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Lunda Bululu, Wamba dia Wamba, Ondekane... pris en otage par les Rwandais
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Ilunga Bernard
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Les chefs congolais de la rébellion seraient pris en otage par les Rwandais. La plupart d’entre eux, semble-t-il, voudraient bien se désolidariser d’avec l’agresseur. Mais voici le problème : comment et par quelle porte sortir de cette aventure macabre ? Outre les échecs cuisants qu’ont subis leurs troupes, ils seraient rappelés à la raison par la désapprobation générale que leurs compatriotes, même les plus farouchement hostiles au pouvoir en place, ont réservé à leur aventure qui sent l’odeur de la trahison. Le problème : comment échapper des mains de l’agresseur ? Car les Rwandais les surveillent de près, passent au peigne fin tous leurs dires, contrôlent leurs moindres déplacements... Nos compatriotes, qui se sont solidarisés avec l’agresseur, craindraient même pour leur vie. Il n’y a pas longtemps, une centaine de soldats congolais, qui étaient sur le point de dire au revoir aux Rwandais, ont été froidement abattus par ces derniers. Même si publiquement nos compatriotes-traitres vous affichent un air de courage, ils sont en train de trembler dans leurs culottes. Et si l’on sait que les gens à qui ils se sont vendus tuent aussi facilement qu’ils respirent...

Voilà, curieusement, nos compatriotes mutins deviennent aussi des sujets à libérer... même si par la suite il faudra que la justice leur demande des comptes. La sagesse populaire, qui invite à réfléchir avant d’agir, ne sera décidément jamais périmée !

Eh bien, Lunda Bululu et les autres, puisque le vin est tiré, il faut le boire ; buvez votre coupe jusqu’à la lie. Seulement que Dieu vous aide à sortir vivants de cette folle aventure ! Oui, je le souhaite vivement, puisque vous êtes et restez nos compatriotes, nos frères. Il est quand même grand temps d’utiliser votre autorité, si vous en avez vraiment une, pour vous opposer au vol du patrimoine national par les Rwandais, aux massacres des vôtres par les Rwandais. Sinon,   quand le jour viendra, et il est proche, vous en rendrez compte. Ne vous en faites pas, le jour viendra où vous tomberez, comme un fruit mûr, dans les mains de la justice de notre pays. L’extradition n’est pas un mot vide de contenu ; il suffira, par exemple, que le gouvernement de notre pays s’arrange avec celui du pays où vous vous réfugierez... Il n’est pas encore trop tard, revenez à la raison.

B. Ilunga

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