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Changer le monde pour ne pas changer la vie
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Mwanyina Ndjabwanga Médard
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N.B.: Si quelqu'un n'accepte pas de mettre en question sa vision de notre problème, le problème congolais et la révision de ses propres certitudes, qu'il arrête de lire et qu'il referme cette page : elle n'est pas écrite pour lui.

Notre pays est en train de se désintégrer du jour au jour depuis la chute de Sese Seko Mobutu. Une transformation fondamentale (pas n'importe laquelle) était nécessaire pour y parvenir. Elle ne peut

s'accomplir par les méthodes traditionnelles et rétrogrades appliquées présentement dans notre pays.

Une situation de crise de cette ampleur, pour être résolue, exige plus qu'une révolution (pas une rébellion) : une mutation radicale non seulement du régime politique et du système du pouvoir, mais de la culture politique, de l'école du savoir, de la croyance et d'appartenance, mais de la vie du Congolais et de son sens d'être.

Changer le monde et ne pas changer la vie du congolais est un non sens. Marx et Rimbaud, " disent que changer le monde et changer la vie c'est donner à quelqu'un ce qu'il cherche qui lui procure entière satisfaction, bonheur et abondance matérielle". La seule hypothèse à exclure, c'est de ne pas poursuivre dans la voie discriminatoire, d'anéantissement et de règlement de compte tel que c'est le cas actuellement dans notre pays. En ce moment précis, il s'agit d'apporter des réponses nouvelles à des vieux problèmes tels que celui de ceux qui revendiquent sans cesse la nationalité congolaise, parce que grande nation au cœur de l'Afrique dont les fils et filles croupissent toujours dans la misère noire depuis l'année 1960. Affrontés à des taches inédites, les congolais tant du pays que de la diaspora se trouve tenu de changer la manière même de poser la question de son problème, notre problème ou notre question qui serait d'abord d'exiger que soient posées les vraies questions qui nous concernent et concernent notre indépendance, notre souveraineté et l'intégrité de notre territoire. Nous devrions partir non des idéologies qui nous opposent, mais bien des problèmes réels qui nous sont communs.

Il n'est toujours vrais, et à chaque fois pas dit, qu'il faut changer le concept même de la politique et de la démocratie selon nos humeurs de nos bailleurs de fonds, de nos supporteurs de la trampe de Bill Clinton, de Kagame, de Museveni ou de Buyoya. En changeant le concept même de la politique dans notre pays : ce n'est plus voter, ou adhérer librement à un part de notre choix, mais pour chacun de nous, inventer le futur. Tant bien même, nous savons qu'en politique, de " modèle prêt à porte ". Ceci, ferait, qu'on demande au congolais quelque chose de plus difficile que donner tout ce qu'il a et tout ce qu'il est pour être citoyen du pays qu'il prétend être le sien au profit de " BAWUTA-BAPAYA ". C'est à dire, toutes les valeurs culturelles, traditionnelles et ancestrales qu'il porte en lui appartiennent aussi aux autres tribus les Tutsis envahisseurs de la fin du vingtième siècle ?

Une réorientation radicale de la société congolaise exige certainement et avant tout, de toutes et de tous

Un effort d'imagination créatrice. Imagination créatrice pou concevoir en conformité de principe même élémentaire du droit de la personne pour concevoir un type de société que nous voulons bâtir et un mode de vie radicalement différents de ceux qui existent actuellement. Imagination créatrice pouvant inventer et réaliser les moyens nouveaux capables de faire triompher le projet de civilisation que le monde entier Jalousera contraire à ce qui existe actuellement au Congo. Cet écrit n'est rien d'autre qu'un appel et une stimulation pour tous et toutes, congolais et congolaises qui aiment l'avenir. Quel avenir ? Celui  de notre Congo, ya ba nkoko na biso, wa ba kaku betu, ya ba mbuta na beto, wa ba nkambwa yetu, ghu bakhieji bhithu.

Pour tous ceux qui trouvent le sens et la joie de participer à la vraie libération et l'acte de participer à la création d'une société de droit, par leurs œuvres, l'amour patriotique, la pensée positive et la révolution de mentalité. Pour la jeunesse congolaise d'abord, car être jeune c'est précisément s'engager à montrer sa capacité de concevoir et de vivre une vie radicalement différente de celle qui existe aujourd'hui dans notre pays. Subir son destin ou construire son histoire. Ces écrits sont bâti sur ce choix qui n'est nullement un programme, mais un projet de développement mental à l'évolution de l'avenir politique du Congo.

