Chers compatriotes,Ce document n'est pas le mien. Il est écrit par des compatriotes
en exil, originaires de la zone d'Uvira (Sud-Kivu, Congo-Zaïre). Ils ont senti le besoin
de partager leur triste histoire vécue lors de la dite guerre de "libération".
Ayant été au début de ce long cauchemar des Kivutiens en particulier, cette réflexion
parmi tant d'autres, expliquent clairement les responsabilités de chaque couche
politico-sociale présente dans la zone d'Uvira.
Bien que leur analyse se porte essentiellement sur leur
zone d'origine, la réalité telle que décrite par les auteurs est nationale. Ce document
interpelle chaque citoyen ayant l'amour de ce pays "CONGO_ZAIRE". Prenez le
temps de le lire et au besoin de le faire lire aussi.
EDITORIAL
IL FAUT CRIER HARO SUR L'INTRIGUE
Le Zaïre, ancienne colonie belge aujourd'hui en proie aux
déchirements causés par une conspiration tramée par ses petits voisins et les
puissances anglo-saxonnes, présente un sort qui lui fait porter la croix dès sa
naissance.
Mal colonisé d'abord après un arrangement entre le
souverain belge Léopold II qui le possédait comme propriété privée et son royaume de
Belgique; sa mauvaise décolonisation ne lui laissera ensuite que des malheurs qui
s'étendront sur trente ans . Malheurs d'avoir perdu tôt le Héro de sa véritable
indépendance et d'avoir embrassé une certaine élite, "empereur d'opérettes"
et "lèche pied" des occidentaux.
Ayant tourné cette page et convaincus que les passions
nationalistes se sont éteintes en l'émergence d'un pouvoir sans fondement réel mais
fidèle à leurs voeux les nouveaux maîtres ont resurgi de partout pour rééditer le
vieux rêve colonial en initiant un plan diabolique de récolonisation basé sur le
dépeuplement d'abord, l'exploitation des richesses ensuite: c'est l'origine de la guerre
d'octobre 1996.
Victime d'une cabale montée dans les bureaux d'études
des grandes multinationales à la recherche de des matières premières bon marché et
mise en exécution par de petits voisins anormalement surpeuplés et en quête d'espace
vital, le Zaïre ressemble plutôt à un mandat sous protectorat anglo-saxon géré par
l'Ouganda et le Rwanda.
Pire, cela frappera plus la partie aux richesses aussi
bien matérielles qu'humaines, forçant sa fierté: Est, mieux accessible à ses besoins..
Ainsi, ses frontières de l'Est sont , depuis, à la fois
perméables et opaques. Perméables pour les petits voisins disposant d'un regard sur
l'Est, opaques pour les zaïrois qui doivent remplir une chaîne de formalités liées à
l'immigration et aux exigences douanières: c'est le bon voisinage "Type
Kabila".
Loin de là, les "AFANDE" de l'Est du Zaïre ne
sont autres que des officiers -sûrement sans fonctions dans leurs pays respectifs
-aujourd'hui récompensés pour avoir pris part à la guerre. Mieux une occupation tous
azimuts qu'ils sont chargés de conduire par l'implantation musclée des tutsi dans les
territoires conquis.
C'est pourquoi, le premier numéro de ce Bulletin de
Liaison, cris à la fois de détresse et de guerre d'un peuple en exil, permettra à qui
voudra bien l'exploiter de se faire une idée sur l'état des faits d'une partie de l'Est
du Zaïre:
celles qui a servi de point de départ une guerre de
conquête, manière révolue d'accès au pouvoir, que seules les puissances anglo-saxonnes
sont capables d'expliquer comme une forme évoluée de démocratie moderne. Cette
démocratie au nom de laquelle il a fallu avilir toute une nation par des visées
impérialistes.
En effet, de la corruption à l'intrigue et de l'intrigue
au génocide: voilà le dur chemin que ces puissances, à travers les tutsi, ont imposé
à l'Est du Zaïre aujourd'hui sans visage réel.
