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RCD: "Les Libérateurs" asphyxient le peuple à "libérer".
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Me Biminayi Jean-Pierre
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Ligue Congolaise pour la Paix (LICOPA)

Cher(e)s compatriotes,

Il y a des moments ou la vie d’un homme n’a plus de sens; il y a des moments ou la vie d’un peuple n’a plus d’importance. C’est ce que viennent de démontrer les soi-disant libérateurs du Peuple congolais, membres du Rassemblement pour pour un Congo Désintégré (RCD). Sans eau ni électricité depuis lundi 17 aout après-midi à la suite de la prise par " les libérateurs " du barrage hydroélectrique d'Inga qui alimente la ville, nos compatriotes (les cinq millions d'habitants de la capitale de la République Démocratique du Congo) tentent tant bien que mal d'organiser leur ravitaillement et vaquer à leur occupation. Patrice Emery Lumumba disait : "… Ni brutalités, ni sévices, ni tortures ne m’ont jamais amené à demander la grâce car je préfère mourir la tête haute, la foi inébranlable et la confiance profonde dans la destinée de mon pays plutôt que de vivre dans la soumission et le mépris des principes sacrés ".

Cher(e)s compatriotes, comment peut-on prétendre libérer un peuple et en même temps on coupe le courant et l’eau, éléments sensés être vitaux pour sa survie ? Ces gens viennent de prouver ce qu’ils sont : des criminels à enfermer dans une de nos prisons; ce sont vraiment des êtres sans pitié et sans âmes. Comment peut-on couper du courant dans une ville qui compte 5.000.000 d’habitants ? Comment peut-on leur faire subir une punition pareille ? Et quel est le crime de ce peuple ? Cet acte est un acte criminel et ceux qui l’ont commis vont à l’encontre des principes humanitaires de la guerre prônés par l’ONU. Et nous demandons au Conseil de Sécurité, à l’ONU et aux organismes des droits de l’homme de condamner cet acte barbare et vilain. Ces gens oublient qu’à cause de cette coupure d’électricité, beaucoup d’enfants nés prématurément vont mourir par manque de soins appropriés. Nos frères et sœurs malades pourront eux aussi passer à l’au-delà par manque de soins particuliers. Et de quoi veulent-ils nous libérer ?

Cher(e)s compatriotes, nous n’avons pas encore oublié les tracasseries que MM. Bugerana et Bizimana nous ont amenées au Congo. N’est-ce pas ce même Bugera qui, le premier, a refusé que le P.M. Etienne Tshisekedi rencontre Monsieur Kabila en mai 1997 ? N’est-ce pas ce même Bizimana Karrrrrraarrrra qui a refusé de rencontrer l’envoyé spécial du président américain, le R. Pasteur Jesse Jackson ? N’est-ce pas ces mêmes gens qui ont poussé M. Kabila à devenir intraitable avec les envoyés de l’ONU, chargés d’enquêter sur les présumés massacres des Hutu Rwandais au Congo ? N’est-ce pas ce même Bizimana qui a présenté à M. Kabila la liste des Ambassadeurs nouvellement recrutés pour le Congo ? N’est-ce pas ce même Bizimana qui a mis sur la liste de ces Ambassadeurs un certain Kyungu Wakumwanza, réputé génocidaire des Kasaiens au Katanga en 1992 ? N’est-ce pas ce même Bizimana qui a envoyé au Canada ce Sampson Muzuri dont certains disaient être Rwandais et génocidaire ? Non, chers compatriotes, notre mémoire n’est pas courte. Aujourd’hui, ce Bizimana veut nous faire avaler n’importe quoi. Avant-hier, dans son nouveau rôle à Goma, il affirme que " Kabila est parti avec les caisses de l'État " et le mercredi matin il déclare encore : La question de savoir si Kabila reste ou non au pouvoir doit être étudiée à la table des négociations. Kabila fait partie du problème, il peut donc faire partie de la solution . L'unique condition que nous lui imposons c'est qu'il soit sérieux, qu'il comprenne les problèmes du Congo, qu'il comprenne que ce n'est l'intervention des armées étrangères qui vont résoudre les problèmes du Congo et qu'il comprenne qu'il ne doit pas continuer à tuer les Congolais. S'il peut comprendre ça, nous pensons que ce sera un bon départ pour régler les problèmes intérieurs ". Comment peut-on faire confiance en un homme pareil qui prend des mensonges pour des vérités ? Et si nous demandons à M. Bizimana ou est passé le $30.000.000 destiné à payer nos diplomates en poste à l’étranger, pourra-t-il répondre à cette question ?

