| Agression ougando- ruandaise :les lecons à tirer. |
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| Kapayo
Alimasi |
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| Cinquante-trois jours après l'agression ougando-ruandaise ,avec
la bénédiction et l'appui logistique des américains (lire "le soir du 19.09.1998
sous le titre :Comment le coup a-t-il été préparé et déjoué ?"),la guerre qui
au début a pris l'allure d'une opération commando sur Kitona s'enlise.1.La première lecon à tirer est que
l'engagement dans une guerre civile fait toujours l'objet d'une sévère mise en garde
contre le risque d'enlisement.
L'image évoque
l'impuissance pitoyable des soldats englués dans un conflit dont ils n'arrivent pas à
s'extraire,mais qu'ils n'ont pas non plus les moyens de gagner.
2.Un libérateur peut rapidement faire figure d'occupant.
Telle est la situation du vieux professeur Wamba dia Wamba et son
groupe.
3.Les capacités des forces étrangères risquent de se trouver
neutralisées par la meilleure connaissance du terrain dont bénéficient leurs
adversaires locaux.
C'est fut le cas de l'attaque des guerriers Mai-Mai du lundi
14.septembre.1998.
4.Ce qui peut être qu'une guerre "limitée " pour les
forces d'intervention risque d'apparaître comme une guerre "totale" aux yeux
des belligérants locaux,et ce déséquilibre des motivations peut compenser le
déséquilibre des forces et le renverser.
Telle est la situation des FAC(Forces Armées Congolaises) et les
agresseurs ruandais et ougandais.
5.Toute rébellion qui a besoin de récourir à une aide
extérieure n'a guère de chance de pouvoir survivre sans elle.
Le sieur Bizima Kaharamuetu ,le vrai patron de la rébellion a
depuis un certain temps laissé le boulot sale à Lunda Bululu .
Comme quoi ,certains
signes ne trompent pas,les signes d'essouflement sont patents.
6.Il est beaucoup plus facile d'envoyer des troupes sur un
théâtre d'opérations que de les en dégager,lorsque l'inutilité de leur mission se
fait douloureusement sentir.
L'ouganda qui occupe la ville de Kisangani n'a pas pour autant
résolu le problème de sa propre rébellion qui continue à mener des attaques dans le
nord du pays.
Toutefois ,l'enlisement demeure un
risque et non une fatalité , je m'explique:
1. Le risque survient quand les
responsables politiques emploient les forces armées d'une manière inadéquate par
rapport à la tache à accomplir,et il s'aggrave quand la mission devient floue.
Les militaires ougandais qui se
trouvent en RDC ;ne savent pas pourquoi et pour quel objectif ils stationnent sur le
térritoire congolais.
2.Quand une force d'occupation est
en difficulté ,l'enlisement peut être évité soit par l'escalade militaire,soit par
l'abandon de la mission.
En annoncant la présence de ses
troupes au Congo(République démocratique);le président ougandais a aussi envoyé un
message clair ,de sa disposition à se rétirer ses troupes dès lors qu'il obtient des
garanties qu'il ne sera pas l'objectif principal d'une contre-offensive du pays dont il
venait déliberement d'aggresser.
3.En définitive,le rétrait reste
une option et la principale parade contre l'enlisement.
C'est ce que l'Ouganda sera
contraint d'adopter comme solution parce qu'il ne lui en reste pas d'autre ,quitte à
abandonner son frère Kagame qui vraisemblablement connaîtra le sort de son autre frère
James Kabarere dans le sud-ouest de la RDC.
Kapayo Alimasi Guy
ALLEMAGNE. |
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