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Le crépuscule d'une piteuse girouette de le scène politique congolaise
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Lwakale Mubengay Bafwa
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L'article publié ce lundi dans ce forum sous le titre "Monsieur Lwakale Mubengay Bafwa" et signé par le compatriote Mutombo Lukasu semblait une réplique à notre intervention du week-end dénonçant les manœuvres sournoises de l'Union pour la Démocratie et le Progrès Social, UDPS en sigle, parti d'Etienne Tshisekedi wa Mulumba et de son chef, Etienne Tshisekedi lui-même, dans le camp des agresseurs de la République Démocratique du Congo. Dans cette dénonciation, nous nous sommes volontairement limités et appuyés sur une publication très authentique de l'Agence France Presse dévoilant le contenu d'une correspondance adressée au Président angolais José Eduardo Dos Santos par l'UDPS.

Cependant, en lisant l'article du Compatriote Mutombo, nous avons la nette impression qu'il semble bien avoir lu le titre de notre communication mais apparemment pas son contenu. Car, toute son argumentation s'articule autour de l'offre de médiation faite par Tshisekedi pour concilier les points de vue de ses "frères" de deux camps militairement en conflit au Congo. L'article de M. Mutombo nous invite à une double réaction. La première et la plus brève consiste dans notre insistance sur le fait que l'UDPS et son chef de file Etienne Tshisekedi, en dépit de quelques déclarations adroitement ambiguës, sont bel et bien impliqués dans la conspiration en cours contre Kabila. L'accusant subtilement de dictateur, ils ont fait de multiples démarches auprès d'une série impressionnante de chancelleries tant africaines qu'occidentales dans le but d'empêcher tout soutien militaire aux FAC et accélérer le renversement du pouvoir AFDL.

A lire attentivement les différentes dépêches de l'UDPS aux divers gouvernements sollicités, on s'aperçoit que le parti de Tshisekedi se place déjà très nettement dans l'après-Kabila en soulignant la perspective d'une sûre victoire au profit de ce qu'ils appellent, non sans cruelle fierté, "large coalition des forces nationales avec des amis étrangers et défenseurs de la démocratie au Congo". S'il y a eu triomphalisme dans la vision de l'issue de ce conflit injustement imposé contre notre pays au moment même où il amorçait le pénible élan de sa reconstruction, c'est plutôt de l'UDPS qu'il conviendrait de le faire observer et de le regretter.

Quant à l'offre de médiation que réitère Etienne Tshisekedi et qui rappelle sa démarche du 21 novembre 1996 lorsque, abandonnant les institutions légales au pays, il ne s'est pas offusqué d'aller en Alpes-Maritimes, à Roquebrune-Cap-Martin plus précisément, pour embrasser fiévreusement et honteusement Mobutu mourant pour l'implorer, sur manigance élyséenne, de le nommer Premier Ministre du Zaïre.

Nous sommes nous-mêmes contre la guerre et nous avons longtemps prêché pour la suppression de l'armée au Congo afin que les menues ressources de l'Etat soient affectées à la reconstruction du pays et à l'amélioration des conditions de vie de nos concitoyens. Mais, au vu des convoitises et de la rapacité qu'expriment nos belliqueux voisins, il est peut-être opportun d'être simplement réalistes.

Ce qui frappe dans la dernière sortie publique du guide éclairé de l'UDPS c'est d'abord le paradoxe d'un leader politique qui hier traitait d'étrangers ces intrus qui envahissent le Congo et amplifiait des pressions populaires sur le Président Kabila pour qu'il s'en débarrasse et, soudainement, le même Tshisekedi se découvre frère des Rwandais et des Ougandais qu'il souhaite maintenant rencontrer pour les réconcilier avec les Congolais. Le ridicule d'une girouette guignoleresque, qui va dans tous les sens pourvu qu'il y trouve son intérêt, voilà la seule constance par laquelle Tshisekedi s'illustre sempiternellement.

En 1960, au moment de l'accession du Congo à l'Indépendance, Tshisekedi avait déjà abandonné le camp des nationalistes pour participer activement à l'ignoble conspiration contre Emery-Patrice Lumumba qu'il traitait alors de crapaud. L'un des principaux acteurs internes du complot contre Lumumba, le Président Joseph Kasa-Vubu, subira à son tour le même sort quatre années plus tard. Et Tshisekedi sera encore et toujours dans le camp des conspirateurs. On peut rappeler d'autres épisodes semblables; notamment celui de l'autre ignoble personnage de la politique congolaise que fut Moïse Tschombé ou des épisodes beaucoup plus douloureux qui ont entouré l'éviction d'Evariste Kimba, du Général Mulamba et de tant d'autres. Mais, à quoi un tel rappel des faits servira-t-il encore ? L'homme, Etienne Tshisekedi wa Mulumba, au service de la politique déstabilisatrice occidentale, a déjà démontré à suffisance sa solide réputation de girouette. Nul n'est plus besoin de perdre trop de temps sur sa versatilité confirmée et coupable.

Lwakale Mubengay Bafwa

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