| Apprenez à connaître
l'UDPS avant de le combattre |
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| Mwanyina
Ndjabwanga Médard |
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Connaissez-vous le parti que vous combattez?
Je pense que non! Pour y parvenir, je juge bon de reprendre certains element que
contiennent le Projet de societe et les Statuts de l'UDPS afin de les mettre a la
disposition de ceux qui nous posent quelques fois des questions ambigues suivies des
commentaires acerbes sur notre Parti national "UDPS".
En notre connaissance, nous disons que la theorie universelle sur l'organisation politique
et le "nombre de partis politiques dans toutes les democraties memes americaine ou
indienne, est fixe par la capacite de ces dits partis, a faire elire ses representants au
parlement et non par une legislation impopulaire ou une dictature" comme c'est le cas
au Congo. A l'epoque, s'il y avait 400 partis politiques comme d'aucuns n'arretent pas de
le dire, cela ete due au fait que Mobutu, dans sa maniere de se maintenir au pouvoir,
avait multiplie ces partis dans le but innavoue de sabotter le parti majoritaire et
populaire du apys qui etait l'UDPS. Pour preuve, il prolongeait toujours l'echeance
electorale afin de se rassurer de la majorite qu'il s'etait faite au sein du HCR-PT.
Mais, comme Kabila et l'AFDL se sentent aussi minoritaires, mal connues, sans projet de
societe ni assises populaire, ils ont prefere prendre des decisions semblables a celles
que Mobutu prenait afin de faine leur democratie mediocratique au Congo sous pretexte
d'organiser le pays mais, les images a la television ne nous trompent pas quand meme.
Cette realite est connue de tous le peuple congolais qui voit que sa democratie est
volatilisee par des vautours venus de l'etranger. Nous profitons pour dire egalement que,
l'UDPS n'est nullement pas un parti des Balubas, il n'exclu personne et n'empeche personne
de defendre ses arguments. Il est l'unique parti national dans notre pays comme c'est fut
le cas du MNC de 1960 a 1965.
On y adhere librement et on part quand on est pas satisfait, il est (UDPS), la grande
difference entre lui le partis tels que AFDL ou MPR, ou on oblige les gens par le pouvoir
d'etre membre meme quand vous n'etes pas encore ne. A une moindre occasion on vous
condamne a plusieurs annees de prison comme c'est le cas avec Olenga Nkoyi et Zaidi Ngoma.
Voici ce que nous avons prepare pour vous, tire du Projet de societe de l'UDPS:
TITRE I: L' IDEOLOGIE
LE PARTI
L' Union pour la Démocratie et le progrès social (UDPS) est un parti démocratique et
national. À ce titre, elle est ouverte aux citoyens de toutes les catégories sociales,
sans distinction de sexe, de croyance ou de tribu.
LA NON-VIOLENCE
Partisane de la non-violence, l' UDPS proclame sa foi dans la déclaration universelle des
droits de l' homme qu' elle s' engage à appliquer, à promouvoir et à défendre par tous
les moyens.
LA TOLÉRANCE
L' UDPS entend engager ses membres à militer pour un concensus dicté par la nécessité
d' une coexistence pacifique entre les différentes formations politiques quelles que
soient leurs idéologies, en vue de promouvoir les règles du jeu démocratique.
LE PRAGMATISME
L' UDPS s' oppose au dogmatisme et, par conséquent, à la politique du tout ou rien. Elle
entend concilier les principes qui sont les siens avec les données politiques objectives.
LA DÉMOCRATIE
L' UDPS proclame sa foi et sa fidélité dans la démocratie et s' engage à la défendre
et à l' appliquer dans tous les domaines économique, politique, social et culturel. Elle
considère que le dialogue et la tolérance sont les attributs indispensables de l'
exercice de cette démocratie. Sur le plan politique, l' UDPS engage ses militants à
soutenir et à défendre une démocratie pluraliste afin de promouvoir des structures
favorables à l' épanouissement de l' Homme et à la participation de la population au
gouvernement de la cité.
