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A propos du dialogue intercongolais
09/11/2001
A propos du dialogue intercongolais

 

Biens chers Compatriotes Congolais,

Depuis l’avénement du vent de la démocratisation en Afrique vers les années 90, notre pays le grand Congo au coeur du continent noir a toujours du mal à asseoir ses institutions politiques en vue d’un changement démocratique réel; d’aucun n’a oublié les multiples éfforts et stratégies déployés pour arriver à un changement et mettre en place des institutions voulues et/ ou créées selon les aspirations profondes du peuple Congolais tout entier. Au nombre de ces stratégies, nous pouvons citer les congrés de Nsele, le palais des marbres I et II, la Conférence Nationale Souveraine, les Pourparlers de l’Outeniqua, les accords de Lusaka… Toutes ces tentatives de changement avaient toujours été applaudies et bénies par le peuple Congolais mais à notre grande surprise, "tous ces avions qui atteignaient leurs vitesse de croisière, étaient tous victimes d’attérissages forcés et d’autres se sont même écrasés en pleine forêt dense"; tout cela était au détriment de la population Congolaise et à l’avantage apparent des gouvernants.

L’ avénement de l’AFDL au pouvoir par les armes a soulagé le peuple mais pendant combien de temps ? Je crois que la planète Mars n’avait pas fini son tour autour du soleil quand les Congolais avaient doublés leurs cris de détresse et de désolation. Nous savons tous comment les choses se sont passées jusqu’à ce que nous arrivés à assister impuissants, inconscients,par intérêt,par vengeance,par mécontentement, par réglement de compte à la partition de notre territoire national. Chers compatriotes, la grande crise que connait notre pays depuis le déclenchement de la guerre de l’Est, le 02 Aôut 1998, ne peut nous laisser indifférent surtout quand nous voyons les exactions journalières que commettent les six armées étrangères presentes dans notre territoire. Notre grand souhait est aujourd’hui de sortir de cette situation d’impasse que nous traversons; Que chaque Congolais où qu’il se trouve se sente directement concerné et touché au plus haut dégré de son amour pour sa Patrie. Voilà qu’aujourd’hui avec l’aide des amis, nous parlons de Dialogue Inter-Congolais pour éclaircir bon nombres de choses qui entretiennent encore les floues dans la complexité et la perplexité.

Le Dialogue Inter-Congolais est à l’heure actuelle la voie qui doit être scrupuleusement suivie pour que notre pays prenne un nouvel élan politique, social… bref, RENAITRE. Chers Compatriotes, soyons vigilants, TOZALA MISO GA po na kotelemela milimo nionso ya kindoki, ya lokuta, ya bowelani pe ya bobebisi po te lisolo na biso bana ya Congo ekende te na suka..

Le Dialogue Inter-Congolais est une affaire purement Congolais et nul ne peut empecher les tendances politiques, réligieuses, civiles à être répresentées parce que nous sommes tous concernés; l’heure n’est plus pour pratiquer la politique d’éxclusion ou la politique du siège vide car nous avons tous droits à contribuer pour la bonne marche de la res publica ( ici je fais allusion à l’opposition armée, à l’opposition non armée interne, à l’opposition non armée extérieure et autres). Au cas où les dispositifs seraient limités, j’appelle surtout à l’opposition non armée extérieure de ne pas frustrer puisqu’il y a actuellement plusieurs moyens de faire entendre sa voix dans le Dialogue même si l’on est pas présent dans la salle, grâce aux nombreuses nouvelles téchnologies de l’autoroute de l’information. Etant donné que la réunion préparatoire de Gaborone a connu un succés inédit, nous aimerions tous voir les closes de ce prédialogue mises en pratique pour la bonne suite et le succés du Dialogue proprement dit. Je pense ici au "communiqué final", au "pacte republicain" adoptés lors de cette réunion l’engagement des participants de proceder à la "libération immédiate, éffective et total de la vie politique et associative sur tout le territoire Congolais"; de "liberer immédiatement et sans conditions tous les détenus et prisonniers politique et d’opinions" ; de "garantir les droits de la personne humaine et les libertés fondamentales des citoyens, notamment la liberté de presse, d’expréssion et d’opinions ainsi que l’accés pour tous aux médias publics".

