| Agression ougando-
rwandaise: Urgent. A tous les compatriotes de la diaspora. |
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| Chris Sassa |
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Chers compatriotes,
Je viens de lire, ce matin, une lettre de l'AFDL-Canada adressée au Secrétaire général
de l'ONU demandant la condamnation sans réserve de l'infâme agression dont notre pays
est victime. C'est une initiative louable et je la soutiens absolument.
Mais, je crois que nous pouvons faire mieux.
Il y a quelques jours, un certain M. Colmant (sujet belge) invitait Mubibange Bilolo à
aller défendre la ville de Matadi. Il se moquait évidemment de notre compatriote et à
travers lui, de tous les Congolais. Le titre de son article, "Pauvres
Congolais", était d'ailleurs univoque dans son interprétation.
C'est vrai qu'une guerre se mène et se gagne par les armes; mais elle ne se mène pas et
ne se gagne pas que par les armes ! L'essentiel est que chacun là où il est, avec les
moyens à sa disposition ou qu'il peut acquérir, se batte à sa façon et participe
activement au combat. Ce n'est pas par les armes, par exemple, qu'on peut faire face aux
compagnes de désinformation, de mensonge et d'intoxication dont le but est de pervertir
la vérité, de
démoraliser notre peuple et de donner raison aux agresseurs et à ceux qui le
soutiennent. Cet aspect de la guerre est important en ce siècle et je crois que ceux qui
s'y investissent méritent de la nation.
Cette guerre a eu le mérite de mobiliser et de souder notre peuple. Il y a, bien entendu,
quelques compatriotes qui s'en sont saisie pour faire le procès de M. Kabila et espérer,
à cette occasion, son départ, ce dont ils ont fait un objectif et une idée-fixe. Ils
sont libres de leur choix, mais l'écrasante majorité des Congolais croit que notre
souveraineté et l'intégrité de notre territoire passent avant toute autre
considération y compris les erreurs, fautes, gaffes ou bévues possibles du gouvernement
en place. Et le croire ne signifie pas absolument devenir partisan de M. Kabila.
Voila pourquoi je crois nécessaire et même vital de présenter à la face du monde le
front uni que constitue actuellement notre peuple. En dehors de tout cadre partisan. A
travers des actions fortes, percutantes et retentissantes. Voilà pourquoi je crois que
nous pouvons tous faire mieux que la lettre de l'AFDL-Canada adressée au secrétaire
général de l'ONU.
Je lance donc l'idée d'une pétition exigeant:
1. la condamnation sans reserve de l'agression dont notre pays est
l'objet de la part de ses voisins rwandais, ougandais et burundais (on l'oublie,
celui-là, mais ses soldats étaient à Uvira!).
2. le retrait immédiat et inconditionnel des troupes d'agression
rwandaise et ougandaise du dernier pouce de notre territoire.
3. l'arrêt par certaines puissances occidentales, particulièrement les
États-Unis et la France de tout soutien (même moral) aux agresseurs.
Et puisqu'il est de plus en plus question de cessez-le feu et de négociations, la
pétition devrait clairement exiger:
1. qu'un cessez le feu ne puisse intervenir qu'avec le départ du
dernier soldat étranger de notre territoire.
2. que si négociations il doit y avoir, c'est entre les véritables
forces politiques de notre pays et non avec ceux qui veulent s'octroyer une
représentativité par les armes, sans aucune assise populaire (quelles sont les assises
populaires de Wamba, Zahidi, Bizima, Bugera, Tambwe, Pay-Pay, Ondekane, Kengo, Likulia,
Baramoto, Nzimbi et consorts pour prétendre négocier l'avenir de notre peuple ?).
3. que la communauté internationale nous aide pluôt à réussir ces
négociations inter-congolaises et à nous engager dans la voie de la réconciliation
nationale, de la démocratisation, de la reconstruction et du
développement.
Enfin, nous ne devons pas être ingrats. On sait que certains compatriotes et non des
moindres ont demandé aux pays de la région de ne pas voler au secours du peuple
congolais via le gouvernement en place alors que l'agression était établie dans les
faits. Nous devrions donc dans la même pétition:
1. remercier chaleureusement les pays-frères que sont l'Angola, la
Zambie et la Namibie pour leur soutien militaire direct et les assurer que le peuple
congolais ne l'oubliera jamais.
