| A propos du dialogue intercongolais
Biens chers Compatriotes Congolais,
Depuis lavénement du vent de la démocratisation en Afrique
vers les années 90, notre pays le grand Congo au coeur du continent noir a toujours du
mal à asseoir ses institutions politiques en vue dun changement démocratique
réel; daucun na oublié les multiples éfforts et stratégies déployés pour
arriver à un changement et mettre en place des institutions voulues et/ ou créées selon
les aspirations profondes du peuple Congolais tout entier. Au nombre de ces stratégies,
nous pouvons citer les congrés de Nsele, le palais des marbres I et II, la Conférence
Nationale Souveraine, les Pourparlers de lOuteniqua, les accords de Lusaka
Toutes ces tentatives de changement avaient toujours été applaudies et bénies par le
peuple Congolais mais à notre grande surprise, "tous ces avions qui atteignaient
leurs vitesse de croisière, étaient tous victimes dattérissages forcés et
dautres se sont même écrasés en pleine forêt dense"; tout cela était au
détriment de la population Congolaise et à lavantage apparent des gouvernants.
L avénement de lAFDL au pouvoir par les armes a
soulagé le peuple mais pendant combien de temps ? Je crois que la planète Mars
navait pas fini son tour autour du soleil quand les Congolais avaient doublés leurs
cris de détresse et de désolation. Nous savons tous comment les choses se sont passées
jusquà ce que nous arrivés à assister impuissants, inconscients,par intérêt,par
vengeance,par mécontentement, par réglement de compte à la partition de notre
territoire national. Chers compatriotes, la grande crise que connait notre pays depuis le
déclenchement de la guerre de lEst, le 02 Aôut 1998, ne peut nous laisser
indifférent surtout quand nous voyons les exactions journalières que commettent les six
armées étrangères presentes dans notre territoire. Notre grand souhait est
aujourdhui de sortir de cette situation dimpasse que nous traversons; Que
chaque Congolais où quil se trouve se sente directement concerné et touché au
plus haut dégré de son amour pour sa Patrie. Voilà quaujourdhui avec
laide des amis, nous parlons de Dialogue Inter-Congolais pour éclaircir bon nombres
de choses qui entretiennent encore les floues dans la complexité et la perplexité.
Le Dialogue Inter-Congolais est à lheure actuelle la voie
qui doit être scrupuleusement suivie pour que notre pays prenne un nouvel élan
politique, social
bref, RENAITRE. Chers Compatriotes, soyons vigilants, TOZALA MISO
GA po na kotelemela milimo nionso ya kindoki, ya lokuta, ya bowelani pe ya bobebisi po te
lisolo na biso bana ya Congo ekende te na suka..
Le Dialogue Inter-Congolais est une affaire purement Congolais et
nul ne peut empecher les tendances politiques, réligieuses, civiles à être
répresentées parce que nous sommes tous concernés; lheure nest plus pour
pratiquer la politique déxclusion ou la politique du siège vide car nous avons
tous droits à contribuer pour la bonne marche de la res publica ( ici je fais allusion à
lopposition armée, à lopposition non armée interne, à lopposition
non armée extérieure et autres). Au cas où les dispositifs seraient limités,
jappelle surtout à lopposition non armée extérieure de ne pas frustrer
puisquil y a actuellement plusieurs moyens de faire entendre sa voix dans le
Dialogue même si lon est pas présent dans la salle, grâce aux nombreuses
nouvelles téchnologies de lautoroute de linformation. Etant donné que la
réunion préparatoire de Gaborone a connu un succés inédit, nous aimerions tous voir
les closes de ce prédialogue mises en pratique pour la bonne suite et le succés du
Dialogue proprement dit. Je pense ici au "communiqué final", au "pacte
republicain" adoptés lors de cette réunion lengagement des participants de
proceder à la "libération immédiate, éffective et total de la vie politique et
associative sur tout le territoire Congolais"; de "liberer immédiatement et
sans conditions tous les détenus et prisonniers politique et dopinions" ; de
"garantir les droits de la personne humaine et les libertés fondamentales des
citoyens, notamment la liberté de presse, dexpréssion et dopinions ainsi que
laccés pour tous aux médias publics".
