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LE DIALOGUE INTER-CONGOLAIS
22/10/2001
Concerne : LE DIALOGUE INTER-CONGOLAIS

Madame / Monsieur,

J'ai l'honneur de vous saluer et de vous faire parvenir en annexe de la présente une petite réflexion personnelle à propos du Dialogue Inter-Congolais.

Il y a deux ans, j'avais patriotiquement mis à profit mon temps libre, en monologuant, devant mon petit ordinateur portable et en lançant sur le Réseau Internet une petite réflexion au sujet du Débat National.
C'était une petite réflexion dominicale d'une dizaine de pages dont la conclusion fut un proverbe africain qui dit: « Si l'on veut sortir de la jungle, et que l'on tourne deux fois autour du même arbre, l'on doit alors se dire que l'on est perdu »

A l'époque, je ne parlais exclusivement que d'Anciens Dignitaires de la Deuxième République. Aujourd'hui, je pense que ma petite réflexion d'il y a deux ans est toujours d'actualité. Il suffit tout simplement de remplacer Débat National par Dialogue Inter-Congolais et d'associer aux Anciens Dignitaires tous les autres Fossoyeurs de la Nation Congolaise pour aboutir à la même conclusion ci-dessus soulignée.

Voilà pourquoi, Madame / Monsieur, j'ai cru utile de vous faire parvenir ce texte dans l'espoir que vous voudriez bien le publié dans votre rubrique (Forum) relative au Dialogue Inter-Congolais. Je vous en remercie d'avance.

LE DIALOGUE INTER-CONGOLAIS

[I] EST-CE LÀ, LA SOURCE DE LA LÉGITIMITÉ DU POUVOIR EN RÉPUBLIQUE DÉMOCRATIQUE DU CONGO ?

Take care,
Ba-koko baloba: "Les bons conseils, ces sont ceux que l'on prodigue aux jeunes filles avant qu'elles ne partent de la maison pour se divertir au cœur du village. Et non pas ceux qu'on leur donne après que l'une d'entre-elles, par naïveté, aura déjà été rendue grosse lors de la Grande Fête à la Grand ' Place du village"

Voià pourquoi, aujourd'hui déjà, je m'empresse à émettre mon point de vue avant que les séances du Dialogue Inter-Congolais ne commencent réellement. De façon à ne pas avoir de remords et à me dire enfin: je le savais, je le pensais ou je m'en doutais.

Je voudrais ainsi d'emblée attirer l'attention de ces soi-disant "BIG Brothers & BIG Sisters". Ceux qui ont pris l'habitude depuis de décennies de toujours parler en notre nom: le peuple. Et cela, sans qu'ils ne nous aient d'abord consulté pour connaître nos propres desiderata ou sans qu'ils nous aient jamais réellement demandé mandat de parler et d'agir en notre nom: « nous, le peuple »

Demain donc, ce sont toujours et encore les mêmes qui seront présents aux séances ou aux débats du Dialogue Inter-Congolais pour faire triompher malignement leurs propres opinions au nom du peuple.
Heureusement aujourd'hui, grâce à la possibilité extraordinaire qu'offre la technologie informatique (par son réseau Internet), je peux me faire entendre, sans être physiquement présent dans l'amphithéâtre où se dérouleront les pourparlers du Dialogue Inter-Congolais.

J'en profite ainsi pour dire à tous et à chacun de ceux qui seront désignés pour représenter l'ensemble du Peuple Congolais, qu'ils doivent saisir cette superbe occasion d'une rencontre entre compatriotes dévoués pour discuter très franchement de l'élaboration de projets ou de règles des jeux démocratiques qui pourront garantir à jamais la vraie source de la
Légitimité du Pouvoir en République Démocratique du Congo.

Mesdames & Messieurs les représentants au Dialogue Inter - Congolais ne cautionnez pas le retour au Pouvoir de ces Opportunistes par des voies non démocratiques. Fignolez-nous plutôt des solides projets de société pour la reconstruction et le développement harmonieux du pays. Ne nous élaborez donc pas de projets de société contre nature. Car, dans nos sociétés africaines traditionnelles - authentiques, un homme ou une femme n'accède pas au Pouvoir après avoir coupé à la manchette la tête de son Prédécesseur.

