| L'agression de la RDC
par le Rwanda/ Ouganda |
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| Gilbert Mukwanga |
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OFFRIR L'HOSPITALITE A UN TUTSI EQUIVAUT A
INTRODUIRE UN LOUP DANS LA BERGERIE.
L'AGRESSION DE LA RDC PAR LA COALITION RWANDA-OUGANDA
La République Démocratique du Congo compte plus de 350 ethnies parmi lesquelles les
"banyamulenge".
Ces derniers représentent un groupe issu de l'immigration rwandaise tutsi au début du 20
ème siècle. Ce n'est donc pas une ethnie du pays comme certains médias osent l'affirmer
et que corroborent toutes les études ethnographiques sur la RDC. L'effectif de ce groupe
a été évalué à près de 20 000 personnes par la Commission Vangu Mambweni (1995) et
se localise sur les collines de Mulenge près de la ville d'Uvira au Sud-Kivu. Les
territores de Rutshuru et Masisi dans le Nord-Kivu comptent également des populations
banyarwanda. Elles sont installées là depuis le partage colonial de l'Afrique lors de la
Conférence de Berlin (1885). Leur nombre était environ 120 000 personnes lors du
recencement scientifique de la population du Zaïre (1984).
L'ensemble de ces deux groupes forme ainsi un total de moins de 150 000 individus sur une
population congolaise estimée en 1997 à près de 50 millions d'habitants (L.de
Saint-Martin, 1997). Autrement dit, les banyamulenge et apparentés banyarwanda
constituent une infime minorité en République Démocratique du Congo, soit 0.24%!
UNE MINORITE TOUJOURS PRIVILEGIEE
Bien qu'invisible numériquement et d'origine étrangère, cette catégorie de la
population a toujours occupé des postes privilégiés en République Démocratique du
Congo. Pour mémoire, il convient de rappeler ces quelques noms depuis l'accession du pays
à l'indépendance:
- BISENGIMANA RWEMA: ce tutsi occupa pendant plus d'une décennie le poste stratégique de
Directeur du Cabinet présidentiel du défunt dictateur Mobutu tout en ayant plusieurs
ministères sous sa supervision;
- LÉON KENGO WA DONDO: descendant tutsi aussi, fut plusieurs fois Premier Ministre de
l'ex-Zaïre après avoir été Procureur Général de la République et Président du
Conseil Judiciaire sous le règne du marechal Mobutu;
- RWAKABUBA NSINGA: ancien membre du Comité Central (Organe Suprême du parti unique, le
Mouvement Populaire de la Révolution "MPR"), fut Président Délégué
Général de plusieurs entreprises publiques et para-étatiques (Générales des
Carrières et des minerais <Gécamines, Office national de transport <Onatra>,
Zaïre-Services des entreprises pétrolières <Zaïre-SEP>, Société de chemin de
fer du Zaïre <SNCZ>, etc.);
- WERENGEMERE: ancien membre du Comité Central du MPR, parti unique), il dirigea
plusieurs entreprises publiques et para-publiques comme l'Office des Mines d'or de
Kilo-Moto <OKIMO>, en qualité de Président Délégué Général;
- Dr GAHIGA: ancien Médecin Directeur de la plus grande entreprise minière du pays
(Gécamines Exploitation), il est propriétaire du somptueux Hotel des Grands Lacs à
Goma, etc.
Et plus récemment (c'est-à-dire avec l'avènement du Président Laurent-Désiré
Kabila), nous pouvons citer:
- BUGERA Deogratias, ancien Secrétaire Général de l'Aliance des Forces Démocratiques
pour la Libération du Congo (AFDLC) et ex-Ministre d'Etat Délégué à la Présidence de
la RDC; il est actuellement un des dirigeants des agresseurs rwandais et ougandais;
- BIZIMA KARAHA, ex-Ministre des Affaires étrangères de la RDC, également un des
dirigeants des agresseurs rwandais et ougandais;
- NYARUGABO: ancien Président Directeur Général de l'Office des biens mal acquis;
actuellement un des coordinateurs de l'agression rwando-ougandaise contre la République
Démocratique du Congo;
- MIKO: ex-Président Directeur Général des entreprises de télécommunication et de
téléphonie cellulaire (TELECEL), etc.
