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Les responsabilités dans la guerre du Kivu (1996)
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Justin Materania
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Chers compatriotes,

Ce document n'est pas le mien. Il est écrit par des compatriotes en exil, originaires de la zone d'Uvira (Sud-Kivu, Congo-Zaïre). Ils ont senti le besoin de partager leur triste histoire vécue lors de la dite guerre de "libération". Ayant été au début de ce long cauchemar des Kivutiens en particulier, cette réflexion parmi tant d'autres, expliquent clairement les responsabilités de chaque couche politico-sociale présente dans la zone d'Uvira.

Bien que leur analyse se porte essentiellement sur leur zone d'origine, la réalité telle que décrite par les auteurs est nationale. Ce document interpelle chaque citoyen ayant l'amour de ce pays "CONGO_ZAIRE". Prenez le temps de le lire et au besoin de le faire lire aussi.

EDITORIAL

IL FAUT CRIER HARO SUR L'INTRIGUE

Le Zaïre, ancienne colonie belge aujourd'hui en proie aux déchirements causés par une conspiration tramée par ses petits voisins et les puissances anglo-saxonnes, présente un sort qui lui fait porter la croix dès sa naissance.

Mal colonisé d'abord après un arrangement entre le souverain belge Léopold II qui le possédait comme propriété privée et son royaume de Belgique; sa mauvaise décolonisation ne lui laissera ensuite que des malheurs qui s'étendront sur trente ans . Malheurs d'avoir perdu tôt le Héro de sa véritable indépendance et d'avoir embrassé une certaine élite, "empereur d'opérettes" et "lèche pied" des occidentaux.

Ayant tourné cette page et convaincus que les passions nationalistes se sont éteintes en l'émergence d'un pouvoir sans fondement réel mais fidèle à leurs voeux les nouveaux maîtres ont resurgi de partout pour rééditer le vieux rêve colonial en initiant un plan diabolique de récolonisation basé sur le dépeuplement d'abord, l'exploitation des richesses ensuite: c'est l'origine de la guerre d'octobre 1996.

Victime d'une cabale montée dans les bureaux d'études des grandes multinationales à la recherche de des matières premières bon marché et mise en exécution par de petits voisins anormalement surpeuplés et en quête d'espace vital, le Zaïre ressemble plutôt à un mandat sous protectorat anglo-saxon géré par l'Ouganda et le Rwanda.

Pire, cela frappera plus la partie aux richesses aussi bien matérielles qu'humaines, forçant sa fierté: Est, mieux accessible à ses besoins..

Ainsi, ses frontières de l'Est sont , depuis, à la fois perméables et opaques. Perméables pour les petits voisins disposant d'un regard sur l'Est, opaques pour les zaïrois qui doivent remplir une chaîne de formalités liées à l'immigration et aux exigences douanières: c'est le bon voisinage "Type Kabila".

Loin de là, les "AFANDE" de l'Est du Zaïre ne sont autres que des officiers -sûrement sans fonctions dans leurs pays respectifs -aujourd'hui récompensés pour avoir pris part à la guerre. Mieux une occupation tous azimuts qu'ils sont chargés de conduire par l'implantation musclée des tutsi dans les territoires conquis.

C'est pourquoi, le premier numéro de ce Bulletin de Liaison, cris à la fois de détresse et de guerre d'un peuple en exil, permettra à qui voudra bien l'exploiter de se faire une idée sur l'état des faits d'une partie de l'Est du Zaïre:

celles qui a servi de point de départ une guerre de conquête, manière révolue d'accès au pouvoir, que seules les puissances anglo-saxonnes sont capables d'expliquer comme une forme évoluée de démocratie moderne. Cette démocratie au nom de laquelle il a fallu avilir toute une nation par des visées impérialistes.

En effet, de la corruption à l'intrigue et de l'intrigue au génocide: voilà le dur chemin que ces puissances, à travers les tutsi, ont imposé à l'Est du Zaïre aujourd'hui sans visage réel.

