| Réponse à Didier
Dimpengi/ Déclaration de Mr Nimy |
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| Pierre-Joseph Mwanga |
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Monsieur Dimpengi,
Au moment où nous voudrions reconstruire notre pays, nous devrons faire très attention
dans nos jugements.Il ne faudrait pas que nous ayons des positions partisanes pour
favoriser l'une ou l'autre personnalité.
En ce qui concerne Me Nimy, je voudrais bien le croire, mais, j'ai encore de sérieux
doute, car je le connais bien. En 1990, le 30 avril, c'est lui qui aidé Mobutu à faire
un coup d'Etat en reprenant ce qu'il avait donné une semaine plus tôt.
Pendant la même année, alors qu'il était Conseiller Spécial du Chef de l'Etat en
matière de Sécurité, Me Nimy et le Général Likulia, Administrateur du SNIP, ont à
plusieurs reprises, reçu la délégation des fonctionnaires en grève (DINAFET), dont je
faisais partie.
Alors que nous réclamions nos droits, notamment un salaire digne, et des conditions de
vie acceptables, Me Nimy, mains en poches, nous faisait faire le tour du propriétaire en
s'exclamant: Oh! que c'est beau ici, l'air est conditionné, et de tas de futilités que
je ne reprendrai pas ici. Cette histoire s'est passé dans ses bureaux et au jardin de la
Présidence.
Toujours avec le Général Likulia, le 1er octobre 1990, dans le bateau présidentiel à
Nsele, n'ont-ils pas tous les deux demandé à Mobutu de nous corrompre pour que nous
mettions fin à la gréve? Et, en leur présence, Mobutu a dit: MBONGO BOZALI KOLUKA, NA
KOPESA BINI YANGO, KASI JOUR YA ELECTION, BOBOSANA COULEUR YA MALAMU TE. COULEUR OYO
EPESAKA MBONGO.
Me Nimy oublie-t-il que, accompagné des sbires du Général Likulia,armés jusqu'aux
dents que nous étions obligés de faire des déclarations mensongères à la télévision
pour mettre fin à la grève.
Avec cette corruption, les conseillers de Mobutu ont réussi à affaiblir et à diviser le
DINAFET. Ceux qui avaient accepté la corruption ont été promus et les autres condamnés
à l'exil.
Si Me Nimy voudrait qu'il soit accepté, il doit en faire la preuve.
Le fait de quitter le navire quand il commence à couler n'absout pas la faute.
Nous avons fait partir le Mobutisme, si le Kabilisme doit également partir, ce n'est pas
pour faire revenir le Mobutisme.
Nous voulons un changement de mentalités. Nous ne sommes plus un peuple-objet.
Sportivement, vôtrePierre-Joseph Mwanga |
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