Concerne : LE DIALOGUE INTER-CONGOLAIS
Madame / Monsieur,
J'ai l'honneur de vous saluer et de vous faire parvenir en
annexe de la présente une petite réflexion personnelle à propos du Dialogue
Inter-Congolais.
Il y a deux ans, j'avais patriotiquement mis à profit mon
temps libre, en monologuant, devant mon petit ordinateur portable et en lançant sur le
Réseau Internet une petite réflexion au sujet du Débat National.
C'était une petite réflexion dominicale d'une dizaine de pages dont la conclusion fut un
proverbe africain qui dit: « Si l'on veut sortir de la jungle, et que l'on tourne deux
fois autour du même arbre, l'on doit alors se dire que l'on est perdu »
A l'époque, je ne parlais exclusivement que d'Anciens
Dignitaires de la Deuxième République. Aujourd'hui, je pense que ma petite réflexion
d'il y a deux ans est toujours d'actualité. Il suffit tout simplement de remplacer Débat
National par Dialogue Inter-Congolais et d'associer aux Anciens Dignitaires tous les
autres Fossoyeurs de la Nation Congolaise pour aboutir à la même conclusion ci-dessus
soulignée.
Voilà pourquoi, Madame / Monsieur, j'ai cru utile de vous
faire parvenir ce texte dans l'espoir que vous voudriez bien le publié dans votre
rubrique (Forum) relative au Dialogue Inter-Congolais. Je vous en remercie d'avance.
LE DIALOGUE INTER-CONGOLAIS
[I] EST-CE LÀ, LA SOURCE DE LA LÉGITIMITÉ DU POUVOIR EN
RÉPUBLIQUE DÉMOCRATIQUE DU CONGO ?
Take care,
Ba-koko baloba: "Les bons conseils, ces sont ceux que l'on prodigue aux jeunes filles
avant qu'elles ne partent de la maison pour se divertir au cur du village. Et non
pas ceux qu'on leur donne après que l'une d'entre-elles, par naïveté, aura déjà été
rendue grosse lors de la Grande Fête à la Grand ' Place du village"
Voià pourquoi, aujourd'hui déjà, je m'empresse à
émettre mon point de vue avant que les séances du Dialogue Inter-Congolais ne commencent
réellement. De façon à ne pas avoir de remords et à me dire enfin: je le savais, je le
pensais ou je m'en doutais.
Je voudrais ainsi d'emblée attirer l'attention de ces
soi-disant "BIG Brothers & BIG Sisters". Ceux qui ont pris l'habitude depuis
de décennies de toujours parler en notre nom: le peuple. Et cela, sans qu'ils ne nous
aient d'abord consulté pour connaître nos propres desiderata ou sans qu'ils nous aient
jamais réellement demandé mandat de parler et d'agir en notre nom: « nous, le peuple »
Demain donc, ce sont toujours et encore les mêmes qui
seront présents aux séances ou aux débats du Dialogue Inter-Congolais pour faire
triompher malignement leurs propres opinions au nom du peuple.
Heureusement aujourd'hui, grâce à la possibilité extraordinaire qu'offre la technologie
informatique (par son réseau Internet), je peux me faire entendre, sans être
physiquement présent dans l'amphithéâtre où se dérouleront les pourparlers du
Dialogue Inter-Congolais.
J'en profite ainsi pour dire à tous et à chacun de ceux
qui seront désignés pour représenter l'ensemble du Peuple Congolais, qu'ils doivent
saisir cette superbe occasion d'une rencontre entre compatriotes dévoués pour discuter
très franchement de l'élaboration de projets ou de règles des jeux démocratiques qui
pourront garantir à jamais la vraie source de la
Légitimité du Pouvoir en République Démocratique du Congo.
Mesdames & Messieurs les représentants au Dialogue
Inter - Congolais ne cautionnez pas le retour au Pouvoir de ces Opportunistes par des
voies non démocratiques. Fignolez-nous plutôt des solides projets de société pour la
reconstruction et le développement harmonieux du pays. Ne nous élaborez donc pas de
projets de société contre nature. Car, dans nos sociétés africaines traditionnelles -
authentiques, un homme ou une femme n'accède pas au Pouvoir après avoir coupé à la
manchette la tête de son Prédécesseur.
