GauHome.jpg (15896 octets) Droitebandeau.jpg (20729 octets)
Apprenez à connaître l'UDPS avant de le combattre
wpe141.jpg (679 octets)
Mwanyina Ndjabwanga Médard
wpe141.jpg (679 octets)
Connaissez-vous le parti que vous combattez? Je pense que non! Pour y parvenir, je juge bon de reprendre certains element que contiennent le Projet de societe et les Statuts de l'UDPS afin de les mettre a la disposition de ceux qui nous posent quelques fois des questions ambigues suivies des commentaires acerbes sur notre Parti national "UDPS".

En notre connaissance, nous disons que la theorie universelle sur l'organisation politique et le "nombre de partis politiques dans toutes les democraties memes americaine ou indienne, est fixe par la capacite de ces dits partis, a faire elire ses representants au parlement et non par une legislation impopulaire ou une dictature" comme c'est le cas au Congo. A l'epoque, s'il y avait 400 partis politiques comme d'aucuns n'arretent pas de le dire, cela ete due au fait que Mobutu, dans sa maniere de se maintenir au pouvoir, avait multiplie ces partis dans le but innavoue de sabotter le parti majoritaire et populaire du apys qui etait l'UDPS. Pour preuve, il prolongeait toujours l'echeance electorale afin de se rassurer de la majorite qu'il s'etait faite au sein du HCR-PT.

Mais, comme Kabila et l'AFDL se sentent aussi minoritaires, mal connues, sans projet de societe ni assises populaire, ils ont prefere prendre des decisions semblables a celles que Mobutu prenait afin de faine leur democratie mediocratique au Congo sous pretexte d'organiser le pays mais, les images a la television ne nous trompent pas quand meme. Cette realite est connue de tous le peuple congolais qui voit que sa democratie est volatilisee par des vautours venus de l'etranger. Nous profitons pour dire egalement que, l'UDPS n'est nullement pas un parti des Balubas, il n'exclu personne et n'empeche personne de defendre ses arguments. Il est l'unique parti national dans notre pays comme c'est fut le cas du MNC de 1960 a 1965.
On y adhere librement et on part quand on est pas satisfait, il est (UDPS), la grande difference entre lui le partis tels que AFDL ou MPR, ou on oblige les gens par le pouvoir d'etre membre meme quand vous n'etes pas encore ne. A une moindre occasion on vous condamne a plusieurs annees de prison comme c'est le cas avec Olenga Nkoyi et Zaidi Ngoma.

Voici ce que nous avons prepare pour vous, tire du Projet de societe de l'UDPS:


TITRE I: L' IDEOLOGIE

LE PARTI


L' Union pour la Démocratie et le progrès social (UDPS) est un parti démocratique et national. À ce titre, elle est ouverte aux citoyens de toutes les catégories sociales, sans distinction de sexe, de croyance ou de tribu.

LA NON-VIOLENCE

Partisane de la non-violence, l' UDPS proclame sa foi dans la déclaration universelle des droits de l' homme qu' elle s' engage à appliquer, à promouvoir et à défendre par tous les moyens.

LA TOLÉRANCE

L' UDPS entend engager ses membres à militer pour un concensus dicté par la nécessité d' une coexistence pacifique entre les différentes formations politiques quelles que soient leurs idéologies, en vue de promouvoir les règles du jeu démocratique.

LE PRAGMATISME

L' UDPS s' oppose au dogmatisme et, par conséquent, à la politique du tout ou rien. Elle entend concilier les principes qui sont les siens avec les données politiques objectives.

LA DÉMOCRATIE

L' UDPS proclame sa foi et sa fidélité dans la démocratie et s' engage à la défendre et à l' appliquer dans tous les domaines économique, politique, social et culturel. Elle considère que le dialogue et la tolérance sont les attributs indispensables de l' exercice de cette démocratie. Sur le plan politique, l' UDPS engage ses militants à soutenir et à défendre une démocratie pluraliste afin de promouvoir des structures favorables à l' épanouissement de l' Homme et à la participation de la population au gouvernement de la cité.

