Plusieurs parlementaires
du Zaïre de lépoque ne faisaient que couvrir les institutions du M.P.R., en
bavardant dans son parlement dit de transition (C.N.S.) avec quatre cents partis
politiques! Ils n'avaient aucune fois contesté le fond des affirmations, de la mainmise
de la conférence nationale dite souveraine. La nuit les parlementaires de la C.N.S.
recevaient des enveloppes de la part des émissaires mobutistes et le lendemain, ils
votaient pour toutes les saloperies que Mosengo et Thsisekedi voulaient bien leur
soumettre. La plus grande partie a trahi la cause du peuple. Confier notre cause aux
naïfs du genre, qui ne maquaient pas de s'apitoyer sur la légalité violée, on
répondait a l'avance que l'on agissait en s'appuyant sur l'esprit de la loi fondamentale
(...) plutôt sur la voix du peuple qui ne pouvait être invoquée a l'encontre de
l'intérêt supérieur de la nation.
Tous ceux qui n acceptent pas la
réalité politique de la R.D.C. aujourd'hui, avaient hier a leur disposition une jeunesse
très combative dont la capacité d'étouffer les voix de la population mobutistes et
même des députés corrompus de la C.N.S... Toutes les conditions se trouvaient
désormais réunie pour effectuer des démonstrations de courage politique, devant
lesquelles les exploits du règne mobutiste pâliraient.
La nouvelle bourgeoisie bureaucratique se
servait de l'appareil d'état pour amasser des fortunes avec une indécence qui aurait
gêné même les plus accapareurs parmi les anciens colons. La frénésie dépensière de
mobutu et ses amis provoqua la faillite de notre pays. La situation économique et sociale
était lamentable mais catastrophique, surtout pour les populations rurales ( nos mères,
pères, soeurs ) le temps des motions de méfiance et de politique politicienne est
révolu.
Aujourd'hui, ils éprouvent déjà une
gêne insoutenable devant les changements dont jouissent les congolais et congolaises, ils
n'ont rien de plus urgent à faire que d'exiger qu'ils se rangent sous son autorité pour
l'intérêt national. Pour la véritable reconstruction de la nation, l'exemple du
Sénégal marche bien pour l'intérêt national sénégalais. Le vrai pouvoir ne se trouve
pas en opposition, avait dit Jean Chrétien - Premier ministre du canada - au chef de
l'opposition, à l'époque: Lucien Bouchard ainsi que ceux qui disent qu'ils sont au
pouvoir sans pouvoir. Cest dans cet ordre didées que je leur lance cet appel
patriotique.
Un devoir patriotique essentiel s'impose
donc à notre peuple et il nous interpelle tous:
1. Établir la liberté et la démocratie
2. Restaurer la souveraineté nationale
avec les forces du progrès, continuer les changements historiques que doit connaître
notre pays.
3. Unir et organiser toutes les forces
nationales soucieuses de réaliser et développer l'indépendance de notre pays
4. Rompre définitivement avec des
traditions rétrogrades et l aliénation politique.
5. Restaurer et recouvrir la souveraineté
internationale par la pratique d'une politique extérieure indépendante basée sur les
impératifs de lunité africaine et de la neutralité positive
6. Exprimer la ferme détermination
d'être les hommes, femmes, filles et fils libre de ce beau pays.
7. Secouer le joug des subversifs en
balayant les agents congolais de l'oppression.
8. Réhabiliter l'histoire et la culture
congolaise et ouvrir le congo a la vie moderne.
9. Avoir le soucis constant de sérieux et
de fermeté, soutenir, développer, étendre les effets positifs aux congolais et
congolaises.
Au Congo, nous devons éviter les
malversations fiancières de vieux politiciens, toujours assoiffés du pouvoir. Au fond,
ils ne cherchent que les intérêts partisans et personnels au mépris du droit
inaliénable du peuple qu'on leur doit de définir le cadre dans lequel ils vont évaluer
et s'épanouir.
Mettons la politique partisane aux
placards, trouvons un dialogue sincère, honnête entre politique , politiciens (nes),
société civile , toutes les associations nationales, et la masse populaire( qui est le
vrai pouvoir) dans cette démarche nationale.
Terminons cet article par la fameuse
phrase prononcée par le feu Président Kennedy : " Ask not what your
country can do for you, ask what you can do for your country! "
Voilà la ligne de conduite que nous
devons suivre pour réussir dans loeuvre patriotique de la Reconstruction Nationale
de la République Démocratique du Congo.
Jean Marie Maro
Toronto, On.
Le 22/06/98 |