
Cette banque est le fruit de la colonisation belge et trouve son origine dans la "Banque du Congo belge" constituée en 1909. Celle-ci avait établi son siège social à Bruxelles et exerçait l'essentiel de son activité en Afrique, au Congo Belge d'abord puis au Burundi et au Rwanda, territoires placés sous mandat belge après la première guerre mondiale. En 1911, la colonie confia à la "Banque du Congo Belge" le privilège d'émission pour une période de 41 ans. Peu après la fin de son privilège d'émission, la banque transféra son siège d'activité à Léopoldville (actuellement Kinshasa) tout en maintenant son activité de banque commerciale à Bruxelles, Anvers et Londres. C'est quand il fut décidé que le Congo allait devenir un état souverain, le 30 juin 1960, que la "Banque Belgo-Congolaise" fut constituée sous forme d'une société anonyme de droit belge à laquelle la "Banque du Congo Belge" fit apport de son actif et de son passif détenu en Europe. Il en résulte donc la création de deux banques distinctes en étroite collaboration dont l'une a son siège à Bruxelles et l'autre à Kinshasa. En 1965, l'appellation "Belgolaise" fut adopté comme dénomination sociale abrégée. A la suite du changement de nom de la République Démocratique du Congo en République du Zaïre en 1971, une assemblée extraordinaire adopta la dénomination sociale "Banque Belgo-Zaïroise" ; comme la dénomination "Belgolaise" désignait couramment la banque, elle fut maintenue et continue à être employée. Aujourd'hui, la "Belgolaise" bénéficie d'une longue expérience de banque commerciale, l'une des plus anciennes, spécialisée dans les transactions avec les pays d'Afrique centrale. Forte de cet acquis unique et de l'appui de la Générale de Banque, elle élargit progressivement ses activités à d'autres régions du continent africain en fonction des opportunités. Sa présence peut aller de la simple assistance technique à la création d'une nouvelle banque. Dans tous les cas, elle s'implique étroitement dans la gestion des établissements de crédit concernés. Le déploiement géographique est devenu un élément déterminant de son développement. En effet, jusqu' en 1987, les activités de la "Belgolaise" n'étaient orientées que vers les anciennes colonies belges (Rwanda, Burundi et Zaïre). Mais depuis cette date, elle a étendu son champ d'action vers d'autres pays africains tels que le Niger, la Mauritanie, le Burkina Faso, la Guinée, la Côte d'Ivoire, le Togo, le Nigeria, le Centrafrique, le Congo, l'Ouganda, le Kenya, la Tanzanie et l'Afrique du Sud, c'est à dire dans l'ensemble du continent à l'exception du Maghreb. Cette diversification a eu pour effet de réduire le risque global de leurs activités, devenue nécessaire sous la pression des événements et de la baisse du marché traditionnel.
Du corporate banking au private banking
En ce qui concerne le corporate banking, celles-ci se concentrent traditionnellement sur le financement du commerce extérieur tel que les importations des principaux produits tropicaux agricoles comme le coton, le café, le cacao, le thé, l'huile de palme ainsi qu'un grand nombre de produits miniers dont les métaux non ferreux (cuivre, cobalt, zinc, or) de même que le pétrole et les diamants. Les exportations sont essentiellement financées par crédit documentaire. Quant aux crédits d'investissement, ils sont effectués par les filiales locales car ils doivent être régulièrement contrôlés sur place. A ce propos, les taux d'intérêt pratiqués sont particulièrement élevés devant tenir compte du taux d'inflation énorme et de l'instabilité politique propre à chaque pays. La "Belgolaise" offre également l'ensemble des services généralement fournis par une banque aux particuliers.
Opportunités et perspectives en Afrique
La "Belgolaise" ne prévoit pas de bouleversements fondamentaux dans les années à venir car elle a besoin de consolider ses actifs actuels. Elle se contente d'attendre et de saisir des opportunités intéressantes qui s'offriraient à elle. C'est d'ailleurs ainsi que cette institution s'est développée en profitant par exemple de la faillite d'un réseau bancaire africain. La "Belgolaise", qui depuis son origine est tournée vers l'Afrique, espère enfin que ce continent en voie de développement passera sous peu au stade d'une économie saine et fiable.