2. de remercier publiquement les pays de la SADCC pour leur sympathie et
leur prise de position courageuse.
Le destinataire de la pétition (en français et en anglais) sera évidemment le
Secrétaire général de l'ONU. Des copies pour information pourraient être reservées:
- au Président du Conseil de sécurité de l'ONU;
- au Secrétaire général de l'OUA;
- au Président des USA;
- au Président de la République française;
- au Premier ministre du Royaume de Belgique;
- au Premier ministre du Royaume Uni;
- au Premier ministre du Canada;
- au Président d'Angola;
- au Président du Zimbabwe;
- au Président de la République sud-africaine;
- au Président de chacun des États-membres du SADC;
- au Président d'autres États frontaliers (Congo, RCA. Tanzanie,
Soudan, Zambie) ou proches
- au Président de la République Démocratique du Congo
- au Président du Rwanda
- au Président de l'Ouganda
- au Président du Burundi
Je crois sincèrement qu'une telle pétition sera une comtribution très importante de la
diaspora congolaise et qu'elle compensera tant que faire se peut notre éloignement du
pays.
Mais, comment faire ? Cela parait difficile et presque impossible, surtout qu'il faut
aller vite. Pourtant, c'est relativement facile.
- Le texte de la pétition peut être publiée sur le réseau Internet.
- Dans chaque ville de résidence des Congolais à l'étranger, un compatriote ou des
compatriotes peuvent imprimer ce texte (ou le recopier si la copie n'est pas bonne) et le
faire signer par les compatriotes intéressés.
- Là (villes) où ces pétitions devront être remises à leurs destinataires, des
compatriotes y résidant pourront s'en charger. Si ce n'est pas possible (comme à Kigali
et à Kampala, par exemple), des ambassades de ces pays pourront servir (en choisir celles
qui sont importantes). Les compatriotes qui auront fait signer des pétitions n'auront
qu'en envoyer des copies des pages avec les signatures des compatriotes de leurs villes
aux compatriotes
qui se seront organisés pour les remettre à leurs destinataires.
- Une pétition "pèse" par le nombre de signatures qu'elle comporte. La
pétition envisagée devra donc comporter le plus de signatures possibles et émaner du
plus grand nombre de pays et de villes de résidence des Congolais à l'étranger.
- Une pétition doit aussi être publicisée au maximum. Sa remise en fanfare aux
destinataires serait souhaitable (délégation, presse, etc.). Si les moyens pouvaient
être disponibles, l'achat d'espaces publicitaires dans les journaux pour l'y publier
serait une bonne chose aussi. Mais, on peut se contenter d'envoyer la pétition au plus de
médias possibles (aussi bien du Congo que de l'étranger). Si la pétition est
consistante et qu'elle "pèse", les médias ne pourront pas l'ignorer et ils
devront en parler.
Combien sommes-nous à l'étranger ? Dans combien de pays ? Dans combien de villes ?
Combien sont prêts à apposer leurs signatures ? Qui s'offrent pour composer le texte ?
Qui s'offrent pour faire circuler la pétition dans leurs villes ou régions de résidence
? Le feront-ils en comité ? Qui s'offrent pour remettre la pétition à leurs
destinataires (parce
qu'habitant dans la même ville) ? le feront-ils en groupe ? Quelles ambassades choisir
pour servir de boîtes à lettres pour les destinataires qu'on ne pourrait joindre
directement ? Avez-vous d'autres suggestions ?
Etes-vous d'accord ?
J'aimerais avoir vos réactions. Je ne révendique aucun leadership et selon ma
proposition, tout le monde mettra la main à la pâte de la même manière.
Que ceux qui seraient intéressés à s'impliquer dans l'une ou l'autre des étapes de la
démarche me contactent. Juste pour les besoins de la coordination et non d'un quelconque
leadership.
Patriotiquement.Chris Sassa
csassa@hotmail.com
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