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NATION
Compte rendu de la réunion du
conseil des ministres du 23 avril 2004
Sous la direction du vice-président Arthur
Z’Ahidi Ngoma, la 28ème réunion du Conseil des ministres, tenue le 23
avril 2004 à la Cité de l’Union africaine à Kinshasa, a examiné et
adopté 5 points inscrits à l’ordre du jour.tc "Sous la direction du
vice-président Arthur Z’Ahidi Ngoma, la 28ème réunion du Conseil des
ministres, tenue le 23 avril 2004 à la Cité de l’Union africaine à
Kinshasa, a examiné et adopté 5 points inscrits à l’ordre du jour."
Il s’agit de 2 projets de lois portant
respectivement organisation territoriale et administrative de la Rdc
conformément à la Constitution et aux objectifs de la transition, d’une
part, et réglementation des réunions et manifestations publiques,
d’autre part.tc "Il s’agit de 2 projets de lois portant respectivement
organisation territoriale et administrative de la Rdc conformément à la
Constitution et aux objectifs de la transition, d’une part, et
réglementation des réunions et manifestations publiques, d’autre part."
Le Conseil a également adopté le projet de
loi réglementant les sceaux officiels de la République ainsi qu’un
arrêté interministériel relatif au Ddrrr. Il a, enfin, donné son accord
à la formation, avec l’assistance française, d’un bataillon de la Police
d’intervention rapide (Pir) pendant 90 jours (soit 150 policiers par
unité). Ci-après l’intégralité du compte rendu.tc "Le Conseil a
également adopté le projet de loi réglementant les sceaux officiels de
la République ainsi qu’un arrêté interministériel relatif au Ddrrr. Il
a, enfin, donné son accord à la formation, avec l’assistance française,
d’un bataillon de la Police d’intervention rapide (Pir) pendant 90 jours
(soit 150 policiers par unité). Ci-après l’intégralité du compte rendu."
Sous la Haute direction de Son Excellence
Monsieur le Vice-Président de la République en charge de la Commission
Sociale et Culturelle, Arthur Z’Ahidi Ngoma, le Gouvernement de
Transition a tenu, ce vendredi 23 avril 2004, à la Cité de l’Union
Africaine de Kinshasa, sa 28ème réunion du Conseil des Ministres.
La réunion de ce vendredi était
exclusivement consacrée à l’examen des questions relevant de la
Commisison Politique, Défense et Sécurité, à savoir :
1. Projet de Loi organique portant
organisation territoriale et administrative de la République
Démocratique du Congo ;
2. Projet de Loi portant réglementation des
réunions et des manifestations publiques ;
3. Projet de Décret portant réglementation
des sceaux officiels de la République Démocratique du Congo ;
4. Projet d’Arrêté Interministériel portant
fonctionnement du Comité interministériel chargé de la conception et de
l’organisaion en matière de Désarmement, Démobilisation et Réinsertion (Dddr) ;
5. Formation d’un Bataillon de la Police
d’Intervention Rapide, en sigle « Pir », avec l’assistance technique
française ;
Examinant le premier point à l’ordre du
jour, relatif au projet de Loi organique portant organisation
territoriale et administrative de la République démocratique du Congo ,
le Conseil des Ministres a suivi l’exposé du vice-président de la
République en charge de la Commission Politique, Défense et Sécurité,
complété par le ministre de l’Intérieur, Décentralisation et Sécurité.
Dans leurs exposés successifs, le
Vice-Président de la République en charge de la Commission Politique,
Défense et Sécurité et le Ministre de l’Intérieur, Décentralisation et
Sécurité, ont rappelé que la Constitution de la transition dispose dans
son article 5 que « La République démocratique du Congo est un Etat
unitaire décentralisé » et stipule, dans le même article, que
« l’organisation et le fonctionnement de la Ville de Kinshasa et des
Provinces ainsi que la répartition des compétences entre l’Etat et les
Provinces sont fixés par une loi organique votée lors de la première
session de l’Assemblée Nationale et du Sénat.
Ce projet de Loi traduit donc la volonté
politique du gouvernement de Transition de mettre en œuvre les
dispositions de l’article 5 de la Constitution de la transition, en
adaptant l’organisation territoriale et administrative de la République
démocratique du Congo au contexte de l’Accord Global et Inclusif. En
somme, ce projet apporte entre autres innovations :
- L’adaptation de l’organisation
territoriale et administrative de notre pays à son évolution politique,
dans le cadre de l’Accord global et inclusif ;
- L’adaptation de l’organisation
territoriale et administrative de la République démocratique du Congo
aux objectifs de la transition, notamment en ce qui concerne la
réunification, la pacification, la reconstruction du pays, la
restauration de l’intégrité territoriale et le rétablissement de
l’autorité de l’Etat sur l’ensemble du territoire national ainsi que de
l’unité de commandement ;
- La mise en place des mécanismes
permettant la consolidation de la décentralisation territoriale, facteur
d’un développement plus efficace, plus responsable et plus active des
Citoyens à la gestion de la res publica.