Pourtant, de 350 ethnies congolaises, bien qu'elles aient de nombreux intellectuels en
leur sein, certaines n'ont jamais eu des postes ministériels ni même de direction
d'entreprises publiques et para-étatiques. Aucune cependant n'a jamais pris les armes
pour revendiquer sa représentativité !
DE LA HAINE ETHNIQUE
Contrairement au Rwanda où il n'y a que trois (3) ethnies (hutu, tutsi et twa)
déchirées entre elles et qui se massacrent mutuellement depuis des siècles,
La RDC ne connaît pas cette culture de la haine telle que stipulée par Colette Braeckman
(Le Soir du 02 septembre 1998). Les massacres, les exécutions sommaires, les viols, les
vols, les exactions, le vandalisme, les tortures et autres méfaits commis par les
agresseurs rwandais et ougandais dans le sud-ouest et à l'est de la RDC sous occupation
confortent la barbarie qui caractérise les tutsis. Ces événments surviennent après le
génocide de hutus lors de la prise du pouvoir de Paul Kagame et le Front Patriotique
Rwandais (RPR) ainsi que lors du démantèlement des camps de réfugiés dans le Kivu en
1996.
DE LA DÉSINFORMATION ET DE MANOEUVRES DILATOIRES RWANDAISES
Depuis leur arrivée au Congo belge, les tutsis ont toujours vécu en paix parmi les
populations autochtones. Madame Braeckman devrez reconnaître au moins avec nous que le
peuple congolais n'est pas xénophobe. Le malheur du Congo est d'avoir été hospitalier
à l'égard des tutsis. Il serait logique d'admettre que les tutsis sont ingrats envers la
RDC vu toutes les largesses dont ils ont bénéficié dans ce pays. En effet, l'élite
tutsi au pouvoir ainsi que beaucoup des rwandais ont étudié comme boursiers soit dans
nos universités, soit à l'étranger aux frais de notre cher Congo. Aujourd'hui, le
peuple congolais s'aperçoit qu'offrir l'hospitalité à un tutsi équivaut à introduire
un loup dans la bergerie.
La désinformation actuelle du Rwanda répercutée par les médias internationaux sur la
prétendue programmation d'un autre génocide au Congo relève d'un alibi stratégique
pour masquer son agression envers la RDC et ses paisibles citoyens. Le régime
monolithique de Kigali continue ainsi de capitaliser, avec l'aide de l'Occident, sur le
génocide survenu au Rwanda en 1994. Quant à l'Occident, il tente de se racheter de sa
passivité dans
l'ignoble tragédie humaine malheureusement au détriment du peuple congolais.
Cessons donc de camper sur la commisération envers les rwandais mais commençons d'abord
par condamner leur terrorisme contre le peuple congolais.
Américains, Français, Belges, etc., pouvez-vous imager la catastrophe qu'engendrerait
l'interruption de l'éléctricité et d'eau dans les villes comme New York, Paris,
Bruxelles pendant deux semaines? Telle est la souffrance des populations congolaises à
Kinshasa et d'autres villes où le fonctionnement des services d'urgence n'est plus
assuré comme les salles de chirurgie, les couveuses des bébés et prématurés, les
unités de conservation de denrées périsables, les installations sanitaires, les
morgues, etc. Ailleurs, une telle situation aurait mobilisé la communauté internationale
pour une aide d'urgence!
Mais comme le sort des populations civiles du Congo est moins important que les intérêts
des agresseurs rwandais et ougandais, personne ne s'en préoccupe en Occident et explique
son silence complice. Seule l'histoire nous jugera.
Pr La Celleule de crise de la Communauté Congolaise de Montréal Métropolitain
Gilbert Mukwanga |
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