D'un thème a un autre de la présente livraison, le lecteur intéressé vivra les réalités profondes qui auront milité, en un clin d'oeil, à envoyer tout un peuple en exil: ailleurs ou sur sa propre terre.

Un peu plus loin , il trouvera, juste à la porte de sortie, l'appel à la prise de conscience a travers l'art du plumitif qui, non seulement plaide la non culpabilité de son peuple, clame la colère de l'opprimé mais aussi prouve que le "Kifuliru" dialecte d'Uvira, est une langue savamment poétique.

De ce bulletin, il convient de retenir qu'une main est désormais tendue par le peuple en exil, à qui voudra le secourir à:

-Véhiculer la prise de conscience, seule voie de cheminer vers une libération totale;

- Dénoncer toute intrigue d'où qu'elle vienne;

- Collaborer intimement avec lui en vue de faire face à l'entreprise du mal.

Voilà le menu en forme de pilule amère que le sort nous oblige tous à avaler si nous voulons être libres à jamais et crier à haute voix le haro sur l'intrigue.

Le Bulletin de Liaison " INGUNGA" c'est -à -dire "Carillon de réveil à la prise de conscience", nous ouvre ses lignes et ses colonnes.

Christian MWIMULE MUGHEMUZI.

 

PSEUDONYMES "BANYAMULENGE" EN FALSIFICATION DE LEUR IDENTITE

(Genèse 11,1-9)

"A beau mentir qui vient de loin "dit-on. Mille et une tentatives de falsification de l'identité des réfugiés, clandestins et immigrés TUTSI-BANYARWANDA vivant au Zaïre par eux-mêmes, deux mille dénonciations par les populations zaïroises victimes de cette tricherie.

Des nombreux temps de réflexions ont été consacrés à cette question par les populations victimes et leur position catégorique en a été exprimée tout au long de ces tentatives. La population zaïroise réunie en Conférence Nationale Souveraine s'était prononcée là dessus sans complaisance.

Jamais de sujet qui puisse occuper plus d'espace dans les journaux locaux, répété plus de fois et traité avec autant d'objectivité que "les réfugiés, clandestins et immigres, TUTSI-BANYARWANDA et la nationalité zaïroise"

Nous laissons nos lecteurs chevaucher avec nous à travers l'histoire migratoire du Sud-Kivu, la Loi sur la Nationalité ainsi que le Comportement des réfugiés, clandestins et Immigres TUTSI- BANYARWANDA au Zaïre. Eu égard à certains aspects particuliers du problème, entre autres, le village de MULENGE prétendu être un autre berceau ethnique TUTSI-BANYARWANDA; de temps en temps, notre attention pourra être focalisée sur les réfugiés clandestins et immigrés TUTSI- BANYARWANDA en Zone rurale d'Uvira.

Mulenge est-il réellement le berceau d'une autre ethnie du Zaïre?

De nombreux témoignages des autochtones (vira, fuliru, bembe, lega, zoba, nyindu, buyu, havu, nyanga, shi, binja) et écrits historiques et ethnographiques convaincants ont été réunis pour éclairer la Communauté Internationale. Nous espérons qu'ils ne tomberont pas dans l'oreille du Sourd.

L'arrivée massive des réfugiés, clandestins et immigrés TUTSI-BANYARWANDA au Congo remonte au XIXe siècle. En effet, selon Vansina, Weis et Moeller: à la création des Sociétés à chartes au Congo, telle que l'Union Minière du Haut Katanga en 1906, la main-d'oeuvre fut puisée au Rwanda et au Burundi voisins par le colonisateur.

La première guerre mondiale terminée, le Rwanda - sous l'emprise des Hutu - traverse une situation socio-économique inacceptable. Pour cette raison, à partir de 1924, un groupe d'immigrés TUTSI-BANYARWANDA arrive à MULENGE, petit village du Groupement de Kigoma, Collectivité-Chefferie des Bafuliiru, Zone rurale d'Uvira, Sud-Kivu en République du Zaïre. Ils progressèrent jusqu'aux plateaux de Fizi et d'Itombwe. Ils y menèrent la vie de pasteurs semi-nomades, c'était la première vague.