LE POUVOIR

Le pouvoir émanant du peuple et nul ne pouvant le prendre et prétendre l' exercer sans recourir préalablement à lui, l' UDPS condamne toute confiscation de pouvoir. L' UDPS veut promouvoir la participation du peuple souverain au pouvoir qu' il délègue, la garantie des libertés fondamentales et le pluralisme politique et syndical afin de garantir une gestion saine de la chose publique et d' assurer un contrôle efficace de l' exercice du pouvoir. L' UDPS adhère au principe de séparation et de collaboration des pouvoirs. Cette séparation des pouvoirs est la seule voie susceptible de promouvoir des pratiques de pouvoir conformes au respect du principe de la souveraineté du peuple et, par consequent, d' écarter le risque d' instauration d' un pouvoir arbitraire, de dictature ou de totalitarisme.

L' UNITÉ NATIONALE ET LE FÉDÉRALISME

L' unité nationale acquise au prix du sang est sacrée. L' UDPS s' engage à promouvoir, à protéger et à défendre par tous les moyens celle-ci ainsi que l' intégrité du territoire, dans le respect des particularités et des spécificités régionales. C' est une des raisons pour lesquelles, sur le plan des structures étatiques, elle préconise l' instauration d' un régime fédéral. Comme corollaire à ces principes, l' UDPS rejette avec vigueur toute idée de sécession.

LE MODE DE PRODUCTION

L' UDPS entend promouvoir concurremment l' initiative publique et privée en vue de réaliser le progrès social. Toutefois, les secteurs stratégiques de l' économie nationale seront du ressort exclusif de l' Etat.

LA SECURITE SOCIALE ET LA CULTURE

Sur le plan socio-économique, l' UDPS entend oeuvrer pour l' amélioration du bien-être de l' homme et pour sa sécurité sociale. Pour ce faire, elle vise à promouvoir le développement et la croissance économique qui, seuls, peuvent assurer le progrès social et promouvoir la culture.

LE PROGRES SOCIAL

Parcequ' elle s' engage à créer une société harmonieuse dans laquelle chaque congolais pourra jouir des bienfaits du progrès technique, l' UDPS mettra tout en oeuvre pour instaurer la justice distributive, assurer une répartition équitable du revenu national, afin de diminuer les inégalités sociales et de promouvoir le progrès social.

LE SOLIDARISME

L' idéologie de l' UDPS est donc la proclamation des idées de démocratie, de pluralisme politique et syndical, de non-violence, de solidarité nationale et internationale. Dans cette conception, la réalisation du bien-être social postule une redistribution équitable du revenu national et une réorganisation efficace de la solidarité. Cette conception allie les principes de coopération et de compétition tout en privilégiant la reciprocité et la solidarité nationales. L idéologie de l' UDPS est le solidarisme.


TITRE II: LA POLITIQUE INTÉRIEUR

I. LE PAYS

1. APPELATION

Pour des raisons d' ambition personnelle et aux fins de brouiller l' histoire, la dictature de Kinshasa changea, en 1971, le nom de notre pays: le Congo devint Zaïre. L' UDPS a choisi de revenir à la première appelation de notre pays afin de restaurer cette mémoire collective qui nous lie à nos ancêtres. Notre pays s' appellera République Fédérale du Congo.


2. Le 30 Juin 1960

Le 30 Juin 1960, notre pays a accédé à l indépendance. Beaucoup de ses enfants sont tombés avant et après cette date pour lui assurer un avenir prospère et paisible, dans la démocratie et le progrès social. Ce jour symbolise la fin de l' asservissement et le retour à la liberté pour notre peuple. En conséquence, l' UDPS marque d' une pierre blanche la date du 30 Juin 1960. Celle-ci redeviendra la plus importante de nos fêtes nationales et devra être commemorée avec les honneurs qu' elle mérite.


3. LE DRAPEAU

En conséquence, le drapeau du pays est, pour l' UDPS, celui issu de la constitution de 1964: fond bleu traversé en oblique par deux bandes jaunes encadrant une bande rouge, et sur lequel est posée une toile jaune.

