GauHome.jpg (15896 octets) Droitebandeau.jpg (20729 octets)
Ma lecture de la situation
wpe141.jpg (679 octets)
Léon Diatezua
wpe141.jpg (679 octets)
Chers amis,

Je vous fais part d'un texte que j'ai ecrit dans le cadre d'une discussion prive avec un de mes amis en Belgique.

Je deroge a la regle de taire mes echanges prive car je crois que ce que je developpe dans ce texte merite d'etre lu par tout le monde surtout en cette periode.

D'avance mes excuses pour la longueur de ce texte.

Bonne lecture.

Leon Diatezua, D.M.

 

Cher Edo,

J'ai beaucoup aime ton posting. Malheureusement comme beaucoup de nos compatriotes, j'ai vraiment comme l'impression que tu es gonfle d'un peu trop d'idealisme. Mon cher Edo, nous vivions et continuons a vivre ce que l'on appelle de la "real-politique" dans son sens le plus noble.

1. Concernant l'alliance avec les ruandais et ougandais en 1996

Mon cher Edo, je pense qu'il est tres difficile de comprendre la portee exacte des choses sur cette alliance quand on ne fait pas un effort pour comprendre la situation anterieure dans les deux pays, le Ruanda et le Congo d'une part, et de l'autre part les acteurs dans les groupes en presence.

Concernant le Ruanda. Ce pays en 1996 venait de sortir d'un genocide et d'un changement de regime de maniere sanglante. Les forces de l'ancien regime viendront trouver leur refuge au Kivu avec la benediction de Mobutu et de certains de ses amis occidentaux. Ces forces qui sont par ailleurs accusees de genocides se preparent lors de leur sejour au Kivu pour une guerre de reconquete du pouvoir perdu au Ruanda.

Concernant le Congo, ce pays est entrain de se consumer dans une "transition" vers la Democratie qui dure, dure et dure, au point que la ligne de demarcation entre les pro et les anti Democratie commence a devenir flou. Dans l'entretemps, il a toujours existe dans ce pays mais en marge, des acteurs adeptes de la maniere forte pour faire partir Mobutu et arreter ce cycle d'attentisme. Ces compatriotes sont principalement refugies dans les collines qui forment les limites du Congo avec le Ruanda, le Burundi et la tanzanie.

Ainsi donc on se retrouve en 1996 devant une convergence d'interets entre le Ruanda, parraine par l'Ouganda, et le groupe des maquisards congolais dont les tetes connues sont Kabila et Kissasse.

Mais il faut tout aussi avouer que les maquisards a part leur volonte et leur nationalisme ne disposent pas des atouts militaires importants et indispensable pour arriver a leurs fins. C'est ainsi que sous le haut patronnage des tous les ennemis circonstanciels de Mobutu, une force de frappe est mise a la disposition de nos maquisards car eux-seuls sont capable d'assurer la couverture aux autres operations dont il etait impossible de presenter a ciel ouvert. Parmis ces operations nous avonsle dementalement des camps des refugies devenus trop encombrant pour l'ONU (coutant trop cher), la liquidation (pour le Ruanda) des forces hostiles au pouvoir de Kigali, la liquidation des bases arrieres des forces hostiles au pouvoir a Kampala. Et pour les americains l'illusion de percer dans ce qui est communement appele le precarre francais, business oblige.

Ainsi donc la securisation de leurs frontieres decidera les ruandais et les ougandais a etre des forces d'apoint car etant deja organises en armees viables. Le Congo gagnera dans cette alliance surtout par la presence de Kabila. Ce dernier se retrouve ici a sa n-ieme tentative de d'obtenir le depart de Mobutu par les armes. Contrairement a ce que pouvaient croire ses allies (qui soit dit en passant avait plus besoin de juste un homme de paille sans vision politique propre et surtout sans ambition politique), Kabila a des ambitions politiques issues de son experience politique et des reflexions conduites durant sa longue vie de maquisard. Mais il choisit de les taire

avant d'arriver a Kinshasa. Il faut bien reconnaitre que Kabila est un gars qui est dans le maquis non pas comme juste un des seigneurs de la guerre tel que l'Afrique sait en produire, mais il a une vision et un ideal: celui de restaurer l'ordre qui a ete interompu en Septembre 1960.

