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La reconstruction en marche ou Debout Congolais
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Jean-Pierre Mutamba
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En République Démocratique du Congo, aujourd'hui agressée par des pays voisins avec la complicité de Banyamulenge considérés jusqu'alors comme Congolais, le processus de démocratisation qui avait vu le jour, est freiné tout comme le programme de reconstruction du pays. Le plan de réformes concocté par Mzee Kabila, auquel j'adhère fermement et pour lequel je me suis investi avec la mission de montrer au monde entier que la guerre et les médisances sont vraiment injustes. Effectivement en arrivant en Belgique, je me suis rendu compte que le problème de communication était vital, car mêmes nos propres compatriotes semblent ignorer les actions de notre gouvernement durant la période allant du 17 mai 97 à nos jours. Est-ce qu'aujourd'hui, nous devons encore nous poser la question de savoir à qui la faute? Voilà pourquoi en tant que Congolais et aimant mon pays, je me suis donné la peine d'expliquer à l'opinion national et international, ainsi qu'aux compatriotes installés en Belgique et aux Belges, la situation qui prévaut au pays. Le tableau du Congo, tel que dépeint en Belgique et ailleurs, est que la RDC est le théâtre de toutes les violations des Droits de l'homme, des arrestations arbitraires, du non-respect des lois, de la rétention de l'information, du tribalisme et du favoritisme dans les nominations, de l'absence de sécurité juridique pour les investisseurs étrangers et du manque d'une bonne politique diplomatique. En bref, le tableau semble noir, très noir… La critique est aisée, mais l'art est difficile. Je voudrais demander à être un peu plus indulgent, car pour faire une comparaison ou une critique, il faut posséder des éléments valables. Notre pays est jeune, même très jeune avec une histoire qui débute le 17 mai 1997. Le Congo a hérité de problèmes qui ne peuvent être résolus en un laps de temps si court. Le Président de la République, Mzee Laurent-Désiré Kabila a, dès le départ, été confronté à une situation difficile, sans bénéficier, au contraire d'autres pays, d'une aide internationale ou de la Banque mondiale. Par contre, il a dû faire face à une critique tous azimuts et à une aide conditionnée. Pendant cette période, la RDC a réussi, notamment, à stabiliser la monnaie et à garantir le "quotidien" des Congolais. Le changement prôné par Mzee Kabila n'est pas symbolique ou folklorique, mais répond à une volonté réelle de rompre avec la Deuxième république et tous les avatars du Zaïre, qui, quant à lui, avait bénéficié des largesses des organismes internationaux, FMI et Banque mondiale. Cette aide, octroyée au régime Mobutu, n'avait que très peu profité au Congo et à son peuple: pas d'hôpitaux dignes de ce nom, pas de routes, absence d'un enseignement publique de qualité et tout ceci durant une période de trente ans. Il est donc injuste de reprocher au régime actuel d'avoir échoué, alors que quinze mois à peine se sont écoulés. Il est prématuré de faire un bilan définitif de l'action de Mzee Kabila. Notre souhait est d'avoir un pays grand, stable et riche qui naîtra avec l'aide de la population.

Il aurait été préférable que ceux qui nous critiquent, nous donnent les moyens de relancer notre économie avant de nous juger et de nous critiquer. Le plan du Chef de l'Etat prévoit d'étudier les moyens de pouvoir sortir nos compatriotes définitivement de cette misère noire dans laquelle nous sommes plongés, de réduire, en structurant l'économie congolaise, le chômage et d'assurer la formation et l'encadrement des jeunes par des actions telles que le Service national, le service de cantonnage… afin de permettre à tout Congolais de vivre décemment avec un salaire suffisant. Une autre priorité est de garantir la sécurité des biens et des personnes par la mise sur pied d'une police nationale, qui assure, aujourd'hui aux gens, de pouvoir se promener à n'importe quelle heure, n'importe où et avec n'importe quelle somme d'argent sans craindre de se faire dévaliser par des militaires ou autres voleurs. Cette sécurité retrouvée profite déjà aux investisseurs qui, évidemment, réclament un cadre juridique stable (Code des investissements). Sans l'agression du Rwanda, de l'Ouganda et leurs complices Banyamulenge, le code des investissements, la Commission constitutionnelle seraient déjà effectifs. Déjà la mise sur pied des administrateurs de territoire et des structures administratives est réalisée.

Le souci de liberté a amené le Chef de l'Etat à créer un ministère des Droits humains qui, pendant la guerre, de concert avec les ministères de l'Intérieur, de la Santé, des Transports, de l'Information et de l'Armée, a pu assurer la protection des femmes, des enfants et des personnes qui n'ont pas été impliqués dans le complot tramé contre le régime de Kabila. Ce ministère a agi en collaboration avec des Institutions internationales telles que le PNUD, le CICR, le PAM, l'OMS…

Nous voulons, en RDC, un Etat de droit et nous sommes persuadés être sur la bonne voie car nous sommes déterminés à réussir. Nous ne sommes opposés à aucun Etat, tant qu'il respecte notre intégrité territoriale et notre indépendance.

Debout Congolais, nous sommes unis par le sort, et nous devons unir nos efforts pour conquérir notre indépendance. Dressons nos fronts longtemps courbés et pour de bon, prenons le plus bel élan. Enfin aujourd'hui que notre peuple comprennent que l'avenir est entre ses mains. Soyons unis dans notre diversité. O Peuple ardent, par le labeur, nous bâtirons un pays plus beau qu'avant dans la paix. Alors allons aux élections.

Jean-Pierre Mutamba (Administrateur CEDOC - Kinshasa)

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