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Communiqué de presse de la Convention Nationale pour la République
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Jacques Matanda-ma- Mboyo (Président National de la C.N.R.)
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CONVENTION NATIONALE pour la REPUBLIQUE (C.N.R)

Parti Politique Congolais

Bruxelles, le 20 août 1998.

Au terme de 15 mois de règne, les pères fondateurs de l’AFDL, les sieurs Kabila, Bugera, Bizima, et consorts n’ont pas réussi à transformer tant soit peu la victoire militaire remportée en mai 1997, par les armées rwando-ougandaises en une victoire politique impliquant l’adhésion et la participation de l’extrème majorité des populations congolaises dans la mise en oeuvre des politiques de l’AFDL au Congo-Kinshasa. Ce cuisant échec politique constitue la cause prèmière de la crise politique et militaire qui couvait depuis longtemps au sein de l’appareil de " l’Etat-AFDL ".

Pour l’essentiel, la " guerre " imposée aux peuples congolais par les fondateurs déclarés de l’AFDL n’est qu’un alibi qui cache mal leur incapacité totale à assumer les effets pervers de cet échec politique.

Dès lors, si elle devrait intervenir, la chute de la ville de Kinshasa, capitale et siège des institutions nationales de la République du Congo-Kinshasa, marquerait la fin de 15 mois de la dictature AFDL-première formule.

Selon toutes vraisemblances, la prise de la ville de Kinshasa par les hommes de troupes du commandant Ondekane soutenues par les armées rwuando-ougandaises, devrait marquer le parachutage pur et simple à la tête de l’appareil de l’Etat Congolais d’une nouvelle dictature anti-peuple et antinationale, en l’occurrence le prétendu " Rassemblement des Congolais pour la Démocratie " : il s’agit plutôt d’un véritable " AFDL-bis ", c’est-à-dire, un amalgame des " Forces Democraticides et Liberticides "

L’option retenue par les gouvernements rwandais et ougandais en faveur du parachutage pur et simple de cette nouvelle dictature de " l’Etat- AFDL bis " entraînera ipso facto un sentiment de rejet et de résistance de l’extrême majorité des populations civiles et militaires congolaises. Cette situation débouchera inéluctablement sur l’atomisation de la Force armée nationale qui dans ses structures actuelles n’est qu’une juxtaposition de plusieurs milices, notamment : les kadogos du Kivu, les gendarmes katangais, les milices tutsis rwando-congolais, les milices du Général Munene, les milices balubakat de Kakudji, les ex-DSP, les anciens de la garde-civile, les anciens de la 31ème brigade, ect…

En tout état de cause, pour l’avenir, au Congo-Kinshasa, la détention et l’usage des armes de guerre et autres explosives ne seront plus le monopole d’un seul groupe politique.

Aujourd’hui, l’extrême majorité des populations civiles, militaires et religieuses du Congo-Kinshasa prend conscience du caractère dictatorial, anti-peuple et antinational du mouvement politique conduit par les Lunda Bululu, Tambwe Mwamba et consorts qui, de la ville de Goma au Kivu, s’apprêtent à arracher, par la force des armes, l’appareil de l’Etat congolais en vue de restaurer le mobutisme.

En effet, l’opinion internationale et surtout l’opinion nationale congolaise a encore frais en mémoire l’ignoble et abominable assassinat perpétrer de sang froid dans le campus universitaire de Lubumbashi où de très nombreux étudiants furent massacrés de sang froid, sur ordre du gouvernement Mobutu-Lunda Bululu. Ce gouvernement avait, à l'époque, mis en œuvre des gigantesques moyens pour effacer les traces et indices de cet ignoble et abominable crime contre l’humanité. Crime des plus imprescriptibles. Tout comme l’assassinat des Lumumba, Mpolo et Okito à Lubumbashi, cet autre assassinat des martyrs de la lutte de libération de notre Peuple restera un crime parfait.

Ces étudiants, de l’Université de Lubumbashi, avaient été froidement assassinés pour le seul fait de leur engagement à oeuvrer pour l’avènement d’un Etat de droit et de démocratie au Congo-Kinshasa en lieu et place de la dictature sanguinaire incarnée à l’époque par les Mobutu, Baramoto, Kengo, Tambwe- Mwamba, Lunda Bululu, Mutombo Bakafuasenda, Mokolo wa Mpombo et autres.

Malgré les obstructions les plus pernicieuses faites par la dictature mobutiste, les Forces vives de la Nation congolaise réunies en Conférence Nationale Souveraine avaient, au terme de leurs investigations, retenu de très sérieux indices faisant de Lunda Bululu, un des principaux coupables présumés de l’assassinat de ces étudiants, innocentes victimes des crimes mobutistes.

