GauHome.jpg (15896 octets) Droitebandeau.jpg (20729 octets)
Lettre ouverte aux "véritables dirigeants" du Congo-Kinshasa
wpe141.jpg (679 octets)
Tomansi Mianziula
wpe141.jpg (679 octets)
Messieurs,

Il nous est très difficile d'écrire cette lettre car, pour nous (citoyens zaïrois ou congolais), c'est reconnaître notre assujettissement aux forces étrangères qui occupent notre pays. Mais, en observant la situation politique, économique et sociale qui ne cessent de se dégrader dans notre pays, nous avons pris le courage de l'admettre pour que certains congolais ou zaïrois qui ne s'en sont pas encore rendu compte, s'en rendent.

Et, tous ensemble, nous allons unir nos forces pour mettre fin à cette occupation.

Doté d'une meilleure connaissance de l'état de santé de "l'aigle de Kawele", du soutien internationale dont il disposait, de la perte de plus en plus croissant de son soutien politique à l'intérieur du pays et de la situation dans laquelle se trouvait le peuple zaïrois, vous avait donc eu l'avantage sur l'opposition interne pour le renversé plus rapidement que prévu car il ("l'aigle de Kawele") et son système étaient condamnés à disparaître de toute façon.

Poussé par la crainte de perdre le contrôle sur la conduite des affaires de l'état Zaïrois, vous avait jugé bon d'entamer une guerre, soit dit en passant de "guerre de libération" avec comme chef de file un national, pour anéantir tous les efforts déjà consentis par l'opposition interne au défunt régime. Il était plus intéressant pour vous d'avoir au commande un individu contrôlable qu'un élu du peuple, qui serait du coup moins contrôlable que le premier. Ainsi, vous pourrez vous adonner librement à vos manœuvres malveillantes au détriment du peuple zaïrois à qui vous avait fait croire que cette guerre était pour leur bien.

En reconnaissance de l'appui que vous avait volontairement donner au peuple zaïrois pour se libérer d'environ 32 ans de dictature et d'une vingtaine d'années de misère, nous vous en remercions et vous demandons de dire au peuple zaïrois, par l'entremise du Haut Conseil de la République (H.C.R.) qui existait déjà sous la deuxième république, le montant de la facture à payer pour votre contribution à la chute du "léopard". Après cela, messieurs, nous vous exhortons de cesser toutes interférences par le biais de certains individus ( les faux congolais ou faux zaïrois) dans la gestion de notre patrimoine national.

Messieurs dites vous ceci : lenteur à réagir à la dictature mobutienne n'est pas égale à lenteur à réagir aux occupants étrangers et leurs boy-scouts.

Donc, dès ce jour, laissez au peuple zaïrois le soin de prendre seul les décisions politiques et économiques qui les mèneront vers un futur agréable pour tous. C'est ce que vous auriez dû faire juste après la chute de l'ancien régime, au lieu d'essayer de tenter le diable.

N.B. : Cette lettre est adressée à ceux qui avaient violé notre espace territorial dans l'Est du Zaïre ainsi qu'à leur partenaires.

Ceci ne pas seulement notre opinion mais elle est aussi celle d'une grande majorité du peuple.

Conseil gratuit : "Ne poussez pas le zaïrois à la haine car il est sûr qu'il n'y aura jamais de paix parmi les pays des grands lacs".

T. Tomansi ( tomansi@comnet.ca )

Copyright Afriqu'Info asbl.