En réexaminant les
différentes dépêches transmises par les Agences d'Information dont les sources
demeurent les Organisations dites humanitaires, nous avons constaté qu'elles ne cessent
de répéter la même information en la présentant comme "une avancée" de
rebelles.I. Les données des Agences
Internationales d'Information
Selon les informations reçues le lundi soir (3 août 98),
les insurgés auraient pris le camp Tshatshi, le camp Kokolo et Kinsuka et qu'ils
tentaient de prendre le Palais-Présidentiel. En outre, ils auraient occupés Bukavu,
Goma, Uvira, Kindu et Kisangani. Notez bien que c'était le lundi soir. Le mardi, la
nouvelle du détournement de l'avion est largement diffusée et on annonce que les 400
rebelles seraient partis réjoindre les 20.000 soldats de l'ex-FAZ qui étaient à Kitona.
Ils seraient en marche avec ces 20.000 soldats de l'ex-FAZ qui obéissent à l'ordre
Nzimbi et de Baramato, vers Matadi.
Les nouvelles de ce vendredi 7 août 98 nous annoncent
qu'il y a le combat continue à Kisangani, que Bukavu, Kitona et Moanda et que les
insurgés aidés par 1.5000 soldats burundais auraient pris Uvira hier jeudi. Ce soir, on
vient d'ajouter que Matadi serait tombé avant Boma! L'astuce réside en ceci que les
villes et les petits centres où il n'y a généralement pas de militaires, à part
quelques petites unités faisant fonction de la police sont mis sur le même plan.
II. Comment interpréter ces dépêches?
La rébellion n'avance pas comme les dépêches
internationales veulent nous le faire croire. Voici comment se présente la situation sur
le terrain.
2.1. Kinshasa.
A Kinshasa, la capitale où se trouvaient leurs cerveaux,
les insurgés ont été neutralisés par les Forces Armées Congolaises (FAC) et
l'opération de ratissage se poursuit. Les rebelles sont en fuite et tentent de traverser
le fleuve pour aller au Congo-Brazaville.
2.2. Goma-Bukavu-Uvira-et-Kindu
Ce sont les unités stationnées à Goma, à Bukavu et
Uvira et qui étaient constituées en majorité par les soldats rwandais et burundais qui
se sont rébellées. Donc, il n'y a pas eu ici un mouvement des insurgés venant du
Katanga ou du Kasayi pour aller conquérir le Kivu, mais plutôt rébellion des
commandants des unités stationnées dans cette zone.
Pour ceux qui ne connaissent pas bien la géographie de
cette région, les trois villes Goma-Bukavu-et-Uvira sont situées sur une ligne à la
frontière entre le Congo, le Rwanda et le Burundi.
Goma forme pratiquement une même ville avec Gisenyi au
Ruanda. Bukavu est à quelques kilomètres de Cyangugu au Rwanda.
Uvira est à quelques kilomètres de Bujumbura.
Cela veut dire que les soldats-terroristes rwandais et
burundais peuvent entrer et sortir dans ces villes comme ils veulent et cela jusqu'à ce
que le ratissage amorcé par l'Armée Nationale Congolaise atteigne cette LIGNE
FRONTALIERE.
Cependant l'occupation de ces villes par les soldats qui y
étaient stationnés n'est pas un progrès sur le plan militaire.
Contrairement aux informations diffusées par les agences
internationales comme Reuters et autres, les quelques soldats congolais, décidés à
défendre la Volonté Souveraine du Peuple Congolais ont opposé et opposent une
résistance en attendant le renfort venant de l'intérieur.
Les dépêches d'aujourd'hui ne parlent que de Bukavu et
de Uvira que les mutins, appuyés par les troupes venus du Rwanda et du Burundi semblent
avoir eu hier, jeudi 6 août 98, sous leur contrôle.
Bref, il n'y a eu aucun progrès dans cette zone du côté
des terroristes.
