Monsieur Tshisekedi
serait-il le gourou dune secte ou le leader dun parti politique ?
Les méthodes terroristes adoptées par
les adeptes du "chef de file de lopposition zaïroise ", contre tous
ceux qui se risquent à exprimer une opinion critique sur les activités publiques de
lU.D.P.S., méritent bien un débat :
- De quel droit les adeptes de monsieur Tshisekedi se
permettent-ils dinvectiver et de menacer les compatriotes qui alimentent le débat
public, en livrant leurs opinions sur le plan de paix proposé par lU.D.P.S. ?
- Pourquoi les adeptes de monsieur Tshisekedi cherchent à
museler tous ceux qui ne pensent pas comme eux ?
- Est-ce que les " net snipers " qui
tuent, au nom de lU.D.P.S., participent à une campagne de purification idéologique
décidée par la direction du parti ?
- Pourquoi les adeptes de monsieur Tshisekedi sen
prennent à la liberté dopinion au lieu den profiter pour défendre leur
idée ?
- Le net nest-il pas un merveilleux support pour
exprimer ses opinions, définir clairement la nature de son engagement politique et
lobjet de son combat ?
Depuis 1990, lU.D.P.S. a investi
plus de temps à réduire au silence tous ceux que ses militants ou dirigeants
soupçonnaient de penser différemment que monsieur Tshisekedi. Je ne prends aucun risque
à affirmer que le seul critère pour être membre de lU.D.P.S. est davoir foi
en Tshisekedi. Tous ceux qui se sont risqué à avoir un embryon de liberté de pensée
ont été purs et simplement excommuniés.
Que cette manière de fonctionner, certes
condamnable, soit exigée des " adeptes de la secte ", je peux le
comprendre, à défaut dy souscrire. Mais demander à tout un peuple de déifier un
homme, non merci, nous avons déjà donné.
Loin de moi lidée de contraindre
les militants de lU.D.P.S. à se taire, au contraire. Nous avons besoin des opinions
de tous pour nous instruire mutuellement. Les auteurs étant responsables de leurs
opinions et que, le net offrant la possibilité à chacun de se défendre, le combat doit
se livrer sur le terrain des idées. Les inexactitudes doivent être soulevées et
corrigées. Les mensonges doivent être dénoncés et, le cas échéant, les propos
calomnieux peuvent donner lieu à des poursuites judiciaires. Ce nest pas
lexpression que jincrimine, mais le fanatisme, lobscurantisme, le culte
de la personnalité et les procès dintentions. Cette propension à cataloguer
d "hérétiques" tous ceux qui ne " prient " pas
Tshisekedi ressemble à une réaction épidermique des sectaires, prisonniers de leur
gourou. Etre critique vis-à-vis des prises de position publiques de lU.D.P.S., ce
nest pas blasphémé comme ne pas être tshisekediste ne signifie pas être à la
botte du président Kabila. La problématique de notre pays ne peut être réduite à une
stupide prétendue opposition entre kabilistes et tshisekedistes.
Lengagement politique de tout
congolais doit répondre au besoin du moment : soutenir nos autorités politiques
pour repousser lagression extérieure. Lobjet de notre combat doit, pour ce
qui me concerne, correspondre à la réalité et non aux lubies des ceux qui croient
pouvoir imposer un destin à lhistoire. Lengagement politique ne peut se
réduire à la fidélité à un homme, quel quil soit. Pour faire évoluer le débat
démocratique, apprenons à contrer nos contradicteurs sur leurs opinions. Le terrorisme
na pas sa place dans ce registre. Donner son avis sur les opinions publiques
dun homme politique nest pas un crime de lèse-majesté ou une atteinte au
caractère " sacré " du chef.
Je compte sur les contributions des
militants de lU.D.P.S. pour nourrir le débat sur notre pays. Arrêtez les menaces,
SVP.
Roger Kankwende
Roger.kankwende@lausanne.ch |