| Echec du modèle
ougandais en RDC |
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| Kapayo Alimasi |
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Le départ du coopérant militaire James
Kabare démontre le caractère incompatible du modèle ougandais chez nous.
Lorsque le président ougandais Museveni prend le pouvoir le 25.Janvier.1986, l'on compte
3000 Banyarwanda sur un total de 14000 hommes dans les rangs de la NRA(National Resistance
Army):Le chef d'état-major de l'armée ougandaise aura pour nom Fred Rwigema(un
Rwandais).
Suite aux révendications de la population ougandaise ,le président Museveni sera obligé
de limoger le général Fred en 1989,donc trois ans après sa victoire.
Là où le président ougandais a pris trois ans pour se débarasser de ses protégés,le
président congolais KABILA a pris un ans pour rémercier la coopération militaire
ougandaise.
Le départ de ce militaire met l'accent du fossé existant entre les préoccupations des
nouvelles autorités de la RDC et de ses alliés de l'ouganda et du Ruanda.
Pour trouver une solution définitive aux problèmes qui se posent au congo-Kinshasa,les
nouvelles autorités ont une approche nationaliste ,sinon nationale du problème.
Trente huit ans après l'indépendance ,la RDC a réussi à construire un état-nation.
Nos voisins de l'est du continent africain s'identifient d'abord comme Hutu ou Tutsi avant
d'être ruandais ou burundais.
Cette approche ethniste qui est à la base de la récurrence des cycles de violence depuis
l'élaboration du texte fondateur de la révolution Hutu en 1957 et la révolution sociale
de 1959 explique le climat de violence et conforte ceux qui pensent que la violence fait
partie de la culture politique du Ruanda et du Burundi.
Depuis sa prise de pouvoir en 1986,le président Museveni est confronté au nord à la
rébelion de l'ouganda People's Movement et des partisans de la prophètesse Alice Lakwena
qui avait crée le mouvement du saint- esprit.
Les régimes militaires de l'ouganda et du Ruanda n'ont pas réussi à imposer la paix par
leur victoire militaire.ILS devaient plutôt s'inspirer des exemples palestiniens et
Israeliens,ou des Irlandais du Nord,ou encore des anciens colonisateurs Belges (Wallons et
Flamands).Les modèles ne sont hélas pas exportables,mais peuvent aider à la réflexion.
La RDC a trouvé sa voie,celle de l'union et de la réconciliation.
Ceux qui veulent empêcher par tous les moyens la rénaissance d'un Congo fort et puissant
au centre de l'Afrique ont une vision à court-terme de la réalité de notre pays.
Le Congo démocratique même affaibli ne sera jamais dirigé ni par le Ruanda ,ni par
l'Ouganda.
Le Congo démocratique est par nature appelé à jouer le rôle de leader dans cette
partie du continent (Que cela n'en déplaise à certains).
A la fin de la seconde guerre mondiale ,la France a aussi tenté de jouer le rôle de
leader en Europe centrale,mais l'Allemagne même affaibli a fini par reprendre (de
manière naturelle d'ailleur)sa place de leader dans cette partie du continent européen.
Tel est le cas du Congo démocratique en Afrique centrale.
La fin de la coopération militaire est annonciatrice d'une nouvelle forme de partenariat
que les nouvelles autorités de la RDC veulent imprimer avec nos pays voisins dans un
esprit de respect de l'intégrité térritoriale de chacun des membres.
L'époque des conquêtes des térritoire après la conférence de Berlin est
révolue,malheur à ceux qui ne comprennent pas cette lecture de l'histoire de
l'humanité.
Kapayo Alimasi |
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