La deuxième vague, arrivée vers 1959, a eté principalement celle des réfugiés fuyant les troubles politiques précédant l'indépendance du Rwanda. Toutefois, ils étaient accompagnés d'infiltrés et clandestins, fuyant soit la persécution, soit la faim, soit les deux à la fois.

D'autres vagues suivirent respectivement en 1962, 1969, et 1972. Alors que ces deux premières prenerent l'itinéraire des immigrés de 1959, la dernière s'était scindée en deux groupes. Le premier continua l'itinéraire initial et le second se dirigea vers le SHABA.

Partout où ils s' installaient, c'était en steppes et ils y construisaient des étables tels des nids d'oiseaux. Une fois l'herbe desséchée, ils levaient leur campement pour un autre milieu favorable à leur bétail.

Pendant tout ce temps, les TUTSI-BANYARWANDA n'avaient jamais constitué des villages fixes, ils se trimbalaient ça et là à travers les prairies. Ils n'avaient jamais été recenses en tant que Tribu, surtout qu'ils ne prétendaient pas encore constituer une autre Ethnie du Pays. Ils étaient appelés BANYARWANDA (rwandais ) et étaient fiers de cette identité. De la part des autorités centrales et locales, ils jouissaient de tous les avantages et privilèges révolus à tous les autres réfugiés et immigrés installés sur le territoire national et taisaient encore leurs ambitions politiques.

Par ailleurs, toutes les cartes administratives et tribalo-linguistiques de l'époque sur le Kivu ne font mention d'une entité TUTSI- BANYARWANDA ou d'une tribu BANYAMULENGE, ni d'un chef coutumier TUTSI, et moins encore d'une autre ethnie de la République du Zaïre. II en est de même de toute la législation coloniale sur les circonscriptions indigènes: elle ne leur reconnaît aucune structure traditionnelle à l'instar d'autres tribus autochtones du Zaïre (absence des chefs traditionnels)

En ce qui les concerne, les organisations tribalo-linguistiques locales n'avaient pas encore d'inquiétude quant à la présence de ces réfugies et immigrés dans leurs entités respectives.

De Rwanda à Mulenge : une Supercherie honteuse.

Si "ce qu se ressemble s'assemble" alors l'inverse est aussi vrai.

En exergue de cette réalité, le pauvre petit village de MULENGE, habité entièrement par les Bafuliru, ne ressemble en rien. à un Pays Souverain comme la République Rwandaise occupée entièrement, elle, par les Rwandais.

Ces réfugies et immigrés, ayant une culture propre à eux, ont réussi à garder jusqu'à ce jour leur homogénéité raciale et culturelle. Qui ne les a pas vus boire, danser, dormir et respirer à la rwandaise? Qui ne les a pas vus pleurer leur vache morte et se tenir indifférents devant une dépouille mortelle d'un membre de leur famille? Qui ne les a pas vus tenir toutes leurs cérémonies en leur langue (KINYRWANDA)? Qui ne les a pas vus ! ...C'est leur identité. Ils doivent la garder fièrement et jalousement plutôt que de verser dans la tricherie de nationalité et le manque de fierté de sa propre identité. Ce qui leur fait descerner des médailles conséquentes surtout que tout ceci identifie plus le Rwanda que le petit pauvre village de Mulenge.

L'affût de nationalité: oeuvre machiavélique

Toujours à l'oeuvre d'une si grande entreprise machiavélique, les "princes nilotiques" profitent de la bonté de coeur innée de l'homme "bantou" zaïrois pour jouir de tous les privilèges réservés aux nationaux, notamment le commerce, la bourse d'études gouvernementale , l'octroi des postes politique et militaire... qui les amèneront à revendiquer la nationalité zaïroise et le pouvoir central et local.

Disposant de tous les moyens nécessaires (financier, humain, matériel), ils s'embarquent dans les stratégies vicieuses mais bien préparées (corruption, tricherie, intrigues, division etc.)

