Au début
de juin 98, j'ai parlé, à Montréal, avec un des responsables de la Table de
concertation sur les droits de la personne au Congo (République Démocratique du
Congo), juste à la veille d'un colloque organisé par ce groupe qui, à cet effet, a
invité trois Congolais, experts venant du Congo, à prendre la parole au cours de ce
colloque : le Jésuite VATA dia Mbanza, directeur de l'agence DIA et éditeur de la revue Renaître
; l'Abbé Jean-Pierre BADIDIKE, de la Ligue des droits de l'homme à Kisangani et Mme
Honorate MUHANZI, responsable d'une association des femmes dans la région du Kivu. A ma
question de savoir de quoi ceux-ci allaient parler, mon interlocuteur me dira :
"Nous voudrions nous informer de
la situation qui prévaut sur place, au Congo ; car, le Gouvernement de l'AFDL ne laisse
pas les ONG travailler librement pour soulager la souffrance de la population".
Je sais qu'il a parlé de bonne foi ; mais
qu'il n'était pas bien informé de ce qu'il en est au juste des ONG dans mon pays, le
Congo. Par manque de temps, je n'ai rien dit. Pourtant, j'aurais pu lui rappeler les
reproches que le Président KABILA a fait à leur endroit, dans "Exclusif, le
Congo vu par le Président KABILA - Entretien de Guy DUPLOT et Colette
BRAECKMAN", Le Soir, Bruxelles, 31-10-97. Il a, en effet, dit :
"Les ONG n'ont pas toujours été
profitables à la population : c'est souvent le pays d'origine qui bénéficie de 75 % de
ces aides. Pour le reste, la clientèle locale en profite pour créer une petite
bourgeoisie, progresser socialement. Ces ONG... sont aussi devenues (en RDC) un instrument
de chantage politique contre le nouveau pouvoir. De plus, certaines ONG ont été
engagées dans des opérations de fraude,... ou se sont trop souvent mêlées de politique..."
Sans doute, étant donné le climat de
pensée qui prévaut ici sur l'AFDL, son Président et le Gouvernement congolais, il
allait peut-être me dire que le Leader congolais n'est pas objectif. Comme il n'y a pas
que lui qui se plaint des ONG, je voudrais ici apporter une information qui n'a pas encore
pris le temps de circuler, que tout le monde n'a donc pas encore et qui pourra contribuer
à éclairer l'opinion sur les ONG et ce que je pense être la raison pour laquelle le
Gouvernement de mon Pays, le Congo, se méfie des ONG locales.
Je vais le faire dans l'espoir
daplanir un malentendu, au cas où les ONG occidentales, à l'instar de la Table
de concertation sur les droits de la personne au Congo (République Démocratique du
Congo) ne verraient pas bien la raison de la méfiance du Président KABILA à l'égard
des ONG de son pays. Pour bien le faire, j'aurais pu choisir d'apporter ici ma propre
expérience de co-fondateur d'une ONG locale, Institut Universitaire dÉtude et de
Formation en Développement, en 1982, à Mbanza-Ngungu (RDC), toujours en fonction
jusqu'aujourd'hui, mais, on me reprochera de ne pas être objectif. Je vais alors
m'appuyer sur l'expérience des autres, précisément deux témoignages de terrain, l'un
et l'autre complémentaires :
a) celui de Pèlerin Kimwanga Nkeny,
PhD, qui vient de défendre, en février 98, une thèse de doctorat en sociologie à
l'Université de Liège, en Belgique, thèse intitulée au-delà du sujet et de l'objet
: étude des représentations sociales et des cadres du développement dans les ONG belges
de cofinancement ;
b) et celui de Kimpianga Mahaniah,
professeur Ordinaire à l'Institut Pédagogique National de Kinshasa, observateur
privilégié et expert en développement : Il a occupé des fonctions importantes sur la
question au Conseil cuménique des églises, à Genève ; homme de terrain engagé
dans le développement, il a fondé et dirige depuis près de 25 ans un centre rural à
Luozi, au Congo (RDC), le Centre de Vulgarisation Agricole, au sein duquel il vient tout
récemment de fonder l'Université Libre de Luozi.
