Au cours de cette troisième
semaine, la République Démocratique du Congo a mis au point son système
d’auto-défense. Cette fois, les terroristes ont rencontré à Mbanza-Ngungu la
défense congolaise. Le combat se poursuit, mais la chute de Kinshasa est devenue moins
probable.A Matadi, les rebelles ont commencé à
piller. A Kinshasa, ils ont coupé le courant et causé beaucoup de dégâts dans des
hôptitaux et cliniques. Les témoignages récoltés sont unanimes : Ces rebelles
n’ont aucun soutien populaire. La population les prend pour ceux
qu’ils sont, c’est-à-dire des terroristes.
Sur le plan diplomatique, les démarches entreprises par
le Chef d’Etat Congolais ont été couronnées des succès. Ceux qui travaillent
avec le préjugé de manque de solidarité entre les Etats africains ont été surpris par
la décision du Président Mugabe de Zimbabwe et des Présidents des autres pays africains
de venir en aide à la République Démocratique du Congo. Le Président Mugabe et ses
homologues de l’Angola, de la namibie, de la zambie, du Kenia, etc. ont compris
qu’en essayant de faire assassiner le Président d’un pays souverain
et en agressant le Congo, Kagame et Museveni sont allés trop loin. Il faut stopper cette
crise de folie avant qu’il ne soit tard. L’Afrique vient ainsi de
montrer au monde qu’elle est capable de se pendre en main.
Cet appui est dû à la campagne de persuasion menée par
le Président Kabila au cours de deux dernières semaines. Dès l’annonce du
soutien de Zimbabwe, Kengo wa Ndondo qui, jusque-là, attendait la victoire des rebelles
pour aller couper un morceau de Gâteau est redevenu " neutre " et les
opportunistes ont commencé à faire des déclarations pour soutenir l’Etat
Congolais. Fallait-il attendre trois semaines pour se prononcer ?
Malgré le fait que la guerre soit aujourd’hui
au niveau de Mbanza-Ngungu, nous gardons la conviction que l’Etat Congolais
l’emportera . Nous devrions cependant demeurer vigilants, car il y a trop de
traîtres dans nos rangs.
Pour gagner cette guerre, nous devrions faire appel à une
triple-stratégie : réformes au niveau de la politique intérieure, contre-offensive
diplomatique de grande envergure et contre-offensive militaire. La victoire militaire ne
suffit pas. Elle est nécessaire afin de ramener l’Ennemi extérieur à la
raison, mais elle ne mettra pas fin à la tension politique intérieure. Le Président de
la République devrait faire preuve de beaucoup de doigté diplomatique et de flexibilité
au niveau de la politique intérieure. Il devrait éviter les Mobutistes et prendre toutes
les mesures nécessaires afin d’asseoir la confiance du Peuple Congolais sur des
bases solides.
La troisième semaine est caractérisée par la deuxième
contre-offensive des forces gouvernementales. La première était celle de Kisangani et
nous l’avons oublié.
Ce bilan est provisoire, car nous devons voyager et nous
ne sommes pas sûr d'avoir accès à l'Internet dans la Vallée des Rois. Les pharaons
nous appellent aux pieds des pyramides pour aller visiter Atum-Rê, Seigneur
d’Héliopolis. Ils nous appellent pour aller chanter l’hymne en
l’honneur d’ Amon-Rê, Seigneur de Thèbes, Soutien de tous les
Thoutmosis et des Ramsès, pour qu’il soutienne aussi notre Armée Nationale
Congolaise ainsi que toutes troupes qui nous viendront en aide. Les rebelles, soutenus par
Seth et par Apophis, seront vaincus.
Dr. Mubabinge Bilolo ( african.univ.studies@t-online.de )