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A propos du débat sur la politique de la défense pendant le dialogue
29/11/2001
A propos du débat sur la politique de la défense pendant le dialogue

Cette réflexion a pour but de demontré que le Congo actuel ressemble à une pièce de monaie à deux faces ; l´une, la première si pas la plus importante est la democratie, base rationelle d´un Etat moderne de droit. La seconde face est l´armée, cette institution de defense capable de garantir le fonctionement de la democratie dans un pays avec des frontières inviolables. La survie du Congo comme Etat depend desormais de ces deux facteurs. Mais pour concretiser l´instauration de ces deux faces de la pièce du monaie, "procedons méthodiquement et rationellement" surtout sur ce sujet de la défense du territoire nationale après le genocide de trois millions de nos compatriotes.

Nous devons lutter pour que le débat sur la politique de la défense ne soit pas "cosmétique". Car l´avenir et même plus, l´existence du Congo comme Etat va reposer sur notre capacité à dissuarder toute tentative d´invasion, de pillage ou d´occupation de la part de tous les pays voisins.

Pendant le Dialogue, il faudra insister sur la transparence des propositions que les différentes composantes ne vont pas manquer d´apporter. Le grand danger réside dans la tradition de la proclamation publique des "intentions politiques" qui ne sont souvent pas réalistes et ne seront jamais appliquées. Evitons de priviléger une "parade" ou une céremonie militaire "cosmetique" qui va consacrer l´union des différentes armées. Au contraire, employons le Dialogue pour une réflexion profonde et pratique en vue d´avoir dans un futur très proche, une armée nationale capable de faire échouer les visées politiques et militaires des pays voisins.

Au cours de cette réflexion, je voudrais partager avec tous les congolais une réalité dont nous devrons tenir compte dans le futur débat sur la politique de la défense.

Je souhaiterais qu´on se passe de la phrase "union des armées" qu´on trouve dans les accords de Lusaka pour opter pour l´affirmation d´une "formation d´une armée nationale" plus dynamique à mon humble avis.

Voici les elements que je souhaiterais partager avec tous les compatriotes:

  1. Une analyse sur la politique de la défense pendant les 32 ans de feu Mobutu fait ressortir que l´ex sergeant de la Force Publique s´est inspiré de Machiavel (Lire "le Prince" de Machiavel , dans le chapitre consacré à l´usage des mercenaires et des armées étrangères...). Feu Mobutu a toujour mis en pratique cette équilibre difficile entre la nécessité d´assurer l´intégrité du territoire nationale en recourant aux mercenaires ou aux armées étrangères( para francais..) et la formation d´une armée nationale dont la capacité opérationnelle devait être limitée pour éviter les tentations des "coups d´état". Feu Kabila reprend la même politique dans un contexte très désavantageux pour lui même et le pays. En passant, soulignons l´inspiration "panafricaniste" heritée des années soixante qui sera fatale pour la securité du Congo comme nous allons le démontrer au second point. La fin de cette fameuse équilibre "machiavelique" est la conséquence logique des pillages et de l´occupation de notre pays.
  2. Les pays voisins ont vite compris que le départ de feu Mobutu était une occasion en or pour règler les comptes avec le Congo. Basant son pouvoir sur le soutient militaire des pays "frères" africains en bon "panafricaniste", Feu LD Kabila a complètement pulverisé la notion de l´intégrité territoriele et inconsciement posé la base des micro-états dont le Dialogue se doit d´éliminer!
  • A l´Est, le Rwanda dirigé par des Tsutsis qui ont perdu un de leur leader (Fred Rwema) face aux troupes de la SARM, vont une fois pour toute éliminer le danger que représente non seulement les refugiés armés Hutu rwandais, mais aussi une armée nationale congolaise éfficace et forte capable de dissuarder l´invasion programée du Kivu.

James Kabarehe premier Chef d´Etat Major des FAC et (actuellement Chef d´Etat Major de l´armée rwandaise, sic !) sera chargé de réduire à néant toute capacité opérationnelle des FAC. Le raid sur Kitona a prouvé largement qu´il avait reussi sa mission.

  • A l´Ouest, l´Angola qui a longtemps souffert de l´aide apportée par le Zaire aux FLEC, FNLA et UNITA va avoir le même objectif que le Rwanda. Peut- être pire que le Rwanda, l´intervention angolaise donne à ce pays voisin le contrôle sur les 20 km côtier du Congo. Inutile de dire qu´ils nous tiennent "à la gorge".

En éffet, le futur économique du Congo repose plus que jamais sur l´exploitation maximale du barrage d´Inga, sur l´exploitation (transparente) du petrole à Muanda et surtout la construction d´un port en eau profonde à Banana. Or, cette zone sur la quelle repose notre espoir est une zone militaire stratégique pour l´Angola qui y fait transiter ses troupes en route pour le Cabinda. Une fois de plus, gardons à l´esprit cette réalité; aucun de nos voisins ne souhaite avoir une armée forte au Congo comme l´histoire récente le démontre.

La stabilité du Congo pendant la transition et même au delà..dans le futur repose sur notre capacité à avoir une capacité militaire capable de dissuarder les ambitions des pays voisins qui n´hésitent pas à remettre en cause les frontières heritées de l´epoque coloniale. souvenons nous toujours du discour rwandais qui souhaite "revoir la Conférence de Berlin".

Dans la prochaine réflexion, nous allons voir ensemble quelles sont les difficultés que nous devront surmonter avant de "former" une armée nationale.

Toute ma consideration.

El Mahoya, Lidingö Sweden.

 

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