Toutes les nouvelles qui parlent depuis lundi de Bukavu,
Goma, Uvira, Kindu, Kalemie étaient fausses. Cela veut dire que Kindu et Kalemie sont
sous le contrôle de l'Armée Nationale Congolaise.
Pour plus de garantie, le Congo devra étendre sa ceinture
de sécurité à 100 kms à l'intérieur du Rwanda et de Burundi. Cet objectif peut être
atteint en confiant le contrôle de Gisenyi et de Bujumbura à la résistance rwandaise et
burundaise en exil. Ces deux pays ont des armées entières en exil si bien que leur
provocation du Congo apparaît comme un acte suiccidaire.
2.3. Kisangani
On avait annoncé le mardi que les rebelles avaient
occupé toute la ville de Kisangani. Ici aussi, il s'agit des unités stationnées à
Kisangani qui se sont rébellées et non de l'avancée d'un mouvement insurrectionnel. En
attendant l'appui logistique et le renfort des troupes venant de deux Kasayi et de
Bandaka, les soldats de la FAC, fidèles à l'idéal de la souveraineté congolaise et de
l'intégrité et qui ont réfusé de suivre les mutins dans leur aventure sécessioniste
opposent depuis une semaine leur résistance.
Les Agences Internationales d'Information étaient
obligées de retirer Kisangani de la liste des villes complètement occupées sans pour
autant ajouter que les troupes gouvernementales congolaises sont entrain de gagner du
terrain contre les bandes de brigands rwandais, burundais, ougandais et autres.
2.4. Kitona et Moanda
Les 400 terroristes qui avaient détourné l'avion de la
ligne Congo-Airline et qui croyaient avoir l'appui des 20.000 soldats congolais que leurs
frères rwandais, burundais et autres importunaient à Kitona, pour pouvoir marcher avec
eux vers Matadi et Kinshasa n'ont pas atteint leurs objectifs. La plupart des soldats
congolais de Kitona ont opposé leur résistance depuis mardi. Les rebelles qui étaient
à Matadi ont été largement neutralisés.
Pour ceux qui ne connaissent pas la géographie du Congo,
Boma se trouve à environ 100 kms et Kitona à 25 kms de Moanda et de Banana. Les centre
de Moanda et de Banana se trouvent le long de l'Océan Atlantique à moins de 40 kms l'un
de l'autre.
Autrement dit, contrairement aux informations françaises
qui annoncent que les rebelles auraient conquis ce vendredi, 7 août 98, la région
située entre Kitona, Banana et Moanda, nous constatons qu'ils n'ont fait aucun progrès
depuis le mardi et qu'il tourne dans un rayon d'environs 30 kms à la recherche d'un point
de sortie.
Ils essayent delà de fuir vers Cabinda ou vers Santo
Antonio en Angola. Dans l'hypothèse où l'Angola mettrait une ceinture de sécurité à
ses frontières, ils ne leur resteront qu'à se rendre ou à se jeter dans l'Océan
Atlantique.
C'est pour cela, ils tenteront de se diriger vers Boma et
Matadi afin d'entrer au Congo-Brazaville.
Certes, Banana est un port stratégique à l'embouchure du
fleuve Congo pour les bateaux qui viennent et Moanda est de fait un territoire américain,
les rebelles ne peuvent s'attaquer aux installations pétrolières de Gulf-Oil sans
par-là déclarer la guerre aux Américains. Il s'agit des coins stratégiques, mais non
de grandes villes.
2.5. Matadi
La dernière nouvelle qui annonce que Matadi serait sous
le contrôle des rebelles serait une de ses premières nouvelles inquiétantes. Matadi est
une grande ville et un port important. Mais nous ne serions pas surpris, si on nous
répétait le mercredi prochain (13 août 98) que la ville de Matadi, conquise le 7 août
98, serait encore un champ de bataille.
Pour la libérer, il faudrait mobiliser des troupes
importantes de Kinshasa, ce qui risque d'affaiblir la défense de la Capitale.
III. Implications sur la Politique Intérieure
Congolaise
La rébellion a contribué dans moins d'une semaine à
unir les peuples Congolais comme un tout indissociable en face de l'Ennemi rwandais,
burundais ou autre.