Il n'a jamais a l'inverse des autres leaders lumumbistes comme par exemple le vieux Gizenga admis la defaite des lumumbistes qui a fait suite a l'eviction du Premier Ministre Lumumba. Heureusement pour lui, il tait tous ses ambitions et se fait accepter comme conducteur officiel de l'insurection. Andre Ngandu Kisase declare les siennes trop vite et les ruandais le tuent. Erreur de timing.

Donc quand on arrive a Kinshasa, il est clair que l'on a affaire avec un homme c-a-d kabila qui ne se contente pas d'etre juste un seigneur de la guerre comme l'oposition interieur voulait que cela soit (pour leur remettre le pouvoir), mais un politicien qui a su faire une lecture personnelle des deboire de son Pays et de la misere dans laquelle vit son peuple. Pour lui, il est acquis que le Pays est par Terre non seulement parce que Mobutu l'a conduit la, mais aussi et surtout parce que le paysage politique congolais n'etait animee que pqr une classe des predateurs et qui sont comme par enchantement ceux la meme qui ont complote en 1960 avec l'imperialisme occidental pour neo-coloniser le Congo. C'est ca en quoi il croit quand il debarque a Kinshasa a la tete des colonnes de l'insurection.

2. Des options politiques quand il devient chef de l'Etat

Donc comme je viens de le dire ci-haut, kabila a une lecture tres differente de celle de beaucoup des congolais sur les causes et surtout les raisons de la stagnation de la situation politique a Kinshasa. Et il sait surtout que c'est cette situation (politique) qui paralyse totalement le Pays a tout point de vue. Et la chose la plus importante qu'il etablira, c'est le manque evident jusqu'alors de leadership capable de galvaniser les energies et remettre les congolais au travail. Car il est aussi acceuilli par un sentiment que les congolais attendent un peu trop leur salut de la politique (c'est peut etre pourquoi tout le monde veut etre politicien) oubliant que seul le travail, acharne bien sur, sortira le pays du fin fond du gouffre ou Mobutu et sa bande l'ont plonge. Ainsi donc contrairement a ce que beaucoup d'acteurs politiques avant lui ont cru, kabila croit que la priorite c'est de travailler a l'allegement des soufrances de nos populations c-a-d en canalisant leurs efforts pour reduire au fil de temps le poids de la crise artificiellement entretenue par les pontes de l'ancien regime. Ca c'est l'objectif a tres court terme et a attaquer sans delai.

Il pense aussi que l'ouverture politique doit suivre la resurection de l'Etat et non le contraire. Il est donc convaincu que seul un Etat rehabilite dans ses prerogatives et fort peut retablir l'ordre. Dans la situation du pays ou le desordre avait reussi a envoyer tout le formel dans l'informel privant du coup l'Etat des moyens d'accomplir sa mission, seul le retour de l'ordre primait avant toute autre chose. En effet sans l'ordre meme partiel aucune ambition aussi serieuse soit-elle ne serait capable de reussir la realisation du bonheur de la Nation.

C'est donc ca le contour de ce que croit Kabila quand il arrive a Kinshasa. Il est evident que la culture politique qui a eu cour avant son arrivee ne pouvait admettre des telles evidences. On assistera alors a une campagne interieure de desinformation et de sape. Il tiendra le coup car le gars est un peu tetu comme tout personne normale sachant qu'il a raison sur une majorite.

D'un autre cote, Kabila tient pour verite que le salut du Congo ne viendra pas de l'assistance exterieure que cela vienne meme du tout puissant Amerique. L'experience des aides a yeux fermes n'a permis qu'a gonfler le poid d'une dette que nos populations se demandent toujours a quoi elle a servi. Donc, Kabila pense qu'il faut que le Congo affirme son independance pour que l'aide, qu'il desirera bien sur, ne se retourne pas en dicta ou injonctions aux volontes de l'exterieur. Il croit que le Congo se doit de garder son independance pour allouer les aides a ses priorites et non a celles des donneurs "d'aides".

