| Rebelle, dis-moi de
quel pays tu es. |
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| Melvin Misonga |
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Rebelle ,dis-moi de quel pays tu es , et je
te dirai qui tu es. Les leaders africains sont -ils des éternels grands enfants ? Le
spectacle que lAfrique offre au monde en cette fin de siècle est catastrophique et
affligeant.Alors que sous dautres cieux on engrange la croissance et des projets
pour le bien-être des populations, le continent africain quant à lui senfonce jour
après jour dans le désespoir.Aue nord, au sud,à louest ou à lest de
lAfrique cest la précarité, la misère, la poudre des canons qui parlent..Il
suffit de prendre quelques exemples pour se mettre à croire que le mot afropessimisme
colle bien à la réalité de ce continent.LAlgérie ploie sous les massacres
attribués par certains médias aux islamistes intégristes, alors que le terrorisme de
lEtat ,lui, est laissé sous silence pour des intérêts qui sappellent , gaz,
pétrole.Le Soudan est à la dérive, cette fois -ci le terrorisme est dénoncé comme
venant de lEtat islamiste (par les USA) ! Alors que la rébellion (chrétienne) de
john Garang l'Armée de Libération des Peuples du Soudan (SPLA),au sud du pays, elle,
reçoit le silence approbateur de la "communauté internationale".Il est vrai
que dans ce pays, au delà des hostitlités, se pose également le problème de
cohabitation des communautés arabisée (nord au pouvoir) et négroïdes (sud en
rébellion).Le sort de la Sierra-Leone, du Liberia en passant par celui du Nigeria semble
tenir sur un fil tant le paysage politique est lourd et tendu.LOuganda et le Rwanda,
présentés par la RDC (République Démocratique du Congo) comme les agresseurs soutenant
une "prétendue" rébellion dans la guerre qui secoue lest de ce pays,
connaissent aussi une instabilité perpetuelle à cause de leur propre rébellion. En
effet en Ouganda , les rebelles ougandais de l'Armée de la Résistance du Seigneur (LRA),
harcellent le pouvoir de yuweri museveni, alors que la minorité Tutsi au pouvoir à
Kigali et Bujumbura vivent en parmanence dans la psychose et la hantise des attaques des
miliciens Interhamwe Hutus qui ont déjà à leur actif le génocide de 1994 qui a coûté
la vie à près de 1 millions de Tutsi et de Hutus modérés.
LAngola voit renaître les vieux démons de la guerre civile avec un Jonas Savimbi
qui na pas encore compris que son mouvement lUNITA, né pour la cause de
laffrontement est-ouest pendant la Guerre Froide, a perdu sa raison de gouverne.Les
occidentaux qui lont suscité ayant décidé de "normaliser" leurs
rapports avec Luanda par des contrats pétroliers sous le slogan: Faites du business (
avec nous),pas la guerre (contre vous)". LAfrique Australe nest pas du
reste.Le petit Lesotho, Etat minuscule enclavé par le géant sud-africain, est depuis
quelques jours sous le coup de rumeurs de coup dEtat faisant suite à des élections
contestées.Le pays de Nelson Mandela, présenté comme hégémonique sur le continent, a
du mal à accoucher dune démocratie réelle et non virtuelle.Les inégalités entre
la majorité noire et la minorité surtout blanche, nont fait que se renforcer, ce
qui a fait dire au vice-président Thabo Mbeki que la fin (nomilnale) de lapartheid
na fait que rendre les blancs plus riches et a contrario les noirs plus pauvres !
Or, si une paix durable viendra dans ce pays dont la commission réconciliation et
vérité a démontrait ses limites et surtout son côté symbolique, cest par une
redistribution équitable des richesses du pays entre tous les sud-africains sans
distinction de races! Il est fort à parier que le départ à la retraite politique du
président Mandela en février 1999, qui est le véritable rempart charismatique, fasse
craindre la fin dune lune de miel aux relents amers.Reste à savoir si son
successeur, Thabo Mbeki, aura la carure politique nécessaire pour diriger la maison
Afrique du Sud !Vis à vis de lui, aucun sentiment de culpabilité ou de complaisance ne
pourra être attendu de loccident comme ce fut pour Mandela le plus vieux prisonnier
du monde ayant passé 27 ans de sa vie en geôles à cause de lapartheid. La liste
serait longue donc à établir pour sindigner de cette irrésponsabilités des
dirigeants africains à trouver des solutions pacifiques à leurs conflits.
Malheureusement, cest tout lavenir dun continent qui est compromis,
alors que les populations civiles sont les premières victimes de tous ces fléaux et de
leurs conséquences.Les seuls à qui ces conflits profitent, cest loccident
qui avec ses ventes darmes aux uns et aux autres, senrichit, absorbe une
partie de son chômage par un carnet de commandes !
Melvin Misonga |
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