| Communiqué de l'ULINA |
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| Kabura Cossan |
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RÉPUBLIQUE DU BURUNDI
ULINA
UNION POUR LA LIBÉRATION NATIONALE
IHURIRO RYO KUBOHOZA ABANYAGIHUGU
Adresse de contact
6, Georges Bilodeau
C.P. 80 015
Hull, Québec
J8Z 3H9
le 31 août 1998
COMMUNIQUÉ DE PRESSE
LE DOUBLE JEU DE BUJUMBURA DANS L'AGRESSION DE LA RDC
Le gouvernement du Burundi, à travers le Président de la république, ses ministres et
autres personnalités influentes, soutient officiellement un règlement pacifique de
l'invasion de la République démocratique du Congo. Ce discours officiel qui réjouit les
pacifistes inquiets des conséquences de la guerre sur toute la région des Grands Lacs
contredit néanmoins l'active implication militaire du Burundi dans cette guerre imposée
au Congo par ses voisins. L'agression de la République démocratique du Congo a été
planifiée, dirigée et soutenue conjointement par les armées "ethnicisées" du
Burundi, de l'Ouganda et du Rwanda.
Voici quelques preuves qui démontrent l'implication du Burundi dans cette agression.
1 Dès le début de la guerre, Bujumbura hébergeait déjà ceux qui se disaient alors
porte-parole d'un mouvement politico-militaire qui n'était pas encore. Ces gens, qui
séjournaient à Bujumbura depuis plusieurs jours, planifiaient les attaques des
localités situées sur l'axe Uvira-Kalémie.
2 Les nombreux blessés tant burundais que rwandais de la bataille d'Uvira sont soignés
à l'hôpital militaire de Kamenge.
3 Les batailles d'Uvira, de Mboko, de Baraka, de Fizi et de Kalémie ont été menées
avec l'aide de l'armée burundaise qui a donné un soutient logistique considérable
allant jusqu'à mobiliser des bateaux pour transporter les militaires et le matériel de
guerre en direction de Baraka au Sud-Kivu et de Kalémie au nord de la province
méridionale du Katanga.
Compte tenu de ces preuves, les membres du gouvernement du Burundi se retrouvent parmi
"les hypocrites qui parlent officiellement de paix au moment où ils arment la
rébellion." Par ailleurs, il est regrettable que le parti Sahwanya-Frodebu se prête
à cette hypocrisie. Lié au pouvoir du Major Pierre Buyoya par un partenariat désavoué
par le peuple burundais, les responsables du parti Sahwanya-Frodebu membres du
gouvernement actuel défendent aujourd'hui les intérêts de l'armée mono-ethnique tutsi
au lieu de défendre le peuple qui l'avait porté au pouvoir en 1993.
L'Union pour la libération nationale (ULINA) félicite certains des pays membres de la
SADC, les seuls pays africains, qui ont pris une sage décision de dénoncer, de condamner
et d'aider le peuple de la République démocratique du Congo à combattre l'agression
dirigée par le Burundi, l'Ouganda et le Rwanda contre leur pays.
L'Union pour la libération nationale (ULINA) s'interroge sur le silence de l'OUA et de
l'ONU. Quelles preuves ces organisations attendent-elles avant de condamner l'invasion de
la RDC ?
Pour l'ULINA
Kabura Cossan
Commandant |
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