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Réaction au plan dit de paix transmis par Léon Mukendi & consorts
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Me Alexandre C. Mukendi
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Il n’y a pas de guerre " civile " en R.d.C, il s’agit d’une agression qui a dégénéré en guerre Classique au sens militaro-stratégique du terme.

Nous avons assisté à la guerre civile au Congo -Brazzaville, au Biafra, et même chez nous lors des sécessions Kasaienne et Katangaise vers les années 6o. Voilà des exemples de " guerre civile" ou sécession.

Pour être beaucoup plus explicite, on parle de guerre civile lorsqu’une portion de la population ou une entité territoriale nationale s’insurge contre le pouvoir en place en vue d’une destructuration-restructuration de l’ordre politique ancien ou existant pour un nouvel ordre politique.

Ou encore lorsqu’une province d’un État se rebelle contre l’autorité centrale dans le but de se donner des gouvernants de son choix,exercant pour ainsi dire, son droit à l’autodétermination ou le droit des peuples à disposer d’eux mêmes.

Dans le cas qui nous concerne , un État souverain ,la R.D.C est agressé par un État tiers ou par la coalition d’autres États souverains, nommément, le Rwanda et l’Ouganda. Il ne s’agit pas d’un conflit interne mais plutôt d’une guerre qui a pris origine en dehors du territoire national congolais pour enfin s’y infiltrer clandéstinement,usant de la faiblesse d’esprit de quelques fils égarés de la R.D.C.

Le Rwanda et l’Ouganda , en adoptant cette attitude belliqueuse contre la R.D.C, contreviennent, ipso facto à certaines règles impératives du droit international qui font partie du " Jus Cogens" et auxquelles aucun État ne peut déroger.

Le respect de l’intangibilité du territoire national Congolais, la non intervention dans les affaires internes congolaises, l’abstention de recourir à l’agression ou au conflit armé sont quelques principes de base que Ruandais et Ougandais devraient intérioriser avant de privilégier des solutions proscrites en droit international.

En revanche, parler d’un plan de règlement politique de la crise en R.D.C, serait chercher à s’ériger en un troisième larron entre le pouvoir en place et les institutions internationales, pour substituer par des plans machiavéliques et à connotation paternaliste, les instruments juridiques internationaux et africains existant,en l’occurrence la Charte de Nations-Unies et celle de l’OUA.

Ces Chartes prévoient , les modes de règlement pacifique des différends entre les États membres, à savoir, la négociation, la médiation, la conciliation et l’arbitrage.

La négociation entreprise par Nelson Mandela ou la médiation tentée par Omar Bongo ayant échoué, la R.D.C, en tant qu’État membre de l’ONU a porté le litige devant l ’ONU pour solliciter ses bons offices et peut-être une résolution sur le conflit comme se fut le cas en Kosovo, Bosnie et au Koweït. Aussi, le plan proposé , transmis par Léon Mukendi s’avère t-il délicat , paternaliste et de main éternellement tendue à l’Occident, alors que l’Afrique semble assez mûre pour se trouver des solutions musculeuses soient-elles, à ses propres problèmes.

Qui propose un plan de paix de ce genre avec les agresseurs se doit de savoir, disaient les romains:  "Saepe sub nomine pace latet bellum".

Me Alexandre C. Mukendi

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