Le Directoire de la
Résistance Patriotique Zaïroise annonce à la Communauté Internationale la suspension
pour une durée indéterminée de son offensive médiatique sur l'Internet contre le
pouvoir d'occupation de Laurent-Désiré Kabila.
Inlassablement, la Résistance Patriotique
Zaïroise a dénoncé le régime totalitaire de la "République démocratique du
Congo". En exterminant de 200 000 à 300 000 réfugiés rwandais et civils zaïrois
lors de son offensive militaire, ce régime s'est rendu coupable de crimes contre
l'humanité. Il occupe depuis le 17 mai 1997 le territoire et les institutions zaïrois en
violation des dispositions légales de la Constitution de Transition.
Soucieux de la défense des droits de l'homme
et du droit humanitaire tels que reconnus par la communauté des nations, le Secrétaire
général de l'ONU Koffi Annan a adressé le 29 juin 1998 le Rapport de son Equipe
d'enquête sur les violation graves constatées de ces droits en "République
démocratique du Congo" au Conseil de sécurité sans aucune contradiction avec les
positions de la Résistance Patriotique Zaïroise.
La Directoire de la Résistance Patriotique
Zaïroise regrette cependant qu'à la date du 8 juillet 1998 le Rapport de l'Equipe
d'enquête n'ait suscité aucune réaction de la Communauté Internationale en rapport
avec la gravité des faits reprochés régime de Laurent-Désiré Kabila.
Aussi, et nonobstant sa détermination de
combattre militairement ce régime conformément à son Manifeste, le Directoire ne
peut envisager de combattre la Communauté Internationale si elle est disposée à
maintenir en son sein en tel régime.
En conséquence, la Résistance Patriotique
Zaïroise poursuivra ses actions de sensibilisation en vue de la défense des valeurs
universelles sur le territoire national mais laisse à la Communauté Internationale sa
responsabilité historique de juger de l'opportunité de mettre hors d'état de nuire les
individus qui ont perpétré ces crimes contre l'humanité.
Malgré l'état d'avancement des préparatifs
de Légitime Défense, le Directoire ne peut se résoudre, après la publication du
Rapport de l'Equipe d'enquête, à participer à une offensive militaire qui causerait la
mort de civils innocents pendant que les responsables des crimes contre l'humanité
dénoncés par l'ONU iraient trouver refuge hors du territoire. Dès ce jour, le
Directoire a instruit ses partenaires en ce sens et se désolidarise par avance de toute
entreprise à caractère militaire qui n'aurait pas été initiée par l'Organisation des
Nations Unies.
A ceux qui seront appelé dans le futur à
statuer sur les crimes contre l'humanité commis sous la direction de Laurent-Désiré
Kabila, le Directoire ne peut que rappeler la définition du juge de Claude Du Pasquier :
"Il doit s'élever au-dessus de
l'espèce particulière qui lui est soumise, envisager des situations semblables, comparer
la valeur des intérêts en présence et, se plaçant sur le plan du législateur, statuer
suivant un principe susceptible d'être érigé en règle générale."