LE POUVOIR
Le pouvoir émanant du peuple et nul ne pouvant le prendre et prétendre l' exercer sans
recourir préalablement à lui, l' UDPS condamne toute confiscation de pouvoir. L' UDPS
veut promouvoir la participation du peuple souverain au pouvoir qu' il délègue, la
garantie des libertés fondamentales et le pluralisme politique et syndical afin de
garantir une gestion saine de la chose publique et d' assurer un contrôle efficace de l'
exercice du pouvoir. L' UDPS adhère au principe de séparation et de collaboration des
pouvoirs. Cette séparation des pouvoirs est la seule voie susceptible de promouvoir des
pratiques de pouvoir conformes au respect du principe de la souveraineté du peuple et,
par consequent, d' écarter le risque d' instauration d' un pouvoir arbitraire, de
dictature ou de totalitarisme.
L' UNITÉ NATIONALE ET LE FÉDÉRALISME
L' unité nationale acquise au prix du sang est sacrée. L' UDPS s' engage à promouvoir,
à protéger et à défendre par tous les moyens celle-ci ainsi que l' intégrité du
territoire, dans le respect des particularités et des spécificités régionales. C' est
une des raisons pour lesquelles, sur le plan des structures étatiques, elle préconise l'
instauration d' un régime fédéral. Comme corollaire à ces principes, l' UDPS rejette
avec vigueur toute idée de sécession.
LE MODE DE PRODUCTION
L' UDPS entend promouvoir concurremment l' initiative publique et privée en vue de
réaliser le progrès social. Toutefois, les secteurs stratégiques de l' économie
nationale seront du ressort exclusif de l' Etat.
LA SECURITE SOCIALE ET LA CULTURE
Sur le plan socio-économique, l' UDPS entend oeuvrer pour l' amélioration du bien-être
de l' homme et pour sa sécurité sociale. Pour ce faire, elle vise à promouvoir le
développement et la croissance économique qui, seuls, peuvent assurer le progrès social
et promouvoir la culture.
LE PROGRES SOCIAL
Parcequ' elle s' engage à créer une société harmonieuse dans laquelle chaque congolais
pourra jouir des bienfaits du progrès technique, l' UDPS mettra tout en oeuvre pour
instaurer la justice distributive, assurer une répartition équitable du revenu national,
afin de diminuer les inégalités sociales et de promouvoir le progrès social.
LE SOLIDARISME
L' idéologie de l' UDPS est donc la proclamation des idées de démocratie, de pluralisme
politique et syndical, de non-violence, de solidarité nationale et internationale. Dans
cette conception, la réalisation du bien-être social postule une redistribution
équitable du revenu national et une réorganisation efficace de la solidarité. Cette
conception allie les principes de coopération et de compétition tout en privilégiant la
reciprocité et la solidarité nationales. L idéologie de l' UDPS est le solidarisme.
TITRE II: LA POLITIQUE INTÉRIEUR
I. LE PAYS
1. APPELATION
Pour des raisons d' ambition personnelle et aux fins de brouiller l' histoire, la
dictature de Kinshasa changea, en 1971, le nom de notre pays: le Congo devint Zaïre. L'
UDPS a choisi de revenir à la première appelation de notre pays afin de restaurer cette
mémoire collective qui nous lie à nos ancêtres. Notre pays s' appellera République
Fédérale du Congo.
2. Le 30 Juin 1960
Le 30 Juin 1960, notre pays a accédé à l indépendance. Beaucoup de ses enfants sont
tombés avant et après cette date pour lui assurer un avenir prospère et paisible, dans
la démocratie et le progrès social. Ce jour symbolise la fin de l' asservissement et le
retour à la liberté pour notre peuple. En conséquence, l' UDPS marque d' une pierre
blanche la date du 30 Juin 1960. Celle-ci redeviendra la plus importante de nos fêtes
nationales et devra être commemorée avec les honneurs qu' elle mérite.
3. LE DRAPEAU
En conséquence, le drapeau du pays est, pour l' UDPS, celui issu de la constitution de
1964: fond bleu traversé en oblique par deux bandes jaunes encadrant une bande rouge, et
sur lequel est posée une toile jaune.
4. L' HYMNE NATIONAL
De même, l' UDPS considére que l' hymne de notre pays doit redevenir le Debout Congolais
.
