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U.D.P.S. : secte ou parti politique

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Roger Kankwende

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Monsieur Tshisekedi serait-il le gourou d’une secte ou le leader d’un parti politique ?

Les méthodes terroristes adoptées par les adeptes du "chef de file de l’opposition zaïroise ", contre tous ceux qui se risquent à exprimer une opinion critique sur les activités publiques de l’U.D.P.S., méritent bien un débat :

  • De quel droit les adeptes de monsieur Tshisekedi se permettent-ils d’invectiver et de menacer les compatriotes qui alimentent le débat public, en livrant leurs opinions sur le plan de paix proposé par l’U.D.P.S. ?
  • Pourquoi les adeptes de monsieur Tshisekedi cherchent à museler tous ceux qui ne pensent pas comme eux ?
  • Est-ce que les " net snipers " qui tuent, au nom de l’U.D.P.S., participent à une campagne de purification idéologique décidée par la direction du parti ?
  • Pourquoi les adeptes de monsieur Tshisekedi s’en prennent à la liberté d’opinion au lieu d’en profiter pour défendre leur idée ?
  • Le net n’est-il pas un merveilleux support pour exprimer ses opinions, définir clairement la nature de son engagement politique et l’objet de son combat ?

Depuis 1990, l’U.D.P.S. a investi plus de temps à réduire au silence tous ceux que ses militants ou dirigeants soupçonnaient de penser différemment que monsieur Tshisekedi. Je ne prends aucun risque à affirmer que le seul critère pour être membre de l’U.D.P.S. est d’avoir foi en Tshisekedi. Tous ceux qui se sont risqué à avoir un embryon de liberté de pensée ont été purs et simplement excommuniés.

Que cette manière de fonctionner, certes condamnable, soit exigée des " adeptes de la secte ", je peux le comprendre, à défaut d’y souscrire. Mais demander à tout un peuple de déifier un homme, non merci, nous avons déjà donné.

Loin de moi l’idée de contraindre les militants de l’U.D.P.S. à se taire, au contraire. Nous avons besoin des opinions de tous pour nous instruire mutuellement. Les auteurs étant responsables de leurs opinions et que, le net offrant la possibilité à chacun de se défendre, le combat doit se livrer sur le terrain des idées. Les inexactitudes doivent être soulevées et corrigées. Les mensonges doivent être dénoncés et, le cas échéant, les propos calomnieux peuvent donner lieu à des poursuites judiciaires. Ce n’est pas l’expression que j’incrimine, mais le fanatisme, l’obscurantisme, le culte de la personnalité et les procès d’intentions. Cette propension à cataloguer d’ "hérétiques" tous ceux qui ne " prient " pas Tshisekedi ressemble à une réaction épidermique des sectaires, prisonniers de leur gourou. Etre critique vis-à-vis des prises de position publiques de l’U.D.P.S., ce n’est pas blasphémé comme ne pas être tshisekediste ne signifie pas être à la botte du président Kabila. La problématique de notre pays ne peut être réduite à une stupide prétendue opposition entre kabilistes et tshisekedistes.

L’engagement politique de tout congolais doit répondre au besoin du moment : soutenir nos autorités politiques pour repousser l’agression extérieure. L’objet de notre combat doit, pour ce qui me concerne, correspondre à la réalité et non aux lubies des ceux qui croient pouvoir imposer un destin à l’histoire. L’engagement politique ne peut se réduire à la fidélité à un homme, quel qu’il soit. Pour faire évoluer le débat démocratique, apprenons à contrer nos contradicteurs sur leurs opinions. Le terrorisme n’a pas sa place dans ce registre. Donner son avis sur les opinions publiques d’un homme politique n’est pas un crime de lèse-majesté ou une atteinte au caractère " sacré " du chef.

Je compte sur les contributions des militants de l’U.D.P.S. pour nourrir le débat sur notre pays. Arrêtez les menaces, SVP.

Roger Kankwende

Roger.kankwende@lausanne.ch

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