[II] C'EST ABSURDE, ABSOLUMENT ABSURDE, L'HYPOTHÈSE D'UN
RETOUR AU POUVOIR PAR DES VOIES NON DÉMOCRATIQUES DES DINOSAURES
Watch out,
Ba-koko baloba: " Un chien qui a l'habitude de manger des oeufs pourris, il ne
renoncera point à cette pratique. Et cela, même si son Maître prenait désormais la
précaution d'avoir un bâton à la main pour le frapper ou le corriger durement toutefois
qu'il répéterait encore son acte"
Car, comme le Chien de Pavlov, une fois inclus dans un
même Gouvernement: « Quelles que soient les précautions prises par le Maître-Intègre
et les
nouvelles règles des jeux démocratiques, ces pilleurs incorrigibles commettront de
nouveau et toujours les mêmes forfaits. J'en suis sûr à 98% »
C'est pourquoi, il ne faut pas commettre cette grosse faute
de laisser se réaliser la prétention qu'ont les Pilleurs d'arriver à graviter, le
circuit de la Gestion des Affaires de l'État, par des voies non démocratiques, telle
qu'une simple rencontre d'un petit échantillon des congolais à Addis-Abeba ou à
Amsterdam. Disons mieux cette tentative d'infiltration des valets du néo-colonialisme
dans le sillage du pouvoir populaire doit être vigoureusement combattue au cours du
prochain Dialogue Inter-Congolais.
C'est vrai que ces pilleurs ont été pardonnés par la
Révolution du 17 mai 1997. Mais, nous devons toujours nous rappeler qui sont ces hommes
que nous avions pardonnés ? Et surtout devions-nous toujours savoir que : « Pardonner
n'est pas synonyme d'oublier. Un Peuple sans Mémoire, est un Peuple sans Destinée »
Nous ne devons pas perdre de vue que: « Si une grande
partie de toute une génération de congolais qui aurait pu apporter sa contribution à
l'édification de la Mère-Patrie avait pris le chemin de l'exil, c'est à cause d'une
mauvaise philosophie politique appliquée par les Dirigeants de la Deuxième République.
Ce n'est en tout cas pas à cause d'une quelconque guerre
ou à cause d'une quelconque catastrophe naturelle que ces milliers de citoyens congolais
avaient été obligés de quitter le Pays. Non, non, non ! Il n' y a pas eu de cataclysmes
naturels au Congo ces dernières décennies. Même le Centre de Recherche du Mont Amba
d'un certain excellent apôtre du nucléaire en Afrique n'occasionne pas encore une infime
fuite de radio activité. Autrement d'ailleurs, il y aurait déjà eu des C130 pour
évacuer de Kinshasa tous ceux que l'on appelle « expatriés ».
Donc, je me répète : « Nos nombreux bras productifs, nos
têtes pensantes, nos brillants juristes, historiens, ingénieurs, médecins, musiciens,
et autres valeureux fils du Pays vivent, aujourd'hui, en exil à cause de la cupidité des
Dinosaures entièrement dévoués au service de l'ennemi »
Nous ne devons pas non plus, nous permettre d'oublier que c'est à cause de leur politique
d'apartheid sociale que toute une génération de congolais avait été à l'école sans
rien apprendre.
En effet, alors, que leurs propres enfants fréquentaient les meilleures écoles du monde,
tout le reste des enfants congolais étaient entassés dans les locaux sans matériels
didactiques. Pire, encore, les enseignants étaient continuellement en grève. Car leurs
maigres salaires étaient chaque fois détournés à la source.
Pour encore exagérément réduire la qualité de
l'Enseignement au Congo, nos ex-Dignitaires sur ordre naturellement de leurs Maîtres à
penser avaient même réussi à supprimer, par une simple signature, plus de la moitié de
postes de Professeurs et de Chercheurs à l'Education Nationale. Et cela dans le but
évident de transférer les dividendes de ces maigres salaires à l'étranger.