Cette volonte d'independance, il croit qu'il faut l'afficher tres vite pour changer les mentalites c-a-d celles des congolais, mais surtout celles des partenaires exterieurs. C'est cette volonte d'affirmation qui lui vaut une hostilite de la part de ceux qui pensent que tous les negres sont pareils devant l'argent, un peu comme les singes devant une banane.

Peu importe son rang dans la horde, il fonce quand on lui en presente une. Donc pour les exploiteurs occidentaux, le mieux aurait ete que l'apres Mobutu c-a-d en terme de la maniere dont ils se sucraient fussent exactement identique a pendant Mobutu. Malheureusement pour eux, Kabila des le depart met l'accent sur le fait que rien ne sera plus comme avant.

Du coup c'est la deception qui plutard se muera en mefiance, pour devenir comme nous le voyons aujourd'hui de la defiance.

Qu'est ce que le peuple congolais a avoir dans tout cela? Notre peuple comme a son habitude est la dubitatif ne sachant pas suivre le discours avant-gardiste de Kabila, mais pire ne sachant meme pas lire les signes contenus dans les faits et actes de Kabila. Il s'interesse aux faits divers et aux rumeurs concoctes par ceux qui viennent de perdre le pouvoir chez nous. C'est comprehensible car avec les oreilles bassines durant plus de 7 ans par le discours irresponsable d'une classe politique qui quoique profitant de sa misere ne cessait lui repeter qu'elle luttait pour lui c-a-d pour son bonheur, le peuple avait fini par devenir allergique au discours politique pour finir par devenir mefiant.

Le pire est qu'il a fini par perdre la capacite de se fixer des reperes pour evaluer le travail de ceux qui travaillent effectivement pour lui.

Cette allergie avait aussi fait developper une mefiance maladive a l'endroit de tout discours politique qu'il soit responsable ou sortant tout droit du carcan de celui des papes de la deuxieme Republique.

Donc Kabila se trouve dans cet environnement pour faire passer des idees nouvelles que le peuple se doit malheureusement de saisir et d'interioriser tres vite pour contrer les hostilites exterieures. Il (le peuple) doit vite saisir le sens que Kabila tente d'imprimer a l'histoire du Congo. Beaucoup, comme moi, croient au remake de De Gaule en 1958 en France mais version congolaise. Je suis convaincu que les congolais finiront par comprendre tot ou tard les choix que le President Kabila est entrain de faire aujourd'hui car ce sont des choix justes et dans notre situation personne n'a propose mieux. Comme nous ne sommes pas la France c-a-d beneficiant du genre de solidite de son Etat de 1958, nous n'avons pas la stabilite comme allie a cause des vautours qui tournent autours de nos tetes. A cause de ce fait je n'ai cesse d'avoir peur que les gens ne s'agassent avant que les signes du changement de l'ordre des choses ne deviennent evident, car contrairement a toi, je suis convaincu qu'au 17 Mai 1997, nous avons fait un virage a 180 degre pour corriger dans le bon sens le destin de notre pays ainsi que de son peuple. Dans ce qui arrive en ce moment-ci mes craintes sont que les ennemis de notre peuple aient le dessus et qu'a la meme occasion soit occulte les reussites certaines que le regime actuel est entrain d'engranger. Tu te rappeleras peu etre l'episode de Bush. Il a reconstruit l'economie americaine, mais ses acquis ne sont apparu plutard apres qu'il etait battu par Clinton. Clinton se pafoise maintenant sur ses acquis, et ils ne sont pas nombreux qui reconnaissent en Bush l'initiateur du mouvement actuel. C'est cela ma peur et c'est pour cette raison qu'avec d'autres compatriotes convaincus que le pays est sur la bonne voie, je me battrai pour que la distraction actuelle ne l'emporte pas sur le renouveau congolais. Ce n'est pas du kabilisme, mais juste le common sense.