5. L' ORGANISATION TÉRRITORIALE
La propagande mobutiste tend à identifier fédéralisme et séparatisme. Ce dernier
stigmatisant l' idée du chacun pour soi. L' UDPS combat énergiquement cette propagande
qui déforme la réalité.
Le fédéralisme est au contraire la structure de l' Etat plus adaptée étant donné l'
immensité du territoire national, ses diversités sociales, culturelles et économiques.
C est la seule structure capable de promouvoir une administration et une organisation
efficaces du territoire et de l' économie nationale et de mettre ainsi fin au centralisme
hérité du régime colonial et qui a favorisé la dictature dont nous souffrons depuis le
24/11/1965. Partisane de la stabilité politique, facteur du progrès économique et
social, l' UDPS prône l' instauration d' un pouvoir exécutif et d' un pouvoir
législatif tant au plan national qu' au plan régional, ainsi que la responsabilité
individuelle et collective des gouvernants devant le Parlement ou à l' Assemblée
régionale.
6. ORGANISATION DES POUVOIRS
L' UDPS se prononce pour la séparation effective des pouvoirs en législatif, exécutif
et judiciaire.
Elle préconise l' instauration de deux chambres législatives et d' un exécutif fort. Le
Président de la République, suprême arbitre, sera responsable devant le Parlement. Les
Etats fédérés auront aussi un Parlement et un Gouvernement responsable devant ce
Parlement.
II. LES LIBERTÉS FONDAMENTALES
L' UDPS s' engage à lutter pour la promotion, la protection et la défence de toutes les
libertés fondamentales, individuelles et collectives et à veiller à leur exercice
effectif. Il en est ainsi de la liberté de la presse et de la liberté syndicale.
1. La radiodiffusion - télévision
Pour l' UDPS, la radiodiffusion - télévision doit être dotée d' un statut juridique
qui lui permette d' informer objectivement la population et qui, en guise de garantie pour
tous, permette la participation à sa gestion de personnes indépendantes au Gouvernement,
notamment des représentants de toutes les opinions politiques, philosophiques et des
scientifiques. Ledit statut devra également permettre de veiller à ce que, dans aucune
circonstance, cette information ne passe sous le contrôle, de droit ou de fait, d' un
groupement idéologique, politique, philosophique ou financier. Il devra aussi mettre l'
accent sur la conscience des masses: information, formation, connaissance de notre Pays et
des problèmes du sous-développement.
2. Liberté syndicale
La liberté syndicale est une garantie pour une défence efficace des intérets
professionnels. Le pluralisme syndical permet à chacun d' adhérer à un syndicat
correspondant à ses convictions et dans lequel il pense mieux pouvoir défendre ses
droits. En plus des syndicats des travailleurs, il faut promouvoir des syndicats d'
indépendants et d' agriculteurs.
III. LA JUSTICE
D' une part, l' UDPS s' engage à restaurer une justice équitable et indépendante et à
garantir l' indépendance de la magistrature. D' autre part, elle s' emploiera à
combattre la corruption sous toutes ses formes. La réhabilitation de la magistrature n'
est réalisable que si les magistrats et le personnel judiciaire sont à l' abri des
tentations.
IV. LA FONCTION PUBLIQUE
La Fonction Publique doit être organisée de manière à mettre le Service Publique à la
disposition de tous. La gestion du personnel de l' État doit être assurée par un seul
ministre, celui de la Fonction Publique.
A la tête de ce ministère ne peuvent être placées que des personnes dont l' integrité
est sans faille. La Fonction Publique devra être dotée d' un statut garantissant la
carrière et un barème de rémunération succeptible de la revaloriser et la remoraliser.
La justice dans le système de promotion, l' instauration du recrutement et d' avancement
par concours devraient achever de réhabiliter la Fonction Publique, de la purifier et de
lui restituer sa dignité d' antan. C' est de cette manière qu' elle sera dépolitisée
et détribalisée.
