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Tshisekedi, une fois encore dans le camp des traîtres de la Nation

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Lwakale Mubengay Bafwa
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Ceux qui doutaient encore de l'implication d'Etienne Tshisekedi dans ce nouveau inique complot contre le peuple congolais peuvent désormais en avoir la certitude du contraire. En effet, l'Agence France Presse (AFP), dans sa dépêche de lundi 17 août 1998, à 19 heures 32' GMT, a dévoilé à la une la tragique initiative de l'Union pour la Démocratie et le Progrès Social, UDPS en sigle, parti d'Etienne Tshisekedi wa Mulumba, qui envoyé un mémorandum au Président angolais Eduardo Dos Santos le priant de ne pas voler au secours du "dictateur" Kabila et de faciliter sa chute. Cette stupide décision n'est pas seulement une trahison flagrante de notre nation et de l'idéal nationaliste congolais que l'UDPS prétendait incarner; c'est aussi et surtout une erreur stratégique de ces guignols de la scène politique congolaise à qui les émissaires de l'Elysée, croyant avoir rallié Luanda à leur démarche machiavélique contre le Congo, ont promis des postes ministériels importants dans le régime que le Rwanda se préparait à mettre en place à Kinshasa.

Mais, si le Rwandais Paul Kagamé et son complice de l'Elysée Jacques Chirac ont minutieusement préparé l'agression sur le plan interne du Congo, le vieux maquisard Kabila avait également pris la précaution de prévenir un éventuel conflit armé contre le Rwanda. Il l'a, à son tour, préparé au niveau des alliances politico-militaires régionales. C'est notamment à dessein que le Président Kabila avait adroitement fait adhérer le Congo à la Communauté de Développement de l'Afrique Australe; la SADC dont va probablement dépendre l'issue ultime de la guerre.

Héritant un pays complètement exsangue et en dépit d’une absence absolue de moyens financier, le Président Laurent-Désiré Kabila a su démontré, en plus de ses trente-six années de résistance dans le maquis, toute la latitude de l'amour qu'il porte à sa patrie par une volonté assidue visant à faire du Congo le fleuron économique de l'Afrique. Kabila a ainsi déjà convaincu la grande majorité de ses compatriotes avec d’importantes réalisations dessinant clairement le cap de sa politique de redressement. La stabilité économique, la sécurité sociale et la reconstruction du Congo semblaient, aux yeux de tous les Congolais, comme magistralement lancées. Avec le succès de la réforme monétaire et l’amorce du plan triennal conjuguées à l'exemplaire modestie sociale de la nouvelle élite au pouvoir, un espoir général renaissait dans les cœurs de tous les Congolais où qu’ils se trouvent.

Qui donc, confronté aux mêmes circonstances, peut prétendre faire mieux ? Est-ce Bizima Karaha, qui n'a jamais voulu restituer à leurs propriétaires congolais tous les biens privés qu'il a pillés dans la foulée de la guerre de 1996 - 1997 ? On sait qu'une grande partie de ces biens raflés par M. Karaha et ses frères rwandais ont traversé la frontière congolaise au su et vu de la population et sont désormais exploités ou entreposés au Rwanda. L'opinion se souviendra également que c'est à partir du moment où le Président Kabila a voulu s'opposer à cette rapacité et ces prévarications rwandaises au Congo que les relations se sont subitement détériorées avec ses cupides anciens alliés. Comment, honnêtement, un vrai Congolais menagerait-il son soutien au Président de la République dans une telle confrontation ?

On nous explique que les technocrates de l'Union des Démocrates Indépendants, l'UDI en abrégé, parti de Léon Kengo wa Dondo et de Tambwe Mwamba, constitueraient le noyau crédible sur lequel les institutions financières internationales auraient jeté leur dévolu pour reprendre la gestion publique au Congo en intégrant dans leur régime quelques éléments minutieusement triés dans d'autres formations politiques congolaises. Une telle alliance, concoctée sous l'égide de Kigali, de Paris et de Washington accéderait facilement à l'aide internationale nécessaire à la stabilité politique du Congo. Etrange analyse lorsqu'on sait que Léon Kengo a été à maintes reprises le chef du gouvernement zaïrois et qu'il n'a jamais démontré la moindre aptitude ni préoccupation à améliorer la situation sociale des Zaïrois. Même avec l'appui de l'UDPS, la perspective d'un protectorat rwandais sur le Congo est une réelle humiliation et invite à la révolte.