3. De l'alliance avec les etrangers quand kabila devient President.

Pour bien saisir les choses ici, il faut surtout mettre en evidence comment Kabila a induit cette alliance a l'aider a arriver a Kinshasa. Car il faut noter que le Ruanda et l'Ouganda une fois leurs frontieres securisees n'avaient objectivement plus des raisons d'arriver a Kinshasa. Kabila jouera ici un jeu intelligent en les entrainant de plus en plus loin a l'interieur du Congo, les mettant ainsi devant la situation ou ils commencerent a craindre que Mobutu puisse se raissaisir. Cela aurait pu remettre en peril leurs acquis. Donc ils n'avaient plus d'autres alternative que d'accompagner Kabila jusqu'à Kinshasa. Ca c'est la politique du fait accompli et qui fut tres bien appliquee.

Quand Kinshasa commencait a devenir une realite, il etait tout a fait normal que chacun dans l'alliance recommenca a revoir (a la hausse) ses ambitions. Un pays pauvre comme le Ruanda se mis peut etre dans la tete de controler les leviers du pouvoir a Kinshasa, question peut etre de trouver l'opportinuite de pomper vers Kigali des richesses qui permettront de reconstruire le Ruanda devaste. L'Ouganda se mis peut etre aussi a penser la meme chose (ici ce sont juste mes speculations). Toutefois quand on est anime des motifs aussi egoistes, la derniere chose que l'on souhaite est que celui que l'on a aide soit capable de se passer de votre aide a tres court echeance. Ca c'est une realite du pouvoir et des relations entre les Etats. C'est ici que l'imagination des patriotes doit entrer en jeu car il est surtout question de savoir choisir le bon moment pour s'emanciper de ses bequilles (attendez par la ceux qui vous ont aide) tout en evitant de s'effondrer parce que l'on a sousestime ce qui restait de l'utilite de ces bequilles, bref qu'on aurait fait un mauvais calcul. Ce qui arrive en ce moment au pays est quelque peu le resultat d'une erreur d'evaluation de la part de Kabila. Il se pourrait qu'il avait des raisons serieuses de brusquer les choses surtout si on croit aux nouvelles des complots qui se tramaient autour de Kahara et Buguera.

C'est a cause de ce principe qui commande qu'il faut bien evaluer ses forces reelles et celles des potentiels adversaires avant de se degager de ses "amis" qu'il faut comprendre certaines decisions du president Kabila au debut a son arrivee a Kinshasa.

Peux-tu imaginer ce qui aurait arrive si aussitot a Kinshasa Kabila faisait appel a la France ou aux USA pour venir former nos soldats en vue de la reconstruction d'une armee nouvelle? Avions nous des moyens de nous offrir cette aide sans encourir les conditions qui allieneraient peut etre a jamais comme Mobutu l'independance du pays? Ne pense tu pas que l'idee de beneficier d'une force africaine organisee comme les etaient les armees ruandaises et ougandaises etaient la moins mauvaises? A qui pouvais-tu confier le commandement de l'armee nationale alors qu'elle n'etait composee au tout debut que des volontaires sans formations militaires regulieres et sans experience dans l'art de la guerre? Tu nous aurais ramene en 1960 quand nous avions commis l'erreur de faire passer du jour au lendemain des simples sergents aux grades d'officiers superieurs. Les stigmates de cette erreur ont hante l'armee de Mobutu jusqu'a sa chute.

Les idiots notoires etaient devenu des chefs alors que les elements bien formes etaient des subalternes. Il fallut donc tout compte fait tenir compte de cette situation avant de prendre n'importe quelle decision qui serait peut etre politiquement populaire mais qui du point de vue strategique serait suicidaire. Demander a James d'etre le Chef d'Etat Major ad-interim etait un choix judicieux le temps de batir une armee nationale. Il est apparu aux dernieres nouvelles que cette etape est tres bien avancee aussi.