Toujours pour plaire à leurs Maîtres à penser, les
Dinosaures supprimèrent en outre, simultanément les frais de fonctionnement des toutes
les institutions publiques. Voilà pourquoi tous les bâtiments de l'Etat Congolais sont
actuellement dans un état totalement délabré. Il ne faut donc pas croire que tous les
Directeurs Généraux étaient tellement incompétents jusqu'à ce point pour ne pas
pouvoir arriver ne fut-ce qu'à peintre les murs de leurs immeubles.
Enfin, un autre petit exemple de mémoire parmi mille
autres pour étoffer ce texte : devrions-nous aussi nous souvenir que pour mettre le pays
complètement à terre, la petite flotte d'Air Zaïre ne volait plus. Alors que nos Tout
Puissant dinosaures continuaient à voler impunément et indéfiniment, jusqu'à
complètement noyer la Patrie, en liquidant (noyant) même ce qui restait encore de la
petite flotte maritime congolaise.
Et aujourd'hui, c'est pour ces mêmes traîtres de la
Patrie que nous voulions avoir trop de compassion.
Nous voulions même de surcroît les associer à nos côtés, à la gestion orthodoxe de
la chose publique dont l'ensemble du peuple congolais attend avec impatience depuis des
décennies.
En tout cas, je continue encore à me dire que: « Se
parler entre toutes les composantes du Peuple Congolais, dans le Cadre du Dialogue
Inter-Congolais par exemple, est une très bonne chose. Car c'est de la confrontation des
idées que jaillisse la lumière. Mais, il ne faut point commettre la faute de ressusciter
ces vieux démons de la Destruction et de la Mort par des simples discussions autour d'une
table ronde ou rectangulaire »
[III] C'EST AMBIGU,TRÈS AMBIGU, LA THÈSE D'UNE
COHABITATION DES FORCES DEMOCRATIQUES AVEC LES FAISEURS DE L'ANCIEN PARTI-ÉTAT
Watch out,
Ba-koko baloba: « Le python encercle toujours sa proie pour l'étouffer. Et l'on dit
aussi qu'on ne met jamais ensemble, dans un même enclos, des chats et des souris ou des
légumes et des chèvres »
Ne prenons donc pas le gros risque de nous faire entourer
par ces vieux serpents. Car une fois autour de nous, dans le sphère du Pouvoir, ils vont
se remettre à étrangler ce qui reste encore du peuple congolais. Ils sont doués des
génies maléfiques, et ils ont une grande maîtrise de toutes les techniques modernes (la
faim, la guerre, la maladie) pour décimer massivement tout un peuple en un temps record.
Nul n'a besoin de rappeler que : « Si nous sommes
complètement démunis aujourd'hui, si nos épargnes avaient été constamment réduites
à néant, c'est à cause du savoir-faire de ces pilleurs qui appliquaient toutes les
techniques (dévaluation continue, démonétisation volontaire ou inflation expressément
toujours galopante) afin de réduire de plus en plus notre pouvoir d'achat »
Ainsi par exemple, un jour d'été de l'an 1983, c'était
même avec fierté que le Gouvernement du plus brillant des Gestionnaires de la Deuxième
République annonçait très officiellement la dévaluation de 500% du Zaïre-monnaie. Et
lorsqu'en 1979 par exemple, le Plus Grand Tam-tam d'Afrique, dans ses cartes blanches à
l'ex Voix du Zaïre, criait tout haut que l'économique congolaise se portait bien, cela
voulait dire que l'inflation tournait autour de 110%. Mais, entre-temps, les salaires des
masses laborieuses n'étaient jamais indexés. Car, pour les dinosaures : « Les
travailleurs congolais devaient travailler pour rien, afin qu'ils ne puissent pas
renouveler leurs énergies et mourir ainsi de fatigue ou de faim »
Oui, travailler pour rien, car le salaire de misère du
congolais était sans pouvoir d'achat. Au moment où les Dinosaures fuyaient les Forces de
Libération le 17 mai 1997, le salaire du fonctionnaire ordinaire n'excédait même pas
deux dollars américains. Mais, même ces deux dollars n'étaient pas payés pendant les
18 derniers mois de leur honteuse administration. Et pourtant eux-mêmes, célèbres dans
les détournements de deniers publics, avaient leurs propres coffres-forts pleins de
devises étrangères.