Après débats et délibérations, le conseil a
adopté ce projet de Loi organique portant organisation territoriale et
administrative de la République démocratique du Congo.
Abordant le projet de Loi portant
réglementation des réunions et des manifestations publiques, deuxième
point à l’ordre du jour, le Conseil a suivi l’exposé du vice-président
de la République en charge de la Commission Politique, Défense et
Sécurité.
Après débats et délibérations, le Conseil a
adopté ce projet de Loi.
Le troisième point à l’ordre du jour,
relatif au Projet de Décret portant réglementation des sceaux officiels
de la République Démocratique du Congo, a été présenté également par le
vice-président de la République en charge de la Commission Politique,
Défense et Sécurité, complété par le ministre de la Justice.
Il ressort de l’exposé du Ministre de la
Justice que depuis plus d’une décennie, les sceaux officiels de la
République Démocratique du Congo sont réglementés par l’Ordonnance n°
90/177 du 24 août 1990.
Force est de constater cependant que,
depuis mai 1997, les actes et documents officiels des services publics
de l’Etat portent des sceaux ayant des caractéristiques différentes,
selon une administration ou une autre, au risque de semer la confusion
et de faciliter les faux en écriture et l’usage de faux.
Cette situation s’est amplifiée avec l’état
de guerre au point que le Ministère de la Justice, qui a, entre autres
attributions, la conservation des spécimens des sceaux de la République,
n’en dispose plus.
Le projet de Décret portant réglementation
des sceaux officiels de la République Démocratique du Congo entre
justement dans le cadre des mesures envisagées par le Gouvernement de
Transition en vue du rétablissement de l’Autorité de l’Etat sur
l’ensemble du territoire national.
Après débats et délibérations, le conseil a
adopté ce projet de décret portant réglementation des sceaux officiels
de la République démocratique du Congo.
Le projet d’Arrêté Interministériel portant
fonctionnement du Comité Interministériel chargé de la conception et de
l’organisaion en matière de Désarmement, Démobilisation et Réinsertion (Ddr),
quatrième point à l’ordre du jour, a été présenté par le vice-président
de la République en charge de la Commission Politique, Défense et
Sécurité, complété par le ministre des Affaires sociales agissant au nom
de celui de la Défense empêché.
Après débats et délibérations, le conseil
des ministres a adopté ce projet d’Arrêté Interministériel.
S’agissant de la formation d’un Bataillon
de la Police d’Intervention Rapide, « Pir » en sigle, avec l’assistance
technique française, cinquième point de l’ordre, il ressort de l’exposé
du vice-président de la République en charge de la Commission Politique,
Défense et Sécurité, complété par le ministre de l’Intérieur,
Décentralisation et Sécurité, qu’avant la conclusion de l’Accord global
et inclusif et des Mémo 1 et 2 sur l’Armée et la Sécurité pendant la
transition, la République démocratique du Congo et la République
française avaient signé un protocole d’accord concernant la formation
d’un bataillon congolais de la Police d’Intervention rapide (Pir) par
l’assistance technique française.
Cette formation prévue pour une durée de 90
jours, concerne un Bataillon mobile de trois compagnies à l’effectif de
150 policiers chacune. La formation proprement dite a débuté le 16
février 2004 par les hommes de la Légion Nationale Pir de Kinshasa, avec
une première compagnie composée de 150 éléments.
Le but de cette formation est de donner au
bataillon mobile la capacité d’intervention au maintien de l’ordre et
sécurité publique à Kinshasa, spécialement par l’acquisition des modes
d’action et des techniques adaptées à la mesure de la menace.
Actuellement, la formation est à sa
deuxième phase qui comprend, outre les éléments de Kinshasa, des
éléments venus de l’intérieur du pays.
Après débats et délibérations, et compte
tenu de l’urgence et de la nécessité que soulève cette question, le
Gouvernement a décidé de débloquer les moyens conséquents pour le
financement de cette formation essentiellement pour les besoins d’ordre
logistique d’hebergement et de transport surtout des éléments venant de
l’intérieur du pays.
Commencée à 13h30’, la réunion du Conseil
des Ministres a pris fin à 18h00’.
Je vous remercie.
Fait à Kinshasa, le 23 avril 2004.
Vital KAMERHE
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