[II] C'EST ABSURDE, ABSOLUMENT ABSURDE, L'HYPOTHÈSE D'UN RETOUR AU POUVOIR PAR DES VOIES NON DÉMOCRATIQUES DES DINOSAURES

Watch out,
Ba-koko baloba: " Un chien qui a l'habitude de manger des oeufs pourris, il ne renoncera point à cette pratique. Et cela, même si son Maître prenait désormais la précaution d'avoir un bâton à la main pour le frapper ou le corriger durement toutefois qu'il répéterait encore son acte"

Car, comme le Chien de Pavlov, une fois inclus dans un même Gouvernement: « Quelles que soient les précautions prises par le Maître-Intègre et les
nouvelles règles des jeux démocratiques, ces pilleurs incorrigibles commettront de nouveau et toujours les mêmes forfaits. J'en suis sûr à 98% »

C'est pourquoi, il ne faut pas commettre cette grosse faute de laisser se réaliser la prétention qu'ont les Pilleurs d'arriver à graviter, le circuit de la Gestion des Affaires de l'État, par des voies non démocratiques, telle qu'une simple rencontre d'un petit échantillon des congolais à Addis-Abeba ou à Amsterdam. Disons mieux cette tentative d'infiltration des valets du néo-colonialisme dans le sillage du pouvoir populaire doit être vigoureusement combattue au cours du prochain Dialogue Inter-Congolais.

C'est vrai que ces pilleurs ont été pardonnés par la Révolution du 17 mai 1997. Mais, nous devons toujours nous rappeler qui sont ces hommes que nous avions pardonnés ? Et surtout devions-nous toujours savoir que : « Pardonner n'est pas synonyme d'oublier. Un Peuple sans Mémoire, est un Peuple sans Destinée »

Nous ne devons pas perdre de vue que: « Si une grande partie de toute une génération de congolais qui aurait pu apporter sa contribution à l'édification de la Mère-Patrie avait pris le chemin de l'exil, c'est à cause d'une mauvaise philosophie politique appliquée par les Dirigeants de la Deuxième République.

Ce n'est en tout cas pas à cause d'une quelconque guerre ou à cause d'une quelconque catastrophe naturelle que ces milliers de citoyens congolais avaient été obligés de quitter le Pays. Non, non, non ! Il n' y a pas eu de cataclysmes naturels au Congo ces dernières décennies. Même le Centre de Recherche du Mont Amba d'un certain excellent apôtre du nucléaire en Afrique n'occasionne pas encore une infime fuite de radio activité. Autrement d'ailleurs, il y aurait déjà eu des C130 pour évacuer de Kinshasa tous ceux que l'on appelle « expatriés ».

Donc, je me répète : « Nos nombreux bras productifs, nos têtes pensantes, nos brillants juristes, historiens, ingénieurs, médecins, musiciens, et autres valeureux fils du Pays vivent, aujourd'hui, en exil à cause de la cupidité des Dinosaures entièrement dévoués au service de l'ennemi »
Nous ne devons pas non plus, nous permettre d'oublier que c'est à cause de leur politique d'apartheid sociale que toute une génération de congolais avait été à l'école sans rien apprendre.
En effet, alors, que leurs propres enfants fréquentaient les meilleures écoles du monde, tout le reste des enfants congolais étaient entassés dans les locaux sans matériels didactiques. Pire, encore, les enseignants étaient continuellement en grève. Car leurs maigres salaires étaient chaque fois détournés à la source.

Pour encore exagérément réduire la qualité de l'Enseignement au Congo, nos ex-Dignitaires sur ordre naturellement de leurs Maîtres à penser avaient même réussi à supprimer, par une simple signature, plus de la moitié de postes de Professeurs et de Chercheurs à l'Education Nationale. Et cela dans le but évident de transférer les dividendes de ces maigres salaires à l'étranger.

Toujours pour plaire à leurs Maîtres à penser, les Dinosaures supprimèrent en outre, simultanément les frais de fonctionnement des toutes les institutions publiques. Voilà pourquoi tous les bâtiments de l'Etat Congolais sont actuellement dans un état totalement délabré. Il ne faut donc pas croire que tous les Directeurs Généraux étaient tellement incompétents jusqu'à ce point pour ne pas pouvoir arriver ne fut-ce qu'à peintre les murs de leurs immeubles.

Enfin, un autre petit exemple de mémoire parmi mille autres pour étoffer ce texte : devrions-nous aussi nous souvenir que pour mettre le pays complètement à terre, la petite flotte d'Air Zaïre ne volait plus. Alors que nos Tout Puissant dinosaures continuaient à voler impunément et indéfiniment, jusqu'à complètement noyer la Patrie, en liquidant (noyant) même ce qui restait encore de la petite flotte maritime congolaise.

Et aujourd'hui, c'est pour ces mêmes traîtres de la Patrie que nous voulions avoir trop de compassion.
Nous voulions même de surcroît les associer à nos côtés, à la gestion orthodoxe de la chose publique dont l'ensemble du peuple congolais attend avec impatience depuis des décennies.

