Cher Monsieur De Keyser,Comme vous, j'ai lu, avec beaucoup d'étonnement, l'article du
"Potentiel" rapporté également dans le "Soft International". Je vais
essayer de vous répondre point par point à vos remarques tout en m'étonnant de leur
virulence quelque peu gratuite. Vous savez comme moi ce que peuvent refléter des articles
de journaux.
1. Afin d'éviter que ni mon nom ni ma fonction ne soient
altérés, je remets à mes interlocuteurs une carte de visite. Contrairement à ce
qu'écrit l'article, je ne suis pas directeur général aux relations extérieures mais
bien directeur a.i. pour l'Afrique et le Moyen-Orient. Cela n'empêche que j'ai vécu les
10 premières années de mon enfance au Congo et que j'y suis revenu en qualité de
coopérant, chef de file d'une équipe de développement du milieu rural à Businga
(Nord-Ubangui) de 1983 à 1987. Depuis 1990, je suis responsable de la zone Afrique
Moyen-Orient à l'Agence Wallonne à l'Exportation et suis toujours resté
particulièrement sensible à l'évolution de l'Afrique centrale.
2. Ma mission exploratoire de 3 semaines en RDC, à savoir
2 semaines à Kinshasa et une semaine à l'intérieur (Mbuji-Mayi et Lubumbashi), avait
pour but de me faire une vision la plus concrète et la plus réaliste possible de la
situation socio-économique du pays.
Mon objectif étant de pouvoir, par la suite et à
l'occasion d'un séminaire d'information à Bruxelles, répondre valablement aux questions
des entreprises qui s'intéressent vivement à ce marché.
Au cours de cette visite, j'ai été convié à plus de 80
rendez-vous où j'ai rencontré notamment:
- 8 ministres et les directeurs de cabinets de plusieurs
autres dont celui du Président;
- les responsables de la FEC, de la COPEMECO, de l'AJEC,
du Business Centre de Lubumbashi, de nombreuses chambres de commerce, d'agriculture,
d'industries,...
- plus de 40 dirigeants d'entreprises de différentes
tailles et de la plupart des secteurs économiques, y compris des banques;
- les autorités belges locales (Ambassadeur, chef de
section de coopération, chefs de secteurs,...)
Durant ce séjour en RDC, j'ai été interrogé par
plusieurs journalistes et par la télévision nationale congolaise. Dans mes propos, je me
suis toujours limité aux objectifs de ma mission qui sont ceux de l'AWEX, à savoir la
promotion des PME et produits wallons. J'ai défendu également l'idée que la RDC
constituait un potentiel en matière d'emploi pour nos jeunes diplômés, pourquoi le
nier? Doit-on nous limiter à des relations purement commerciales?
3. Il n'a jamais été question d'organiser cette année
1998 une mission de 50 investisseurs wallons et ce pour plusieurs raisons :
a. Pourquoi 50 ?
b. A ce jour, les conditions minimales ne sont pas encore
réunies, à savoir :
- Réforme fiscale et monétaire en cours;
- Code douanier et Code des investissements en révision.
Lors de mes contacts avec les entreprises et les
fédérations, je leur ai demandé d'établir des fiches descriptives des entreprises
précisant leurs besoins en matière d'équipement, de transfert de technologie, de
formation ou de partenariat.
4. Rassurez-vous, Mr. De Keyser, il n'y aura pas de
mission wallonne cette année en RDC. Cela n'empêche que dés que je recevrai des
demandes concrètes des entreprises congolaises, je les mettrai en contact avec les
fournisseurs wallons potentiels.