C'est ainsi qu'en 1972, BISENG'IMANA RWEMA infiltré au Cabinet du cabinet du Président de la République passe aux fonctions de Directeur pendant que, en 1978 GISARO MUHOZA se fait élire Commissaire du peuple à Uvira. Ils réussissent à faire nommer Mgr. NGEZIRYAYO GAPANGWA Jérôme, INGABO Faustin, DEDJU Léonard, respectivement Evêque d'Uvira, Goma et Beni en guise de boucliers ecclésiastiques.

Trois grands dossiers prioritaires sont alors confiés à ces personnalités, dont deux en amont (l'octroi collectif de la nationalité zaïroise aux TUTSI-BANYARWANDA et l'obtention d'une entité politico-administrative "collectivité" propre à eux) et un en aval (contribuer à la création d'un empire TUTSI des grands lacs, lequel empire regrouperait l'Ouganda, une partie de la Tanzanie, le Burundi, le Rwanda, le Kivu, le sud-est du Haut-Zaïre et l'est du Shaba jusqu'aux frontières zaïro-zambienne.

Notons aussi à l'attention de nos lecteurs que ces trois projets sont inscrits dans un vaste Programme d'expansionnisme à vocation africaine, coordonné par l'Association Culturelles des Originaires du Rwanda "ACOR", association exclusivement tutsi dont le siège est aux Etats-Unis.

Aussitôt au Cabinet du Président BISENG'IMANA R· réussi son premier forfait. II fait signer au Président MOBUTU SESE SEKO, qui ignorait jusque-là des visées politiques de son chef de cabinet, l'ordonnance-loi no72-002 du 5 janvier 1972, accordant la nationalité collective aux TUTSI-BANYARWANDA.

En 1977, sont organisés par le dan MUHOZA, des cercles informels de réflexion, présidé par GISARO MUHOZA en vue de trouver un deuxième "berceau" aux tutsi, cette fois-ci au Zane. MULENGE, pauvre petit village fuliru, est sélectionné parmi des millions de villages du pays pour devenir le Rwanda-bis.

Ainsi imaginé, le terme MULENGE est clan à BANYA pour former BANYA-MULENGE, ce qui, traduit en KINYARWANDA, veut dire ORIGINAIRES DE MULENGE ou plus fort encore PROPRIETAIRES DE MULENGE. Ainsi donc les tutsi rwandais voudront passer automatiquement de l'asile à la naturalisation, et de la naturalisation à la propriété. Ce terme servira désormais de parapluie non seulement à tous les TUTSI-BANYARWANDA se trouvant en Zone d'Uvira, mais aussi à ceux des zones de Fizi, Mwenga et Ijwi ainsi que tous les TUTSI restés au Rwanda et tous ceux du monde entier qui désireraient s'installer au Zaïre.

De ce qui précède, ne ressort-il pas que les américains soutiennent implicitement que tous les TUTSI du monde entier peuvent être des Zaïrois?

Sur le terrain, la confusion est totale. Après l'afflux des nilotiques armés venus du Rwanda, de l'Ouganda, de l'Ethiopie, de l'Erythrée, de la Somalie, et du Burundi pour conquérir le Zaïre; c'est le tour du mouvement des civils tutsi qui viennent de ces pays respectifs et pourquoi pas de quatre coins du monde.

Portant la peau des "RAPATRIES BANYAMULENGE" ils obligent les populations autochtones de ne les appeler que par ce nom. En dépit d'être venus des différents coins du monde, ils sont tous confondus comme de sosie; de sorte qu'on ne peut plus distinguer le TUTSI MUNYARWANDA du TUTSI MUNYABURUNDI...

Ce faisant, si BILL CLINTON a armé les tutsi pour devenir des zaïrois, réussira-t-il à imposer la cohabitation entre les autochtones et ces étrangers tutsi en conquête de la deuxième terre d'origine? L'avenir nous le dira.