En tout cas, je continue encore à me dire que: « Se parler entre toutes les composantes du Peuple Congolais, dans le Cadre du Dialogue Inter-Congolais par exemple, est une très bonne chose. Car c'est de la confrontation des idées que jaillisse la lumière. Mais, il ne faut point commettre la faute de ressusciter ces vieux démons de la Destruction et de la Mort par des simples discussions autour d'une table ronde ou rectangulaire »


[III] C'EST AMBIGU,TRÈS AMBIGU, LA THÈSE D'UNE COHABITATION DES FORCES DEMOCRATIQUES AVEC LES FAISEURS DE L'ANCIEN PARTI-ÉTAT

Watch out,
Ba-koko baloba: « Le python encercle toujours sa proie pour l'étouffer. Et l'on dit aussi qu'on ne met jamais ensemble, dans un même enclos, des chats et des souris ou des légumes et des chèvres »

Ne prenons donc pas le gros risque de nous faire entourer par ces vieux serpents. Car une fois autour de nous, dans le sphère du Pouvoir, ils vont se remettre à étrangler ce qui reste encore du peuple congolais. Ils sont doués des génies maléfiques, et ils ont une grande maîtrise de toutes les techniques modernes (la faim, la guerre, la maladie) pour décimer massivement tout un peuple en un temps record.

Nul n'a besoin de rappeler que : « Si nous sommes complètement démunis aujourd'hui, si nos épargnes avaient été constamment réduites à néant, c'est à cause du savoir-faire de ces pilleurs qui appliquaient toutes les techniques (dévaluation continue, démonétisation volontaire ou inflation expressément toujours galopante) afin de réduire de plus en plus notre pouvoir d'achat »

Ainsi par exemple, un jour d'été de l'an 1983, c'était même avec fierté que le Gouvernement du plus brillant des Gestionnaires de la Deuxième République annonçait très officiellement la dévaluation de 500% du Zaïre-monnaie. Et lorsqu'en 1979 par exemple, le Plus Grand Tam-tam d'Afrique, dans ses cartes blanches à l'ex Voix du Zaïre, criait tout haut que l'économique congolaise se portait bien, cela voulait dire que l'inflation tournait autour de 110%. Mais, entre-temps, les salaires des masses laborieuses n'étaient jamais indexés. Car, pour les dinosaures : « Les travailleurs congolais devaient travailler pour rien, afin qu'ils ne puissent pas renouveler leurs énergies et mourir ainsi de fatigue ou de faim »

Oui, travailler pour rien, car le salaire de misère du congolais était sans pouvoir d'achat. Au moment où les Dinosaures fuyaient les Forces de Libération le 17 mai 1997, le salaire du fonctionnaire ordinaire n'excédait même pas deux dollars américains. Mais, même ces deux dollars n'étaient pas payés pendant les 18 derniers mois de leur honteuse administration. Et pourtant eux-mêmes, célèbres dans les détournements de deniers publics, avaient leurs propres coffres-forts pleins de devises étrangères.

La morale dans tout ce qui précède est que: « Les dinosaures étant eux-mêmes aussi des vrais-faux commerçants, à la veille de toute dévaluation ou démonétisation, ils exagéraient déjà les prix des denrées alimentaires pour affamer davantage et à volonté le peuple congolais afin de mieux l'exposer à une mort certaine »

Nous devons encore nous souvenir que c'était un vrai crime vis-à-vis de leur pouvoir destructeur qu'un simple citoyen puisse prendre l'initiative d'une réalisation des travaux d'intérêt public. En effet si un simple patriote, en vrai congolais motivé, osait prendre l'initiative de réfectionner un petit ouvrage - d'art (pont) ou de boucher simplement les nids des poules sur une chaussée ou même simplement entretenir un caniveau d'eau puante dans la cité, ce patriote était directement considéré de contre-révolutionnaire aux idéaux du Parti - Etat.
Car, pour le Parti - Etat, les routes devaient rester enfoncées pour empêcher les paysans d'acheminer leurs récoltes vers les centres urbains. De façon que les citadins meurent facilement de faim et que les paysans n'aient point de quoi à se procurer du sel ou de la nivaquine.

Dans la même logique des ex-Dignitaires & Apôtres de la mort au Congo - Kinshasa, les caniveaux devaient donc rester bouchés. De manière que les moustiques soient toujours tout près ou à la portée des demeures des pauvres citoyens.
La politique d'apartheid sociale des dinosaures étant également de priver les citoyens de soins médicaux et pharmaceutiques. A titre d'illustration, la plus prestigieuse de cliniques de Kinshasa était un exemple par excellence où les soins de santé n'étaient pas accessibles au plus grand nombre.
Ce n'était donc pas étonnant que la Radio Diffusion - Télévision Nationale Congolaise émettant de Kinshasa communiquait du matin au soir des longues listes des citoyens qui avaient succombé subitement ou inopinément de malaria ou de toute autre maladie bénigne.

