Industries des textiles et de l'habillement

 

L'industrie textile, qui comprend, d'une part, des entreprises de confection et de bonneterie et, d'autre part, des usines de filatures et d'impression de tissu, est aujourd'hui sinistrée. En 199à, il y avait 7 usines textiles au zaïre : Sotexki (française), Utexafrica (belge, groupe Texaf), Sintexkin, CPA (britannique), Solbena, Fitisaf et Novatex. Aujourd'hui, seules trois de ces sociétés fonctionnent, Utexafrica, Sotexki et Sintexkin. Chaque société n'utilise que 30 à 40 % de ses capacités de production. Les trois unités ne livrent que 12 millions de mètres de tissus pour une demande de 30 millions de mètres de tissu pagne en 1996. En 1990, la demande était de l'ordre de 70 millions de mètres, ce qui représente une baisse importante tant de la consommation (-58 %) que de la production (-83 %).

Les raisons de cette crise sont liées à la baisse de l'activité cotonnière, à la diminution du pouvoir d'achat, à la perte des réseaux de distribution et des marchés après les pillages de 1991 et de 1993, mais également à l'importation massive (et parfois frauduleuse) de friperies et de tissus pagne d'origine asiatique (notamment chinoise), dont les ventes représentent 70 % du marché congolais.

En 1997, selon les prévisions, l'industrie locale pourrait fournir environ 20 millions de mètres de tissus dont 12 à 15 millions pour la fabrication de pagnes, le reste étant destiné à la confection de toiles et de sacs. Ce marché pourrait se développer car la demande est forte et la main d'oeuvre congolaise compétente et bon marché. Toutefois, l'avenir du secteur textile dépend étroitement de la relance de la culture du coton, de la réhabilitation des infrastructures et d'une politique d'importatoin qui ne porte pas préjudice à l'industrie locale.