Les avantages accordés, ainsi que les nécessités de moralisation de la Fonction
Publique ont pour corrollaire la mise en application des sanctions particulièrement sév
res pour les fonctionnaires. Une politique de formation permanente devra offrir aux agents
déjà en fonction des possibilités de promotion et d' épanouissement et ameliorer la
qualité des services rendus à la population. La règleè étant l' Administration au
service de tous les citoyens, l' UDPS entend en conséquence tout mettre en oeuvre pour
assurer la transparence dans le fonctionnement des appareils de l' État, faciliter l'
accession de la population aux informations et aux services sociaux et la compréhension
de la mission des services publiques. A cet effet, l' UDPS suggère que tout document
administratif soit rédigé en deux langues au moins: le Français et l' une des quatre
langues nationales parlées dans la region.
V. LES INSTITUTIONS TRADITIONNELLES
Nos villages constituent des noyaux de base de développement. C' est pourquoi il est
nécessaire qu' une stratégie d' ensemble, cohérente et réaliste, soit tracée. Ces
villages, qui contiennent 80% de la population, vivent dans une autarcie, en marge de la
vie politique, économique, sociale du pays. Ils produisent l' essentiel de ce que leur
population consomme, et sont peu enclin à la révolte. Ils sont donc un facteur important
de la paix sociale.
Cette paix sociale pourrait permettre aux autorités fédérales de les intégrer
harmonieusement à la vie de la nation, afin de les faire participer à la gestion du
pays. Sur le plan culturel, nos campagnes constituent la terre où chacun d' entre nous
tire ses racines, à la fois musée, source de nos valeurs propres et lit qui canalise nos
actions de tous les jours. C' est dire que ces villages méritent bien plus d' attention
et de respect. Les chefs coutumiers, qui règnent sur ces villages, ne jouissent pas
toujours de la considération à laquelle ils ont pourtant droit. Ils sont l' objet de
chantages et de pressions qui aboutissent inévitablement à leur honteuse exploitation.
Le chef coutumier est l' objet de telles sollicitations, accompagnées de menaces de
déchéance, qu' on est obligé de mettre toute l' économie du village à contribution. C
'est l' exploitation organisée des milieux ruraux par le pouvoir et les entreprises
capitalistes; d' où leur pauperisation.
De plus, l' accession au pouvoir coutumier a cessé d' être légitimée par la tradition.
Elle ne dépend plus que du bon vouloir de l' autorité territoriale et de la fidélité
au régime en place. C' est souvent aussi le plus offrant qui hérite du titre sacré,
fut-il un usurpateur. C' est la destruction du pouvoir traditionnel.
L' ascendance des chefs coutumiers sur les populations rurales est cependant encore forte.
Elle peut servir de point de départ pour l' organisation des institutions plus stables.
L' UDPS s' engage à militer en faveur d' une loi cadre pour la rationnalisation des
rapports entre les institutions traditionnelles et l' administration publique, dans le
souci de mettre fin à l' exploitation des milieux ruraux et de protéger leurs droits les
plus élémentaires. Cette loi cadre intégrera harmonieusement le pouvoir traditionnel et
le pouvoir étatique. Elle mettra ainsi fin àleur parallelisme hérité de la
colonisation et si ruineuse pour la réalisation de l' unité territoriale et la genèse
de la conscience nationale.
VI. LES FORCES DE L ORDRE
L' UDPS considère que l' ordre et la sécurité publique sont les conditions de l'
exercice des libertés publiques, du progrès et de la paix sociale. Les forces de l'
ordre se doivent d' être au service de la population et non contre elle. Pour remplir
leurs missions de défence de l' intégrité territoriale et de maintien de l' ordre, les
forces de l' ordre doivent être mises a l' abri des luttes politiques. Pour l' UDPS,
elles doivent être le creuset où se forgent la conscience nationale et le patriotisme.
Elles doivent constituer et se présenter comme un des facteurs importants de cohésion
nationale. La séparation des forces de l' ordre en Armée, Gendarmerie et Police est une
nécessite. Elle permettra le plein accomplissement de leur rôle.