4. L' HYMNE NATIONAL

De même, l' UDPS considére que l' hymne de notre pays doit redevenir le Debout Congolais .

5. L' ORGANISATION TÉRRITORIALE

La propagande mobutiste tend à identifier fédéralisme et séparatisme. Ce dernier stigmatisant l' idée du chacun pour soi. L' UDPS combat énergiquement cette propagande qui déforme la réalité.

Le fédéralisme est au contraire la structure de l' Etat plus adaptée étant donné l' immensité du territoire national, ses diversités sociales, culturelles et économiques. C est la seule structure capable de promouvoir une administration et une organisation efficaces du territoire et de l' économie nationale et de mettre ainsi fin au centralisme hérité du régime colonial et qui a favorisé la dictature dont nous souffrons depuis le 24/11/1965. Partisane de la stabilité politique, facteur du progrès économique et social, l' UDPS prône l' instauration d' un pouvoir exécutif et d' un pouvoir législatif tant au plan national qu' au plan régional, ainsi que la responsabilité individuelle et collective des gouvernants devant le Parlement ou à l' Assemblée régionale.


6. ORGANISATION DES POUVOIRS

L' UDPS se prononce pour la séparation effective des pouvoirs en législatif, exécutif et judiciaire.

Elle préconise l' instauration de deux chambres législatives et d' un exécutif fort. Le Président de la République, suprême arbitre, sera responsable devant le Parlement. Les Etats fédérés auront aussi un Parlement et un Gouvernement responsable devant ce Parlement.


II. LES LIBERTÉS FONDAMENTALES

L' UDPS s' engage à lutter pour la promotion, la protection et la défence de toutes les libertés fondamentales, individuelles et collectives et à veiller à leur exercice effectif. Il en est ainsi de la liberté de la presse et de la liberté syndicale.

1. La radiodiffusion - télévision

Pour l' UDPS, la radiodiffusion - télévision doit être dotée d' un statut juridique qui lui permette d' informer objectivement la population et qui, en guise de garantie pour tous, permette la participation à sa gestion de personnes indépendantes au Gouvernement, notamment des représentants de toutes les opinions politiques, philosophiques et des scientifiques. Ledit statut devra également permettre de veiller à ce que, dans aucune circonstance, cette information ne passe sous le contrôle, de droit ou de fait, d' un groupement idéologique, politique, philosophique ou financier. Il devra aussi mettre l' accent sur la conscience des masses: information, formation, connaissance de notre Pays et des problèmes du sous-développement.

2. Liberté syndicale

La liberté syndicale est une garantie pour une défence efficace des intérets professionnels. Le pluralisme syndical permet à chacun d' adhérer à un syndicat correspondant à ses convictions et dans lequel il pense mieux pouvoir défendre ses droits. En plus des syndicats des travailleurs, il faut promouvoir des syndicats d' indépendants et d' agriculteurs.

III. LA JUSTICE

D' une part, l' UDPS s' engage à restaurer une justice équitable et indépendante et à garantir l' indépendance de la magistrature. D' autre part, elle s' emploiera à combattre la corruption sous toutes ses formes. La réhabilitation de la magistrature n' est réalisable que si les magistrats et le personnel judiciaire sont à l' abri des tentations.

IV. LA FONCTION PUBLIQUE

La Fonction Publique doit être organisée de manière à mettre le Service Publique à la disposition de tous. La gestion du personnel de l' État doit être assurée par un seul ministre, celui de la Fonction Publique.

A la tête de ce ministère ne peuvent être placées que des personnes dont l' integrité est sans faille. La Fonction Publique devra être dotée d' un statut garantissant la carrière et un barème de rémunération succeptible de la revaloriser et la remoraliser. La justice dans le système de promotion, l' instauration du recrutement et d' avancement par concours devraient achever de réhabiliter la Fonction Publique, de la purifier et de lui restituer sa dignité d' antan. C' est de cette manière qu' elle sera dépolitisée et détribalisée.

