Les choses qui arrivent mais
qui choquent les uns et font la joie des autres!Voici
ce que nous avons lu pour vous a travers la littérature politique congolaise dans le
monde.
La police de Toronto se pose en alliee objective de la
dictature de Laurent Kabila
Une attitude de nature inquietante a cours a Toronto au
Canada depuis une visite qu'y a effectuee F. Kibassa Maliba, ministre des mines de l'AFDL,
Parti-Etat au pouvoir en Republique "Democratique" de Congo.
Pour rappel, M. Kibassa Maliba et une delegation d'une
dizaine de personnes comprennant entr'autres M. F. Mbaka, PDG de la Gecamines, a visite le
Canada a l'invitation de l' association des prospecteurs et developpeurs du Canada, qui
tenait son congres annuel a Toronto du 8 au 11 Mars de cette annee. M. Kibassa Maliba est
venu au Canada pour essayer de convaincre les milieux miniers canadiens ainsi que le
gouvernement federal a Ottawa d' aller investir au Congo. Decides a faire echec a cette
tentative d'un regime illegal et dictatorial d'acceder a des moyens de se rafermir, une
centaine de manifestants de notre Parti, l'UDPS, l'a attendu a tous les lieux ou sa
delegation devait se rendre, tant a Toronto, a Montreal qu' a Ottawa. Nos militants ont
manifeste pacifiquement devant les entrees des societes d'ingenierie, des banques et des
ONG ou devaient se tenir toutes les reunions de ladite delegation. Toutes ces
manifestations avaient ete au prealable autorisees.
Plusieurs mois apres que la delegation de Kibassa Maliba
fut rentree les mains bredouilles a Kinshasa, la police de Toronto ainsi que les services
de securite canadiens ont commence a harceller les participants aux manifestations
organisees contre la delegation de l'AFDL. Ainsi un de nos membres domicilie a Toronto, M.
Jim Bwabwa, a ete l'objet d'un traitement indigne de services judiciaires d'un pays
democratique qu'est le Canada. Ce traitement se revele etre en fait une collusion
objective avec la dictature en place au Congo.
Nous vous relatons les faits tels que presentes par
plusieurs temoignages de personnes vivant a Toronto. Ce faisant, nous reviendrons sur les
menaces de mort proferees par M. F. Mbaka a l'encontre des membres de l'UDPS, sur le
harcellement de la police Torontoise et des services de securite canadiens et sur la
collusion objective avec la dictature de Kabila vers laquelle le comportement scandaleux
desdits services menent.
Les faits
Au soir du 11/03/98, vers une heure du matin, nos membres
distribuaient un memorandum prepare par la section UDPS-Ontario au parterre de l'hotel The
King Edward situe sur 37 King Stret East a Toronto. Pendant la distribution, un memorandum
a ete aussi remis a M. Mbaka ainsi qu'a M. Sampassa Kaweta Milombe, ambassadeur de l'AFDL
au Canada. M. Sampassa commenca a lire sa copie de memorandum. M. Mbaka, quant a lui,
commenca par qualifier nos membres d' idiots. Il se mis debout et vint vers eux,
esquissant un geste manifeste de menace. M. Sampassa le pria de ne pas user de violence
envers nos membres, car, disait-il, il se trouvaient dans un "pays democratique"
(sic!). M. Mbaka, qui ne l'entendait point de cette oreille, continua a s'avancer vers nos
membres dans un geste de bagarreur. M. Sampassa du s'interposer physiquement pour le
stopper. Il le retint par les bras et les epaules pour l'empecher de s'avancer vers nos
membres. Un tumulte s'en suivit, au cours duquel M. Mbaka profera les menaces suivantes:
"Je vous promets la pendaison a vous tous, membres de l'UDPS, si jamais vous mettez
vos pieds au Congo". De plus, il ajouta, incroyablement: "Vous ne pouvez pas
vous amuser avec moi, car moi je bois du champagne tous les jours !".
Apres ces menaces, Sampassa tira M. Mbaka vers les
escaliers pour monter vers les chambres de l'hotel.
Le 11/03/98 vers 14:00, nos membres protesterent
pacifiquement au cours du discours que M. Kibassa prononcait au convention center de
Toronto ou se tenait le Congres des prospecteurs miniers. Du a l'interruption qui s'en
suivit, M. Kibassa ne put terminer son discours.
Apres la conference de M. Kibassa, nos membres se sont
enquerri des propos de M. Mbaka aupres de l'interesse qui, pour toute reponse, a fait
montre d'une arrogance sans pareil: "Vous voulez vous amusez avec moi? Vous ne savez
pas que je vis en dollars?". M. Kibassa, sans doute gene par de tels propos de la
part de son PDG, s'est arrete avec son equipe pour essayer de le calmer.
Ce meme 11/03/98 nos membres essayerent de contacter la
police pour porter plainte, mais celle-ci ne reagit pas a temps avant le depart de la
delegation de Kibassa du Convention center.
M. Kibassa et sa delegation allerent le lendemain a
Montreal et a Ottawa pour la suite de leur mission. Ils retournerent a Toronto le 14 Mars
98 au Sheraton du centre ville. Une manifestation pacifique autorisee de l'UDPS-Toronto
eut lieu devant cet hotel. Des echauffourees somme toute banales et des echanges de
paroles de part et d'autre eurent lieu. La manifestation fut dispersee par la police.