La morale dans tout ce qui précède est que: « Les
dinosaures étant eux-mêmes aussi des vrais-faux commerçants, à la veille de toute
dévaluation ou démonétisation, ils exagéraient déjà les prix des denrées
alimentaires pour affamer davantage et à volonté le peuple congolais afin de mieux
l'exposer à une mort certaine »
Nous devons encore nous souvenir que c'était un vrai crime
vis-à-vis de leur pouvoir destructeur qu'un simple citoyen puisse prendre l'initiative
d'une réalisation des travaux d'intérêt public. En effet si un simple patriote, en vrai
congolais motivé, osait prendre l'initiative de réfectionner un petit ouvrage - d'art
(pont) ou de boucher simplement les nids des poules sur une chaussée ou même simplement
entretenir un caniveau d'eau puante dans la cité, ce patriote était directement
considéré de contre-révolutionnaire aux idéaux du Parti - Etat.
Car, pour le Parti - Etat, les routes devaient rester enfoncées pour empêcher les
paysans d'acheminer leurs récoltes vers les centres urbains. De façon que les citadins
meurent facilement de faim et que les paysans n'aient point de quoi à se procurer du sel
ou de la nivaquine.
Dans la même logique des ex-Dignitaires & Apôtres de
la mort au Congo - Kinshasa, les caniveaux devaient donc rester bouchés. De manière que
les moustiques soient toujours tout près ou à la portée des demeures des pauvres
citoyens.
La politique d'apartheid sociale des dinosaures étant également de priver les citoyens
de soins médicaux et pharmaceutiques. A titre d'illustration, la plus prestigieuse de
cliniques de Kinshasa était un exemple par excellence où les soins de santé n'étaient
pas accessibles au plus grand nombre.
Ce n'était donc pas étonnant que la Radio Diffusion - Télévision Nationale Congolaise
émettant de Kinshasa communiquait du matin au soir des longues listes des citoyens qui
avaient succombé subitement ou inopinément de malaria ou de toute autre maladie
bénigne.
La Guerre et la violence gratuite furent également parmi
les techniques qu'ils appliquaient pour éliminer systématiquement des populations
entières. Pendant les guerres des années 70, tirer uniquement sur les innocentes
populations vivantes n'était pas suffisant. Les Dinosaures n'étaient réellement
comblés que lorsqu'ils avaient aussi, en plus, bombardé les églises et les cimetières.
Pour mieux entretenir la violence gratuite, nos soldats qui devaient en principe en temps
de paix ou en temps de guerre être bien logés, bien vêtus et bien nourris étaient
plutôt abandonnés à eux-mêmes. Ainsi, pour se refouler et trouver de quoi à mettre
sous la dent, nos soldats n'avaient point d'autres alternatives que la violence gratuite
envers des paisibles citoyens.
C'est pourquoi, ne cherchions pas acharnement une
quelconque cohabitation ambiguë avec les Dinosaures. Car, ces Faiseurs de l'Ancien Parti
- Etat sont infréquentables. Personne ne peut vraiment s'accommoder à ces dinosaures
impénitents, s'il n'est lui-même dinosaure. Et cela ne peut pas être autrement. Car
même leur propre Président-Fondateur n'avait jamais
réellement réussi à les dompter, ces indomptables fauves. Ce n'est pas pour rien que
leur propre Guide les qualifie des cadres corrompus et les désavoue en avril 1990. En mai
1997, il lance même de surcroît un mandat d'arrêt international contre celui que l'on
considère sur les grandes places financières internationales comme étant le Meilleur de
tous les Gestionnaires du Défunt Régime.
