| Questions à monsieur
Didier Dimpengi |
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| Mangalaboyi
Jacques (Lille, CERDEC) |
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Monsieur Dimpengi,
Suite à lintervention de monsieur Nimy et aux réactions des uns et des autres,
vous venez daccuser monsieur PJ Mwanga. Je laisserai donc à celui-ci de vous
répondre sur le fond (et sur la forme ?). Depuis longtemps, je suis (du verbe « suivre
») le débat (je mefforce dutiliser ce mot) didées sur les sites Web,
notamment celui-ci. La particularité de linternet - et cest peut-être là un
de ses désavantages, au regard, bien sûr, de ses nombreux avantages - est la virtualité
de la présence des interlocuteurs. Il est plus agréable de voir à qui on a à faire, ce
qui permet de continuer ou de clore une discussion qui, à la longue, peut savérer
inutile, surtout lorsque lon commence à se balancer des noms doiseaux. Ceci
explique le fait que, en dehors de quelques questions ou, à deux reprises, des
éditoriaux du journal de notre association, nous avons décidé de ne pas trop
intervenir, ce qui ne signifie pas que les échanges soient inintéressantes. Mais
revenons à votre intervention.
Si je lai bien comprise, vous accusez monsieur Mwanga dêtre un menteur et un
corrompu. Et pourtant ce monsieur na rapporté quun fait vécu. Vous
navez pas de raison de ne pas le croire, pas plus que lui na de raison de
croire à ce que vous dites ou de croire à monsieur Nimy. Monsieur Nimy, tout le monde le
connaît. Le fait quil se soit retiré de lentourage de Mobutu depuis 1992 ne
peut empêcher le Congolais de se poser des questions sur les vingt ou vingt-cinq années
quil a passées auprès de lui. Il ne sagit pas seulement de reconnaître ses
erreurs, encore faut-il dire de quelles erreurs sagit-il. Doù ma première
question : vous qui le connaissez si bien (et qui ladorez), pouvez-vous lui demander
de citer dix erreurs quil pense avoir commises.
Voici ma deuxième question : après avoir si longtemps servi lEtat (je suis très,
très gentil), quelles sont les réalisations dont il peut revendiquer la paternité ? En
vingt ans, jaimerais quil en cite cinq (par exemple des lois puisquil
est juriste). Quels sont les échecs dont il peut reconnaître la responsabilité ?
Troisième question : monsieur Nimy est-il riche ? Si oui, à combien évalue-t-il sa
fortune ? et comment, puisquil a, à ma connaissance, travaillé que pour
lEtat en dehors de ses premières années au barreau, comment a-t-il constitué
cette fortune ? Sil na pas de fortune, comment vit-il depuis quil
quitté le pays en 1992 ? Cette dernière question peut aider beaucoup de compatriotes,
vivant difficilement en dehors du pays ; ils pourront ainsi profiter de son expérience.
Quatrième question : vous traitez monsieur Mwanga de corrompu, pensez-vous que monsieur
Nimy ait pu lêtre à un moment donné ? Etes-vous certain quil nait pas
pu être corrupteur à autre moment ? A défaut dêtre ou davoir été
corrompu ou corrupteur, pensez-vous quil se soit compromis ? Si oui, à quel degré
?
Voilà des questions simples qui méritent des réponses aussi simples.
Si jai dit plus haut que vous adoriez monsieur Nimy, cest notamment après
avoir lu cette phrase où vous vous sentez obligé (mais pourquoi donc ?) de « défendre,
à haute voix... » Cette phrase mamène à vous demander quelques précisions. Je
ne peux douter des qualités dhomme de monsieur Nimy, mais pourriez-vous
mexpliquer ce que vous entendez par :
1° « le cerveau encyclopédique » de Nimy. Après la définition, jattends de
vous quatre exemples qui me permettront de bien comprendre lutilisation de cette
expression ;
2° monsieur Nimy est une base de données : de quelles données sagit-il ?
Jattends quatre exemples.
3° « intégrité référentielle » veut-elle dire « référence dintégrité »,
« référence en intégrité » ou « intégrité de référence ? Voulez-vous dire
quil est donc le modèle de lintégrité ?
4° le terme « intégrité » sous-tend-t-il lexpression « intégrité morale » ?
Je marrête là pour aujourdhui, en espérant que vous aurez transmis
certaines questions, et obtenu des réponses convaincantes.
Les meilleures salutations du CERDEC(*).
Jacques Mangalaboyi ( j-mangalaboyi@chru-lille.fr
)
(*) Centre dEtudes et de Recherche sur le Développement du Congo.
s/c FAAF, 68, rue du Marché, 59000, Lille, France. |
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