TITRE III: ÉCONOMIE ET FINANCES
VII. LA POLITIQUE ÉCONOMIQUE
1. L' État et l' économie
Qu' il s' agisse d' une économie de marché ou d' une économie planifiée, le rôle de
l' État s' avère indispensable pour assurer la production, la satisfaction des besoins
et la réalisation du bien être social. Pour l' UDPS, il faut donc promouvoir
concurremment les entreprises publiques et privées par tous les moyens compatibles avec
le progrès social, l' objet des préoccupations constantes du parti. Le secteur public
est le garant du bien commun. L' intervention est indispensable à toute politique
dynamique de développement notamment quand l' ampleur des moyens nécessaires dépasse
les ressources des sociétés privées. D' autre part, il s' agit d' assurer le controle
de l' État, en veillant à ce que la liberté individuelle ne compromette pas l' intéret
général dont l' État est dépositaire.
2. Le secteur public
Dès la naissance de l' État indépendant du Congo et pendant l' existence de la colonie
du Congo Belge, un secteur public important a été créé et s' est developpé. Après l'
indépendance il s' est encore agrandi par nationnalisation ou création d' entreprises
nouvelles, intégrant partiellement ou totalement les secteurs des mines, de l' énergie,
des transports, du crédit, des assurances. Il faut en outre y ajouter les participations
de l' État dans de nombreuses sociétés privées.
Dès lors, l' UDPS considère que le problème principal n' est pas celui d' une extention
du secteur public, mais celui d' une rigoureuse et honnete gestion, tant de ce secteur
que, plus généralement de l' économie, notamment dans les domaines de la monnaie et des
finances publiques.
L' UDPS entend créer des conditions optimales du fonctionnement des entreprises publiques
comprenant entre autre une adaptation de leur statut, des moyens finaciers, techniques et
humains à leurs missions, l' introduction d' une gestion décentralisée et la
constitution d' un corps de gestionnaires formés spécialement pour ce secteur.
3. Monopoles et concurrence
L' UDPS constate que la concurrence est un facteur indispensable à la promotion d' une
économie dynamique. Elle considère qu' une libre concurrence bien respectée est
bénéfique aux consommateurs. Elle est génératrice des progrès technologiques
susceptibles d' apporter l' expantion de l' économie, l' abondance, la diversité et une
meilleur qualité de produits et de services. Mais le controle permanent de l' État est
indispensable pour que le développement économique ne se fasse pas au détriment des
intérets des masses laborieuses. Le monopole de l' État doit être maintenu pour des
entreprises a caractère stratégique.
4. Orientation de l' industrialisation
Les industries congolaises ne tournent pas à leur capacité optimales, entrainant des
coûts unitaires plus élévés et privant, en parti, le pays du fruit des efforts
antérieurs d' investissement. L' UDPS entend militer pour reéedier a cette situation,
notamment par une politique monétaire appropriée et une meilleur utilisation des devises
disponibles (politique d' approvisionnement).
5. L' Artisanat et la P.M.E.
La contribution des petites et moyennes entreprises (P.M.E.) A l' économie nationale est
nécessaire, notamment pour la création d' emplois nouveaux, l' approvisionnement des
marches intérieurs et l' utilisation des matières premières locales.
Par ailleurs, l' UDPS est consciente de ce que l' État congolais, entrainé par la
tradition coloniale, a tendance à privilégier la grosse industrie d' extraction
minière, génératrice de devises. Elle estime qu' une telle politique doit être
infléchie. Il est temps de développer une industrie nationale plus orientée vers les
besoins locaux, qui fasse davantage place à l' artisanat et aux petites et moyennes
entreprises, tenues par les nationaux et qui soit interssée à la valorisation des
matières premières locales. En effet, l' UDPS considère que les ateliers et les petites
entreprises, par leur dynamisme et leur diversité, donnent une certaine indépendance,
ouvrent les possibilités de concurrence et réussite en dehors des grandes entreprises
généralement dirigées par les étrangers, et contribuent à enraciner l' entreprise
dans tous les secteurs et toutes les régions du pays; ils peuvent constituer un creuset
oû se forment des dirigeants non universitaires d' entreprises. Enfin!
, ils peuvent être meilleurs utilisateurs des matières premières locales et présenter
aux consommateurs des produits nationaux, susceptibles de concurrencer efficacement les
produits importés.