Qu'est-ce qu'ils disent ?
1) Les ONG d'après la thèse de Pèlerin
Kimwanga Nkeny
J'ai eu le plaisir de prendre part à sa
soutenance de thèse comme membre du jury et j'avoue c'est avec beaucoup d'intérêt que
j'ai lu cette thèse : d'abord parce que Pèlerin Kimwanga Nkeny fut un de mes étudiants
au Congo ; ensuite parce sa thèse consacrée aux ONG soulève un problème d'actualité.
En lisant la thèse de Kimwanga, j'y vois
confirmée l'opinion du Président de la République Démocratique du Congo sur les ONG
établies dans son pays.
Mais, pour en arriver là, disons d'abord
que le travail de ce jeune sociologue est un travail de qualité, tant au niveau de la
forme que du fond. Je trouve là un Kimwanga correctement formé comme humaniste accompli
et sociologue, avec un souci de compréhension, de précision et de communication. Il ne
travaille pas seul ; il prend soin d'inviter, à la fois, plusieurs auteurs, à venir
parler, tous et chacun, de différents problèmes de développement. Certes, ce souci
l'amène parfois à pécher contre la répétition, mais sans exagération : la précision
et la fixation des idées ou des concepts qu'il emploie comme outils de travail lui
réussissent bien. Ainsi, la notion de développement est évoquée et reprise dans ses
différentes variétés de sens ; de même l'étude plus qu'exhaustive par laquelle il
prend le temps d'explorer les différents aspects des interventions des ONG témoigne
d'une maîtrise des problèmes dont il parle, autant que de la méthode de travail
elle-même qui va de la philosophie du langage à la sociologie de la connaissance en
passant par une herméneutique collective des représentations sociales. Bref, c'est un
travail réussi par une approche méthodique progressive où les notions se reprennent,
où les parties, les chapitres, les sections et les sous-sections se rappellent
constamment comme pour se convier à cheminer ensemble. Et comme si toutes ces
précautions ne suffisaient pas, Kimwanga veille à placer à la fin de chaque partie un
petit texte de récapitulation ou de synthèse pour bien marquer la jonction ou le passage
de ce qui précède avec ce qui va suivre. Aussi arrive-t-il à une conclusion qui
éclaire avec suffisance la question des rapports entre ONG du nord ou occidentales et
celles du sud, leurs partenaires locales.
Selon cette conclusion, les ONG de
cofinancement sont comme des sujets agissants, qui conjuguent principalement le verbe de
l'action ; et qui, en finançant les projets des ONG locales, se placent en amont ;
pendant que ces dernières, leurs partenaires, sont exactement en aval, comme auxiliaires
ou compléments d'agent, d'objet, de lieu, de circonstance, c'est-à-dire, compléments
par qui l'action arrive. Aussi, même si ce ne sont pas les ONG de cofinancement qui
créent les projets de développement qu'elles financent, leur ascendance sur les ONG
locales est-elle indiscutable, à cause d'un fait de poids, à savoir, ce sont elles qui,
depuis l'amont, imposent les critères pour financer les projets situés au sud ;
critères auxquels les ONG partenaires locales doivent se conformer, non pour y adhérer
mais pour avoir des fonds, pour récolter des retombées éventuelles d'une action au
look du financier : nous sommes là face à des stratégies comme moyens de vivre, de
survivre.
2) Les ONG dans la perception de Kimpianga
kia Mahaniah
Kimpianga vient de publier aux Éditions
du Centre de Vulgarisation Agricole, à Luozi, un ouvrage sur la question de la dette et
des ONG, dont j'ai fait la préface. Le livre séduit surtout par son côté témoignage
sur l'expérience économique de l'Afrique noire dans la période de 1960 à 1993 et aussi
à travers ses réflexions sur le développement qui se défait en Afrique sous nos
propres yeux.
