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Plan de paix pour la région des Grands Lacs africains : cas du Rwanda, du Burundi et de la République démocratique du Congo
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Kambale Mwami Masinda

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TRAVAIL PRÉSENTÉ PAR 

KAMBALE MWAMI MASINDA

PRÉSIDENT-FONDATEUR DU PARTI POLITIQUE

BARAZA LA AFRIKA

7341 19TH AVENUE APP. 122

BURNABY, COLOMBIE-BRITANIQUE

V3N 1E3

CANADA

VANCOUVER, LE 20 AOÛT 1998

 

 

Message adressé à la communauté internationale pour sauvegarder la paix dans les Grands Lacs Africains

 

À Son Excellence Koffi Anan, Secrétaire Général des Nations Unies

À Son Excellence Salim Bin Salim, Secrétaire général de l’Organisation de l’unité Africaine

À son Excellence le Premier Ministre du Canada

À l’Honorable le Président du Parlement Canadien

À son Excellence le Président des États Unis

À l’Honorable le Président du Congrès américains

À son Excellence le Président de la République Française

À sa Majesté le Roi des Belges

À son Excellence le Premier Ministre Belge

 

Un prophète de Dieu a dit il y a environ trois mille ans que Dieu rendra son jugement entre les nations, il sera un arbitre pour tous les peuples. De leurs épées ils forgeront des pioches et de leurs lances ils formeront de faucilles. Il n’y aura plus d’agression d’une nation contre une autre, on exercera plus à la guerre.

La vision du prophète et l’objectif principal des Nations Unies se rencontrent : promouvoir la paix sur la terre et l’unité de la race humaine. Il est donc impérieux de mettre en pratique ce plan de paix pour réconcilier à jamais le peuple Hutu et Tutsi , bâtir un État de droit en République Démocratique du Congo en vue de mettre fin aux décennies d’intolérance, guerres interethniques, massacres, génocides, dictatures et misères et toutes sortes.

Avant toute considération, il faut admettre et souligner que le problème Hutu-Tutsi est politique et non sociologique. Les extrémistes des deux côtés ne veulent rien savoir du partage du pouvoir, de la justice sociale, du droit des autres, des règles démocratiques, des droits et de la protection des minorités, des libertés individuelles et de la liberté de la presse.

La solution à question Hutu et Tutsi est énigmatique. Il nous faut répondre aux questions suivantes :

  1. Les Nations Unies sont-elles incapables de résoudre les conflits rwandais et burundais?
  2. Le droit d’ingérence ne peut-il pas être appliqué pour sauver des milliers des vies humaines à l’instar des Accords de Dayton sur l’ex-Yougoslavie?
  3. Les Africains sont-ils pas incapables d’apporter des solutions à leurs propres problèmes?
  4. Que fera un jeune homme à qui on demande de séparer deux lions qui se battent?
  5. Faut-il laisser les belligérants s’exterminer les uns et les autres jusqu’à l’extermination du plus faible?

 

C’est pour répondre à ces questions difficiles mais pas impossibles que je me tiens sur la brèche pour éteindre le feu dans les Grands Lacs Africains et y créer un espace où il fait beau vivre. Ci-dessous les fondements de l’édifice. Les uns et les autres compléteront l’édifice. Que chacun y apporte sa propre pierre.

  1. Décréter le Rwanda et le Burundi étant une zone des Nations Unies pendant 15 ans au cours desquels 10 ans d’administration onusienne et 5 ans de transition
  2. Établir au Congo-Zaïre un gouvernement de reconstruction nationale de 7 ans vers une véritable république sur une base pluraliste

A.1- Faire passer une résolution de l’Assemblée Générale des Nations Unies suspendant la souveraineté du Rwanda et du Burundi pour une rééducation sociale et politique

A.2- Établir une base militaire de 100 000 casques blues sur ce territoire à raison de 500 militaires par pays membres des Nations Unies

A.3- Démilitariser les gouvernements des deux pays

A.4- Démilitariser les camps des réfugiés ainsi que leurs bases militaires qui se trouvent en Ouganda, Tanzanie, Congo-Zaïre

A.5- Déminer tout le territoire

A.6- Rapatrier tous les réfugiés rwandais et burundais chacun sur sa colline

Au Rwanda : les vagues successives de 1959, 1974, 1990, 1994

Au Burundi : les vagues successives de 1965, 1972, 1978, 1988, 1993, 1996

A.7- Démobilisation des militaires et leur insertion dans la société civile

A.8- Rétablir une police de sécurité dans chaque commune, secteur et cellule

A.9- Éduquer tous les jeunes rwandais et burundais au niveau primaire

A.10- Alphabétiser tous les paysans

A-11- Rétablir et développer toutes les infrastructures démolies par la guerre

A.12- Développer et favoriser le travail d’agriculture pour assurer la sécurité alimentaire

A.13- Assurer la santé pour tous

A.14- Développer la petite et moyenne entreprise en permettant à la société civile à participer activement au développement du commerce, de l’économie et de l’industrie locale

A.15- Mettre hors d’état de nuire tous les extrémistes Tutsis et Hutus .

A.16- Mettre sur pied un tribunal onusien pour juger les auteurs des massacres et génocides suivants :

    • Génocide sélectif des Hutus au Burundi en 1972
    • Génocide généralisé des Tutsis au Rwanda en 1994
    • L’assassinat de Son Excellence Melchior Ndadaye président du Burundi en 1993
    • L’assassinat des présidents rwandais et burundais, Habyarimana Juvénal et Cyprien Ntyamira en 1994
    • Le massacre des réfugiés hutus à l’est du Congo-Zaïre et les populations autochtones du Nord et du Sud-Kivu en 1996

A.17- À la suite du verdict des tribunaux, des mesures politiques pourraient procéder à une amnistie générale à l’instar de l’Afrique du Sud. La création d’un Institut Supérieur de la paix et d’un monument historique en souvenir des victimes de la guerre et de l’intolérance.