Dans cette optique, l' UDPS entend mettre en place et/ou développer les structures
institutionnelles favorables à l' artisanat et à la P.M.E., dans les domaines de la
formation, de la "consultance" et du financement. De ce dernier point de vue, l'
UDPS entend militer pour la création d' un "fond de l'artisanat et de la
P.M.E." destiné à fournir aux artisants qui le mérite les moyens financiers
nécessaires à leur première installation ou au développement de leurs efforts.
Dans la meme voie, l' UDPS entend mener une action publique d' information et de presse
pour que les banques commerciales orientent leurs crédits vers ces producteurs. Elle est
prête à étudier les modalités nouvelles de garanties qui faciliteraient l' octroi de
ces crédits.
En outre, l' UDPS met à son programme l' organisation d' une campagne de sensibilisation
pour une meilleur connaissance et la consommation des produits locaux. Elle concidère
aussi que le meilleur exemple dans ce domaine devrait venir des gouvernants eux-mêmes et
de la classe émancipée en general. Elle veut démontrer que la grandeur ne se trouve pas
dans une consommation ostentatoire des biens importés de l' occident, qui ruine le pays
et hypothèque son avenir mais plutôt dans la consommation de sa propre production.
6. La diversification régionale.
Au moment de l' indépendance, le développement économique était fortement concentré
dans deux regions: le Katanga et la province de Léopoldville. Depuis l' indépendance ce
déséquilibre s'est accentué. L' UDPS considere qu' une telle évolution non seulement
est défavorable à la grande majorité de la population, mais compromet à long terme le
développement de tout le pays. Il faut aller au-delà de la politique un moment
preconisée et qui était axée sur trois poles de développement (Kinshasa, Lubumbashi,
Kisangani) et viser à un développement harmonieux de l' ensemble du territoire national.
L' UDPS pense qu' une industrialisation mieux conçue et faisant une plus grande place aux
petites entreprises pourrait davantage tirer partie de la diversité des ressources
naturelles du Congo (agricoles, forestières, minières et autres) et créer
progressivement un tissu industriel favorable aux échanges intra-régionaux et
interressé. Une telle évolution peut fournir des emplois non-agricoles aux jeunes des
milieux ruraux et urbains de l' intérieur du pays et constituer un frein à l' exode
rural et à l' hypertrophie de la capitale.
7. L' énergie
L' insuffisance de l' énergie constitue dans beaucoup de cas un obstacle infranchissable
au développement industriel des régions du pays. L' UDPS entend donc engager ses
militants àcombattre ce goulot d' étranglement et mettre tout en oeuvre pour diversifier
les sources d' énergie.
a. Les sites hydrauliques
Le Congo étant un pays bien pourvu en matière des sites hydrauliques, l' UDPS entend
proposer un plan rationnel et méthodique d' exploitation de ces potentialités.
b. L' exploitation du site d' Inga et de la ligne Inga-Shaba
Les investissements de la phase II du barrage d' Inga et de la ligne à haute tensoin
Inga-Shaba ayant été réalisés, les charges considérables d' amortissement et d'
entretien qui en résultent pèseront lourdement sur l' économie dans les années à
venir. Il convient donc de prendre des mesures plus efficaces pour en diminuer le poids.
Dans cette optique, la solution la plus rationnelle consiste à multiplier les
utilisations de l' énergie disponible à tous les niveaux: régional, national et, si
possible, international. Au niveau régional, les possibilités d' utilisation au profit
des populations des régions traversées par la ligne Inga-Shaba devraient rapidement
être etudiées et mises en oeuvre pour que ces investissements de prestige puissent être
convertis dans la direction du progres social. Il conviendrait d' étudier les
possibilités de création de nouvelles industries afin de rendre rentables les
investissements réalisés pour faire face à la dette consentie autrement que par des
ponctions dans d' autres secteurs de l'activité économique. Enfin, au niveau
international, il conviendrait d' explorer les possibilités d' écoulement dans d' autres
pays de cette énorme énergie gaspillée.