De prime abord, Kimpianga précise le sens
à donner au développement. Il reconnaît, en passant, la possibilité de penser le
développement en termes d'économie de croissance et de progrès social et culturel ;
mais il estime que le développement doit aussi être entendu comme un processus par
lequel une communauté humaine met en valeur ses ressources naturelles et humaines, sans
détruire son écosystème, en vue de garantir à ses membres une meilleure qualité de
vie. Cette définition, qu'il nous donne, est celle d'un développement propre idéal,
pour ne pas dire idéaliste. Mais, Dieu merci, Kimpianga n'est pas un idéaliste au sens
de rêveur qui n'a pas les pieds sur terre. Car, même optimiste, il sait que la
définition qu'il nous propose ici ne s'applique même pas au développement réalisé en
Occident, peu importe capitaliste ou socialiste, qui a coûté cher à l'humanité et à
la nature, en vies humaines et en nature : esclavage, colonisation, génocide (des
indigènes des Amériques), confiscation des droits civiques et publics, expropriation des
terres, exploitation démesurée des populations et des ressources, etc.
Depuis ce développement, nous dit
Kimpianga, on distingue trois types de pays : Les pays industrialisés ou à haut revenu,
les pays à revenu intermédiaire et les pays à bas revenu, pauvres ou sous-développés.
L'Afrique est, ajoute-t-il, dans la troisième catégorie, à raison de 45 des 77 pays les
plus pauvres du monde.
Pour expliquer ce sort de l'Afrique,
Kimpianga dit simplement sans hésiter que tout est parti de l'Europe alors que celle-ci a
accompli l'un des hauts faits de son histoire, celui d'européanisation du monde ou de
mondialisation de sa présence. Kimpianga prendra ici le temps et la patience de rappeler
ce qui s'est vraiment passé en amont pour que l'Afrique en arrive à son état qu'on lui
connaît aujourd'hui. C'est ainsi qu'il expliquera qu'après les Amériques alors déjà
acquises depuis les 15è siècles, dit-il, la Conférence de Berlin de 1885 vient signer
le partage de l'Afrique par les puissances occidentales.
Un peu plutard, l'Europe sera affaiblie
par les guerres intestines, surtout la deuxième guerre mondiale. Elle cédera alors le
leadership aux États-Unis d'Amérique et à l'ex-Union des Républiques Soviétiques
Socialistes, les premiers comme chef de file du bloc capitaliste et celles-ci comme chef
de file du bloc socialiste. Depuis, chacune des deux puissances cherchera de proposer ou
d'imposer son modèle aux pays non-industrialisés appelés aussi tiers-monde. Les pays
africains, qui viennent de sortir du statut de colonie, entrent dans la post-colonie,
souvent sous des régimes de dictature assistés à l'intérieur d'un des blocs. Leur
tâche est, comme depuis la colonie, de fournir des matières premières pour
l'exportation. Mais, contrairement à la loi du marché de l'offre et de la demande qui
régit les relations internationales d'un monde complètement unifié, l'Afrique vendra en
gros et achètera en détail ; et le cours de l'échange sera déterminé par le
comportement spéculatif des courtiers professionnels qui avantageront les produits
importés et désavantageront les produits africains exportés.
Arrivé ici, Kimpianga illustre la
situation qu'il vient d'évoquer par deux exemples : le Cameroun qui, en 1960, importait
2.700 m. d'étoffes n'importera plus, en 1965, que 8oo m. Ou la Tanzanie qui, avec ses 7,5
kg de café, pouvait s'acheter une montre Suisse, doit produire deux fois de café pour
avoir la même montre, dix ans plutard. On assistera à un affaiblissement de l'épargne
intérieure et à une hausse du prix des produits importés. Il y aura, pour l'Afrique, un
manque à gagner et une instabilité des recettes.