[IV] C'EST UTOPIQUE, TOUT À FAIT UTOPIQUE, L'IDÉE D'UNE
REHABILITATION SANS L'AVAL DE LA VOLONTÉ POPULAIRE DES FOSSOYEURS DE LA NATION
CONGOLAISE.
Watch out,
Ba-koko baloba: « Il faut enlever du panier toute tomate pourrie afin qu'elle ne
contamine pas toutes les autres qui sont encore saines »
C'est vrai, il faut séparer du bon grain du mauvais grain.
Mais, ils n'est pas question qu'un groupe d'individus décide tout seul de la
réhabilitation des Fossoyeurs de la Nation. Chers Délégués au prochain Dialogue
Inter-Congolais ne prenez donc pas le risque d'une responsabilité historique de
réhabiliter ces incorrigibles Pilleurs par des combines politiciennes".
Il faut laisser à l'ensemble du peuple congolais de
décider souverainement
par des élections populaires, la lourde charge du retour éventuel au pouvoir des
Fossoyeurs de la Nation. Laissez donc au peuple congolais cette lourde responsabilité de
faire le choix, de trier entre les bonnes et les mauvaises tomates.
Car, il est difficile de croire que ces dinosaures,
opportunistes de nature, qui disaient toujours que la démocratie multipartite n'était
pas bien pour les congolais,
eux qui avaient toujours publiquement dit que dans nos sociétés authentiques: « Il n'y
avait pas plusieurs courants de pensées »
eux qui confessaient que le Chef avant de prendre une décision quelconque n'écoutait pas
d'abord les notables de sa communauté,
aujourd'hui ces vagabonds politiques vont-ils vraiment alors être à mesure de vivre dans
une société congolaise multipartite et de libre opinion ?
Savions-nous encore que ces militants-cadres du Parti
avaient pour idéologie politique : « Tata se moko, Mama se moko, Mokonzi se moko ? »
Peuvent-ils désormais observer et jouer franc avec les nouvelles règles des jeux
démocratiques ?
Eux qui avaient institué un système politique utopique et contre nature: le Parti-État,
dont le critère déterminant de sélection des cadres n'était pas la compétence mais la
complaisance ou militantisme. C'est-à-dire le caractère taiseux que pouvait afficher un
intellectuel à ne pas décrier les idéaux machiavéliques du Parti-État. Une toute
puissante institution qui était à la fois leur caissière et leur comptable, afin de
voler indéfiniment et en toute impunité durant toute leur existance ?
Eux qui adoraient chanter à longueur des journées: « Lokuta Monene, Mokuta Monene, oyo
akanisaka MPR ekokufa waya » Est-il vraiment vrai de croire, aujourd'hui, en leur
transformation de mentalité ou de culture politique?
Ou voulions-nous facilement leur offrir une occasion en or de ressusciter le Parti-Etat et
de détruire davantage notre pays ?
Pendant 32 ans ils ont dirigé notre pays, tout le monde le
sait et le voit : « La situation générale du Pays est allée de mal en pis dans tous
les secteurs de la vie nationale » Toutes les structures et toutes les infrastructures du
Pays ont été détruites. Nous serions même déjà complètement décimés, si nous
n'avions pas eu un peu d'inspiration et d'imagination avec le système d'économie
informelle.
Alors, quelle est cette expérience ou quelle est cette
compétence nouvelle veulent-ils nous apporter dans une cohabitation des dupes et des
malins ?
Je ne voudrais pas personnellement prôner une exclusion
arbitraire et haineuse. Comme eux, l'on fait à l'époque, où ils constituaient un groupe
de 300 familles congolaises exploitant en toute exclusivité et en esclave tout le reste
de la population congolaise.
The Congo belongs to everybody: « Congo, Ye Nani ? Congo:
Ngai, Yo, Ye.
C'est-à-dire le Congo appartient à tous les congolais avait bien chanté le Grand'
Maître Franco, de mi-amor, Luambo Makiadi Lwajo Pene »
Effectivement, le Congo appartient à tous les congolais.