Cher(e) compatriotes, M. Ernest Wamba dia Wamba, président du Rassemblement pour un Congo Désintégré (RCD) déclare, quant à lui, que Les problèmes congolais sont politiques, et nous n'avons pas l'intention de les régler militairement " pendant qu’ils tuent nos frères, tiennent notre peuple en otage en lui coupant le courant et en l’affamant à petit feu.

Cher(e)s compatriotes, quel est le plus grand malheur du Congo ? C’est notre manque d’amour pour le Congo. Nous voilà aujourd’hui envahis et terrorisés par le Rwanda et l’Ouganda avec la complicité de certains de nos compatriotes assoiffés d’argent et de pouvoir. Ainsi le Rwanda et l’Ouganda peuvent toujours trouver des Congolais prêts à trahir le pays et à vendre la nation. Ce qui, en 1996, était une simple rébellion des banyamulenge, ces tutsis zaïrois d’origine rwandaise revendiquant leur appartenance au Congo, est devenue une grande révolution pour chasser le dictateur Mobutu du pouvoir depuis 32 ans.

Ayant constaté que l’éléphant d ‘Afrique n’avait plus ses protections, MM. Kagame et Museveni se lancèrent à l’aventure au Congo en armant les tutsi banyamulenge. Mais cette révolution allait sentir mauvaise –déjà à Toronto les Congolais passèrent à tabas un Rwandais pour se venger de l’agression rwandaise au Congo- et pour la colorer on crée la branche politique de la rébellion : c’est ce qui s’appellera " AFDL ", un mélange des partis politiques des tutsi et des autres congolais. M. L.D Kabila est nommé à la tête de cette alliance. La rébellion –non la révolution- devient congolaise. En mai 1997, l’aigle de Kawele s’en va en se cachant, ironie du sort. Le Zaïre redevient Congo. Les Zaïrois redeviennent Congolais. Et nous recommençons un nouveau départ vers les horizons inconnus. Pendant que MM. Kagame et Museveni tentent de récupérer la situation et de dicter leur volonté aux nouveaux dirigeants du Congo, il est déjà trop tard; ils (les congolais au pouvoir) ont eux l’esprit ailleurs et ne répondent plus aux attentes des grands maîtres. C’est la rupture totale. En ce moment M. Kabila sera un homme seul et tentera tant bien que mal à redresser le Congo. MM. Kagame et Museveni crient vengeance mais il est trop tard. Ils organisent, avec l’appui français un revirement de la situation mais l’homme de Ndakoro est au courant de tout et il les surprend : " Signature du décret de rapatrier tous les militaires étrangers chez eux ". MM. Bugerana et Bizimana sont aux abois. Ils s’enfuient du pays, destination Kigali et Kampala. Ils vont voir les FAISEURS DES ROIS. Huit jours plus tard, l’opération B est mise en marche; une invasion est déclenchée depuis le Rwanda. On veut créer l’AFDL deuxième version. Les Rwandais et les Ougandais remerciés reviennent au Kivu et déclarent la sécession en proclamant la République du Sud Kivu indépendant et tout ceci dans un pays étranger. C’est comme à l’époque en 1963-1964 ou Jean schrame se proclama président du Congo. Bizimana, James Kabare, Bugera sont, de nouveau, les ténors de la nouvelle révolution banyamulenge, mais il faut, comme la première fois, colorer cette rébellion. On crée une branche politique, le Rassemblement pour un Congo Désintégré (RCD). Les assoiffés du pouvoir (Zahidi N’Goma, Kengo) et de l’argent (Baramoto, Nzimbi) sont là et tous les ingrédients sont alors possibles pour tromper la communauté internationale. Les mobutistes se bousculent les uns à Kigali les autres à Kampala. M. Kengo, un ancien P.M. de Mobutu avait déclaré il y a quelques mois : " les alliances peuvent se faire et se défaire ". Mais dis donc, cet homme est un véritable prophète ou il était déjà quelques mois avant à Kigali. D’ailleurs un de ses proches, M. Tambwe Mwamba, un mobutiste notoire et ancien Ambassadeur du Zaïre en Italie, est membre de la nouvelle branche politique; -c’est comme l ‘IRA et sa branche politique quoi- nous avons une nouvelle rébellion avec M. Wamba dia Wamba à sa tête et l’Ira congolais dirigé par un certain Jean-Pierre Ondekanae qui déclare même " qu’il buttera les politiciens un à un ". Comme en 1996, les congolais de la diaspora se bousculent aussi et tendent la main aux nouveaux futurs " ROIS " de la rébellion pour ne pas perdre le train qui est en marche. Nous sommes dans un far West Congolais quoi. Nous sommes en rébellion, fabriquée à Kigali et à Kampala et exportée au Congo via le Kivu. Et comme en 1996, les rebelles disent se battre pour le peuple congolais et rien que pour le peuple. Pauvre peuple congolais, on se bat pour toi sans que tu l’aies demandé et on coupe ton courant pour t’asphyxier.