D'un thème a un autre de la présente livraison, le
lecteur intéressé vivra les réalités profondes qui auront milité, en un clin d'oeil,
à envoyer tout un peuple en exil: ailleurs ou sur sa propre terre.
Un peu plus loin , il trouvera, juste à la porte de
sortie, l'appel à la prise de conscience a travers l'art du plumitif qui, non seulement
plaide la non culpabilité de son peuple, clame la colère de l'opprimé mais aussi prouve
que le "Kifuliru" dialecte d'Uvira, est une langue savamment poétique.
De ce bulletin, il convient de retenir qu'une main est
désormais tendue par le peuple en exil, à qui voudra le secourir à:
-Véhiculer la prise de conscience, seule voie de cheminer
vers une libération totale;
- Dénoncer toute intrigue d'où qu'elle vienne;
- Collaborer intimement avec lui en vue de faire face à
l'entreprise du mal.
Voilà le menu en forme de pilule amère que le sort nous
oblige tous à avaler si nous voulons être libres à jamais et crier à haute voix le
haro sur l'intrigue.
Le Bulletin de Liaison " INGUNGA" c'est -à
-dire "Carillon de réveil à la prise de conscience", nous ouvre ses lignes et
ses colonnes.
Christian MWIMULE MUGHEMUZI.
PSEUDONYMES "BANYAMULENGE" EN FALSIFICATION DE
LEUR IDENTITE
(Genèse 11,1-9)
"A beau mentir qui vient de loin "dit-on. Mille
et une tentatives de falsification de l'identité des réfugiés, clandestins et immigrés
TUTSI-BANYARWANDA vivant au Zaïre par eux-mêmes, deux mille dénonciations par les
populations zaïroises victimes de cette tricherie.
Des nombreux temps de réflexions ont été consacrés à
cette question par les populations victimes et leur position catégorique en a été
exprimée tout au long de ces tentatives. La population zaïroise réunie en Conférence
Nationale Souveraine s'était prononcée là dessus sans complaisance.
Jamais de sujet qui puisse occuper plus d'espace dans les
journaux locaux, répété plus de fois et traité avec autant d'objectivité que
"les réfugiés, clandestins et immigres, TUTSI-BANYARWANDA et la nationalité
zaïroise"
Nous laissons nos lecteurs chevaucher avec nous à travers
l'histoire migratoire du Sud-Kivu, la Loi sur la Nationalité ainsi que le Comportement
des réfugiés, clandestins et Immigres TUTSI- BANYARWANDA au Zaïre. Eu égard à
certains aspects particuliers du problème, entre autres, le village de MULENGE prétendu
être un autre berceau ethnique TUTSI-BANYARWANDA; de temps en temps, notre attention
pourra être focalisée sur les réfugiés clandestins et immigrés TUTSI- BANYARWANDA en
Zone rurale d'Uvira.
Mulenge est-il réellement le berceau d'une autre ethnie
du Zaïre?
De nombreux témoignages des autochtones (vira, fuliru,
bembe, lega, zoba, nyindu, buyu, havu, nyanga, shi, binja) et écrits historiques et
ethnographiques convaincants ont été réunis pour éclairer la Communauté
Internationale. Nous espérons qu'ils ne tomberont pas dans l'oreille du Sourd.
L'arrivée massive des réfugiés, clandestins et
immigrés TUTSI-BANYARWANDA au Congo remonte au XIXe siècle. En effet, selon Vansina,
Weis et Moeller: à la création des Sociétés à chartes au Congo, telle que l'Union
Minière du Haut Katanga en 1906, la main-d'oeuvre fut puisée au Rwanda et au Burundi
voisins par le colonisateur.
La première guerre mondiale terminée, le Rwanda - sous
l'emprise des Hutu - traverse une situation socio-économique inacceptable. Pour cette
raison, à partir de 1924, un groupe d'immigrés TUTSI-BANYARWANDA arrive à MULENGE,
petit village du Groupement de Kigoma, Collectivité-Chefferie des Bafuliiru, Zone rurale
d'Uvira, Sud-Kivu en République du Zaïre. Ils progressèrent jusqu'aux plateaux de Fizi
et d'Itombwe. Ils y menèrent la vie de pasteurs semi-nomades, c'était la première
vague.