Je le dis et je le repeterai toujours, l'evaluation des forces en presence avant toute decision reste la seule methodologie efficace pour aborder les problemes politiques. La seule bonne foi ne suffit donc pas toujours, mais il fait etre fin stratege pour eviter les pieges qui jonchent sur tous les parcours politique. Le fin de fin c'est celui de savoir prejuger du moment ou il faut agir pour que les degats soient le minimum que possible. Jouer au Rambo pour plaire la galerie c'est bon pour le cinema, en politique c'est le suicide politique si pas le suicide tout court.

4. Des regles du jeu et du cadre juridique.

Beaucoup de nos compatriotes nous pompent l'air sur la preeminace du cadre juridique sur tout autre chose. Je suis tente de leur donner raison, mais a cause de la naivete qu'ils affichent (a suivre leurs elucubrations), j'ai fini par croire que les analyses qu'ils font sont soit incompletes ou soit carrement fausse. Parmis tous ces gens qui reclame a cor et a cri le cadre juridique, je ne tiendrai compte que de ceux qui le font de bonne foi, les politcailleurs ne feront pas mon propos.

Ainsi donc ils sont nombreux qui ne comprennent pas que le cadre juridique en lui-meme ne veut rien dire si l'Etat qui doit l'imposer a tous n'existe pas. Personne ne pense un seul instant au fait que la cadre juridique a bien existe durant les 7 dernieres annees sous Mobutu, mais c'est l'inexistance de l'Etat (je dis l'Etat et non les institutions) qui a fait que nous eumes cette impression que c'est le cadre qui faisait defaut. Meme les regles du jeu furent la (constitution de la transition amande, corrige et rectifier, etc). Les institutions aussi (HCR-PT, President de la Republique, Primature etc) furent la. Mais respectait tout ca? Ou autrement, qui les faisait respecter? Quand on creuse serieusement ces questions on se rend compte qu'il fallait imperativement passer par une resurection de l'Etat avant de traiter de toutes les autres choses.

Pour traiter de ces choses, il fallait aussi se demander jusqu'a quel point il fallait faire prevaloir le consensus. Il ne faut pas non plus oublier que souvent la recherche du consensus fait perdre du temps et surtout comme durant la transition mobutiste conduire aisement aux blocages. On avait donc un choix, travailler d'autorite et chercher le consensus en fin de parcourt (c-a-d la fin de la transition) sur le travail fait, ou chercher le consensus d'abord pour imposer l'autorite plutard.

Le deuxieme schema est exactement ce que nous avons experimente jusqu'à l'arriveee de kabila. D'autres aussi comme les libannais (durant leur guerre civile) l'ont experimente. En presence des interets contradictoires

et que personne ne pourra ou ne voudra avouer en public, ce schema est vouer a l'echec. Au Liban, c'est la Syrie qui est venu resoudre le blocage et a impose le premier schema. Chez nous, aussi il etait evident que trop d'interets trop personnel personnels ou trop partisants se jouaient des jeux des coulisses. Le deuxieme schema etait vouer a l'echec, d'ailleurs il l'avait ete avec la transition de Mobutu. Palabre sur palabre, conclave sur conclave.

Il fallait donc d'entree que kabila adopte le schema numero 1 c-a-d agir d'autorite pour seulement plutard presenter au consensus les fruits de son travail. Avec cette autorite qu'il s'est dote il a permis de rescussiter l'Etat; il s'emploie a construire les regles et le cadre.

Pour ces deux derniers, un processus referendaire est prevu pour un jugement du travail accompli.

Fallait-il ou non associer les autres. C'aurait ete possible a une seule condition; celui qui venait reconnaissait qui etait le chef. C'est pourquoi bien que le gouvernement actuel soit representatif (tout les courants y sont representes) le fait le chef y est clairement identifie a reduit la volatilite des gouvernements d'unions nationales versions Mobutu.