Cher(e)s compatriotes, selon certaines informations en notre possession cette rébellion n’est autre qu’un vaste complot fait pour déstabiliser notre pays. Comment voulez-vous que dans l’espace d’une semaine une rébellion non préparée puisse se déclencher un peu partout dans un temps record ? Mais lisez ce qui suit et vous allez comprendre les enjeux de cette guerre. Ce qui suit est un message reçu sur Africa-T, une liste de discussion sur le Congo et découvrez vous-même.

 

" Nous comprenons mieux pourquoi :(1) les généraux de Mobutu refusent de combattre(2) les Usa ont ferme leur ambassade. C'est le plan de Sheraton Hotel de Kampala (…) : au lieu de retour de Mobutu sur la scène politique "lisez "retour des Mobutistes au pouvoir" . Voici le scénario concocté aux Usa par les Kengo qui ont convaincu leurs parrains qu'il vaut mieux le "grand Zaïre" au jeu du gendarme d'Afrique que les petits Ouganda et Rwanda. Suivez le scénario :

  1. PHASE 1 : Créer une guerre pour stopper les élans de la Conférence Nationale et la faire faire par les pays étrangers après avoir chassé Mobutu et supprimé les partis politiques. A la tête un homme de paille à écarter aussitôt.
  2. PHASE 2 : Susciter une rébellion contre Kabila car "anti-américain"(sic) et piéger les leaders nationalistes qui prendront parti pour la cause nationale avec Kabila. Ainsi d'une pierre deux coups : le but de la guerre c'est chasser Kabila et éliminer les leaders de l'opposition, comme obstacle à l'avènement de l'ère neo-mobutiste.
  3. PHASE 3 : Mettre en place un régime sanguinaire et suffisamment répressif pour que le Peuple le vomisse. De préférence, ce régime doit être fait par les étrangers de l'Est.
  4. Phase 4 : Commencer une rébellion contre le régime sanguinaire au nom du nationalisme et se présenter devant le Peuple comme des libérateurs contre les envahisseurs de l'Est. Une guerre réelle.
  5. Phase 5 : assurer les intérêts américains et étrangers et gommer toute trace de la conférence nationale : long règne néo-mobutiste ".

 

QUI VIVRA VERRA…

 

-VIVE LA REPUBLIQUE DEMOCRATIQUE DU CONGO

-VIVE LE PEUPLE CONGOLAIS

-VIVE LES COMBATTANTS DE NOS FORCES ARMEES CONGOLAISES

-VIVE LA PAIX ET LA SECURITE AU CONGO

-A BAS L’IMPERIALISME ET LEURS VALETS AFRICAINS

-A BAS L’AGRESSION OUGANDO-RWANDAIS

 

Me Biminayi Jean-Pierre (LL.M)

Licopa

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