le Zaire epargnera de l'argent,
du temps et surtout le sans de ses filles et fils.
Jules C. Tagny D. |