Nous sommes très heureux de
constater que la manifestation conduite par un certain nombre des nos frères lors de la
visite du ministre des mines de la R.D.C. à Montréal a suscité tant d'attention.
N'est-ce pas là le but recherché pour toutes manifestations ?Au moins, cette marque d'attention ne fait que prouver le
développement d'un esprit encore plus critique et encore plus intéressé des congolais
à tout ce qui touche, de loin ou de près, à leur marche vers un avenir meilleur.
La reconstruction du Congo-Kin se trouve actuellement dans
sa phase la plus critique car, c'est en ce moment que doivent être jeter les bases
économiques, politiques et sociales qui mèneront vers le progrès et le bien-être de la
population tout entière. Donc, rater cette phase c'est rater la suite ! Sauf miracle !
Or, une telle phase nécessite une réconciliation
nationale et une implication de tous les enfants du pays pour ne pas en léser certains en
les excluant dès le début de ce long et pénible processus de la reconstruction
nationale. Il est facile de comprendre que si lésé il y a, les entraves à la
reconstruction du pays sous le régime actuel persisteront et risqueront de saper toute
espoir de progrès.
Mais, force est de constater que certains courants
idéologiques nationaux en sont déjà exclus. Il y a et il y aura une intégration tout
le long du processus pour certains de ces courants mais à quel prix !
Ainsi, à l'heure actuelle, tout congolais qui se sent
exclu et qui n'a, en plus, aucun moyen se faire entendre pour partager ces opinions avec
le reste de ces frères risque de réagir avec un peu plus de vigueur à la moindre
occasion. Ceci pourrait bien justifier le comportement de nos frères.
Donc, les condamner d'emblée nous semble beaucoup trop
sévère car, toute réaction n'est que la réponse à une action posée préalablement.
T. Tomansi ( tomansi@comnet.ca
)