| Il ny a pas de guerre
" civile " en R.d.C, il sagit dune agression qui a dégénéré
en guerre Classique au sens militaro-stratégique du terme. Nous avons assisté à la guerre civile au Congo -Brazzaville, au
Biafra, et même chez nous lors des sécessions Kasaienne et Katangaise vers les années
6o. Voilà des exemples de " guerre civile" ou sécession.
Pour être beaucoup plus explicite, on parle de guerre
civile lorsquune portion de la population ou une entité territoriale nationale
sinsurge contre le pouvoir en place en vue dune
destructuration-restructuration de lordre politique ancien ou existant pour un
nouvel ordre politique.
Ou encore lorsquune province dun État se
rebelle contre lautorité centrale dans le but de se donner des gouvernants de son
choix,exercant pour ainsi dire, son droit à lautodétermination ou le droit des
peuples à disposer deux mêmes.
Dans le cas qui nous concerne , un État souverain ,la
R.D.C est agressé par un État tiers ou par la coalition dautres États souverains,
nommément, le Rwanda et lOuganda. Il ne sagit pas dun conflit interne
mais plutôt dune guerre qui a pris origine en dehors du territoire national
congolais pour enfin sy infiltrer clandéstinement,usant de la faiblesse
desprit de quelques fils égarés de la R.D.C.
Le Rwanda et lOuganda , en adoptant cette attitude
belliqueuse contre la R.D.C, contreviennent, ipso facto à certaines règles impératives
du droit international qui font partie du " Jus Cogens" et auxquelles aucun
État ne peut déroger.
Le respect de lintangibilité du territoire national
Congolais, la non intervention dans les affaires internes congolaises, labstention
de recourir à lagression ou au conflit armé sont quelques principes de base que
Ruandais et Ougandais devraient intérioriser avant de privilégier des solutions
proscrites en droit international.
En revanche, parler dun plan de règlement politique
de la crise en R.D.C, serait chercher à sériger en un troisième larron entre le
pouvoir en place et les institutions internationales, pour substituer par des plans
machiavéliques et à connotation paternaliste, les instruments juridiques internationaux
et africains existant,en loccurrence la Charte de Nations-Unies et celle de
lOUA.
Ces Chartes prévoient , les modes de règlement pacifique
des différends entre les États membres, à savoir, la négociation, la médiation, la
conciliation et larbitrage.
La négociation entreprise par Nelson Mandela ou la
médiation tentée par Omar Bongo ayant échoué, la R.D.C, en tant quÉtat membre
de lONU a porté le litige devant l ONU pour solliciter ses bons offices
et peut-être une résolution sur le conflit comme se fut le cas en Kosovo, Bosnie et au
Koweït. Aussi, le plan proposé , transmis par Léon Mukendi savère t-il délicat
, paternaliste et de main éternellement tendue à lOccident, alors que
lAfrique semble assez mûre pour se trouver des solutions musculeuses soient-elles,
à ses propres problèmes.
Qui propose un plan de paix de ce genre avec les
agresseurs se doit de savoir, disaient les romains: "Saepe sub nomine pace
latet bellum".
Me Alexandre C. Mukendi |