Sur le chemin du retour de la dite manifestation, la
police interpella certains membres sous le motif qu'ils auraient "vole" un sac
appartenant a la delegation de M. Kibassa. Elle les fouilla et n'ayant rien trouve sur
eux, les laissa partir une heure plutard.
Les consequences: Harcellement des membres de l'UDPS par
les services de securite canadiens
Un mois et demi apres le deroulement des faits relates
ci-dessus, les services de securite sont alles chez un de nos membres pour l'interroger
sur le deroulement de la manifestation devant le Sheraton de Toronto. Ensuite, elles ont
opere une descente chez M. Jim Bwabwa le 27/05/98. Deux femmes policieres en civil se
presenterent a sa porte. Son epouse leur ouvrit la porte. Elles dirent chercher Monsieur
Jim Bwabwa. Ce dernier n'etant pas present et en l'absence de tout mandat de perquisition,
Mme Bwabwa refusa de les laisser entrer dans l'appartement. Les deux dames l'intimiderent
en la menacant d'expulsion au Congo si elle ne leur disait pas ou M. Jim Bwabwa se
trouvait. Elles lui demanderent ses papiers d'identite, lui ravirent sa carte de sante et
ses papiers d'immigration de force et s'en allerent.
A son retour a son domicile, M. Bwabwa verifia a la 51eme
division de la police, responsable du secteur dans lequel ils habitent, si elle avait
envoye des policiers chez lui. La reponse fut "non". Il verifia a la Police
Montee Canadienne, la reponse fut egalement "non", avec en plus une mise en
garde lui demandant de faire attention car il y a de faux policiers circulant et
commettant des forfaits en ville.
Trois Jours apres, 3 policiers en uniformes se
presenterent chez M. Bwabwa a 8:00. Ils disaient le chercher et etre envoyes par Fiona J.
Greenaway, detective a la 52eme division de la Policede Toronto. Celle ci confirma au
telephone etre celle qui etait venue chez lui et avait confisque les documents de son
epouse. Elle demanda a M. Bwabwa de passer a la 52eme Division le 04/06/98 a 14:00.
M. Bwabwa se presenta sans convocation ecrite accompagne
de M. G. Kamunga, un de ses amis. Mme Greenaway et M. Stowell, un de ses collegues,
declarerent M. Bwabwa en etat d'arrestation pour "voie de faits contre le ministre
des mines de la Republique Democratique du Congo". Un dossier fut confectionne contre
lui et il ne fut relache qu' a 19:00 avec engagement de se presenter le 16 Juillet en
court.
Les detectives avaient enjoint a M. Bwabwa de se presenter
en court accompagne de son epouse. Lorqu'ils s'y presenterent, les detectives declarerent
son epouse en etat d'arrestation. Ils lui arracherent les enfants pour les confier a la
garde d'une organisation dont ils ne lui devoilerent pas le nom.
Lorsque le President Sectionaire de l'UDPS-Ontario, M.
Ferdinand Kashama, se presenta sur les lieux, les detectives lui declarerent que Mme
Bwabwa etait arretee pour cause d'obstruction a la justice et refus de collaborer avec la
police.
Mme Bwabwa a ete liberee Samedi 06/06/98 contre versement
d'une caution de 1000$. Les enfants quant a eux ne furent rendus a leur parents que le
lundi 8/06/98.
Collusion objective des autorites canadiennes avec la
dictature de Kabila
Les faits decrits ci-dessus ainsi que le harcellement de
nos membres qui s'en est suivi montrent qu'une collusion objective s'est etablie entre les
autorites canadiennes et la dictature que L.D. Kabila tente d'installer au Congo.
Les membres de l'UDPS ont legitimement manifeste contre la
presence sur le sol de ce pays democratique qu'est le Canada d'une delegation d'un regime
que meme les Nations Unis s'aprettent a qualifier de "genocidaire". Ils ont
montre leur determination a s'opposer a une dictature naissant dans leur pays d'origine
par tous les moyens que la loi de leur pays d'acceuil leur permet. Memes certains des
membres de ce regime tel M. Sampassa reconnaissent se trouver au Canada dans un "pays
democratique", sous-entendant par la que la Republique "Democratique" du
Congo (RDC) n'etait pas si democratique que cela. De plus, ils sont ouvertement menaces de
mort par les representants de ce regime en periple au Canada. Nous ne pouvons donc pas
comprendre et accepter que par leurs faits et gestes, les autorites canadiennes
soutiennent et encouragent le regime dictatorial de la RDC.
La police Torontoise a agit en toute illegalite envers M.
Bwabwa, une illegalite qui malheureusemnt nous rappele celle qui a cours au Congo. Nous
osons croire que cette attitude prendra fin afin que cette police ne parraisse pas agir en
alliee objective de L.D. Kabila et son regime refuse par le peuple congolais.
Les faits ont ete presentes pour que le public se rende
compte de ce qui s'est passe afin de porter un jugemnent adequat.
Nous ne pouvons quant a nous qu'etre attriste par le fait
que notre pays est entre les mains d'individus plus soucieux de "boire du
champagne" et de "vivre en dollars" que des interets superieurs de la
population congolaise qui n'est pas payee pour le travail qu'elle fournit.