Ils ont pris conscience du sens des concepts tels que
Intégrité Nationale, Souveraineté et Unité Nationales. C'est ainsi que nous avons
réussi à créer dans la Diaspora, l'Alliance pour la Protection de l'Intégrité
Territoriale et de la Souveraineté Congolaise (APITESCO). Son but est de mobiliser les
Congolaises et les Congolais non-mobutistes à s'engager dans la lutte pour la protection
de l'intégrité de notre territoire et de notre souveraineté.
Cependant, la plupart des Congolaises et Congolais exigent
l'annulation de la nomination au poste d'Ambassadeur de l'épurateur ethno-régionaliste
Kyungu wa Kumwanza, initiateur d'une chasse fratricide des Kasaiens au Katanga, comme
condition pour leur engagement. Du point de vue stratégique, ces 2.000.000 des refoulés
et plus de 8.000.000 des humiliés, sur qui le Président de la République a craché en
nommant Kyungu wa Kumwanza, doutent de la volonté du Président à promouvoir
l'intégration nationale. Il est impérieux que le Président de la République aille au
cours de la semaine prochaine dans les Kasayi pour s'excuser de cette nomination.
En outre, la décision de rapatriement des coopérants
militaires étrangers aurait dû être accompagnée de l'écartement des mobutistes comme
Sakombi Inongo, Kyungu wa Kumwanza et autres du centre du pouvoir ainsi que de la
diffusion des noms de membres de la Constituante. Car, pour l'instant, la rébellion est
venue tombée dans un vide politique et elle se nourrit des erreurs de ces deux derniers
mois: Arrestation des conseillers de Tshisekedi, heureusement libérés un peu avant les
événements; le nouveau bâreme salarial qui se fait toujours attendre; la liste de
nouveaux parlementaires qui se faisait aussi attendre; emprisonnement de certains alliés
congolais, etc.
Quatre semaines avant la nomination de Kyungu qui a
rappelé la déception due à la nomination de Sakombi et de Leta. La Sécurité dominée
par les étrangers et par les mobutistes a passé son temps à ridiculiser les Ministres
en les interpellant, à se fixer sur la personne du Chef de l'Etat comme au temps de
Mobutu, au lieu de s'occuper de la Sécurité Nationale, de la Sécurité du Pays.
Nous sommes victimes d'une négligence coupable, d'une
erreur stratégique ridicule. Et pourtant nous n'avons cessé de mettre le Gouvernement en
garde et d'attirer son attention sur les conséquences éventuelles de certaines
décisions.
Les discussions de derniers jours avec les membres de la
Cellule Stratégique de la Société Civile sur les cinq continents ont conduit à la
conclusion que l'argument anti-rwandais ou anti-burundais seul ne suffit pas. Car le
Ruanda-Burundi-Ouganda ne constitue qu'un aspect du problème. Ils sont à 50%
responsables de cette rébellion. Cet argument devrait être accompagné logiquement de
l'argument anti-mobutiste. Mais comment faire appel aux sentiments anti-mobutistes avec
Sakombi comme Conseiller du Président, Leta à l'ANR, Kyungu Ambassadeur et bien d'autres
mobutistes au coeur du Pouvoir.
Comment s'attaquer à Ntambwe Mwamba au moment où Kyungu
venait d'être décoré.
Voilà dans quel état délicat le Président a placé les
combattants.
Ces erreurs peuvent être corrigées au cours d'une
journée afin de pouvoir motiver les troupes et toutes les personnes engagées dans la
défense de l'intégrité nationale et de notre souveraineté. Mais Kinshasa prend son
temps, alors que moyennant quelques réformes politiques, on peut couper le souffle au
mouvement insurrectionnel et motiver davantage nos troupes.
En outre, toutes les Congolaises et tous les Congolais ne
cessent de se demander: Comment a-t-on pu prendre la décision de rapatriement avant
l'opération de DÉSARMEMENT des soldats concernés? Lorsqu'on prend ce genre des
décisions, tous les camps concernés sont encerclés par les Troupes Gouvernementales.
