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KABILA, nationaliste et intelligent
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Josué Mundelengolo
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KABILA, nationaliste et intelligent

Kabila force le respect. Il est nationaliste et intelligent. Ses prédecesseurs immédiats au pouvoir à Kinshasa étaient ou l'un ou l'autre. Ainsi Mobutu et Tshisekedi...

Le jugement, lapidaire si l'on veut, est d'un ami arrivé récemment de Kinshasa. C'est à l'analyse des faits, gestes et propos de Kabila qu'il en est arrivé là. il ne déplore que le ton parfois et souvent arrogant, peu diplomate notamment contre l'Occident. Il se demande même si Kabila ne met pas ainsi sa tête à prix.

Mais pour l'essentiel, Kabila semble savoir ce qu¹il veut pour l'intérêt du pays. L¹ami déplore aussi l'excès de zèle de bien des collaborateurs de Kabila, ceux surtout qui sont en train d¹installer un culte de sa personne. Mais l'ami ne désespère pas. Il lui semble que Kabila ne s'embarrasserait pas pour limoger de tels thuriféraires plutôt indélicats. On ne peut pas lui reprocher l¹impunité. On dit qu'il tient à en exorciser les mentalités.

Et l'ami pense que les Occidentaux, sur qui Kabila tire sans cesse, et qui le lui rendent bien, seront bientôt les tout premiers à le respecter, puisqu'ils doivent comprendre que Kabila est pour son pays et contre personne, contre l'intérêt de personne.

J¹ai pour ma part lu bien d¹autres commentaires encore sur l'an un de Kabila. Certains médias se trompent carrément de sujet. Ils établissent le bilan du Congo indépendant et le rapporte à Kabila. Par exemple : doit-on, honnêtement, imputer au régime de Kabila la résurgence de certaines épidémies ? On doit certes reconnaître que ce régime n'a pas amélioré le système sanitaire, mais on ne peut trop lui prêter. La plupart des autres médias reconnaissent néanmoins deux progrès à Kabila : la sécurité et la maîtrise de l'inflation. Et un troisième : l'effort de propreté dans les villes (au moins).

Je me demande si ce n'est pas déjà un coup de maître que de réussir cela en moins d¹une année. Je suis peut-être minimaliste pour me contenter de si peu. Mais je revendiquerai cela au nom du soulagement personnel ressenti à la chute du régime de Mobutu, même si je n'approuverai jamais la manière violente adoptée. Je n¹en veux pas à Mobutu. J'étais quand même impatient de connaître autre chose dans ma vie que son système (bon ou mauvais). Je désirai l¹alternance, un changement d¹air... Je suis content que mon pays ne soit pas dirigé par les mêmes, qui préparaient leur progéniture à les perpétuer, comme si Dieu les avait choisis pour régner éternellement sur nous. Je n'ose d'ailleurs m'imaginer que le système Kabila va s'incruster pour des générations. Même pas une. Il faut que ça change. Nous sommes nombreux pour diriger le pays. Il y en a aujourd'hui qui croient que Kabila échouera parce qu'il ne les prend pas avec lui. Quelle prétention ! Et ils font des déclarations pour exhiber expérience et expertise... L¹expérience s'acquiert. Par essai et erreur. Quant à l'expertise, elle nous a bien servi durant des décennies.

Si, en une année, Kabila a pu imposer un début de sécurité et de discipline tant en matière fiscale que juridique, pourquoi ne puis-je penser qu¹il fera mieux encore l¹année d¹après ?

Il y a, bien sûr, des domaines où il peut mieux faire. Je crois mon ami venu de Kinshasa, et j'ose espérer que l'intelligence et le nationalisme de Kabila feront le reste (et plus encore). Qu'il garde courage.

Josué Mundelengolo
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