La deuxième vague, arrivée vers 1959, a eté
principalement celle des réfugiés fuyant les troubles politiques précédant
l'indépendance du Rwanda. Toutefois, ils étaient accompagnés d'infiltrés et
clandestins, fuyant soit la persécution, soit la faim, soit les deux à la fois.
D'autres vagues suivirent respectivement en 1962, 1969, et
1972. Alors que ces deux premières prenerent l'itinéraire des immigrés de 1959, la
dernière s'était scindée en deux groupes. Le premier continua l'itinéraire initial et
le second se dirigea vers le SHABA.
Partout où ils s' installaient, c'était en steppes et
ils y construisaient des étables tels des nids d'oiseaux. Une fois l'herbe desséchée,
ils levaient leur campement pour un autre milieu favorable à leur bétail.
Pendant tout ce temps, les TUTSI-BANYARWANDA n'avaient
jamais constitué des villages fixes, ils se trimbalaient ça et là à travers les
prairies. Ils n'avaient jamais été recenses en tant que Tribu, surtout qu'ils ne
prétendaient pas encore constituer une autre Ethnie du Pays. Ils étaient appelés
BANYARWANDA (rwandais ) et étaient fiers de cette identité. De la part des autorités
centrales et locales, ils jouissaient de tous les avantages et privilèges révolus à
tous les autres réfugiés et immigrés installés sur le territoire national et taisaient
encore leurs ambitions politiques.
Par ailleurs, toutes les cartes administratives et
tribalo-linguistiques de l'époque sur le Kivu ne font mention d'une entité TUTSI-
BANYARWANDA ou d'une tribu BANYAMULENGE, ni d'un chef coutumier TUTSI, et moins encore
d'une autre ethnie de la République du Zaïre. II en est de même de toute la
législation coloniale sur les circonscriptions indigènes: elle ne leur reconnaît aucune
structure traditionnelle à l'instar d'autres tribus autochtones du Zaïre (absence des
chefs traditionnels)
En ce qui les concerne, les organisations
tribalo-linguistiques locales n'avaient pas encore d'inquiétude quant à la présence de
ces réfugies et immigrés dans leurs entités respectives.
De Rwanda à Mulenge : une Supercherie honteuse.
Si "ce qu se ressemble s'assemble" alors
l'inverse est aussi vrai.
En exergue de cette réalité, le pauvre petit village de
MULENGE, habité entièrement par les Bafuliru, ne ressemble en rien. à un Pays Souverain
comme la République Rwandaise occupée entièrement, elle, par les Rwandais.
Ces réfugies et immigrés, ayant une culture propre à
eux, ont réussi à garder jusqu'à ce jour leur homogénéité raciale et culturelle. Qui
ne les a pas vus boire, danser, dormir et respirer à la rwandaise? Qui ne les a pas vus
pleurer leur vache morte et se tenir indifférents devant une dépouille mortelle d'un
membre de leur famille? Qui ne les a pas vus tenir toutes leurs cérémonies en leur
langue (KINYRWANDA)? Qui ne les a pas vus ! ...C'est leur identité. Ils doivent la garder
fièrement et jalousement plutôt que de verser dans la tricherie de nationalité et le
manque de fierté de sa propre identité. Ce qui leur fait descerner des médailles
conséquentes surtout que tout ceci identifie plus le Rwanda que le petit pauvre village
de Mulenge.
L'affût de nationalité: oeuvre machiavélique
Toujours à l'oeuvre d'une si grande entreprise
machiavélique, les "princes nilotiques" profitent de la bonté de coeur innée
de l'homme "bantou" zaïrois pour jouir de tous les privilèges réservés aux
nationaux, notamment le commerce, la bourse d'études gouvernementale , l'octroi des
postes politique et militaire... qui les amèneront à revendiquer la nationalité
zaïroise et le pouvoir central et local.
Disposant de tous les moyens nécessaires (financier,
humain, matériel), ils s'embarquent dans les stratégies vicieuses mais bien préparées
(corruption, tricherie, intrigues, division etc.)