C'est pourquoi je suis parfaitement en accord avec ce refrain du Grand' Maître Franco.
Sinon, serais-je d'ailleurs, en contradiction avec un excellent proverbe africain qui dit:
« Ce n'est pas avec un seul doigt de la main que l'on se lave bien le visage ou que l'on
joue mélodieusement le tam-tam »
C'est vrai, l'idéal serait donc d'éviter toute exclusion
d'une partie de citoyens.
Car même la nature nous apprend que: « Le Lion qui chasse en groupe, et c'est cela qui
lui permet d'attraper de proies beaucoup plus grosses que lui-même, a été désigné par
l'homme comme étant le Roi de la Forêt »
Mais il ne faudra pas pour cela que : « Quelques centaines
de citoyens, dans le cadre des accords de Lusaka, puissent décider du retour ou de
l'accès au pourvoir de ceux-là mêmes qui ont toujours été au solde de notre ennemi
commun pour détruire notre propre Pays »
Ma Plus Grande Conviction demeure donc que l'on ne puisse pas laisser à un petit groupe
de gens l'initiative de prendre une aussi grave décision de remettre au sommet de l'Etat
Congolais les Anciens Pilleurs et des destructeurs d'aujourd'hui.
Tous les Fossoyeurs de la Nation doivent donc d'abord
renier ou renoncer, lors des campagnes électorales, à leur politique d'intolérance et
à leur philosophie de pillage de deniers publics. Ils doivent publiquement demander
pardon au peuple congolais pour leur complicité aux pillages systématiques de notre
propre pays. Les dinosaures doivent eux-mêmes directement dire au peuple congolais: quel
est leur nouveau programme d'action ou quelle est leur nouvelle idéologie politique pour
améliorer la situation qu'eux-mêmes avaient laissé aller à-vau-l'eau.
[V] LA SOURCE DE LA LÉGITIMITÉ DU POUVOIR EN RÉPUBLIQUE
DÉMOCRATIQUE DU CONGO, COMME EN TOUTE DEMOCRATIE NE PEUT ETRE QUE LE VOTE POPULAIRE
L'onction du Peuple Congolais Souverain est donc absolument
indispensable pour le retour éventuel des Pilleurs aux Affaires de l'Etat.
Et si, les dinosaures perdaient les élections, ils devront
accepter le verdict des urnes et partir à l'anglaise. Sinon le torchon va certainement
continuer à brûler. Je crois que les pilleurs ont des yeux pour voir comment la
population congolaise est entrain de faire la résistance à la guerre qui lui est
imposée depuis le 02 août 1998. Le peuple congolais résista hier à la colonisation et
à la dictature, il résiste aujourd'hui à la guerre de desruction, et il résistera
encore demain contre les Pilleurs de toutes sortes.
Nous devons ainsi très minutieusement examiner tous les
moyens nécessaires (politiques, diplomatiques et militaires) pour mettre fin à la Guerre
et de devoir aller le plus rapidement possibles aux élections.
Ne nous embourbons donc pas, pour cela, dans des équations
complexes des démocraties imaginaires. Depuis une quarantaine d'années, j'observe très
attentivement le paysage politique congolais. Et, je constate que : « Il n' y a que deux
idéologies ou philosophies politiques au Congo-Kinshasa »
La première idéologie politique est celle des gens qui
adorent les prestiges et qui aiment ainsi, par la politique, s'enrichir sans le moindre
effort. Les individus de cette première idéologie politique sont prêts même à vendre
le Pays, pour autant qu'on leur donne la possibilité de rester au Pouvoir. Ce groupe
d'individus se retrouvent dans tous les partis politiques congolais.
La deuxième idéologie politique est celle des gens qui
militent dans un mouvement politique quelconque, si et seulement si, ce mouvement
politique peut apporter une certaine justice distributive à l'ensemble de la Population.
Ce genre d'individus se retrouvent aussi dans tous les partis politiques congolais.
Mais, dans tous les groupements politiques congolais, le
tribalisme est le critère prépondérant de fidélité et d'appartenance pour un Militant
à Mouvement Congolais Quelconque.
