| Affaire Me Nimy: Qu'en
est-il au juste? |
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| Marcel Kabundi |
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L'affaire Me Nimy occupe beaucoup d'espaces
sur ce net. Pour éclairer ma religion, y-a-t-il quelqu'un qui puisse me résumer en peu
de mots ce qui se passe. Bien plus, je voudrais également savoir la procédure suivie car
il me semble que l'on a sauté plusieurs étapes de la procédure pénale, si je puis
m'exprimer ainsi, parce que les uns font déjà un réquisitoire contre le sieur Nimy
auquel d'autres répondent par des notes de plaidoirie bien documentée, avec description
chronologique bien fouillée. Au fait de quoi accuse-t-on Monsieur Nimy? Quelle est la
nature de ses crimes ? Qui a donc mené l'enquête indépendante et serieuse? S'il y a eu
enquête, dans ce cas-ci, criminelle, qui en a eu le mandat et quelle est la qualification
criminelle retenue? Comment en est-on arrivé là? Partant du principe de la présomption
d'innocence, je voudrais savoir si des dispositions ont été prises pour informer Me Nimy
de tous ses droits en tant que personne inculpée ou selon ce que je vois, accusée.
Y-a-t-il eu plainte ou s'agit-il d'une citation directe au tribunal ? Je pose toutes ces
questions, très simples, parce que je voudrais comprendre ce qui se passe et je le fais
que tout le monde y comprenne quelque chose. Il ne faut pas que cela devienne une affaire
de juriste comme si cela était ésotérique. Ubi Societas, Ibi Jus. Partout où il y a
une société, le droit y est. Alors, le Droit existe pour être compris. Pour ce faire,
nous devons expliquer aux lecteurs de ce forum dans l'intérêt pédagogique de vulgariser
la science juridique, ce qui a causé quoi et qui a fait quoi et pourquoi. Nous devons
démontrer que nous avons respecté la procédure en définissant clairement le problème
ou la situation-problème, en démontrant son existence en fait et en droit avant de tirer
une conclusion dans un sens ou dans l'autre. Évidemment, prouver l'existence d'un fait ne
suffit pas, il faut démontrer la responsabilité pénale de la personne à qui on impute
les faits. Voilà ce que j'ai appris et pratiqué. Un État de Droit que nous voulons voir
établi dans notre pays d'origine exige entre autres le respect des règles reglementaires
du droit procédural car dans le passé des gens ont été tués sans avoir été jugés
regulièrement. Des crimes ont été imputés à des gens sans que ceux-ci aient eu la
chance de se défendre totalement et pleinement. En fait, si certains étaient de
véritables criminels, d'autres n'étaient que de boucs-émissaires (Scapegoat) pour des
politiciens cupides. Nos cimetières sont remplis de ces gens; nos sols ont été
souillés de ce sang innocent. Cela ne veut pas dire que nous devons entretenir la culture
de l'impunité. Bien au contraire, nous devons reprimer tous les crimes mais dans le
respect de la Justice et des droits de la personne de la personne inculpée qui jouit, je
le repète, de la présomption d'innocence et ce, jusqu'à ce que sa culpabilité soit
démontrée légalement hors de tout doute raisonnable. Voilà qui est juste et
équitablen pour tous. Le reste ne sera qu'un règlement de comptes en dehors des
principes juridiques que j'ai mis plusieurs années à apprendre tant en Afrique qu'au
Canada. Voilà comment nous pourrons contribuer, sans passion, mais dans la légalité, à
réformer notre système de justice et à inculquer de nouvelles méthodes de règlement
de conflits, etc. De grâce, évitons de succomber dans le piège de la colère et de la
frustration, toutes ennemis du Bon Sens et de la Justice. Fermons les yeux comme la dame
qui tient la balance de la justice et jugeons les faits et les personnes au regard de la
Loi et dans le strict respect de la JUSTICE. Voilà mon opinion.
Marcel Kabundi, LL.M. M.Sc.crim.
Juriste - Criminologue |
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