C'est ainsi qu'en 1972, BISENG'IMANA RWEMA infiltré au
Cabinet du cabinet du Président de la République passe aux fonctions de Directeur
pendant que, en 1978 GISARO MUHOZA se fait élire Commissaire du peuple à Uvira. Ils
réussissent à faire nommer Mgr. NGEZIRYAYO GAPANGWA Jérôme, INGABO Faustin, DEDJU
Léonard, respectivement Evêque d'Uvira, Goma et Beni en guise de boucliers
ecclésiastiques.
Trois grands dossiers prioritaires sont alors confiés à
ces personnalités, dont deux en amont (l'octroi collectif de la nationalité zaïroise
aux TUTSI-BANYARWANDA et l'obtention d'une entité politico-administrative
"collectivité" propre à eux) et un en aval (contribuer à la création d'un
empire TUTSI des grands lacs, lequel empire regrouperait l'Ouganda, une partie de la
Tanzanie, le Burundi, le Rwanda, le Kivu, le sud-est du Haut-Zaïre et l'est du Shaba
jusqu'aux frontières zaïro-zambienne.
Notons aussi à l'attention de nos lecteurs que ces trois
projets sont inscrits dans un vaste Programme d'expansionnisme à vocation africaine,
coordonné par l'Association Culturelles des Originaires du Rwanda "ACOR",
association exclusivement tutsi dont le siège est aux Etats-Unis.
Aussitôt au Cabinet du Président BISENG'IMANA R·
réussi son premier forfait. II fait signer au Président MOBUTU SESE SEKO, qui ignorait
jusque-là des visées politiques de son chef de cabinet, l'ordonnance-loi no72-002 du 5
janvier 1972, accordant la nationalité collective aux TUTSI-BANYARWANDA.
En 1977, sont organisés par le dan MUHOZA, des cercles
informels de réflexion, présidé par GISARO MUHOZA en vue de trouver un deuxième
"berceau" aux tutsi, cette fois-ci au Zane. MULENGE, pauvre petit village
fuliru, est sélectionné parmi des millions de villages du pays pour devenir le
Rwanda-bis.
Ainsi imaginé, le terme MULENGE est clan à BANYA pour
former BANYA-MULENGE, ce qui, traduit en KINYARWANDA, veut dire ORIGINAIRES DE MULENGE ou
plus fort encore PROPRIETAIRES DE MULENGE. Ainsi donc les tutsi rwandais voudront passer
automatiquement de l'asile à la naturalisation, et de la naturalisation à la
propriété. Ce terme servira désormais de parapluie non seulement à tous les
TUTSI-BANYARWANDA se trouvant en Zone d'Uvira, mais aussi à ceux des zones de Fizi,
Mwenga et Ijwi ainsi que tous les TUTSI restés au Rwanda et tous ceux du monde entier qui
désireraient s'installer au Zaïre.
De ce qui précède, ne ressort-il pas que les américains
soutiennent implicitement que tous les TUTSI du monde entier peuvent être des Zaïrois?
Sur le terrain, la confusion est totale. Après l'afflux
des nilotiques armés venus du Rwanda, de l'Ouganda, de l'Ethiopie, de l'Erythrée, de la
Somalie, et du Burundi pour conquérir le Zaïre; c'est le tour du mouvement des civils
tutsi qui viennent de ces pays respectifs et pourquoi pas de quatre coins du monde.
Portant la peau des "RAPATRIES BANYAMULENGE" ils
obligent les populations autochtones de ne les appeler que par ce nom. En dépit d'être
venus des différents coins du monde, ils sont tous confondus comme de sosie; de sorte
qu'on ne peut plus distinguer le TUTSI MUNYARWANDA du TUTSI MUNYABURUNDI...
Ce faisant, si BILL CLINTON a armé les tutsi pour devenir
des zaïrois, réussira-t-il à imposer la cohabitation entre les autochtones et ces
étrangers tutsi en conquête de la deuxième terre d'origine? L'avenir nous le dira.
