| Monsieur Georges MUTOMBO, en réponse à ta
lettre datée du 11 - Septembre - 1998, lit attentivement ce qui suit. Je te demande
dessayer de comprendre tout ce qui est écrit, cest pourquoi je lai
écrit de la manière la plus simple possible. Tu
écrit dans ta lettre que je qualifierai dillogique - parce quelle se base sur
aucune réalité existante - "
que Edmond Kakudji est un Tutsi Rwandais et
quil ne manquait pas à toutes les réunions congolaises dans le seul but de
cueuillir des données pour les transmettre ensuite à Kigali
".
Le Père de Edmond Kakudji - qui sappelait
également Edmond Kakudji est mon Grand Père et sa mère est Tutsi du Congo. Pourquoi je
le certifie? Parce que nous avons toujours vécu ensemble depuis notre plus tendre
enfance.
Il ne manquait pas à toutes les réunions de la
communauté congolaise, parce quil est Congolais. Et quand tu avances que son
seul et unique but dassister à ces réunions était de trasmettre les données à
Kigali, Cher Monsieur, là tu tégares.
A supposer que tu aies raison. Quelles données peut-il
transmettre à Kigali à partir du Canada et qui peuvent nuire au gouvernement Rwandais?
Parce quà ma connaissance, seuls les écrits et les manifestations ont été
"éfficaces" pour montrer le mécontentement des Congolais-Canadiens et ces
genres de choses sont accessibles à tout le monde, Rwandais compris.
Quant aux réunions sécrètes dans lesquelles tu
prétends quil assistait, personnellement je les considère comme "des
foires aux mots, dans lesquelles les gens font des diarrhées de mots suivies dune
constipation didées". Et lesquelles foires sont encerclées par des
vendeurs de poissons au bord dun lac bruyant. Bref! Une perte de temps.
Veux-tu vraiment aider le Congo? Prend tes cliques et tes
claques va au Congo, pas dans le but daller augmenter le chomage ni celui inavoué
daller profiter de la population, mais beaucoup plus dans celui de créer des
emplois. Et mets-toi en tête que le seul fait davoir été au Canada ne te donne
pas le sauf conduit jusquà un poste de résponsabilité.
Bonne chance.
Pour ce qui est dêtre tabassé, comme tu le dis
sadiquement et avec joie, je corrige quil se défendais devant ses deux agresseurs,
je dis bien deux, parce que lune des deux personnes je la connais et il fut un de
ses amis de longue date et ils se sont séparés dernièrement à cause dune
histoire de "makayabo", poisson salés. Pas à cause de la guerre
Rwanda-Congo et toi tu rapportes ses différents sans savoir les tenants et les
aboutissants de lhistoire. Bref tu suis la masse comme un troupeau qui va à la
potence.
Dailleurs après ces escarmouches, il fut le seul à
être arrêté parce que le policier la vu au moment où il donnait un coup de poing
à la deuxième personne. Et les gens qui étaient présents mont certifié
quil a été agressé en premier et il ne faisait que se défendre.
Et là je marrête et dénonce ce "silence
complice" de certaines personnes qui le connaissent et qui lont toujours
connu et qui nont rien dit jusquà maintenant pour dénoncer ces écarts.
Cest une façon sournoise de supporter ces comportements inadéquats.
A toi den tirer les conclusions.
Ta lettre Monsieur Georges MUTOMBO, elle finit avec une
supposée réunion de la communauté rwandaise. Et que les Rwandais ont pris la
décision de ne plus fréquenter les Congolais. Là jinsiste que tu
nes pas logique, (je nai pas dis intelligent, malin ou rusé).
Comment es-tu au courant quil y avait une réunion
de la communauté rwandaise?
Il y a trois réponses à cette question:
La première est que tu es un Rwandais et tu te fais
passer pour un Congolais dans le but de nuire à Edmond.
La deuxième est que tu es vraiment un espion,
parce que tu es au courant de ce qui se passe dans les deux communautés. (Espion à la
solde des Rwandais et/ou des Congolais). Et dans les deux cas tu dois tromper les deux
communautés, parce quon ne sait jamais ce que tu dis quand tu rencontres lune
ou lautre parti.
La troisième est quil y a un vase
communiquant entre tes oreilles et ta bouche sans escale au cerveau. Bref tu dis
nimporte quoi, pourvu que cela soit ce que tu penses penser au moment où on tu le
dis ou au moment où tu le penses.
Cela me rappelle le discours du Roi des Belges, Léopold
II en 1883, quant il sadressait aux prêtres blancs en ces mots: "
il
faut apprendre au nègre à lire et à écrire et non à raisonner
".
Jai toujours refusé de croire à cela, parce que lire et écrire ne vont pas sans
raisonnement, mais tu es lexception qui confirme la règle.
En fait pour terminer, je voulais te dire en temps
quêtre humain dabord, cest plus gratifiant de dépenser son énergie à
faire du bien, à construire, à donner, à aider, parce que les idées qui précèdent
les faits sont toujours positives et impreignent notre être profond et nous
néprouvons pas de difficultés à transmettre le positivisme autour de nous. Mais
par contre quand nous pensons à détruire, déraciner, mentir, avant de causer du tort
aux autres, nous en causons à notre être avant tout et cest très rare que nous
puissions nous en rendre compte parce que nous ne fréquentons que les gens qui ont les
mêmes idées que nous, alors quand nous nous éloignons de la vérité, il est difficile
de trouver quelquun à nos côtés pour nous dire que nous sommes dans les patates.
Je tinvite à la vraie construction du Congo avec
cette dernière refléxion:
Si tu veux atteindre un idéal, compares-toi à toi-même,
jamais à lautre (Rwandais et consort) parce que le jour où tu latteindras,
tu auras atteint ce qui est lautre. Par contre si tu te compares à toi-même, tu
chercheras toujours à te surpasser.
Prends-le comme conseil ou pas.
Nos aieux ont été à lorigine de notre façon
dêtre, certains de nos parents ont essayé de continuer cette identité en nous,
mais nous avons tout perdu parce que lavoir a pris le dessus sur lêtre.
Cest notre devoir de préparer lavenir de nos enfants pour quils
puissent vivre dans un monde meilleur.
As-tu déjà pensé que nous étions une génération de
RATÉS? Non! Tu diras. Regarde autour de toi et tu verras que les prenneurs de décisions
aujourdhui étaient là il y a quarante ans.
Et ils comptent et peuvent y rester pour les vingt
prochaines années.
Nous sommes encore en recréation.
Sans rancune.
Albert Bobotoni
Montréal, Québec |