Les avantages accordés, ainsi que les nécessités de moralisation de la Fonction Publique ont pour corrollaire la mise en application des sanctions particulièrement sév res pour les fonctionnaires. Une politique de formation permanente devra offrir aux agents déjà en fonction des possibilités de promotion et d' épanouissement et ameliorer la qualité des services rendus à la population. La règleè étant l' Administration au service de tous les citoyens, l' UDPS entend en conséquence tout mettre en oeuvre pour assurer la transparence dans le fonctionnement des appareils de l' État, faciliter l' accession de la population aux informations et aux services sociaux et la compréhension de la mission des services publiques. A cet effet, l' UDPS suggère que tout document administratif soit rédigé en deux langues au moins: le Français et l' une des quatre langues nationales parlées dans la region.

V. LES INSTITUTIONS TRADITIONNELLES

Nos villages constituent des noyaux de base de développement. C' est pourquoi il est nécessaire qu' une stratégie d' ensemble, cohérente et réaliste, soit tracée. Ces villages, qui contiennent 80% de la population, vivent dans une autarcie, en marge de la vie politique, économique, sociale du pays. Ils produisent l' essentiel de ce que leur population consomme, et sont peu enclin à la révolte. Ils sont donc un facteur important de la paix sociale.

Cette paix sociale pourrait permettre aux autorités fédérales de les intégrer harmonieusement à la vie de la nation, afin de les faire participer à la gestion du pays. Sur le plan culturel, nos campagnes constituent la terre où chacun d' entre nous tire ses racines, à la fois musée, source de nos valeurs propres et lit qui canalise nos actions de tous les jours. C' est dire que ces villages méritent bien plus d' attention et de respect. Les chefs coutumiers, qui règnent sur ces villages, ne jouissent pas toujours de la considération à laquelle ils ont pourtant droit. Ils sont l' objet de chantages et de pressions qui aboutissent inévitablement à leur honteuse exploitation. Le chef coutumier est l' objet de telles sollicitations, accompagnées de menaces de déchéance, qu' on est obligé de mettre toute l' économie du village à contribution. C 'est l' exploitation organisée des milieux ruraux par le pouvoir et les entreprises capitalistes; d' où leur pauperisation.

De plus, l' accession au pouvoir coutumier a cessé d' être légitimée par la tradition. Elle ne dépend plus que du bon vouloir de l' autorité territoriale et de la fidélité au régime en place. C' est souvent aussi le plus offrant qui hérite du titre sacré, fut-il un usurpateur. C' est la destruction du pouvoir traditionnel.

L' ascendance des chefs coutumiers sur les populations rurales est cependant encore forte. Elle peut servir de point de départ pour l' organisation des institutions plus stables. L' UDPS s' engage à militer en faveur d' une loi cadre pour la rationnalisation des rapports entre les institutions traditionnelles et l' administration publique, dans le souci de mettre fin à l' exploitation des milieux ruraux et de protéger leurs droits les plus élémentaires. Cette loi cadre intégrera harmonieusement le pouvoir traditionnel et le pouvoir étatique. Elle mettra ainsi fin àleur parallelisme hérité de la colonisation et si ruineuse pour la réalisation de l' unité territoriale et la genèse de la conscience nationale.

VI. LES FORCES DE L ORDRE

L' UDPS considère que l' ordre et la sécurité publique sont les conditions de l' exercice des libertés publiques, du progrès et de la paix sociale. Les forces de l' ordre se doivent d' être au service de la population et non contre elle. Pour remplir leurs missions de défence de l' intégrité territoriale et de maintien de l' ordre, les forces de l' ordre doivent être mises a l' abri des luttes politiques. Pour l' UDPS, elles doivent être le creuset où se forgent la conscience nationale et le patriotisme. Elles doivent constituer et se présenter comme un des facteurs importants de cohésion nationale. La séparation des forces de l' ordre en Armée, Gendarmerie et Police est une nécessite. Elle permettra le plein accomplissement de leur rôle.