A.18- Tout acte de pardon sincère passe par 5 étapes : l’amendement, la contrition, la confession, la répentance et la réparation

A.19- Reévangeliser les 2 pays et appeler les rwandais et burundais à une véritable conversion des coeurs. En effet on trouve un converti sur vingt baptisés. L’évangile de notre Seigneur Jésus-Christ est un message de salut, de paix, d’amour et de réconciliation. Toute église qui prêchera la haine sera fermée et les responsables mis hors d’état de nuire

A.20- La réalisation de ce plan exige un budget approximatif de 5 milliards de dollars US qui pourrait être couvert par le Fonds monétaire international, la Banque mondiale et les principaux bailleurs de fonds.

Après l’étape de l’administration onusienne vient la seconde partie qui concerne la transition de 5 ans avec les institutions suivantes :

  1. Un parlement bicaméral de transition : chambre des représentants et le sénat

Chambre des représentants

Avec un président Hutu

33% Tutsis, 65% Hutus, 2% Twas

Sénat

Président Tutsi

33% Tutsis, 65% Hutus, 2% Twas

Gouvernement d’union nationale

Avec un premier ministre Tutsi et un président de la république Hutu

33% Tutsis, 65% Hutus, 2% Twas

Armée 50% Hutu et 50% Tutsi

Police 50% Hutu et 50% Tutsi

Cours suprême de la justice 33% Tutsis, 65% Hutus, 2% Twas

Cours constitutionnelle 33% Tutsis, 65% Hutus, 2% Twas

Les autres secteurs de la vie nationale sont basées sur le mérite et la compétence personnelles.

Durant cette période de transition, convoquer une conférence nationale de réconciliation et sortir un projet de société qui devra conduire les deux pays à une ère véritablement républicaine basée sur la démocratie consensuelle et proportionnelle. La fin de la période de transition marquera le recouvrement de leur souveraineté.

B. Cas du Congo-Zaïre

La paix dans les Grands Lacs Africains dépend en plus grande partie de la stabilité politique et économique du Congo-Zaïre qui en est la pierre angulaire. La formation d’un État de droit et véritablement démocratique constitue la seule voie de sortie.

B.1- Établir un gouvernement de transition de 7 ans pour la reconstruction du tissu économique et social. Ce gouvernement sera composé de toutes les forces vives de la nation

B.2- Restauration d’un multipartisme limité, le respect des droits de l’homme et des libertés individuelles

B.3- Convoquer une table chargée de la question de la nationalité

B.4- Décourager et punir toute tentative d’annexer le Kivu au Rwanda, le démantèlement du Congo-Zaire et réaffirmer notre soutien inconditionnel au principe d e l’intangibilité des frontières africaines de la charte de l’O.U.A

B.5- Sauvegarder l’unité nationale, la sécurité des personnes et des biens

B.6- Préparer les élections démocratiques, libres, contrôlées et surveillées par la communauté internationale

B.7- Faire appel à tous congolais de la diaspora, les anciens dignitaires et tous les amis du Congo-Zaïre pour la reconstruction de notre beau pays

B-8- Soumettre au référendum populaire le projet constitutionnel de la CNS après la période de transition

B-9- Le concours du Fonds monétaire international, de la Banque Mondiale et les principaux bailleurs de fonds est souhaitable. Un budget approximatif de 15 milliards de dollars Us servirait à projeter le Congo-Zaïre dans le prochain millénaire faisant de lui un tremplin du développement économique de l’Afrique à l’instar du plan Marshal destiné à l’Europe après la seconde guerre mondiale.

B.10- J’appelle l’église du Christ au Congo, en Afrique et de partout au monde que de prières d’intersession soient adressées à Dieu et invoquer sa pitié et son pardon sur les Grands Lacs Africains. Je m’adresse personnellement à toutes les personnes qui ont confessé Jésus-Christ comme Fils de Dieu, sauveur et Seigneur personnel car c’est lui le Prince de la paix et sans Lui nous ne pouvons rien faire. Dieu appelle maintenant tous les Tutsis et les Hutus pour la réconciliation nationale.

B.11- Je m’approprie cette vision d’Aimé Césaire et d’un haut fonctionnaire des Nations Unies : " Ma bouche sera la bouche de ceux qui n’ont point des bouches, et ma voix la voix de celles qui s’affaissent dans le désespoir "

" To strengthen endogenous capacities in each country, particulary through education, the sharing of knowledge, to encourage commitments to collective life, the practice of democracy and supports the values of peace and tolerance, to improve the development and the quality of life of rural areas and to intensify every kind of action to safeguard and protect environment… and while we seek to establish equity between continents, between categories, between generations, which renders us accountable to those who will follow us on this earth…

For environmental matters and matters concerning social justice, the change of course call for work to restructure in-depth attitudes, system of redustributing wealth and modes of production and consumption – throughout the world. It is a long term task, which is an added reason for beginning it now without further ado… 

FAIT À VANCOUVER, LE 20 AOÛT 1998

Kambale Mwami Masinda

PRÉSIDENT – FONDATEUR DU PARTI POLITIQUE BARAZA LA AFRIKA

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