Une fois encore, le peuple congolais est victime des appétits impérialistes et prédateurs des étrangers. Quels sont en effet les vrais enjeux de cette nouvelle agression qui plonge à nouveau le Congo dans le feu, le sang et l'incertitude ? Il est évident que le plus grand malheur des Congolais réside dans le fait d’habiter un pays dont le sol recèle des richesses les plus diverses. Objet de moult convoitises à travers le monde entier, ces richesses congolaises ont toujours été un rêve et une fixation dans le dessein tutsi d’un certain " Empire Hima " pour dominer et asservir au moins toute l’Afrique centrale. Ce dessein est en passe de rondement se concrétiser. Nous n'avons cependant pas le droit de nous laisser faire.

Au moment où la souveraineté de notre pays et l’intégrité de notre territoire national sont menacées par de montres guerriers et froids sanguinaires avec la complicité des puissances étrangères expansionnistes, nous n ’avons qu’un devoir, qu’un seul choix: celui de nous unir à l’ensemble de notre peuple et exprimer collectivement notre soutien inconditionnel et indéfectible à un seul chef, fils authentique du Congo et grand révolutionnaire de première heure.

Si nous ne réagissons pas promptement, nous prenons le dangereux risque de voir le bel élan amorcé par le nouveau pouvoir, après tant de sacrifices endurés pendant des décennies, subitement interrompu pour satisfaire les ambitions démesurées d’une minorité visiblement obsédée par le rêve d'une hégémonie régionale absolue. En 1960, les Congolais n’avaient pas su empêcher l’assassinat d'Emery-Patrice Lumumba. Certains de ceux qui ont collaboré ont néanmoins regretté après coup leur complicité en invoquant la duperie dont ils auraient été victimes. Ce fut notamment le cas du Cardinal Joseph Malula. D'autres, par contre, n'ont jamais posé le moindre acte de contrition en rapport avec ce malheureux épisode de notre histoire. Pourtant, le peuple semble leur avoir tout pardonné. C'est le cas d'Etienne Tshisekedi. On comprend dès lors pourquoi ce dernier ne s'offusque pas à délivrer à nos ennemis d'autres martyrs et assouvir allègrement sa soif de pouvoir.

Nous devons absolument nous opposer à l'élimination tant physique que politique de Kabila pour faire place à Karaha Bizima. Car, ce n'est pas aux étrangers de nous imposer indéfiniment nos gouvernants.

Le Congo est pourtant envahi dans un dessein clairement avoué d’occupation et de recolonisation. A la tête de la conspiration, toujours les mêmes impérialistes: Français, Américains et Belges. Et dans le rôle de valets: Rwandais, Ougandais et quelques compatriotes collabo-traîtres.

Dans un monde reposant sur la compétition, on peut saisir la démarche occidentale de s’assurer du maintien sous influence d’un Congo scandaleusement riche. De même, on peut deviner la volonté des Tutsi de s’appuyer sur les richesses congolaises afin de constituer la première force militaire du continent au service d’une politique de domination.

Par contre, le comportement antipatriotique des Congolais bêtement impliqués dans ce complot relève tout simplement d’un manque tragique de discernement. Cette guerre aura néanmoins permis au peuple congolais de se rendre compte de l'opportunisme coupable régnant dans la classe politique à laquelle il a souvent fait naïvement confiance. Le comportement des responsables de l'Union pour la Démocratie et le Progrès Social (UDPS) n'en est-il pas une d'éloquentes illustrations ?

Lwakale Mubengay Bafwa

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