TITRE III: ÉCONOMIE ET FINANCES

VII. LA POLITIQUE ÉCONOMIQUE

1. L' État et l' économie

Qu' il s' agisse d' une économie de marché ou d' une économie planifiée, le rôle de l' État s' avère indispensable pour assurer la production, la satisfaction des besoins et la réalisation du bien être social. Pour l' UDPS, il faut donc promouvoir concurremment les entreprises publiques et privées par tous les moyens compatibles avec le progrès social, l' objet des préoccupations constantes du parti. Le secteur public est le garant du bien commun. L' intervention est indispensable à toute politique dynamique de développement notamment quand l' ampleur des moyens nécessaires dépasse les ressources des sociétés privées. D' autre part, il s' agit d' assurer le controle de l' État, en veillant à ce que la liberté individuelle ne compromette pas l' intéret général dont l' État est dépositaire.

2. Le secteur public

Dès la naissance de l' État indépendant du Congo et pendant l' existence de la colonie du Congo Belge, un secteur public important a été créé et s' est developpé. Après l' indépendance il s' est encore agrandi par nationnalisation ou création d' entreprises nouvelles, intégrant partiellement ou totalement les secteurs des mines, de l' énergie, des transports, du crédit, des assurances. Il faut en outre y ajouter les participations de l' État dans de nombreuses sociétés privées.

Dès lors, l' UDPS considère que le problème principal n' est pas celui d' une extention du secteur public, mais celui d' une rigoureuse et honnete gestion, tant de ce secteur que, plus généralement de l' économie, notamment dans les domaines de la monnaie et des finances publiques.

L' UDPS entend créer des conditions optimales du fonctionnement des entreprises publiques comprenant entre autre une adaptation de leur statut, des moyens finaciers, techniques et humains à leurs missions, l' introduction d' une gestion décentralisée et la constitution d' un corps de gestionnaires formés spécialement pour ce secteur.

3. Monopoles et concurrence

L' UDPS constate que la concurrence est un facteur indispensable à la promotion d' une économie dynamique. Elle considère qu' une libre concurrence bien respectée est bénéfique aux consommateurs. Elle est génératrice des progrès technologiques susceptibles d' apporter l' expantion de l' économie, l' abondance, la diversité et une meilleur qualité de produits et de services. Mais le controle permanent de l' État est indispensable pour que le développement économique ne se fasse pas au détriment des intérets des masses laborieuses. Le monopole de l' État doit être maintenu pour des entreprises a caractère stratégique.

4. Orientation de l' industrialisation

Les industries congolaises ne tournent pas à leur capacité optimales, entrainant des coûts unitaires plus élévés et privant, en parti, le pays du fruit des efforts antérieurs d' investissement. L' UDPS entend militer pour reéedier a cette situation, notamment par une politique monétaire appropriée et une meilleur utilisation des devises disponibles (politique d' approvisionnement).

5. L' Artisanat et la P.M.E.

La contribution des petites et moyennes entreprises (P.M.E.) A l' économie nationale est nécessaire, notamment pour la création d' emplois nouveaux, l' approvisionnement des marches intérieurs et l' utilisation des matières premières locales.

Par ailleurs, l' UDPS est consciente de ce que l' État congolais, entrainé par la tradition coloniale, a tendance à privilégier la grosse industrie d' extraction minière, génératrice de devises. Elle estime qu' une telle politique doit être infléchie. Il est temps de développer une industrie nationale plus orientée vers les besoins locaux, qui fasse davantage place à l' artisanat et aux petites et moyennes entreprises, tenues par les nationaux et qui soit interssée à la valorisation des matières premières locales. En effet, l' UDPS considère que les ateliers et les petites entreprises, par leur dynamisme et leur diversité, donnent une certaine indépendance, ouvrent les possibilités de concurrence et réussite en dehors des grandes entreprises généralement dirigées par les étrangers, et contribuent à enraciner l' entreprise dans tous les secteurs et toutes les régions du pays; ils peuvent constituer un creuset oû se forment des dirigeants non universitaires d' entreprises. Enfin!
, ils peuvent être meilleurs utilisateurs des matières premières locales et présenter aux consommateurs des produits nationaux, susceptibles de concurrencer efficacement les produits importés.