Ainsi, pour résoudre notre problème dans un premier
temps, appliquons la
plus simple des équations de Démocratie relative aux tribus congolaises. Laissons à
chaque tribu la responsabilité de choisir, parmi ses meilleurs fils & filles, ses
Représentants au Pouvoir. Car, c'est chaque tribu qui connaît au mieux ses valeureux
fils que quiconque d'autre.
Ensuite, dans l'hypothèse que le Peuple Congolais était
composé de « x » tribus, et sachant aussi que la plus Grande Salle de Réunion au
Congo-Kinshasa a une capacité de « y » places, organisons alors des élections qui
permettront à chaque tribu de choisir au prorata « p » de la densité d'habitants ses
« r=(y : x) p » dignes représentants à l'Assemble Nationale.
Même les centres extra-coutumiers (Kinshasa, Kisangani,
Lubumbashi, etc) répondront ou obéiront naturellement à cette logique tribalo -
démocratique
(C'est certain : MBISI ELANDAKA SE EPAYI MAYI EKOTIOLA, MOTO ALANDAKA SE EPAYE NDEKO NA YE
AZALI).
Nous constaterons ainsi qu'à Mbuji-Mayi, la majorité des délégués élus seront
naturellement « Luba ». Tandis qu'à Goma, à moins d'un miracle, le peuple « Mongo »
qui y vive minoritairement par rapport aux populations indigènes ne sera aucunement
majoritaire sur la liste de représentants du Nord - Kivu à l'Assemblée Nationale.
Evitons donc de nous éloigner des lois naturelles et des réalités congolaises si nous
voulons réellement s'en sortir.
Cette Assemblée Nationale, ainsi constituée, définira
pour une période de 5 ans par exemple, l'Orientation à suivre pour une Gestion Adéquate
du Pays pour cette période donnée. Cette Assemblée Nationale ainsi démocratiquement
élue choisira aussi les Dirigeants dans les différents organes du Pouvoir Central pour
cette premiière législation. Et, l'on procédera de la même manière pour les
Assemblées Provinciales et pour les autres agglomérations politico-administratives.
Le groupe de premiers représentants des toutes les tribus
à l'Assemblée Nationale qui soutiendront l'Orientation Politique à suivre pendant 5
ans, constituera la Première Droite de l'Histoire Congolaise à partir des premières
élections de l'après guerre d'invasion de 1998 à 2001. Tandis que les premiers
représentants des tribus qui seront contre l'Orientation Politique voulue par la
majorité au sein de l'Assemblée Nationale, constitueront la Première Gauche de
l'Histoire Congolaise en ce 3ème millénaire.
A la fin de cette première Législature, et lors de
nouvelles éléctions, la Première Droite congolaise défendra son projet de société et
la Première Gauche Congolaise de l'histoire moderne présentera à la censure populaire
son contre projet ou programme d'action. Et si maintenant, la Gauche gagnait des
élections, elle deviendrai alors la Droite de cette 2ème Nouvelle Législature et la
prédente Droite qui rentre en opposition, devient la Gauche Congolaise de cette Deuxième
Législature. Et, ainsi de suite: le terme Droite désignant toujours ceux qui ont gagné
les élections. Et, le terme Gauche désignant toujours les élus qui sont en opposition
pour une Législature donnée.
Si donc, par ce simple nouveau procédé des urnes,
l'ensemble du peuple lui-même approuvait aux prochaines élections le retour massif au
pouvoir des Pilleurs : alors pour les nouveaux dégâts que les Pilleurs commettront
certainement, le peuple congolais n'aura plus qu'à s'en prendre à lui-même et à se
dire: «mea-culpa »
Quant à moi, je laisse à chacun la liberté de méditer sur ce proverbe africain qui
dit: « Si l'on veut sortir de la jungle et que l'on tourne deux fois autour du même
arbre, l'on doit alors se dire qu'on est perdu »
SOLOMONII NSUKAMI-SAKANANU. -
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