Nous ne tendons pas dans nos écrits à créer un parti ou avoir tout le monde (congolais authentiques) de notre coté, mais changer son niveau de compréhension de notre problème et élever son esprit et sa mentalité. Nous ne proposons pas une utopie, mais un cheminement concret pour une nouvelle pensée et une action à l'échelle des problèmes de notre pays pour notre temps. Nous devons procéder d'abord par l'écoute de notre jeunesse qui est une pierre angulaire de l'avenir du Congo, commencer par l'écoute de ce qu'elle dénonce et de ce qu'elle annonce, afin qu'elle ne forme pas une société close, mais jouer pleinement notre rôle d'éducateur.

Une révolution à l'échelle de notre temps devrait être celle qui : - remet en cause les postulats sur les fins de la société congolaise dont nous vivons depuis l'indépendance du Congo en 1960, qui se répercute répétitivement jusqu'à la fin de ce vingtième siècle ; - remet en cause la dualisme social, politique et idéologique caractérisant toutes les sociétés civilisées y compris la notre depuis le début de la civilisation moderne. Pour y parvenir, une telle révolution exigerait à la fois un changement dans l'ordre, des structures, des consciences et de la culture politique. Ainsi, le socialisme d'autogestion se définirait par ce triple changement. Les structures correspondant aux exigences de l'actuelle mutation idéologique, politique, scientifique et technique ne peuvent plus être ni celle du capitalisme, ni celle communisme ni même celles de la technobureaucratie du type stalinienne.

La conscience du peuple congolais ne peut toujours plus être condamnée à choisir entre des dogmatisme celui d'appartenance et d'avoir un pays qui est et reste le leur, et celui d'un négativisme basé sur un reniement identitaire confusionnel. L'éclatement de notre société au profit des étrangers ne rend pas possible une nouvelle rencontre de l'intégration d'une véritable révolution de la nouvelle renaissance africaine au cœur du continent. Le changement exige le renouvellement de ses fins, de son contenu, de ses méthodes de diffusion ou de propagande, afin de permettre à tous de participer pleinement à l'élaboration du nouveau projet de société que les communistes chinois appellent la révolution culturelle.

D'ou proviendrait le moteur de cette mutation ? c'est bien de l'ensemble des forces vives de la nation congolaise qui grandissent avec le développement des sciences et des technologies qui prennent conscience d'elles mêmes en tant bloc historique renouvelé par un travail systématique de formation et d'information du citoyen congolais et de ce bloc dont il fait partie.

Comment allons-nous accomplir consciemment cette mutation ? Les principaux objectifs intermédiaires sont les suivants : l'unité nationale, la conscience nationale, les conseils de sages sont des critiques essentiels du passage au socialisme que d'aucuns redoutent et condamnent sans chercher à l'approfondir nécessairement. Quel socialisme ? le socialisme d'autogestion et non d'asservissement, dont Marx a donné les explications dans le Manifeste Communiste la plus claire définition : " Une société ou le libre épanouissement de chacun est condition du libre épanouissement de tous ". Ce ne sont point des thèses, mais des hypothèses de travail qui appellent chaque jeune congolais, chaque homme congolais, chaque femme congolaise, sans sortir de son parti politique, de son syndicat, de son église, de sa communauté quelle qu'elle soit, à y porter cette interpellation, à y faire revivre cet esprit de recherche et d'autodétermination . Il n'y a pas de " troisième voie ", parce qu'il n'y a pas déjà deux voies : il y a une seul voie, celle de la domination et de al force des armes qui crée mille impasses pour une seule alternative, le chaos politique et la désolation totale. Nous ne ferons pas l'économie d'une barbarie révolutionnaire d'ou quelle vienne. Une mutation radicale devrait se produire à tous les niveaux de la vie sociale congolaise. Notre objectif était d'esquisser un projet que les congolais devraient accepter et maîtriser consciemment. Ils ont le choix difficile à faire entre l'ordre et le changement, et entre une révolution convulsive à la trempe de Kabila et une révolution constructive celle qui convient pour les congolais dans l'indépendance et la dignité basée sur les principes démocratiques et les droits de chacun.

Mwanyna N.Médard ( kmbhoo@sprint.ca )

Maître en Commerce et Relations économiques

Internationales, Spécialiste de Banques de

Développement et Droits de la personne

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MWANYINA NDJABWANGA MEDARD Bathman ( kmbhooy@sprint.ca )

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