GauHome.jpg (15896 octets) Droitebandeau.jpg (20729 octets)
Re à "You are too bad Ilunga Bernard" de Mutombo Lukasu
wpe141.jpg (679 octets)
Ilunga Bernard
wpe141.jpg (679 octets)

Très cher compatriote Mutombo Lukasu

Je réponds très tardivement à votre article du 28 juin dernier à moi adressé, pour la simple raison que j’étais en vacances, hors de chez moi. Et pendant tout ce temps de vacances, je m’étais décidé à ne pas toucher à l’ordinateur, histoire de me relaxer un peu, car ces choses des Blancs sont aussi stressantes. Merci de m’avoir lu. Merci du temps que vous avez mis à me répondre.

Merci d’avoir décelé dans ma personne des tares psycho-culturelles et intellectuelles. C’est en effet très génial. Moi, je ne savais pas que j’étais si taré. Maintenant, avec votre aide, je voudrais me guérir de ces tares. Dites-moi, cher monsieur Mutombo Lukasu, ce que je dois faire pour sortir de mon "hérésie intellectuelle" ; dites-moi, cher monsieur, vous qui êtes très instruit, ce que je dois faire pour vaincre mon "ignorance crasse qui frise dans (sic) la médiocrité". Ensuite, vous qui êtes un enraciné, dites-moi comment et où je peux m’enraciner moi aussis. "Mon entendement privé et étroit du nationalisme", dites-moi, très cher monsieur Mutombo Lukasu, comment l’élargir ou le guérir. "Mon analphabétisme...", comment le vaincre ? Jusque-là, moi, je me targuais de savoir lire et écrire, au sens propre et au sens figuré. Mais voilà que, en bon médecin, vous me découvrez aussi cette maladie. Je vous demande maintenant des médicaments, s’il vous plaît, ou plutôt une ordonnance pour que je me guérisse.

"Les chefs traditionnels raisonnent mieux que moi", mais c’est tant mieux pour eux et pour vous ; c’est tant mieux pour les hommes qu’ils dirigent. Seulement j’ose espérer que vous, très cher monsieur Mutombo Lukasu, vous raisonnez mieux que ces chefs, ou à tout le moins de la même façon... Tout lecteur avisé qui a lu votre article à moi adressé à la fin du mois de juin dernier a su que vous raisonnez mieux que moi et mieux que les chefs traditionnels dont vous parlez. Et c’est tant mieux pour vous et pour nous tous.

Empruntant les mots de Voltaire, je voudrais vous dire très cher monsieur que bien que je ne sois pas d’accord avec ce que vous me dites dans votre article étincelant de clarté et brillant de profondeur, je donnerais cependant ma vie pour votre droit de me le dire.

Très cher monsieur Mutombo Lukasu, je voudrais vous dire que après lecture de votre formidable article je me suis efforcé de croire que vous êtes au-dessus de l’image ou du portrait que ledit article nous donne à voir de vous. Oui, j’ose espérer pour vous que vous valez plus que ce que votre magnifique article nous dit que vous êtes. Sinon, vous ne seriez pas digne de confiance, et vos interventions sur ce forum ne mériteraient même pas d’être lues. Oui, j’ose croire que votre article, vous l’aviez écrit dans un moment de faible inspiration et sous le coup de la tyrannie de passions. Car la passion sème le brouille dans l’esprit, atrophie la lucidité intellectuelle... Si vous me dites, au contraire, que vous l’aviez écrit dans un moment de complète lucidité, dans un moment de maîtrise de vous-même, alors je vous dirais que nous n’êtes pas digne de confiance ; et je perdrais d’ailleurs mon temps à vous répondre. Je vous réponds justement parce que j’ose espérer pour vous que vous valez mieux que votre article à moi adressé. Même si les penseurs du Moyen-Age disaient : "Agire sequitur esse",(c’est-à-dire, pour tout dire, que l’on agit selon ce que l’on est), moi je persiste à vous croire supérieur à l’image qui nous est donnée de vous dans et par votre texte.

Pour finir, un conseil gratuit : Ne vous jouez pas des gens dont vous ignorez tout. Je ne me rappelle pas en effet avoir déjà partagé un verre de primus avec vous, ni au pays, ni en Europe, ni en Amérique. Alors ? Vous savez, très cher monsieur Mutombo Lukasu, nous sommes capable, par exemple, de débarquer dans la ville où nichez, de vous ramasser proprement, c’est-à-dire en toute légalité, de vous traduire en justice pour vous demander des comptes. Ce que je vous dis là n’est pas du chantage, monsieur. Même au cas où vous vous seriez retranché derrière un pseudonyme pour signer votre article, si nous le voulons, nous vous dénicherons et vous demanderons des comptes. Ne vous jouez pas des gens que vous ne connaissez pas. Vous m’accusez, cher monsieur, dans votre article d’être prêt à tuer. Mais, monsieur, soyons sérieux, un tout petit peu sérieux ! Vous rendez-vous compte de la gravité d’une telle affirmation ? Une dernière question : Me connaissez-vous, monsieur, ne serait-ce que par ouie-dire ? Connaissez-vous mon âge ? Suis-je votre copain ? Point final avec vous, très cher monsieur.

* Les internautes pourront trouver l’article de monsieur Mutombo Lukasu, auquel je réagis, dans le groupe d’articles qui vont du n° 701 au n°800. ("You are too bad Ilunga Bernard")

B. Ilunga

Copyright Afriqu'Info asbl.