Chers Compatriotes, travaillons tous pour la concrétisation de
toutes ces déclarations , qui ne sont pas encore pratiquées en majorité, pour un bien
être national. Concernant le Dialogue proprement dit, nous nous rappelerons que cinq (5)
commissions avaient été adoptées à savoir "Politique et Constitution",
"Economie et Finance", "Société et Culture", "Défense et
Sécurité" et "Réconciliation nationale"; elles sont toutes sur un même
pied dégalité certes, je voudrais avouer que les commissions Défense et
Sécurité et Réconciliation nationale doivent faire objet dattention un peu plus
particulière, prenons le cas de la prémière. Ici le problème qui se pose est à double
facette cest à dire "Défense et Sécurité intérieure" et Défense et
Sécurité régionale".
1. Défense et Sécurité intérieure visiblement nous sommes en
face de larmée gouvernementale dont léffectif avoisine 75.000 hommes, le
RCD/Goma qui dispose dà peu près 22.000 hommes et du FLC qui compte environ 40.000
hommes. Cest ici que les participants au Dialogue devront faire preuve de sagesse,
de nationalisme et dimpartialité puisquil sagira dunifier trois
forces opposées, cest une chose très délicate mais pas impossible puisque, Dieu
merci, nous sommes tous animés dune grande volonté de changement du statu quo des
choses. Ceci nempecherai en rien que nous recourrions à lidée de la
commeission militaire mixte prévue au paragraphe 2 du chapitre VII de lannexe A de
laccord de Lusaka fixant les conditions de fonctionnement de ladite commission. En y
ajoutant des idées neuves qui naitront du Dialogue, nous pourrons espérer que la
défense et la sécurité sera une matière bien raffinée en vue déviter les
dérapages des hommes en uniformes qui viendront de ces trois composantes citées plus
haut et, en ce moment nous pourrions parler dune armée nationale qui assurera la
sécurité et la défense de notre pays, pour notre pays et dans notre pays.
2. Défense et Sécurité régionale ils sont au nombre neufs (9)
les pays qui ont une frontière avec la RDC. Si nous sommes aujourdhui envahis par
les armées étrangères, cest parce que les régimes passés nont pas pu
régler ou revoir les litiges de la RDC avec ses voisins ou les rélations de bon
voisinage avec le Rwanda, lUganda, le Burundi, lAngola, le Soudan
et
vice versa. Cest là même que se pose le problème crucial comme certains
lont déclaré "Impossible de résoudre la crise Congolaise sans regler les
conflits entre le RDC et ses voisins"; "Soso amelaka libanga oyo ekoki na
mungongo na ye". Trouvons des bases sûres pour regler ces litiges en nous conformant
aux modes de réglements de conflits internationaux en tenant compte des organisations
régionales et internationales afin que la paix puisse être durable dans la région des
Grands-Lacs. Ici je pense à lUnion Africaine, à la Francophonie, à lUnion
Européenne et à lOrganisation des Nations Unies. Particulièrement pour la
frontière avec lUganda, le Rwanda et le Burundi il faudrait y adjoindre des
personnalités maîtrisant à fond lhistorique des conflits latents de lEst de
la RDC.
Dès que tous ces problèmes de sécurité intérieure et
régionale auraient trouvé dissues, nous pourrions alors parler de notre
Réconciliation nationale. Que cela se fasse avec un esprit douverture, de
nationalisme et damour du prochain.
Je suis de coeur avec tout Congolais qui veut voir la RDC
retrouver sa souveraineté nationale, aujourdhui baffouée, afin quensemble
nous puissions dresser nos fronts longtemps courbés.
Vive la République Démocratique du Congo
José Dizakana de la Croix.-
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