Pourquoi a-t-on pris une telle décision avant d'avoir mis au point des mesures
élémentaires de sécurité? Pourquoi l'Etat-Major à Kinshasa n'avait-il pas opposé son
veto à la procédure adoptée? Nous ne cesserons de poser ces questions jusqu'à ce que
nous ayons une réponse.
IV. Sur le plan diplomatique
L'absence d'un Chef de Mission Diplomatique, après la
fuite de l'espion rwandais Bizima, n'a pas permis au Gouvernement de mener une offensive
diplomatique. La conséquence est que nos partenaires ne savent pas encore ce qui se
passent réellement.
Nous espérons que cette situation changera au cours de la
semaine prochaine. La plupart des soldats rwandais et burundais, obéissant aux
injonctions de Paul Kagame à Kigali ne respectent ni l'intégrité territoriale ni la
souveraineté du Congo. Abusant de la gratitude du Gouvernement ainsi que de l'esprit
pacifique Congolais, ils ont systématiquement détourné les salaires, les frais
destinés à la reconstruction, volé des tonnes de diamants, de l'or et d'autres
matières précieuses. Ils ont terrorisé les politiciens congolais et cherché même à
piller la Banque Nationale afin de faire échouer et la Réforme Monétaire et le
Programme de Reconstruction. Dans ce contexte de chantage, où les coopérants militaires
étrangers donnaient des ordres aux Gouverneurs, aux Administrateurs de Territoire et aux
Ministres, on ne pouvait ni tenir la Constituante en bonne et due forme ni organiser les
élections sans peur de ces "coopérants militaires", surnommés KADOGO "à
la cachette facile" ou AFULELU "aujourd'hui, c'est sa mort". Ces êtres
n'avaient aucun respect de la vie humaine. La vie de la vache compte plus que la vie d'un
homme.
Leur départ est la condition sine qua non pour
l'accélération du processus de démocratisation et de maâticratisation du Congo. C'est
pourquoi nos partenaires USA, E.U ainsi que l'OUA et l'ONU devraient condamner sans nuance
cette action des troupes rwandaises, burundaises et ougandaises.
Cependant lorsqu'on sait que les Agences Internationales
d'Information travaillent avec leurs Gouvernements respectifs, il y a lieu de constater
que les USA et la France, voire les E.U. veulent "donner une leçon à Kabila".
Tout fonctionne selon le principe: "Si tu ne veux pas exécuter notre volonté, nous
appuierons tes ennemis". Ils exploitent le "Cercle-Vicieux de chantage"
dans lequel ils ont placé tous les Chefs d'Etat Africains.
V. Bilan.
5.1. D'une façon générale, le bilan de l'avancée des
Troupes Loyales Congolaises au cours de cette semaine est positif. Cette avancée est
délicate, car elles sont obligées d'assurer au même moment la protection des biens et
des personnes. Lorsque nous nous rappelons que beaucoup d'unités étaient sous le
commandement des officiers ougandais, rwandais et burundais, nous devons reconnaître les
soldats congolais, sans leurs officiers sur le terrain, ont opposé une résistance
remarquable. Ils ont réussi à freiner l'avancée de l'Ennemi jusqu'à ce que les
renforts arrivent. Qu'ils puissent reculer ici et là avant l'arrivée de ces renforts,
c'est normal.
Contrairement à la propagande des Agences d'Information,
le bilan de nos Forces Armées Congolaises au cours de cette première semaine est
positif. Pour comprendre le sens de cette thèse, nous aurions dû décrire la situation
et le statut de ces soldats par rapport aux "coopérants militaires" venus des
pays voisins. Ce bilan aurait pu être très positif, si le Gouvernement en général et
le Ministre de la Défense en particulier avaient pris toutes les précautions
élémentaires et nécessaires avant de rendre public leur décision de rapatriement.
