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Les limites des ONG
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Josué Mundelengolo
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Vous avez raison, monsieur Gérard Buakasa.
On doit se méfier des Organisations Non Gouvernementales. Celles de l'intérieur n'ont été
le plus souvent que des mécanismes de survie (politique ou économique) au bénéfice de quelques "margoulins". Celles de l'extérieur, dites internationales, ont souvent rassemblé des opportunistes et autres prédateurs... Des services secrets européens ont souvent trouvé là des repaires faciles, couverts par la belle réputation "humanitaire".
On ne donnera plus la communion sans confession.

André SIBOMANA, prêtre catholique rwandais, journaliste et président d'une association de défense des droits de l'homme, vient de mourir dans son pays. Il a néanmoins laissé un livre important. J'en cite un  extrait concernant justement les ONG.

<<En tant que journaliste et militant des droits de l¹homme, j¹ai ressenti un abandon qui m¹a peiné.
Avant la guerre, je travaillais avec beaucoup d¹organisations internationales,
principalement le Committee to Protect Journalists aux Etats-Unis, mais aussi Human Rights Watch et la Fédération internationale des ligues des droits de l¹homme, Amnesty International, Reporters sans frontières...
Quand le génocide a éclaté, personne ne m¹a téléphoné, personne n¹a cherché à me joindre ou à me secourir.
J¹ai eu l¹impression que chacun s¹occupait de ses propres problèmes et que, finalement, on ne peut rien pour autrui. (...)
J¹ai beaucoup relativisé mes relations avec les ONG. Tant que tout va bien, on se sert de votre travail.
Mais quand les choses se compliquent, on vous abandonne.
Le génocide a révélé les limites des ONG. Elles devraient davantage réfléchir à leur responsabilité et l¹assumer jusqu¹au bout avant de débarquer dans un pays.>>

André SIBOMANA, "Gardons espoir pour le Rwanda", Desclée de Brouwer, Paris 1997, pp. 113-114.

Josué Mundelengolo
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