Dans cette optique, l' UDPS entend mettre en place et/ou développer les structures institutionnelles favorables à l' artisanat et à la P.M.E., dans les domaines de la formation, de la "consultance" et du financement. De ce dernier point de vue, l' UDPS entend militer pour la création d' un "fond de l'artisanat et de la P.M.E." destiné à fournir aux artisants qui le mérite les moyens financiers nécessaires à leur première installation ou au développement de leurs efforts.

Dans la meme voie, l' UDPS entend mener une action publique d' information et de presse pour que les banques commerciales orientent leurs crédits vers ces producteurs. Elle est prête à étudier les modalités nouvelles de garanties qui faciliteraient l' octroi de ces crédits.

En outre, l' UDPS met à son programme l' organisation d' une campagne de sensibilisation pour une meilleur connaissance et la consommation des produits locaux. Elle concidère aussi que le meilleur exemple dans ce domaine devrait venir des gouvernants eux-mêmes et de la classe émancipée en general. Elle veut démontrer que la grandeur ne se trouve pas dans une consommation ostentatoire des biens importés de l' occident, qui ruine le pays et hypothèque son avenir mais plutôt dans la consommation de sa propre production.

6. La diversification régionale.

Au moment de l' indépendance, le développement économique était fortement concentré dans deux regions: le Katanga et la province de Léopoldville. Depuis l' indépendance ce déséquilibre s'est accentué. L' UDPS considere qu' une telle évolution non seulement est défavorable à la grande majorité de la population, mais compromet à long terme le développement de tout le pays. Il faut aller au-delà de la politique un moment preconisée et qui était axée sur trois poles de développement (Kinshasa, Lubumbashi, Kisangani) et viser à un développement harmonieux de l' ensemble du territoire national.

L' UDPS pense qu' une industrialisation mieux conçue et faisant une plus grande place aux petites entreprises pourrait davantage tirer partie de la diversité des ressources naturelles du Congo (agricoles, forestières, minières et autres) et créer progressivement un tissu industriel favorable aux échanges intra-régionaux et interressé. Une telle évolution peut fournir des emplois non-agricoles aux jeunes des milieux ruraux et urbains de l' intérieur du pays et constituer un frein à l' exode rural et à l' hypertrophie de la capitale.

7. L' énergie

L' insuffisance de l' énergie constitue dans beaucoup de cas un obstacle infranchissable au développement industriel des régions du pays. L' UDPS entend donc engager ses militants àcombattre ce goulot d' étranglement et mettre tout en oeuvre pour diversifier les sources d' énergie.

a. Les sites hydrauliques

Le Congo étant un pays bien pourvu en matière des sites hydrauliques, l' UDPS entend proposer un plan rationnel et méthodique d' exploitation de ces potentialités.

b. L' exploitation du site d' Inga et de la ligne Inga-Shaba

Les investissements de la phase II du barrage d' Inga et de la ligne à haute tensoin Inga-Shaba ayant été réalisés, les charges considérables d' amortissement et d' entretien qui en résultent pèseront lourdement sur l' économie dans les années à venir. Il convient donc de prendre des mesures plus efficaces pour en diminuer le poids. Dans cette optique, la solution la plus rationnelle consiste à multiplier les utilisations de l' énergie disponible à tous les niveaux: régional, national et, si possible, international. Au niveau régional, les possibilités d' utilisation au profit des populations des régions traversées par la ligne Inga-Shaba devraient rapidement être etudiées et mises en oeuvre pour que ces investissements de prestige puissent être convertis dans la direction du progres social. Il conviendrait d' étudier les possibilités de création de nouvelles industries afin de rendre rentables les investissements réalisés pour faire face à la dette consentie autrement que par des ponctions dans d' autres secteurs de l'activité économique. Enfin, au niveau international, il conviendrait d' explorer les possibilités d' écoulement dans d' autres pays de cette énorme énergie gaspillée.