Au même moment, VYURA, village de la zone de Moba, Sous-Région de Tanganyika, au Shaba (Zaïre), subissait le même forfait de ce peuple à mille terres d'origine. De VYURA, nom du village, ils déduisent BANYA-VYURA.

Le meme théâtre se poursuit jusqu'au Nord-Kivu où ils s'appellent des BANYA-BWI SHA.

II est aussi pertinent de noter que contrairement aux us et coutumes zaïrois, les tutsi BANYARWANDA, BANYABURUNDI... fabriquent les noms de leurs prétendues tribus à partir des noms des sites d'accueil: des collines, villages etc.

Pour qui a été précisément à Uvira lors de la promulgation de la fameuse ordonnance, les torchons ont alors brûlés entre les autochtones et la communauté tutsi. Les populations locales se sont opposés énergiquement à cette ordonnance-loi qu'ils ont qualifié d'inconstitutionnelle et d'arbitraire. Les mémorandums et déclarations diverses adressés à l'autorité centrale à Kinshasa avec copies aux autorités locales, se sont multipliés.

En 1980, non seulement des aberrations juridiques seront constatées autourde ladite ordonnance-loi, mais surtout les pratiques comportementales des BANYARWANDA seront indignes et non conformes aux limites prescrites par la loi. En réaction à ces aberrations et comportements abusif le Zaïre abrogea cette ordonnance-loi par cette no81-002 du 29 juin 1981. Toutefois, cette derrière ouvrant la faculté à chaque étranger - qui voudrait se naturaliser zairois - de pouvoir en formuler individuellement la requête. Cette ordonnance a été réaffirmée par la suite par le Parlement zaïrois. Juridiquement, en quoi prétendent-ils être toujours naturalisés zaïrois?

J'estime que l'histoire du peuple zaïrois ne sera jamais réécrite. Jamais non plus, la loi sur la nationalité ne sera amendée pour le simple plaisir d'octroyer la nationalité aux TUTSI-BANYARWANDA parmi toutes les autres nationalités réfugiées et immigrées d'avant et d'après eux, au Zaïre.

Tutsi-Banyarwanda :"Caque qui sent toujours le Hareng"

D'aucuns n'ignorent que comme il est difficile de changer le sexe, il est encore plus difficile aux tutsi rwandais de renoncer à leur origine.

C'est pourquoi de temps en temps malgré leur présence sur le sol zaïrois, étaient au même moment presents au Rwanda. Comme qui dirait: Pied gauche au Zaïre et Pied droit au Rwanda; muni de la carte pour Citoyen en séjour au Zaïre et muni de l'indangamuntu" en séjour au Rwanda ; Directeur d'une Ecole au Zaïre et Chef de Colline au Rwanda, main droite pour recevoir la bourse d'études du HCR et main gauche pour celle du gouvernement zaïrois..."

Dans ce même cadre précis, inscrivons les efforts tant matériel, financier technique qu'humain déployés par ces TUTSI-BANYARWANDA, auto-proclamés Banya-Mulenge, pour la conquête du Rwanda par le FRONT PATRIOTIQUE RWANDAIS (FPR). Nous avons vu les réfugiés, clandestins et immigrés TUTS-BANYARWANDA préparer et mener la guerre à partir du Zaïre.

En marge d'une opération "EFFORTS DE GUERRE" déclenchée par le staff du FPR, chaque menage TUTS-MUNYARWANDA installé au Zaïre donnait régulièrement ses cotisations. En plus, il offrait des contributions spéciales en hommes à enrôler aux forces militaires du FPR. Beaucoup de jeunes rwandais militaires du FPR le sont devenus après avoir déserté les Forces Armées Zaïroises.

Le Rwanda conquis par le FPR, un nombre important de TUTSI-BANYARWANDA vivant au Zalre ont plié bagages, remis leurs cartes d'identité au service zaïrois de l'immigration et ont traversé pour le Rwanda..

A l'arrivée, beaucoup d'entre eux ont occupé des postes de grande responsabilité socio-politiques. Les cas étant très nombreux, ils seront publiés très prochainement

Accusé des populations autochtones du Kivu : la Communauté internationale.