Et depuis, les pays africains éprouvent
un besoin d'endettement, pour financer l'achat de leurs équipements. Il se fait que, sur
le marché des devises, le problème ne se pose pas, surtout dans la période
post-indépendance. Car, à la demande des pays producteurs de pétrole, les pays
industrialisés à économie de marché payeront 58 Milliards de dollars américains de
plus et ainsi les pays producteurs de pétrole se retrouveront avec près de 63 Milliards
de dollars américains supplémentaires. Parmi eux figurent des pays du tire-bonde qui
croient bien faire d'aller investir ces fonds dans des banques des pays industrialisés.
Il y a ainsi de l'argent disponible que les gouvernements, les banques et les institutions
financières internationales du Nord se mettent à vendre, entre autres, aux gouvernements
des pays africains.
Mais, dit Kimpianga, si s'endetter est une
démarche normale, courante et rentable pour les pays industrialisés, cela n'a pas été
ainsi pour les pays sous-développés, pour des raisons internes et externes. Au plan
interne, beaucoup de ces projets pour lesquels une énorme dette - plus de 173 Milliards
de dollars américains - a été contractée sont des projets de consommation,
d'administration ou de prestige, et souvent des projets mal conçus, mal négociés et mal
géré. Au plan externe, un problème va compliquer une situation déjà complexe à
partir de 1980 : c'est que cette année-là, lÉtat du Mexique annonce la faillite
et se déclare incapable de rembourser ses dettes.
Choquées, les institutions financières
internationales se mobilisent pour mettre de l'ordre dans la maison-monde, décourager les
autres pays qui pourraient imiter l'exemple mexicain et chercher les voies et moyens leur
permettant de recouvrer leur argent. Ainsi naissent des conditions structurelles de
remboursement appelées mesures de stabilisation et d'ajustement ou programmes
d'ajustement structurel.
Depuis, alors qu'ils n'avaient pas de
dettes dépassant leur capacité de remboursement, les pays africains se retrouvent
écrasés par une dette pour laquelle ils doivent fournir plus de la moitié de revenus de
leurs exportations. Ce qui fait que, si l'endettement est en soi un investissement
rentable, celui de l'Afrique est au contraire négatif, source de pauvreté et
d'instabilité sociale et politique, pendant qu'il est une source de revenus pour la
Banque mondiale, le Fonds monétaire international et les autres institutions
financières.
Voilà comment Kimpianga explique la crise
de l'Afrique, l'échec et l'illégitimité de ses institutions à l'égard de ses
populations, ainsi que la désintégration possible des États actuels au nom des
différences culturelles de leurs composantes ethniques.
C'est alors qu'il pose la question, qui
nous intéresse ici, au sujet des organisations non-gouvernementales - ONG - africaines,
de savoir si celles-ci peuvent constituer une approche alternative, un ballon de
sauvetage, un plan Marshall pour l'Afrique. Il pose cette question parce que ces
organisations semblent être des structures idéales pour soulager les souffrances de nos
populations et assurer le développement de nos pays, étant donné la faillite de
lÉtat :
a) elles sont situées à la base, près
des populations ;
b) leur nombre, pour ce qui est de notre
continent, l'Afrique, leur permet, théoriquement, de couvrir nos différents pays et d'y
jouer un grand rôle de facilitation ou d'appui des actions de développement initiées à
la base, dans les communautés.
Cela étant, Kimpianga qui rapporte que,
dans le passé, les églises ont soutenu et réussi des uvres sociales, culturelles
et autres, est sur le point de penser que les ONG pourraient aujourd'hui faire du bon
travail dans le développement de l'Afrique, vu leur objectif qui est de répondre aux
besoins des populations en éducation, en santé, etc. Il reconnaît donc la pertinence de
répondre par oui. Mais, il ne s'avance pas plus loin, car ces organisations ont,
aujourd'hui, un défaut, une tare : elles n'ont pas de sources propres ; elles reçoivent
leur financement des églises, des instances publiques ou des entreprises privées ; et
beaucoup de toutes ces sources de financement sont extérieures à l'Afrique. De fait,
reconnaît-il, chaque ONG locale africaine a un ou plusieurs partenaires ONG à
l'extérieur ; et dans beaucoup de cas, les ONG africaines sont condamnées à la
dépendance vis à vis des ONG surs de l'extérieur, principalement du Nord.
