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Tshisekedi dit:
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Mwanyina Ndjabwanga Médard
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"Je me suis battu pendant dix-huit ans pour imposer la liberté. Ce n'est pas Kabila qui va m'empêcher d'être libre. [...]. On l'ignore. l'AFDL a pris le pouvoir par la force: leur pouvoir est donc illégitime."

---Kinshasa, le 2 juillet 1998

"J'ai fait comprendre, tout en comprenant qu'il puisse en être autrement, qu'un an [de suspension des activités politiques] était amplement suffisant. Nous n'étions pas prêt d'aller au-delà d'un an. Il fallait qu'il songe sérieusement à libéraliser les activités politiques."

---Kinshasa, le 7 juillet 1998

"Je lui [= Nyerere] ai dit comment nous voyons cette réconciliation nationale. Nous la voyons sous forme d'une entente, d'un consensus autour d'un texte juridique qui s'appellera Constitution de la transition qui doit régir notre pays. C'est cela la réconciliation. A ce moment là, les choses sérieuses devront commencer."

---Kinshasa, le 7 juillet 1998

"je lui [= Kabila] ai parlé des victimes de mon parti, de l'opposition interne, même les autres - qu'ils soient compatriotes ou étrangers, qui croupissent dans les differents cachots de l'ANR, une agence qui nous rappelle la SNIP de triste mémoire. Qu'on les libère parce qu'ils sont détenus pour raison d'opinion. (...) Il a le droit d'avoir sa conception des choses: il vous le dit comment dans ses discours, ce n'est pas à moi de vous le repéter et il me l'a repeté, c'est son droit. Mais n'empêche au nom de ceux qui croient encore en moi et qui me font confiance, je l'ai dit très fraternellement à M. Kabila et j'espere aujourd'hui encore qu'il m'a pris au sérieux."

---Kinshasa, le 7 juillet 1998

"C'est d'abord un problème de principe [à propos du rapport de l'ONU sur les présumés massacres au Congo]. Je viens de vous dire pourquoi nous luttons: instauration d'un Etat de droit démocratique. C'est l'Etat ou règne des lois auxquelles tout le monde se soumet. Et je viens de vous dire qu'à la periode de la mondialisation, le monde est en train de devenir un village et a aussi des lois auxquelles nous devons nous soumettre. C'est pourquoi, je ne peux que logiquement encourager les responsables des Nations unies de faire tout ce qui est en leur pouvoir pour que toute la lumière soit faite dans le dossier des massacres des Hutus et que les sanctions les plus sévères soient prises contre tous ceux qui auront été reconnus auteurs de ces massacres."

---Kinshasa, le 7 juillet 1998

À propos de la "Constituante" de l'AFDL:

"Je ne suis pas journaliste et je n'aimerais pas faire du tout des leçons de journalisme à qui que ce soit. Mais, je suis consommateur des journaux. En tant que consommateur des journaux, les journalistes ont aussi intérêt à entendre le point de vue des consommateurs de leurs produits. J'aurai aimé, particulièrement dans nos pays soi-disant du tiers monde où nous avons de grands problèmes de maturité des peuples et de ceux qui les dirigent, que les journalistes, en plus de l'information qu'ils donnent, se donnent aussi la peine de se former eux aussi à ce qu'ils communiquent à leurs lecteurs.

Vous me parlez d'une constituante: qui a désigné cette constituante? D'où a-t-il tiré la légitimité pour désigner cette Constituante? Quels sont les membres qui composent la Constituante parce la Constituante, à mon sens, implique nécessairement une représentation du peuple. Ces gens qui sont dans la Constituante, de quelle représentation populaire peuvent-ils se réclamer? Ces choses-là, j'aurais voulu que ce ne soit pas l'apanage des hommes politiques. Vous faites circuler l'information mais vous devez aussi suivre même les cours du soir pour vous assurer que l'information que vous donnez aide à quelque chose et n'amène pas à la confusion.

Je vous ai félicité, chers frères et soeurs de la presse, du travail que vous faites, mais vous êtes aussi responsables de beaucoup de confusion dans les esprits. Je me serais attendu à ce que le jour où on nous a parlé de cette Constituante que toute la presse titre à la Une, que c'est la plus grande injure qu'on puisse faire à notre peuple, plutôt que de vous entendre épingler des irresponsables membres de cette Constituante établir des listes des gens qu'ils croient exclure de la vie politique et d'aller dans les commentaires.

Vous avez amplifié la confusion. Si vous aimez ce peuple qui est vôtre, acceptez de vous donnez la peine de lui donner l'information liée à sa maturité parce qu'il est appelé demain, dans ce que nous appelons la IIIème République, de prendre des décisions qui concernent la destinée de ce pays en sa qualité de souverain. Ce peuple doit être mur et à même de décider en connaissance de cause. Les journalistes ont le devoir de l'aider à cela.

En ce qui concerne nos compatriotes qui sont à l'extérieur, ils ne sont pas tous des kamikazes pour revenir dans un Etat ou un seul individu décide de la vie et de la mort des gens. Nous sommes déjà exposés, nous qui sommes ici. Voilà pourquoi si vous voulez que nos compatriotes reviennent, nous le voulons tous, soyez avec nous dans ce que je viens de dire: les pressions sur M. Kabila pour que nous puissions arriver dans un Etat de droit où la Constituante sera représentative du peuple et non pas une assemblée nommée par décret-loi."

---Kinshasa, le 7 juillet 1998

Consultez le site de l'UDPS à l'adresse: http://www.udps.org

Nous tenons aux grains, nous vaincrons!

Médard Mwanyina Ndjabwanga
Secrétaire Cellulaire de l'UDPS
Toronto-Est/Canada
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