| Observation |
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| Ditamba-Dia- Kapuku |
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DE LA COMMISSION INSTITUTIONNELLE
Le 21 septembre dernier, Kabila a mis en place une commission des réformes
institutionnelles devant étudier l'avant-projet de constitution lui présenté par la
commission Kashamura.
Cette commission, présidée une de fois de plus par un "Katangais", le ministre
de la Justice Mwenze Kongolo, pour ne pas le citer, est composée de 12 membres nommés
par Kabila lui-même, seule source du pouvoir en RDC.
Pressée par le temps, cette commission a un mois pour étudier et présenter des
amendements sur l'avant-projet de constitution de la commission Kashamura.
Comment Kabila peut-il se permettre de prendre une décision pareille, qui n'engage que
lui, sans tenir compte de la situation de guerre qui prévaut dans le pays actuellement et
sans réunir toutes les forces vives de la nation, pour qu'elles puissent participer à
l'oeuvre
de reconstruction du pays?
En outre, nul n'ignore que l'avant-projet constitutionnel que Kabila veut soumettre à
l'étude, n'est autre que celui-là qui n'a pas l'assentiment de tous; l'opposition
démocratique intérieure et la société civile n'ayant pas pris part à son
élaboration!
Pourquoi s'entêter à prendre des décisions irréfléchies qui risquent de plonger le
pays dans l'anarchie?
Autre décision irréfléchie : Nous savons tous que les grandes décisions
présidentielles se prennent en conseil des ministres; mais que vivons-nous en RDC?
Lors de son passage au parfum électoral dans les quartiers de l'est de la capitale, à
N'djili spécialement, se croyant propriétaire attitré de la REGIDESO et de la SNEL,
Kabila a accordé à toute la population kinoise la gratuité de l'eau et de
l'électricité pendant trois
mois. Quelques heures après, son ministre des Finances Tala-Ngaï (regarde-moi avant de
prendre une telle décision); lui apporte la contradiction en parlant de dérive
budgétaire si cette promesse présidentielle était tenue. Pour Tala-Ngaï, seules les
populations de Masina, N'djili et Kimbaseke, victimes des bombardements aveugles des
alliés angolais et zimbabwéens, auront droit à cette gratuité.
Cette contradiction apportée par le ministre des Finances dénote le manque de
concertation et de communication entre un président qui ne tient plus sur place et un
ministre qui gère un budget creux.
Ditamba-Dia-Kapuku |
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