c. Le carburant
Les périodes de pénurie de carburant sont trop fréquentes dans notre pays, avec leurs
conséquences désastreuses sur l' économie nationale déja désorganisée et sur la vie
sociale du pays. Une spéculation organisée par ceux-la même qui sont chargés de
protéger les intérets supérieurs de la nation a favorisé le développement des
marchés paralleles combien nocifs pour le peuple. Par ailleurs, un dynamisme plus grand
devrait caracteriser la prospection et la mise en exploitation éventuelle des autres
ressources du pays en hydrocarbure et en gaz naturel. L' UDPS entend lutter pour une
meilleur harmonisation des intérets de la nation avec ceux des compagnies exploitantes et
des autres pays producteurs de petrole.
d. Le charbon de bois
Le bois étant une source d' énergie de consommation la plus répandue sur l' ensemble du
territoire national, l' UDPS entend lui consacrer une attention particulière. Une gestion
prévisionnelle de nos forets et nos savanes boisées implique la promotion d' une
politique de reboisement systématique des forets exploitées et des régions
insuffisamment boisées, à la fois pour sauvegarder ce patrimoine, lutter contre l'
érosion, fournir et garantir une source d' énergie la plus accessibles aux générations
futures.
e. L' énergie solaire
L' UDPS considère que, situé de part et d' autre de l' équateur dans une zone tropicale
et bénéficiant d' une insolation suffisamment longue sur toutes ses régions et durant
toute l'année, le Congo devrait s' interesser aux efforts faits dans le monde pour l'
adoption des technologies de captation de l' énergie solaire afin de les diffuser et de
les vulgariser dans les milieux ruraux. L' UDPS luttera pour que soit favorisée la
création des entreprises qui s' y consacreraient.
VIII. LA POLITIQUE MONÉTAIRE ET FINANCIÈRE
Le désordre monétaire qui sévit dans notre pays actuellement est la conséquence de
l'irresponsabilité des gouvernements et du parti unique au pouvoir depuis 1965 . L' UDPS
mettra tout en oeuvre pour valoriser la monnaie nationale.
1. La Banque Nationale
Les économistes ainsi que les parlementaires de la législature 1977-1980 ont unanimement
constaté que la Banque Nationale et son gouverneur ne sont pas suffisamment
indépendants: le Gouvernement et plus particulièrement le chef de l' État ont une
main-mise absolue sur cette institution, l' empechant ainsi de jouer son role normal dans
l' orientation de l' économie nationale. L' UDPS entend redonner toutes les attributions
et pouvoirs à cette institution capitale dans la régularisation de l' économie et la
révalorisation de l' image de notre système bancaire sur le marché financier interne et
international.
2. Les Banques Commerciales
Le caractère extraverti du système bancaire du pays a pour conséquence que les choix
dans la distribution du crédit ne vont pas dans le sens de favoriser l' expansion de l'
économie nationale. En effet, ces banques résistent généralement àfinancer le secteur
de l' économie tenu par des nationaux. Ceux-ci sont tenus à l' écart des capitaux des
entreprises dites du secteur moderne.
L' État doit tout mettre en oeuvre pour une reorientation et un controle plus efficace de
la circulation du crédit, de manière à encourager l' initiative chez nos compatriotes
et à favoriser ainsi la création d' emplois nouveaux.
3. Les Grandes Entreprises Publiques
Les grandes entreprises publiques préfèrent souvent s'adresser aux marchés exterieurs
plutôt que de soutenir la production ou la provoquer. Ce comportement extraverti s'
explique notamment par l' imitation des grandes entreprises étrangères pour lesquelles
la recherche du profit l' emporte sur les impératifs du développement et surévaluation
artificielle de la monnaie nationale qui donne un avantage concurrentiel injustifié aux
produits importés.
4. Les intitutions financières non bancaires
La politique du régime en matière d' institutions financières non bancaires a eu pour
conséquence la perte de confiance des épargnants. Leur rôle étant capital dans le
développement du pays, l' UDPS s' attachera a leur restituer cette confiance en accordant
à leurs clients une garantie de l' État et en faisant assumer à ce dernier ses
responsabilités en cas de défaillance.
Nous tenons aux grains, l'UDPS VAINCRA!
Me Mwanyina Ndjabwanga Medard |
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