Outre le cas de ce Premier ministre mobutiste, Lunda Bululu, bourreau des étudiants de l’université de Lubumbashi, les Forces vives de la Nation réunies en conférence National Souveraine avaient réunie un nombre important d’indices et preuves attestant l’implication de Tambwe Mwamba dans d’effroyables crimes économiques ayant très gravement affecté le patrimoine national congolais.

Conscients de l’extrême gravité de leurs crimes politiques et économiques, - et craignant d’être contraint de répondre de leurs méfaits devant les Cours et tribunaux congolais, Lunda Bululu, Tambwe Mwamba et consorts, contribueront grandement à la mise en échec des résolutions élaborées et adoptées par les forces vives de la Nation congolaise réunies en Conférence Nationale Souveraine.

Pour rappel, il convient d’indiquer que les Kengo, Lunda Bululu, Tambwe Mwamba, et autres artisans du mobutisme avaient été parties prenantes des débats et délibérations ayant aboutis à l’élaboration et l’adoption des résolutions en question.

Or, ce dimanche 16 août 1998, par la voie des médias internationaux, les patriotes congolais ont appris avec stupéfaction la nouvelle faisant état du rôle dirigeant accordé par les armées rwando-ougandaises d’occupation à Lunda Bululu et Tambwe Mwamba au sein de ce fameux " Rassemblement des Congolais pour la Démocratie ".

C’est dans ce contexte que l’opinion internationale et surtout l’opinion nationale congolaise devraient placer les déclarations faites par certains membres de ce tout nouveau parti politique congolais qui, faisant fi des résolutions de la Conférence Nationale Souveraine, font de la réconciliation nationale un alibi pour leur " auto-amnistie ", considérée comme le préalable à tout devenir meilleurs de la nation congolaise.

Nul d’entre les fils et les filles de la Nation congolaise n’est opposé à la perspective de la réconciliation nationale. Cependant, l’extrême majorité des 50.000.000 d’hommes, femmes, et enfants du Congo-Kinshasa considèrent que le forum national dit, la Conférence Nationale Souveraine, doit constituer le seul et unique cadre menant à une véritable réconciliation nationale.

Le Peuple congolais ne cautionnera jamais la récupération de ses victoires sur la dictature mobutiste, hier et celle de l’ AFDL, aujourd’hui.

L’appartenance du très impopulaire Lunda Bululu à la province du Katanga constitue le motif essentiel du choix porté sur ce co-artisan du mobutisme au Congo-Kinshasa.

Le choix de ce mobutiste notoire, Lunda Bululu, personnage impopulaire au Katanga et sur l’ensemble du territoire national congolais, vise à séduire les ressortissants de cette riche province minière tant convoitée dont sont issus notamment les intrépides gendarmes katangais et le dictateur Kabila.

Ce choix est symptomatique de la méconnaissance totale des faits politiques les plus marquants de l’histoire contemporaine de cette province. En effet, de manière générale, nul au Katanga n’ignore le sort effroyable réservé par la dictature mobutiste, 37 ans durant, aux populations civiles, militaires et religieuses du Katanga. Et en particulier, les meurtres du colonel Tshimpola, du major Monga et des milliers d’autres officiers et soldats de la gendarmerie katangaise jetés d’un avion volant en très haute altitude, sans parachute.

Quant à la prétendue expertise économique et financière de Tambwe Mwamba et autres anciens pseudo-experts extrêmement médiatisés à l’époque du règne du régime mobutiste, - les forces vives de la nation congolaise ont eu, en son temps, le loisir de mettre à nu leur extraordinaire expertise avérée en matière du pillage systématique du fabuleux Patrimoine national congolais.

Cependant, force est d’indiquer que la Nation congolaise compte effectivement de très nombreux experts, véritablement éprouvés et efficients en matières économique et financière. Faute d’avoir disposé d’immenses ressources financières, ces fils et filles du Congo n’ont jamais obtenu de se faire connaître du grand public.

Le peuple congolais se chargera de faire savoir qu’il refuse d’abandonner l’économie et les finances nationales du Congo-Kinshasa à la merci des experts en pillage et en destructions du patrimoine national congolais.

Les populations militaires, civiles et religieuses du Congo-Kinshasa refuseront de se soumettre à toutes formes de domination et à l’exploitation esclavagiste : Elles diront " non " à la normalisation de la dictature néo-mobutiste des Lunda Bululu, Tambwe Mwamba et consorts.

En l’absence d’une concertation impliquant les Forces politiques, sociales et militaires les plus représentatives des forces en présence au Congo-Kinshasa, - seule la résistance et la poursuite de la lutte armée garantiront les perspectives de paix civile, de liberté, de justice et de l’Etat de droit au Congo-Kinshasa.

Pour la branche armée de l’Opposition radicale
Jacques MATANDA - ma- MBOYO.

Président National de la C. N. R.

Convention National pour la République, Parti politique.

Porte-parole de branche armée de l’Opposition Radicale.

Tél.: 0032 477 97 06 88

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