| Sympathie, monsieur
Verhulst ! |
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| Josué Mundelengolo |
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Cher monsieur Verhulst,
C'est bien un cri de détresse que vous avez lancé, parlant de la situation
"religieuse" de votre foyer. Il ne s'agit pas de débattre de la religion, de
distinguer une secte d'une Eglise. Il s'agit bien d'un homme qui souffre... pour sa femme
"prodigue". C'est ce que je ressens à la lecture de votre message. Mes excuses
si je m'égare ainsi.
Que puis-je vous dire ? Vous connaissez sans doute votre femme. Vous connaissez peut-être
moins ce que vous appelez influence du milieu. Telle est la situation au Congo-Kinshasa.
Surtout dans la capitale. Des femmes (surtout) sont capables d'abandonner le toit conjugal
pour répondre à un prétendu appel du ciel.
Vous parlez du manque d'esprit critique. C'est bien le cas. Mais il y a aussi que bien
avant l'esprit critique, il n'y a tout simplement plus d'esprit, d'intelligence,
d'équilibre psychologique. La détresse humaine de notre pays y est pour beaucoup.
Ajoutez les conditions d'exil en Europe, et vous avez le tableau.
Il faut de la patience, cher monsieur. Si vous croyez vous-même un tant soit peu en Dieu,
croyez au moins qu'il agit en son temps pour ramener au bercail les coeurs dévoyés. En
attendant, patience, bonté, douceur...
Avec toute ma sympathie,
Josué Mundelengolo |
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