On parle que Kabila s'est octroye tous les pouvoirs. Est-ce qu'il y a quelqu'un qui avance la procedure qu'il fallait adopter pour creer un parlement de trabsition apres l'aventure du HCR-PT? Ce qui me degoute sur la facon de lire les faits politiques de l'intellectuel congolais, c'est la selectivite qui caracterise ses analyses. Par exemple, il veut que Tshisekedi soit reconnu comme le nationaliste donc soit consulte a tout prix, et on oublie le Maitre Kinkela, les Theophile Mbemba, eux qui sont reste constant dans alors que le dieu des dieux nous a fourni des preuve de son inconsistance et de son manque de vision.

D'autres nous rabattent les oreilles avec la reconcilliation nationale.

Qui doit se reconcillier avec qui et sous quelle condition. En fait que celui qui a a se faire pardonner agisse dans le sens attendu par tous c-a-d la repentance et le retour des biens voles tout de meme.

Je me place en faux contre l'idee d'une soit disante reconcilliation ou on absoudra purement et simplement les mobutistes qui nous doivent des milliards alors que notre peuple souffre faute d'argent dans les caisses de l'Etat. La reconcilliation ne doit pas non plus etre considere comme une entree dans le gouvernement tout de meme.

Conclusion

==========

La politique congolaise se doit d'etre analyse dans son ensemble sans se mettre des zones d'ombres au risque de faire sortir des vrais baudets comme des vrais genies. La loi est simple en politique: est bon, celui qui reussi a trouve des solutions aux problemes de la societe dont il est le membre. En politique, le diplome ou l'experience ne predispose pas a etre un bon politicien. L'erreur chez nous c'est de croire qu'avec un diplôme on s'octroye l'excellence en politique. C'est ce qui fait des tetes de mules qui sont pret a foutre le bordel quand on ne les ecoute pas.

Ce probleme d'ego de l'intellectuel, c'est notre tallon d'Achille au Congo. Suivez les idioties de Zahidi Ngoma en ce moment. Il est convaincu qu'il l'a raison. Il aide a mettre le feu a la maison peu importe pour lui que la Terre congolaise devienne ruandaise. Il l'a dit et il avait raison. Ce comportement est tres populaire sur nos reseeauxs au point que le danger que court le pays fait le bonheur de ceux qui veulent rappeler a tout le monde qu'ils ont prophetise la situation actuelle. La verite est que la situation actuelle etait previsible dans le contexte de notre pays ou tout le monde pense que la seule maniere de servir son pays c'est d'etre au gouvernement. Il vous bombarde avec l'idee du gouvernement d'Union Nationale. Pour faire quoi? Don't care. Il leur faut etre au gouvernement. Etre des critiques exterieurs, ils n'en ont cure. Il faut etre dans le gouvernement. Ils sont pret a mettre le feu pour l'exiger.

Voila mon cher Edo decrit le schema qui soustend la politique que Kabila applique ou a applique. Que l'on soit d'accord ou pas avec cette maniere de voir les choses, c'est comprehensible, mais taxer Kabila d'incompetant surtout par ceux la qui ont eu 38 ans a nous prouver de quoi ils etaient capable et qui n'ont abouti qu'a clochardiser le pays, ceci est intolerable. Et quand non content de l'etat de paria dans lequel ils nous ont mis, ils se lient maintenant a un agresseur etranger pour recouvrir le pouvoir perdu, cela me depasse et me pousse a etre dur et tres dur.

C'est ce qui se passe en ce moment car dans les bagages des ruandais il y a des vil mobutistes qui s'y cachent. Kengo fait du bruit en ce moment et est aide par ces voyoux de l'UDI.

Kabila, en homme qu'il est fait des erreurs, mais ces erreurs doivent etre juge dans les limites de ses intentions et une critique responsable peut toujours l'amener a se corriger, mais je ne croirais jamais qu'il est un farfellu. C'est un Monsieur qui a la suite dans ses idees contrairement a ce que les belges ou les francais racontent. Ils broient de l'os avec lui, mais de maniere pour une fois profitable pour notre pays. C'est pour cela qu'ils veulent qu'il parte et remplace par leurs garcons de course.

Porte toi a merveille et mes amities chez toi.

Leon Diatezua, D.M.

Copyright Afriqu'Info asbl.