La position confuse et partisane prise par la Communauté Internationale dans le dossier opposant ces population zaïroises autochtones du Kivu aux réfugiés, clandestins et immigrés TUTS-BANYARWANDA qui s'étaient auto-proclamés "BANYAMULENGE" soulève une interrogation quant à l'avenir de cette institution.

Chers lecteurs, relisons ensemble cette lettre de la Communauté Internationale aux réfugiés TUTSI-BANYARWANDA au Zaïre;, lettre inscrite dans l'esprit de réaffirmer leur statut de réfugié. Elle a été écrite pendant la rébellion muleliste, en deux versions (français et kinyarwanda) en vue d'atteindre toutes les couches sociales des dits réfugiés.

" Aux réfugiés rwandais;

A Lemera, Katobo et Mulenge (Uvira)

Réfugiés rwandais,

Vous êtes isolés en ce moment, les pont sont coupés et il y a des barrages sur les routes et pour cette raison nous ne pouvons pas nous rendre parmi vous.

Cependant nous espérons que le calme reviendra bientôt dans cette région. En attendant nous vous demandons de rester strictement neutre. Vous avez obtenu asile au Congo à condition que vous ne vous occupiez en aucune façon de poiltique.

Si quelqu'un vient solliciter votre appui, vous devez répondre qu'en tant qu'étranger réfugiés et hôte de la République du Congo, vous ne devez pas prendre part à quelque mouvement que ce soit.

Restez calmes, travaillez comme vous l'avez fait jusqu'à présent en suivant les conseils de votre agronome.

Que chacun reste à son poste, mais surtout Restez en dehors de toute politique."

 

Sé/- Le Délégué de la Croix-Rouge

- Le Délégué du HCR

- Le Délégué de l'Administrateur de l'ONU

A la lumière de cette lettre, la Communauté Internationale et les Réfugiés TUTSI-BANYARWANDA étaient conscients du Statut de ces derniers.

Mais helas, pour des raisons inavouées certaines hautes autorités des Etats-Unis, d'Angleterre, d'Allemagne, d'Afrique du Sud, de l'Ouganda, du Rwanda, du Burundi... ainsi que certains médias se sont depuis quelques mois, embarquées têtes baissées dans une campagne de publicité et de promotion de ce terme inventé de toutes pièces, sous prétexte de sauvegarder les intérêts de la minorité. Ils vont jusqu'à véhiculer les allégations selon lesquelles les "BANYA-MULENGE" sont une ethnie en formation consécutive aux alliances matrimoniales des ancêtres de ces réfugiés et immigrés avec des populations zaïroises.

Quelle Contraste !

Pourtant, il est aussi de notoriété internationale que ces réfugiés et immigrés ont constitué dés lors une caste imperméable pratiquant l'endogamie et méprisant les us et coutumes du Zaïre.

En plus, ce sont des véntables fausseurs et utilisateurs des faux. Ils changent des noms et de l'identité toujours en prévision d'un forfait à réaliser à l'exemple de ce Ministre des affaires étrangères du Gouvernement Kabila; Mr BIZIMANA KARAHAMIHETO devenu BIZIMA Karaha pour donner une connotation zaïroise à son nom.

Rappelons que les réfugiés, clandestins et immigrés TUTSI-BANYARWAHDA qu i viennent de conquérir le Zaïre avec la bénédiction principale des Etats-Unis et des pays voisins du Zaïre sont des TUTSI-BANYARWANDA et ils le resteront. La Constitution du 30 juin 1960, dans l'un de ses articles, comme aussi la loi zaïroise sur la Nationalité restent très claires: personne ne pourra l'acquérir que par une requête individuelle suivant le schéma prescnt par la loi. Car, à ma connaissance, nulle part, la loi zaïroise n'a prévu un mécanisme d'octroi automatique de la nationalité.