Au même moment, VYURA, village de la zone de Moba,
Sous-Région de Tanganyika, au Shaba (Zaïre), subissait le même forfait de ce peuple à
mille terres d'origine. De VYURA, nom du village, ils déduisent BANYA-VYURA.
Le meme théâtre se poursuit jusqu'au Nord-Kivu où ils
s'appellent des BANYA-BWI SHA.
II est aussi pertinent de noter que contrairement aux us
et coutumes zaïrois, les tutsi BANYARWANDA, BANYABURUNDI... fabriquent les noms de leurs
prétendues tribus à partir des noms des sites d'accueil: des collines, villages etc.
Pour qui a été précisément à Uvira lors de la
promulgation de la fameuse ordonnance, les torchons ont alors brûlés entre les
autochtones et la communauté tutsi. Les populations locales se sont opposés
énergiquement à cette ordonnance-loi qu'ils ont qualifié d'inconstitutionnelle et
d'arbitraire. Les mémorandums et déclarations diverses adressés à l'autorité centrale
à Kinshasa avec copies aux autorités locales, se sont multipliés.
En 1980, non seulement des aberrations juridiques seront
constatées autourde ladite ordonnance-loi, mais surtout les pratiques comportementales
des BANYARWANDA seront indignes et non conformes aux limites prescrites par la loi. En
réaction à ces aberrations et comportements abusif le Zaïre abrogea cette
ordonnance-loi par cette no81-002 du 29 juin 1981. Toutefois, cette derrière ouvrant la
faculté à chaque étranger - qui voudrait se naturaliser zairois - de pouvoir en
formuler individuellement la requête. Cette ordonnance a été réaffirmée par la suite
par le Parlement zaïrois. Juridiquement, en quoi prétendent-ils être toujours
naturalisés zaïrois?
J'estime que l'histoire du peuple zaïrois ne sera jamais
réécrite. Jamais non plus, la loi sur la nationalité ne sera amendée pour le simple
plaisir d'octroyer la nationalité aux TUTSI-BANYARWANDA parmi toutes les autres
nationalités réfugiées et immigrées d'avant et d'après eux, au Zaïre.
Tutsi-Banyarwanda :"Caque qui sent toujours le
Hareng"
D'aucuns n'ignorent que comme il est difficile de changer
le sexe, il est encore plus difficile aux tutsi rwandais de renoncer à leur origine.
C'est pourquoi de temps en temps malgré leur présence
sur le sol zaïrois, étaient au même moment presents au Rwanda. Comme qui dirait: Pied
gauche au Zaïre et Pied droit au Rwanda; muni de la carte pour Citoyen en séjour au
Zaïre et muni de l'indangamuntu" en séjour au Rwanda ; Directeur d'une Ecole au
Zaïre et Chef de Colline au Rwanda, main droite pour recevoir la bourse d'études du HCR
et main gauche pour celle du gouvernement zaïrois..."
Dans ce même cadre précis, inscrivons les efforts tant
matériel, financier technique qu'humain déployés par ces TUTSI-BANYARWANDA,
auto-proclamés Banya-Mulenge, pour la conquête du Rwanda par le FRONT PATRIOTIQUE
RWANDAIS (FPR). Nous avons vu les réfugiés, clandestins et immigrés TUTS-BANYARWANDA
préparer et mener la guerre à partir du Zaïre.
En marge d'une opération "EFFORTS DE GUERRE"
déclenchée par le staff du FPR, chaque menage TUTS-MUNYARWANDA installé au Zaïre
donnait régulièrement ses cotisations. En plus, il offrait des contributions spéciales
en hommes à enrôler aux forces militaires du FPR. Beaucoup de jeunes rwandais militaires
du FPR le sont devenus après avoir déserté les Forces Armées Zaïroises.
Le Rwanda conquis par le FPR, un nombre important de
TUTSI-BANYARWANDA vivant au Zalre ont plié bagages, remis leurs cartes d'identité au
service zaïrois de l'immigration et ont traversé pour le Rwanda..
A l'arrivée, beaucoup d'entre eux ont occupé des postes
de grande responsabilité socio-politiques. Les cas étant très nombreux, ils seront
publiés très prochainement
Accusé des populations autochtones du Kivu : la
Communauté internationale.