Chers Compatriotes, travaillons tous pour la concrétisation de toutes ces déclarations , qui ne sont pas encore pratiquées en majorité, pour un bien être national. Concernant le Dialogue proprement dit, nous nous rappelerons que cinq (5) commissions avaient été adoptées à savoir "Politique et Constitution", "Economie et Finance", "Société et Culture", "Défense et Sécurité" et "Réconciliation nationale"; elles sont toutes sur un même pied d’égalité certes, je voudrais avouer que les commissions Défense et Sécurité et Réconciliation nationale doivent faire objet d’attention un peu plus particulière, prenons le cas de la prémière. Ici le problème qui se pose est à double facette c’est à dire "Défense et Sécurité intérieure" et Défense et Sécurité régionale".

1. Défense et Sécurité intérieure visiblement nous sommes en face de l’armée gouvernementale dont l’éffectif avoisine 75.000 hommes, le RCD/Goma qui dispose d’à peu près 22.000 hommes et du FLC qui compte environ 40.000 hommes. C’est ici que les participants au Dialogue devront faire preuve de sagesse, de nationalisme et d’impartialité puisqu’il s’agira d’unifier trois forces opposées, c’est une chose très délicate mais pas impossible puisque, Dieu merci, nous sommes tous animés d’une grande volonté de changement du statu quo des choses. Ceci n’empecherai en rien que nous recourrions à l’idée de la commeission militaire mixte prévue au paragraphe 2 du chapitre VII de l’annexe A de l’accord de Lusaka fixant les conditions de fonctionnement de ladite commission. En y ajoutant des idées neuves qui naitront du Dialogue, nous pourrons espérer que la défense et la sécurité sera une matière bien raffinée en vue d’éviter les dérapages des hommes en uniformes qui viendront de ces trois composantes citées plus haut et, en ce moment nous pourrions parler d’une armée nationale qui assurera la sécurité et la défense de notre pays, pour notre pays et dans notre pays.

2. Défense et Sécurité régionale ils sont au nombre neufs (9) les pays qui ont une frontière avec la RDC. Si nous sommes aujourd’hui envahis par les armées étrangères, c’est parce que les régimes passés n’ont pas pu régler ou revoir les litiges de la RDC avec ses voisins ou les rélations de bon voisinage avec le Rwanda, l’Uganda, le Burundi, l’Angola, le Soudan… et vice versa. C’est là même que se pose le problème crucial comme certains l’ont déclaré "Impossible de résoudre la crise Congolaise sans regler les conflits entre le RDC et ses voisins"; "Soso amelaka libanga oyo ekoki na mungongo na ye". Trouvons des bases sûres pour regler ces litiges en nous conformant aux modes de réglements de conflits internationaux en tenant compte des organisations régionales et internationales afin que la paix puisse être durable dans la région des Grands-Lacs. Ici je pense à l’Union Africaine, à la Francophonie, à l’Union Européenne et à l’Organisation des Nations Unies. Particulièrement pour la frontière avec l’Uganda, le Rwanda et le Burundi il faudrait y adjoindre des personnalités maîtrisant à fond l’historique des conflits latents de l’Est de la RDC.

Dès que tous ces problèmes de sécurité intérieure et régionale auraient trouvé d’issues, nous pourrions alors parler de notre Réconciliation nationale. Que cela se fasse avec un esprit d’ouverture, de nationalisme et d’amour du prochain.

Je suis de coeur avec tout Congolais qui veut voir la RDC retrouver sa souveraineté nationale, aujourd’hui baffouée, afin qu’ensemble nous puissions dresser nos fronts longtemps courbés.

Vive la République Démocratique du Congo

José Dizakana de la Croix.-

 

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