| "A mon frère
Honore Nzeza" de André Nsiku (21/06/98) |
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| Léon Diatezua |
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Cher ami Nsiku,
Excusez moi, mais depuis mon depard de l'Unikin en 1984, je n'ai plus eu d'occasion de
lire ou d'entendre des inepties du genre que vous nous debitez ici. Si je vous ai bien
compris, il me faut menager l'horrible Nimy simplement parce qu'il serait Mukongo. Je
comprends des lors pourquoi beaucoup de nos freres de l'equateur quoique broyant du noir
avec nous sous Mobutu avaient comme desir interieur, la persistence du Mobutu a la tete du
Pays.
Vous etes plus a plaindre qu'a condamner. Faites un effort pour comprendre ce qu'est le
Congo et vous saurez que mukongo, muluba, mongala ou que sais je encore, tout le monde y a
joue de son morceau de la malhonnetete pour detruire ce beau cadeau qu'est le Congo.
Et a suivre votre logique, personne ne repondra de rien pour ce gachis.
N'attendez jamais de moi une solidarite ethnique quand il s'agit de pointer le doigt sur
les predateurs qui ont mis mon pays a sac. Je ne jouerai pas non plus la carte du fameux
doute qui profiterait a l'accuse comme s'amuse a le faire les complices de Nimy (ils
soutiennent qu'ils ne connaissent pas Nimy personnellement). Les cicatrices sur nos corps
sont pour moi des preuves a charge contre le regime de Mobutu. Ces lieutenants dont Nimy
en est un (conseiller special)devront etre condamnes tot ou tard pour que des
monstruosites du genre qu'ils ont faies ne se repetent plus. Il ne s'agit pas comme le
pensent les amis de Nimy, d'une symbolique du jugement de l'histoire.
Portez vous a merveille
Léon Diatezua, D.M. |
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