La position confuse et partisane prise par la Communauté
Internationale dans le dossier opposant ces population zaïroises autochtones du Kivu aux
réfugiés, clandestins et immigrés TUTS-BANYARWANDA qui s'étaient auto-proclamés
"BANYAMULENGE" soulève une interrogation quant à l'avenir de cette
institution.
Chers lecteurs, relisons ensemble cette lettre de la
Communauté Internationale aux réfugiés TUTSI-BANYARWANDA au Zaïre;, lettre inscrite
dans l'esprit de réaffirmer leur statut de réfugié. Elle a été écrite pendant la
rébellion muleliste, en deux versions (français et kinyarwanda) en vue d'atteindre
toutes les couches sociales des dits réfugiés.
" Aux réfugiés rwandais;
A Lemera, Katobo et Mulenge (Uvira)
Réfugiés rwandais,
Vous êtes isolés en ce moment, les pont sont coupés et
il y a des barrages sur les routes et pour cette raison nous ne pouvons pas nous rendre
parmi vous.
Cependant nous espérons que le calme reviendra bientôt
dans cette région. En attendant nous vous demandons de rester strictement neutre. Vous
avez obtenu asile au Congo à condition que vous ne vous occupiez en aucune façon de
poiltique.
Si quelqu'un vient solliciter votre appui, vous devez
répondre qu'en tant qu'étranger réfugiés et hôte de la République du Congo, vous ne
devez pas prendre part à quelque mouvement que ce soit.
Restez calmes, travaillez comme vous l'avez fait jusqu'à
présent en suivant les conseils de votre agronome.
Que chacun reste à son poste, mais surtout Restez en
dehors de toute politique."
Sé/- Le Délégué de la Croix-Rouge
- Le Délégué du HCR
- Le Délégué de l'Administrateur de l'ONU
A la lumière de cette lettre, la Communauté
Internationale et les Réfugiés TUTSI-BANYARWANDA étaient conscients du Statut de ces
derniers.
Mais helas, pour des raisons inavouées certaines hautes
autorités des Etats-Unis, d'Angleterre, d'Allemagne, d'Afrique du Sud, de l'Ouganda, du
Rwanda, du Burundi... ainsi que certains médias se sont depuis quelques mois, embarquées
têtes baissées dans une campagne de publicité et de promotion de ce terme inventé de
toutes pièces, sous prétexte de sauvegarder les intérêts de la minorité. Ils vont
jusqu'à véhiculer les allégations selon lesquelles les "BANYA-MULENGE" sont
une ethnie en formation consécutive aux alliances matrimoniales des ancêtres de ces
réfugiés et immigrés avec des populations zaïroises.
Quelle Contraste !
Pourtant, il est aussi de notoriété internationale que
ces réfugiés et immigrés ont constitué dés lors une caste imperméable pratiquant
l'endogamie et méprisant les us et coutumes du Zaïre.
En plus, ce sont des véntables fausseurs et utilisateurs
des faux. Ils changent des noms et de l'identité toujours en prévision d'un forfait à
réaliser à l'exemple de ce Ministre des affaires étrangères du Gouvernement Kabila; Mr
BIZIMANA KARAHAMIHETO devenu BIZIMA Karaha pour donner une connotation zaïroise à son
nom.
Rappelons que les réfugiés, clandestins et immigrés
TUTSI-BANYARWAHDA qu i viennent de conquérir le Zaïre avec la bénédiction principale
des Etats-Unis et des pays voisins du Zaïre sont des TUTSI-BANYARWANDA et ils le
resteront. La Constitution du 30 juin 1960, dans l'un de ses articles, comme aussi la loi
zaïroise sur la Nationalité restent très claires: personne ne pourra l'acquérir que
par une requête individuelle suivant le schéma prescnt par la loi. Car, à ma
connaissance, nulle part, la loi zaïroise n'a prévu un mécanisme d'octroi automatique
de la nationalité.
Enfin, IL est aussi vrai qu'il y ait des américains
d'origine Rwandaise comme il peut y avoir des zaïrois d'origine hollandaise.
