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A quand la démocratie ?
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Clément Petelo
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MOBUTU - KABILA

Blanc bonnet et bonnet blanc … ?

Le terrorisme politico-médiatique déroutant et étouffant ourdis par les détracteurs de la démocratie et de droits fondamentaux bat son plein en République Démocratique du Congo.

Depuis toujours, l'argent et le pouvoir se sont souvent révélés des ennemis de la vérité, de l'harmonie, de la concorde et de la paix.

Aux USA, ils ont éteint la beauté de l'âme qui transparaissait sur le visage illuminé d'amour et de fraternité. Ils l'ont tué et pourtant il n'avait semé ni haine ni cruauté. Tout son message était centré sur son rêve connu de tous : " Je rêve, disait Martin Luther King, le jour où Noirs et Blancs vivront en harmonie … ". Il s'en est allé avec une richesse qu'on ne peut acquérir que par l'humilité et l'amour.

Aux Indes, des combinaisons secrètes ont détruit un grand symbole de lutte pour la paix, la liberté et la dignité, en la personne de Gandhi.

En Afrique, Kwamé Khruma, Lumuba, Kasa-vubu, Neto, Nguabi pour ne citer que ceux-là, ont été anéantis les uns cruellement et perfidement, les autres à petit feu.

Aujourd'hui, les peuples épris de paix et de liberté désirent assumer leurs devoirs et droits. Unis dans l'âme, les Congolais de tout bord ont soutenu et accompagné l'action menée par Monsieur Laurent KABILA jusqu'à son aboutissement ; mais ne cachent pas leur crainte de voir le pays sombrer dans un nouvel imbroglio. D'aucuns pensent que la méthode employée par le nouveau pouvoir clanique frise la dictature et de ce fait, compromet le processus de démocratisation que tout le monde croyait déjà en chantier. Personne n'as plus de droits que d'autres pour modeler à sa guise les institutions du pays. Mobutu l'a fait pendant 32 ans et il a été enterré avec son idéologie. Comme quoi, la vérité est inébranlable.

En ce qui concerne la République Démocratique du Congo, la vérité est qu'il ne s'agit pas d'un problème d'homme, mais il est question d'établir des institutions fiables, efficaces et durables. Les hommes passent mais la Nation demeure. Les hommes et les femmes instruits sont disponibles dans ce pays, mais il faut en plus un sens patriotique inaliénable.

Nombreux de concitoyens sont ceux qui croient à la volonté et à la détermination affichées du Président KABILA de reconstruire le pays, mais souhaitent en revanche qu'il révise sa copie quant à la méthode…

La critique que nous pouvons faire est que si l'actuel Président a combattu pour mettre un terme à la plus odieuse des dictatures du siècle, il ne reste pas moins vrai que son régime est loin de rassurer ceux qui avaient cru. En effet, après le départ de Mobutu, la première mesure annoncée par le nouveau pouvoir est la suspension d'activités de Partis politiques, ce à quoi tout le monde avait adhéré volontiers ; le temps de rétablir la sécurité avait-on pensé. Mais, cependant , l'AFDL organise des séminaires de formation idéologique et installe des comités sectionnaires dans les communes. Des meeting sont animés ça et là à travers le pays . Tandis que les leaders d'autres Partis qui osent s'exprimer sont mis aux arrêts… ; on a l'impression d'avoir déshabillé St Pierre pour habiller St Paul.

Par ailleurs tout est verrouillé : le pouvoir appartient au club de l'Est. Tout ceux qui ont pris le train après Goma sont encombrants. Erreur, car, l'expérience a déjà prouvé que ceux qui cherchent à conserver le pouvoir par la force finissent par le perdre définitivement. Certes, KABILA a mené un combat, mais la victoire conquise sur la dictature est celle de tout un peuple. A part quelques résistances rencontrées au début des hostilités, l'entrée de l'AFDL à Kisangani ( en dépit de l'arsenal mis en place par les forces de Mobutu renforcées par des mercenaires ), à Mbuyi mayi, à Lubumbashi et à Kinshasa n'était qu'une simple formalité.

Cela prouve qu'une bonne partie de la lutte avait déjà été gagnée grâce à l'adhésion de toutes les forces vives du pays à la cause .

A notre avis, si nous voulons vraiment rebâtir une Nation digne, l'effort de reconstruction doit s'accompagner d'une réelle volonté de réconciliation, par la création d'une commission ad hoc à la sud - africaine pourquoi pas, quitte à l'adapter à nos réalités . Cela serait une occasion pour d'éventuels repentis de battre la culpa et restituer les biens de l'Etat volés. J'ose croire que certains <<dignitaires >> de l'ancien régime étaient eux-mêmes otages d'un système dont ils serraient aujourd'hui libérés en même temps que le peuple. Maintenant, à chacun de choisir entre la dignité et le ridicule.

Dans tous les cas, il est dangereux de croire que l'avenir du pays reposerait sur l'institutionnalisation de règlement de compte. Qu'on ne se trompe pas de combat ; l'ennemi commun c'est le mal avec tous ses attributs. Pour le vaincre, il faut choisir la meilleure arme : celle qui ne tue pas, mais empêche l'autre de tuer. Cette arme en politique s'appelle Démocratie, et sa force dépend de la capacité des acteurs politiques à en respecter les principes ,

Que ce soit avec l'actuel Président ou quelqu'un d'autre, notre pays ne recouvrera jamais durablement la paix s'il n'y a pas de loi à laquelle tout le monde doit être soumis, y compris celui qui la décrète . Si Dieu n'obéissait pas lui-même à la loi de cieux, il cesserait d'être Dieu. Quoique l'homme fasse, s'il persévère dans l'erreur, il périra … Seule la vérité ne tarit pas.

L'expérience de trois décennies de honte nationale et d'avilissement humain doit appartenir au passé. Les Congolais espèrent qu'avec la volonté du Président KABILA, alliée à son sens de responsabilité et d'honnêteté, la page sera définitivement tournée.

Merci

Clément PETELO ( basambundu.mayala@hol.fr )

3, Allée Vauban

92320 Chatillon France.

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