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Interpellation
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Jean Marie Maro

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Plusieurs parlementaires du Zaïre de l’époque ne faisaient que couvrir les institutions du M.P.R., en bavardant dans son parlement dit de transition (C.N.S.) avec quatre cents partis politiques! Ils n'avaient aucune fois contesté le fond des affirmations, de la mainmise de la conférence nationale dite souveraine. La nuit les parlementaires de la C.N.S. recevaient des enveloppes de la part des émissaires mobutistes et le lendemain, ils votaient pour toutes les saloperies que Mosengo et Thsisekedi voulaient bien leur soumettre. La plus grande partie a trahi la cause du peuple. Confier notre cause aux naïfs du genre, qui ne maquaient pas de s'apitoyer sur la légalité violée, on répondait a l'avance que l'on agissait en s'appuyant sur l'esprit de la loi fondamentale (...) plutôt sur la voix du peuple qui ne pouvait être invoquée a l'encontre de l'intérêt supérieur de la nation.

Tous ceux qui n’ acceptent pas la réalité politique de la R.D.C. aujourd'hui, avaient hier a leur disposition une jeunesse très combative dont la capacité d'étouffer les voix de la population mobutistes et même des députés corrompus de la C.N.S... Toutes les conditions se trouvaient désormais réunie pour effectuer des démonstrations de courage politique, devant lesquelles les exploits du règne mobutiste pâliraient.

La nouvelle bourgeoisie bureaucratique se servait de l'appareil d'état pour amasser des fortunes avec une indécence qui aurait gêné même les plus accapareurs parmi les anciens colons. La frénésie dépensière de mobutu et ses amis provoqua la faillite de notre pays. La situation économique et sociale était lamentable mais catastrophique, surtout pour les populations rurales ( nos mères, pères, soeurs ) le temps des motions de méfiance et de politique politicienne est révolu.

Aujourd'hui, ils éprouvent déjà une gêne insoutenable devant les changements dont jouissent les congolais et congolaises, ils n'ont rien de plus urgent à faire que d'exiger qu'ils se rangent sous son autorité pour l'intérêt national. Pour la véritable reconstruction de la nation, l'exemple du Sénégal marche bien pour l'intérêt national sénégalais. Le vrai pouvoir ne se trouve pas en opposition, avait dit Jean Chrétien - Premier ministre du canada - au chef de l'opposition, à l'époque: Lucien Bouchard ainsi que ceux qui disent qu'ils sont au pouvoir sans pouvoir. C’est dans cet ordre d’idées que je leur lance cet appel patriotique.

Un devoir patriotique essentiel s'impose donc à notre peuple et il nous interpelle tous:

1. Établir la liberté et la démocratie

2. Restaurer la souveraineté nationale avec les forces du progrès, continuer les changements historiques que doit connaître notre pays.

3. Unir et organiser toutes les forces nationales soucieuses de réaliser et développer l'indépendance de notre pays

4. Rompre définitivement avec des traditions rétrogrades et l’ aliénation politique.

5. Restaurer et recouvrir la souveraineté internationale par la pratique d'une politique extérieure indépendante basée sur les impératifs de l’unité africaine et de la neutralité positive

6. Exprimer la ferme détermination d'être les hommes, femmes, filles et fils libre de ce beau pays.

7. Secouer le joug des subversifs en balayant les agents congolais de l'oppression.

8. Réhabiliter l'histoire et la culture congolaise et ouvrir le congo a la vie moderne.

9. Avoir le soucis constant de sérieux et de fermeté, soutenir, développer, étendre les effets positifs aux congolais et congolaises.

Au Congo, nous devons éviter les malversations fiancières de vieux politiciens, toujours assoiffés du pouvoir. Au fond, ils ne cherchent que les intérêts partisans et personnels au mépris du droit inaliénable du peuple qu'on leur doit de définir le cadre dans lequel ils vont évaluer et s'épanouir.

Mettons la politique partisane aux placards, trouvons un dialogue sincère, honnête entre politique , politiciens (nes), société civile , toutes les associations nationales, et la masse populaire( qui est le vrai pouvoir) dans cette démarche nationale.

Terminons cet article par la fameuse phrase prononcée par le feu Président Kennedy : " Ask not what your country can do for you, ask what you can do for your country! "

Voilà la ligne de conduite que nous devons suivre pour réussir dans l’oeuvre patriotique de la Reconstruction Nationale de la République Démocratique du Congo.  

Jean Marie Maro

Toronto, On.

Le 22/06/98

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