Cependant la question qui reste posée est celle-ci: Si,
en Allemagne, un seul TUTSI-MUNYARWANDA a acquis la nationalité allemande par un
processus légal et se comporte dans les limites de cette loi; la communauté
internationale soutiendrait-elle que tout TUTSI-MUNYARWANDA habitant l'Allemagne est
allemand tel que cette anarchie est soutenue pour le cas du Zaïre? Ne s'agit-il pas
carrément de la Politique de "DEUX POIDS, DEUX MESURES"
Tout de même, N'est-il pas plus curieux de voir que de
tous les réfugiés et immigrés: sud-africains, mozambicains, angolais, ougandais,
malawites, zambiens, congolais.... accueillis dans les mêmes circonstances par les
zaïrois, seuls les TUTSI-BANYARWANDA ont jusqu'ici pris les armes pour massacrer leurs
hôtes?
N'est-il pas important de voir que seuls les réfugiés,
clandestins et immigrés TUTSI-BANYARWAHDA ont vidé les magasins et les hôpitaux, pillé
les vehicules et les engins des routes et ceux du Port de Kalundu, viole les femmes...au
Kivu, sous prétexte de révendiquer la naturalisation zaïroise?!
N'est-il pas capital de voir que tout le butin de guerre
(argent, femmes et matériels...) après la conquête du Zaïre par les TUTSI-BANYARWANDA
était et continue d'être acheminé rien qu'au Rwanda,...?
Si les TUTSI-BANYARWANDA n'avaient jamais tué un million
d'américains, un million de belges, un million d'allemands, un million d'anglais, un
million de sud-africains, un million d'angolais, un million... pour obtenir ces
nationalités respectives.
N'est-il pas injuste que la Communauté internationale
cautionne indirectement le massacre d'environs un million de zairois comme Prix de la
naturalisation des TUTSI-BANYARWANDA au Zaïre?
Cela étant d'une part, il est grand temps que la
communauté internationale cesse d'encourager au Zaïre, l'injustice au lieu de la
justice, l'anarchie à la place de l'ordre et la violation des droits humains plutôt que
de leur protection.
D'autre part, j'ai la conviction que les zaïrois
authentiques se mobiliseront tous autour des concepts "Intégrité et
Souveraineté" pour libérer le Zaïre, notre pays des mains des conquérants qui du
reste, ont leur pays d'origine. "Le Zaïre aux Zaïrois et le Rwanda aux
Rwandais" La même exhortation est faite, à tous les bantous de l'Afnque de grands
lacs, de coaliser en vue de faire échouer ce plan satanique visant à ITUTSILANDER"
cette partie de l'Afrique. Dénonçons à haute voix le soutien américain de l'anarchie
dans cette même partie de l'Afrique sous prétexte de protection de la minorité.
"Malgré le séjour prolongé d'un tronc d'arbre dans
l'eau, il ne se transforme jamais en crocodile."
WILDOR MAKONERO
Coordination du Programme de Promotion des Droits Humains
et de la Démocratie et Paix pour les Elections Libres et Transparentes au Zaïre.
Padel-Zaïre
EPHEMERIDES DE LA CONQUÊTE D'UVIRA, RESPONSABILITÉS DES
UNS ET DES AUTRES, RETOMBÉES SOCIO-POLITICO-ECONOMIQUES.
I.Ephémérides des évenements
D'aucuns n'ignorent que le rêve diabolique tutsi
("tutsilandisation" de l'Afrique des grands lacs) devenu aujourd'hui une
quasi-réalité avec la conquête du grand Zaïre ses origines du grand plan monté par
les tutsi du monde avec l'appui de quelques puissances et longtemps mijoté localement par
les réfugiés infiltrés et immigrés tutsi rwandais du Zaïre. Comme qui dirait:"
à coeur vaillant, rien d'impossible".