c. Le carburant

Les périodes de pénurie de carburant sont trop fréquentes dans notre pays, avec leurs conséquences désastreuses sur l' économie nationale déja désorganisée et sur la vie sociale du pays. Une spéculation organisée par ceux-la même qui sont chargés de protéger les intérets supérieurs de la nation a favorisé le développement des marchés paralleles combien nocifs pour le peuple. Par ailleurs, un dynamisme plus grand devrait caracteriser la prospection et la mise en exploitation éventuelle des autres ressources du pays en hydrocarbure et en gaz naturel. L' UDPS entend lutter pour une meilleur harmonisation des intérets de la nation avec ceux des compagnies exploitantes et des autres pays producteurs de petrole.

d. Le charbon de bois

Le bois étant une source d' énergie de consommation la plus répandue sur l' ensemble du territoire national, l' UDPS entend lui consacrer une attention particulière. Une gestion prévisionnelle de nos forets et nos savanes boisées implique la promotion d' une politique de reboisement systématique des forets exploitées et des régions insuffisamment boisées, à la fois pour sauvegarder ce patrimoine, lutter contre l' érosion, fournir et garantir une source d' énergie la plus accessibles aux générations futures.

e. L' énergie solaire

L' UDPS considère que, situé de part et d' autre de l' équateur dans une zone tropicale et bénéficiant d' une insolation suffisamment longue sur toutes ses régions et durant toute l'année, le Congo devrait s' interesser aux efforts faits dans le monde pour l' adoption des technologies de captation de l' énergie solaire afin de les diffuser et de les vulgariser dans les milieux ruraux. L' UDPS luttera pour que soit favorisée la création des entreprises qui s' y consacreraient.

VIII. LA POLITIQUE MONÉTAIRE ET FINANCIÈRE

Le désordre monétaire qui sévit dans notre pays actuellement est la conséquence de l'irresponsabilité des gouvernements et du parti unique au pouvoir depuis 1965 . L' UDPS mettra tout en oeuvre pour valoriser la monnaie nationale.

1. La Banque Nationale

Les économistes ainsi que les parlementaires de la législature 1977-1980 ont unanimement constaté que la Banque Nationale et son gouverneur ne sont pas suffisamment indépendants: le Gouvernement et plus particulièrement le chef de l' État ont une main-mise absolue sur cette institution, l' empechant ainsi de jouer son role normal dans l' orientation de l' économie nationale. L' UDPS entend redonner toutes les attributions et pouvoirs à cette institution capitale dans la régularisation de l' économie et la révalorisation de l' image de notre système bancaire sur le marché financier interne et international.

2. Les Banques Commerciales

Le caractère extraverti du système bancaire du pays a pour conséquence que les choix dans la distribution du crédit ne vont pas dans le sens de favoriser l' expansion de l' économie nationale. En effet, ces banques résistent généralement àfinancer le secteur de l' économie tenu par des nationaux. Ceux-ci sont tenus à l' écart des capitaux des entreprises dites du secteur moderne.

L' État doit tout mettre en oeuvre pour une reorientation et un controle plus efficace de la circulation du crédit, de manière à encourager l' initiative chez nos compatriotes et à favoriser ainsi la création d' emplois nouveaux.

3. Les Grandes Entreprises Publiques

Les grandes entreprises publiques préfèrent souvent s'adresser aux marchés exterieurs plutôt que de soutenir la production ou la provoquer. Ce comportement extraverti s' explique notamment par l' imitation des grandes entreprises étrangères pour lesquelles la recherche du profit l' emporte sur les impératifs du développement et surévaluation artificielle de la monnaie nationale qui donne un avantage concurrentiel injustifié aux produits importés.

4. Les intitutions financières non bancaires

La politique du régime en matière d' institutions financières non bancaires a eu pour conséquence la perte de confiance des épargnants. Leur rôle étant capital dans le développement du pays, l' UDPS s' attachera a leur restituer cette confiance en accordant à leurs clients une garantie de l' État et en faisant assumer à ce dernier ses responsabilités en cas de défaillance.

Nous tenons aux grains, l'UDPS VAINCRA!

Me Mwanyina Ndjabwanga Medard
Copyright Afriqu'Info asbl.