Enfin, IL est aussi vrai qu'il y ait des américains d'origine Rwandaise comme il peut y avoir des zaïrois d'origine hollandaise.

Cependant la question qui reste posée est celle-ci: Si, en Allemagne, un seul TUTSI-MUNYARWANDA a acquis la nationalité allemande par un processus légal et se comporte dans les limites de cette loi; la communauté internationale soutiendrait-elle que tout TUTSI-MUNYARWANDA habitant l'Allemagne est allemand tel que cette anarchie est soutenue pour le cas du Zaïre? Ne s'agit-il pas carrément de la Politique de "DEUX POIDS, DEUX MESURES"

Tout de même, N'est-il pas plus curieux de voir que de tous les réfugiés et immigrés: sud-africains, mozambicains, angolais, ougandais, malawites, zambiens, congolais.... accueillis dans les mêmes circonstances par les zaïrois, seuls les TUTSI-BANYARWANDA ont jusqu'ici pris les armes pour massacrer leurs hôtes?

N'est-il pas important de voir que seuls les réfugiés, clandestins et immigrés TUTSI-BANYARWAHDA ont vidé les magasins et les hôpitaux, pillé les vehicules et les engins des routes et ceux du Port de Kalundu, viole les femmes...au Kivu, sous prétexte de révendiquer la naturalisation zaïroise?!

N'est-il pas capital de voir que tout le butin de guerre (argent, femmes et matériels...) après la conquête du Zaïre par les TUTSI-BANYARWANDA était et continue d'être acheminé rien qu'au Rwanda,...?

Si les TUTSI-BANYARWANDA n'avaient jamais tué un million d'américains, un million de belges, un million d'allemands, un million d'anglais, un million de sud-africains, un million d'angolais, un million... pour obtenir ces nationalités respectives.

N'est-il pas injuste que la Communauté internationale cautionne indirectement le massacre d'environs un million de zairois comme Prix de la naturalisation des TUTSI-BANYARWANDA au Zaïre?

Cela étant d'une part, il est grand temps que la communauté internationale cesse d'encourager au Zaïre, l'injustice au lieu de la justice, l'anarchie à la place de l'ordre et la violation des droits humains plutôt que de leur protection.

D'autre part, j'ai la conviction que les zaïrois authentiques se mobiliseront tous autour des concepts "Intégrité et Souveraineté" pour libérer le Zaïre, notre pays des mains des conquérants qui du reste, ont leur pays d'origine. "Le Zaïre aux Zaïrois et le Rwanda aux Rwandais" La même exhortation est faite, à tous les bantous de l'Afnque de grands lacs, de coaliser en vue de faire échouer ce plan satanique visant à ITUTSILANDER" cette partie de l'Afrique. Dénonçons à haute voix le soutien américain de l'anarchie dans cette même partie de l'Afrique sous prétexte de protection de la minorité.

"Malgré le séjour prolongé d'un tronc d'arbre dans l'eau, il ne se transforme jamais en crocodile."

WILDOR MAKONERO

Coordination du Programme de Promotion des Droits Humains et de la Démocratie et Paix pour les Elections Libres et Transparentes au Zaïre.

Padel-Zaïre

EPHEMERIDES DE LA CONQUÊTE D'UVIRA, RESPONSABILITÉS DES UNS ET DES AUTRES, RETOMBÉES SOCIO-POLITICO-ECONOMIQUES.

I.Ephémérides des évenements

D'aucuns n'ignorent que le rêve diabolique tutsi ("tutsilandisation" de l'Afrique des grands lacs) devenu aujourd'hui une quasi-réalité avec la conquête du grand Zaïre ses origines du grand plan monté par les tutsi du monde avec l'appui de quelques puissances et longtemps mijoté localement par les réfugiés infiltrés et immigrés tutsi rwandais du Zaïre. Comme qui dirait:" à coeur vaillant, rien d'impossible".