Les insurgés connaissent bien les secrets de l'Etat ainsi
que les plans militaires congolais, il faudrait faire preuve de beaucoup de créativité
au cours des semaines prochaines pour changer le Plan Stratégique Militaire ainsi que les
techniques de combat.
5.2. Sur le plan de la politique intérieure, cette
semaine a contribué à nous unir. C'est la victoire des Conseillers qui avaient attiré
l'attention sur les dangers que représentait la présence des anciens mobutistes et des
troupes étrangères au centre du pouvoir. Le Peuple Congolais est aujourd'hui plus soudé
qu'il ne l'était dans le passé. C'est une chance qu'il faudrait exploiter non pas pour
la consolidation du pouvoir personnel, mais pour inaugurer un nouveau départ.
Il y a des mesures urgentes et des réformes qui
s'imposent. Le Gouvernement ne doit plus se laisser leurrer par les marches mises en
scène par des Gouverneurs. Il doit essayer de s'assurer le soutien populaire par des
décisions politiques conformes aux aspirations du Peuple Congolais. Il devrait prouver au
cours des semaines qui suivent qu'il sait écouter ces petites gens qui sont souvent les
premières personnes à se sacrifier et à être sacrifiées.
Le Peuple attend du Président de la République des
réponses à ses objections.
Jusqu'à présent, le Président n'a pas encore été au
front pour soutenir moralement nos braves combattants. Nous n'avons pas non plus appris
que certains Ministres sont au front pour soutenir le moral de nos fidèles soldats. Et
cela est aussi une erreur. Il est le Ministre de la Défense et le Commandant Suprême des
Forces Armées Congolaises, sa place est au front à Kisangani. Le Ministre de
l'Intérieur doit aller au front à Bukavu. Le Ministre de la Justice doit prendre le
front de Matadi. Le Ministre de l'Information, le front de Uvira pour nous donner aussi
des informations en direct. Le Peuple veut les voir tous en uniformes militaires entrain
de repousser l'Ennemi à côté de nos jeunes soldats et de sentir l'odeur de balles.
C'est alors que la guerre deviendra "intéressante" et que le peuple les suivra
massivement jusqu'à la victoire totale.
5.3. Aujourd'hui ce sont de petits soldats qui meurent
pour l'Intégrité territoriale, pour sauvegarder la Souveraineté du Congo et non ceux
qui gagnent plus de 5.000 $ USA et roulent dans des belles voitures de luxe.
Aujourd'hui, ce sont les médecins, les infirmiers et
infirmières impayés ou mal payés qui se sacrifient pour soigner et sauvés les blessés
et non les Conseillers du Président.
Cette guerre devrait nous donner à penser.
5.4. Quant à l'offensive médiatique, après trois jours
d'hésitation pour analyser la situation, les Congolais de la Diaspora ont déclenché une
contre-offensive médiatique. Il faut avouer que n'eût été la contribution des Sites
Internet comme Congonline, Congo2000, Marekinc, AFDL-Congo (Suisse), ACP, etc., nous
serions victimes des informations données par des Agences Internationales étrangères et
des Organisations dites humanitaires.
5.4. Sur le plan international, l'offensive diplomatique a
été inaugurée par le voyage du Président de la République à la rencontre de Zimbabwe
et elle se poursuivra les semaines prochaines avec la nomination d'un nouveau Ministre des
Affaires Étrangères.
Nous saluons dans l'entre-temps les déclarations du
Secrétaire-Général de l'ONU ainsi que celle du Gouvernement Américain qui montrent
qu'ils se préoccupent du respect de l'intégrité territoriale et de la souveraineté du
Congo. Toutefois, nous attendons au cours de la semaine prochaine, de la part du Conseil
de Sécurité de l'ONU, une condamnation explicite et sans nuance des intrusions de
l'Armée rwandaise et burundaise dans le Kivu (Goma, Bukavu et Uvira). Sinon le Congo
donnera au Rwanda et Burundi une réponse semblable à celle que les USA donnent aux
gouvernements terroristes et à tous ceux qui veulent toucher à leur territoire.