Chers Amies, Amis Congolais,Permettez-nous de faire usage de cette liberté démocratique qui
jusqu'à preuve du contraire n'est pas encore reconnue chez nous. Permettez nous encore de
le faire de manière directe en parlant du président de la Commission Constitutionnelle
de l'AFDL donc du pouvoir en place.
Les points que nous soulevons ont un caractère public,
ainsi nous avons jugés mieux de donner à la présente la diffusion qu'elle mérite. En
prenant le pouvoir, Kabila avait prononcé un sévère réquisitoire, suivie d'une analyse
critique de la situation politique, économique, financière et sociale.
Ces paroles n'ont pu qu'émouvoir les coeurs sensibles et
lui ont valu la confiance et l'enthousiasme d'une population "libérée de 32 ans de
dictature.
C'est en cela que le coup d'Etat a été légitimé.
Une nouvelle page était tournée et de nouveaux espoirs
cette fois-ci légitime naissaient.
Que remarquons-nous?
Que des mesures de durcissement, d'interdiction, des
privatisations des libertés.
Le pouvoir actuel exerce le pouvoir sans partage avec la
vraie opposition légaliste, et leur confiance va aux hommes de paille; c'est à dire aux
amis d'armes (rwandais, ougandais etc...).
A l'intérieur comme à l'extérieur les congolais boudent
manifestement l'AFDL et ceux -ci paraissent blasés par des enseignements idéologiques
qui risquent de ne pas se traduire dans la réalité.
L'AFDL est considérée déjà comme mauvais gestionnaire
en se réservant le droit exclusif comme pendant la guerre d'opérer certaines prestations
financières.
Convenez aussi avec nous que les structures mises en place
sont elles que notre peuple ne s'y retrouve pas.
C'est pour cela qu'il nous appartient à tous de faire un
voyage vers le passé histoire juger de la qualité des ceux qui constituent la fameuse
commission constitutionnelle de l'AFDL en commençant par son président; avant de publier
dans un court avenir l'acte transitoire de la CNS( Conférence Nationale Souveraine)que
notre peuple avait obtenu aux prix des d'énormes sacrifices.
C'est pour cela avant que cela ne soit trop tard, nous
souhaitons le retrait de ce travail expéditif de la Commission constitutionnelle de
l'AFDL en vue d'une refonte, car il faudrait que notre peuple puisse avoir un organe de
décision selon les acquis de la CNS que l'actuel pouvoir avait bradé lors du coup d'Etat
du 17 mai 1997.
Pour éviter d'anticiper, nous vous prions de comprendre
que notre démarche s'aligne dans le cadre d'un avertissement.
Vous conviendrez avec nous que: "la liberté est le
bien le plus cher à l'homme, un don naturel qu'aucun chef temporel n'a le droit de
s'approprier, qu'aucun peuple n'a le droit d'aliéner; la liberté est une bénédiction
reçue de Dieu lui même et nous l'avons reçu en naissant".
Anicet KASHAMURA.
Né le 17 décembre 1928, à Kalehe, Kivu. Etudes moyennes
à Nya-Gezi: cours de journalisme par correspondance.
Président du C.E.R.E.A. ( Congrès de Bukavu, Janvier
1960. Ministre des affaires économiques de M. Gizenga, à Staneyville (Avril 1961).
Ministre de l'information et des Affaires culturelles dans
le gouvernement Lumumba (juin1960); révoqué par ordonnance du Chef de l'Etat ( 5
Septembre 1960).
Député National, Kivu, circonscription du sud Kivu(mai
1960)
Il fut d'abord employé au C.N._Ki(1949), puis à
I.R.S.A.C(1950) et commis-comptable dans plusieurs firmes du secteur privé. Il est
ensuite à la régie des Eaux, puis à l'Office des Produits agricoles, puis, à partir de
1956, à nouveau employé dans plusieurs firme du secteur privé.
Il est alors affilié F.G.T.B journaliste, il a collaboré
successivement à " Temps nouveaux"
, à "Europe-Afrique" et à " La Presse
Africaine" à Bukavu, dont il allait nationaliser l'imprimerie pour y faire paraître
son journal " La vérité" (janvier 1961).
Il fonda le C.E.R.E.A en août 1958, sous la forme d'une
association culturelle, puis comme parti en août 1959.
Son action en tant que ministre de l'information dans le
gouvernement Lumumba est unanimement considérée comme ayant été néfaste.
Il fit de Radio-Léopoldville le véhicule des nouvelles
les nouvelles les moins contrôlées.
Le 13 juillet il faisait dire: " Les parachutistes
belges ont hâtivement enterré 1.000 de nos frères qu'ils ont massacrés sous le béton
de la piste de la piste de N'jili (sic) le 21 juillet que la Belgique venait de voter à
un majorité écrasante " la guerre contre le Congo" M. Cornélis, qui fut le
dernier Gouverneur général belge au Congo, l'avait étiqueté a posteriori "
l'homme le plus dangereux du Congo.
Au cours du débat que suscita au Sénat la gestion de
l'information (juillet 1960), le sénateur Félé devait dire:" Aussi longtemps que
l'on maintiendra M. Kashamura à la direction de la Radio, ce pays sera en péril".
M. Lumumba l'accusa lui même d'avoir déformé des
informations au sujet de décisions prises par le gouvernement.
Assez curieusement, Mr. Kashamura, qui régenta
Radio-Léopoldville durant deux mois et qui en fit l'usage que l'on sait, avait échoué
à son examen comme speaker de Radio-Bukavu (1958).
Fut arrêté à Léopoldville et remis en liberté sur
l'ordre du colonel Mobutu, en raison de son immunité parlementaire.
Disparu de Léopoldville le même jour que MM Lumumba,
Mpolo et Okito (27 novembre1960), mais il semble qu'il ait choisi d'abord de se cacher
dans Léopoldville.
Lorsqu'il réapparut à Bukavu (décembre1960) beaucoup de
ses partisans le croyaient mort et avaient réclamé son corps...
Le 25 décembre 1960, M Kashamura qui se trouvait à
Stanleyville arriva à Bukavu et s'empara du pouvoir.
Il est accusé de préparer la sécession du Kivu à son
profit, c'est ainsi que Mr Gbenye est dépêché sur place et un gouvernement Adrien
Omari.
A l'époque la rumeur courut que M. Kashamura s'était
suicidé.
De retour à Stanleyville, Mr Kashamura est placé en
résidence surveillée. Le 21 février, il annonce qu'il se retire de la vie politique. En
mars 1961, il est intégré dans le gouvernement de M. Gizenga comme ministre des Affaires
économiques.
Il se rendit à Prague. Interrogé à son retour par les
journalistes, il nia ce voyage puis fini par admettre qu'il avait visité Prague
"mais ajouta-t-il que je n'y suis resté que quelques heures, et il faisait froid que
je n'ai pas quitté ma chambre".
Il figure sur la liste des Congolais qui avaient suivi en
totalité ou partiellement le cour de marxisme-léninisme institué à Conakry.
En août 1961, il a tenté de rejoindre Bukavu; a été
refoulé sur Stanleyville.
C'est ici que s'ouvre le débat sur la personnalité du
Président de la Commission Constitutionnelle M. Anicet Kashamura auteur de la liste des
personnalités inéligibles par la Commission précitée.
Document produit par Mr. Léon Mukendi
UDPS/Ontario/Canada
Comité de Crise.
leon@idirect.com