Ce plan satanique ayant été dénoncé à chaque phase de son exécution par les populations autochtones, cet article portera simplement sur l'odyssée des faits marquants; les responsabilités liées au comportement des uns et des autres, et les retombées négatives de ces événements sur environ sept cent mille âmes victimes, représentant la population de la zone rurale d'Uvira, présentée comme l'un des lieux de couvée et rune des entités pilotes du projet "Empire Hima".

Tel du feu sous cendre, tout se passe en "TOP SECRET", réservé donc aux tutsi et à certains zaïrois, partenaires fidèles. De bouche à oreille, de famille à famille, de village à village, de province à province, de pays à pays...telle est la stratégie de communication naturellement choisie dans le cadre du forfait préparé contre les populations locales.

Toutefois, lors des discussions entre les tutsi qui viennent vendre des vivres aux marches de Kabiri, Kana, Nyalubwe, Bijombo...et les agents de l'Etat chargés de perception des taxes des marchés, ceux-là accompagnent leurs payements des paroles telles que: "...ce travail devra nous revenir d'ici peu". Et les taxateurs n'en revenaient pas !

Par ailleurs, quelques opérateurs économiques d'Uvira nous ont témoigné avant la guerre que pendant leurs voyages d'affaires à l'étranger, ils rencontraient de temps en temps leurs connaissances tutsi qui, lors des entretiens, leur adressaient en souriant des paroles suivantes "... toutes ces belles maisons d'Uvira pour lesquelles vous vous vantez souvent nous appartiendront bientôt. Et ils considéraient cela comme étant des plaisanteries.

Mais aussi, lors d'une pause académique à l'Institut Supérieur de Gestion et de Management (I.S.G.M /UVIRA), un étudiant "Tutsi Munyarwanda" appelé comme tel par ses condisciples réagit: "appelez-nous comme vous voulez mais retenez bien que cette année ne finira avant que nous vous gouvernions ".

Ensuite, dans une réunion de sécurité organisée par le commissaire de zone d'Uvaa, le Président de la mutualité Tutsi rwandaise répondant à la question de rassemblée. "en quoi prétendez-vous être des zaïrois? Réplique arrogamment ceci: la nature a fait que nous soyons des zaïrois et personne ne peut nous arracher cette nationalité

Enfin, les tutsi rwandais commencent à vendre leurs biens meubles, immeubles... et prennent fuite! Se confiant à leur intimes, ils promettent "un retour rapide en force".

Pendant que nen ne pouvant encore filtrer cette discrétion finit par se confondre à la politique d'autruche, tel des oeufs couves, un poussin finit par tressaillir et sautiller . Ceci traduit le langage discourtois, arrogant et ironique manifeste que ces tutsi ont commencé à afficher tant aux pauvres paysans autochtones , aux simples agents de l'Etat qu'au pouvoir public; au fur et à mesure que leur projet avançait.

Entre octobre et novembre 1995, Muller Ruhimbika effectue une tournée de contacts en Europe, lesquels contacts s'inscrivent dans le cadre du dossier Tutsi rwandais "banyamulenge" contre l'Etat zaïrois et de la préparation des attaques dont le jour "J" est prévu pour le 25 octobre 1996, et le chef lieu de la zone rurale d'Uvira sera le champ des tirs. Au centre Carter il présente les revendications de la nationalité zaïroise, il plaide contre les arrestations arbitraires et l'expropriation de leurs biens par les autorités zaïroises.

En novembre 1995, dans une des réunions des membres de leur ONGD, Groupe Milima, les tutsi rwandais adressent un mémorandum aux autorités zaïroises. Ce mémorandum dénonce les tracasseries diverses dont ils sont victimes et l'expropriation de leurs biens et révendique la nationalité zaïroise. Anzuluni Bembe, Vice-President du Haut conseil de la République, Parlement de Transition (HCR-PT) et SHWEKA MUTABAZI II alors Commissaire de la zone rurale d'Uvira sont tous deux pointés du doigt . Le bras de fer s'engage entre l'autorité politico-administrative locale et les tutsi rwandais. L'autorité leur interdit toute... (Congonline : la fin du message ne nous est pas parvenue)

Justin Materania

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