Ce plan satanique ayant été dénoncé à chaque phase de
son exécution par les populations autochtones, cet article portera simplement sur
l'odyssée des faits marquants; les responsabilités liées au comportement des uns et des
autres, et les retombées négatives de ces événements sur environ sept cent mille âmes
victimes, représentant la population de la zone rurale d'Uvira, présentée comme l'un
des lieux de couvée et rune des entités pilotes du projet "Empire Hima".
Tel du feu sous cendre, tout se passe en "TOP
SECRET", réservé donc aux tutsi et à certains zaïrois, partenaires fidèles. De
bouche à oreille, de famille à famille, de village à village, de province à province,
de pays à pays...telle est la stratégie de communication naturellement choisie dans le
cadre du forfait préparé contre les populations locales.
Toutefois, lors des discussions entre les tutsi qui
viennent vendre des vivres aux marches de Kabiri, Kana, Nyalubwe, Bijombo...et les agents
de l'Etat chargés de perception des taxes des marchés, ceux-là accompagnent leurs
payements des paroles telles que: "...ce travail devra nous revenir d'ici peu".
Et les taxateurs n'en revenaient pas !
Par ailleurs, quelques opérateurs économiques d'Uvira
nous ont témoigné avant la guerre que pendant leurs voyages d'affaires à l'étranger,
ils rencontraient de temps en temps leurs connaissances tutsi qui, lors des entretiens,
leur adressaient en souriant des paroles suivantes "... toutes ces belles maisons
d'Uvira pour lesquelles vous vous vantez souvent nous appartiendront bientôt. Et ils
considéraient cela comme étant des plaisanteries.
Mais aussi, lors d'une pause académique à l'Institut
Supérieur de Gestion et de Management (I.S.G.M /UVIRA), un étudiant "Tutsi
Munyarwanda" appelé comme tel par ses condisciples réagit: "appelez-nous comme
vous voulez mais retenez bien que cette année ne finira avant que nous vous gouvernions
".
Ensuite, dans une réunion de sécurité organisée par le
commissaire de zone d'Uvaa, le Président de la mutualité Tutsi rwandaise répondant à
la question de rassemblée. "en quoi prétendez-vous être des zaïrois? Réplique
arrogamment ceci: la nature a fait que nous soyons des zaïrois et personne ne peut nous
arracher cette nationalité
Enfin, les tutsi rwandais commencent à vendre leurs biens
meubles, immeubles... et prennent fuite! Se confiant à leur intimes, ils promettent
"un retour rapide en force".
Pendant que nen ne pouvant encore filtrer cette
discrétion finit par se confondre à la politique d'autruche, tel des oeufs couves, un
poussin finit par tressaillir et sautiller . Ceci traduit le langage discourtois, arrogant
et ironique manifeste que ces tutsi ont commencé à afficher tant aux pauvres paysans
autochtones , aux simples agents de l'Etat qu'au pouvoir public; au fur et à mesure que
leur projet avançait.
Entre octobre et novembre 1995, Muller Ruhimbika effectue
une tournée de contacts en Europe, lesquels contacts s'inscrivent dans le cadre du
dossier Tutsi rwandais "banyamulenge" contre l'Etat zaïrois et de la
préparation des attaques dont le jour "J" est prévu pour le 25 octobre 1996,
et le chef lieu de la zone rurale d'Uvira sera le champ des tirs. Au centre Carter il
présente les revendications de la nationalité zaïroise, il plaide contre les
arrestations arbitraires et l'expropriation de leurs biens par les autorités zaïroises.
En novembre 1995, dans une des réunions des membres de
leur ONGD, Groupe Milima, les tutsi rwandais adressent un mémorandum aux autorités
zaïroises. Ce mémorandum dénonce les tracasseries diverses dont ils sont victimes et
l'expropriation de leurs biens et révendique la nationalité zaïroise. Anzuluni Bembe,
Vice-President du Haut conseil de la République, Parlement de Transition (HCR-PT) et
SHWEKA MUTABAZI II alors Commissaire de la zone rurale d'Uvira sont tous deux pointés du
doigt . Le bras de fer s'engage entre l'autorité politico-administrative locale et les
tutsi rwandais. L'autorité leur interdit toute... (Congonline : la fin du
message ne nous est pas parvenue)