..
Ici, Kimpianga dit, en homme de terrain,
ce que Kimwanga vient de trouver en sociologue: nos ONG ne sont pas neutres ; elles sont
directement ou indirectement téléguidées sinon téléguidables ; parce qu'il y a chez
elles une dépendance qui est source d'insécurité et d'inefficacité, et qui fait
d'elles - peut-être pas tout le temps - des bras ou des instruments de prolongement des
ONG, pour ne pas dire des puissances extérieures.
. .
Ceci nous amène à comprendre pourquoi
nos ONG se comportent, pas tout le temps, mais souvent de façon pré-programmée, pour
critiquer ce qui se fait par le gouvernement local au lieu de le défendre, lorsque ça ne
plaît pas à une opinion extérieure ; et que par-là elles sont en mesure, en termes de
prédisposition, sans nécessairement le savoir ou le vouloir, simplement de bonne foi,
d'être des indicatrices de l'une ou l'autre des organisations extérieures. En ce sens,
elles ont une tare : leur extraversion, source de fragilité quant à la possibilité
d'assumer la mission de développement. On peut le voir dans le cas du Rwanda : ce pays
fut bien tissé en organisations non-gouvernementales de tous genres, la plupart étant
d'ailleurs bien encadrées avec la pensée humaniste chrétienne. Elles se sont
écroulées, avec surprise, comme des châteaux de papier et n'ont pas été en mesure de
protéger la population à la base où elles-mêmes se trouvaient.
C'est pourquoi, en ces temps-ci, il est
imprudent de confier les espoirs d'un peuple aux ONG, sans le contrôle de lÉtat.
Et même si nos ONG sortent de leur dépendance vis-à-vis de l'extérieur, elles restent
certes utiles mais elles ne peuvent remplacer lÉtat, surtout si celui-ci n'a pas
démissionné de ses responsabilités. Il est donc insensé ou irresponsable de confier
des responsabilités qui, partout, reviennent à lÉtat, à d'autres personnes,
surtout en ces temps de reconstruction nationale et de développement.
En ce sens, les deux auteurs congolais,
que je viens d'avoir l'occasion de présenter, pourtant très différents l'un de l'autre
- un jeune et un vieux, un catholique et un protestant, un Pende et un Kongo, etc. - sont
unanimes pour dire que les ONG n'ont pas la compétence ni éthique ni politique du dedans
dêtre responsables, sans le contrôle de l'État. On peut ici évoquer,
comme le fait d'ailleurs Kimpianga dans son ouvrage, le proverbe kongo de nlele a
nsompa, pour illustrer la situation :
nlele wa nsompa ka wutomenanga makinu
ko
le pagne emprunté ne produit pas une
bonne danse
Ce proverbe veut dire ceci : si, pour
danser, vous devez recourir à un pagne d'autrui (puisqu'on ne peut bien danser sans
pagne), il peut vous arriver de devoir remettre ce pagne à son propriétaire qui le
demande alors même que vous n'avez pas encore atteint le niveau de perfection de la
danse, pour dire que, sous la dépendance, on ne peut rien faire de bon. C'est pourquoi,
dit Kimpianga, l'Afrique des ONG a- elle aussi échoué.
Pour terminer, puisque j'ai commencé
par-là, je voudrais revenir à nos trois experts congolais venus apporter leur
témoignage au colloque de Montréal organisé par la Table de concertation sur les
droits de la personne au Congo : tous les trois ont néanmoins dit, chacun selon son
style et son rythme, apprécier les changements en cours qui s'opèrent au Congo, grâce
aux efforts du Gouvernement. Mais visiblement, beaucoup de participants auraient voulu les
entendre dire que rien de bon ne va ou ne se fait au pays, ce qui a suscité des remarques
sévères mais polies de la part des trois conférenciers à l'endroit d'un tel
comportement consistant à critiquer pour critiquer.
Gérard Buakasa
Secrétaire Général Fédéral de
l'AFDL-Canada