La Guerre et la violence gratuite furent également parmi les techniques qu'ils appliquaient pour éliminer systématiquement des populations entières. Pendant les guerres des années 70, tirer uniquement sur les innocentes populations vivantes n'était pas suffisant. Les Dinosaures n'étaient réellement comblés que lorsqu'ils avaient aussi, en plus, bombardé les églises et les cimetières.
Pour mieux entretenir la violence gratuite, nos soldats qui devaient en principe en temps de paix ou en temps de guerre être bien logés, bien vêtus et bien nourris étaient plutôt abandonnés à eux-mêmes. Ainsi, pour se refouler et trouver de quoi à mettre sous la dent, nos soldats n'avaient point d'autres alternatives que la violence gratuite envers des paisibles citoyens.

C'est pourquoi, ne cherchions pas acharnement une quelconque cohabitation ambiguë avec les Dinosaures. Car, ces Faiseurs de l'Ancien Parti - Etat sont infréquentables. Personne ne peut vraiment s'accommoder à ces dinosaures impénitents, s'il n'est lui-même dinosaure. Et cela ne peut pas être autrement. Car même leur propre Président-Fondateur n'avait jamais
réellement réussi à les dompter, ces indomptables fauves. Ce n'est pas pour rien que leur propre Guide les qualifie des cadres corrompus et les désavoue en avril 1990. En mai 1997, il lance même de surcroît un mandat d'arrêt international contre celui que l'on considère sur les grandes places financières internationales comme étant le Meilleur de tous les Gestionnaires du Défunt Régime.

[IV] C'EST UTOPIQUE, TOUT À FAIT UTOPIQUE, L'IDÉE D'UNE REHABILITATION SANS L'AVAL DE LA VOLONTÉ POPULAIRE DES FOSSOYEURS DE LA NATION CONGOLAISE.

Watch out,
Ba-koko baloba: « Il faut enlever du panier toute tomate pourrie afin qu'elle ne contamine pas toutes les autres qui sont encore saines »

C'est vrai, il faut séparer du bon grain du mauvais grain. Mais, ils n'est pas question qu'un groupe d'individus décide tout seul de la réhabilitation des Fossoyeurs de la Nation. Chers Délégués au prochain Dialogue Inter-Congolais ne prenez donc pas le risque d'une responsabilité historique de réhabiliter ces incorrigibles Pilleurs par des combines politiciennes".

Il faut laisser à l'ensemble du peuple congolais de décider souverainement
par des élections populaires, la lourde charge du retour éventuel au pouvoir des Fossoyeurs de la Nation. Laissez donc au peuple congolais cette lourde responsabilité de faire le choix, de trier entre les bonnes et les mauvaises tomates.

Car, il est difficile de croire que ces dinosaures, opportunistes de nature, qui disaient toujours que la démocratie multipartite n'était pas bien pour les congolais,
eux qui avaient toujours publiquement dit que dans nos sociétés authentiques: « Il n'y avait pas plusieurs courants de pensées »
eux qui confessaient que le Chef avant de prendre une décision quelconque n'écoutait pas d'abord les notables de sa communauté,
aujourd'hui ces vagabonds politiques vont-ils vraiment alors être à mesure de vivre dans une société congolaise multipartite et de libre opinion ?

Savions-nous encore que ces militants-cadres du Parti avaient pour idéologie politique : « Tata se moko, Mama se moko, Mokonzi se moko ? »
Peuvent-ils désormais observer et jouer franc avec les nouvelles règles des jeux démocratiques ?
Eux qui avaient institué un système politique utopique et contre nature: le Parti-État, dont le critère déterminant de sélection des cadres n'était pas la compétence mais la complaisance ou militantisme. C'est-à-dire le caractère taiseux que pouvait afficher un intellectuel à ne pas décrier les idéaux machiavéliques du Parti-État. Une toute puissante institution qui était à la fois leur caissière et leur comptable, afin de voler indéfiniment et en toute impunité durant toute leur existance ?
Eux qui adoraient chanter à longueur des journées: « Lokuta Monene, Mokuta Monene, oyo akanisaka MPR ekokufa waya » Est-il vraiment vrai de croire, aujourd'hui, en leur transformation de mentalité ou de culture politique?
Ou voulions-nous facilement leur offrir une occasion en or de ressusciter le Parti-Etat et de détruire davantage notre pays ?

Pendant 32 ans ils ont dirigé notre pays, tout le monde le sait et le voit : « La situation générale du Pays est allée de mal en pis dans tous les secteurs de la vie nationale » Toutes les structures et toutes les infrastructures du Pays ont été détruites. Nous serions même déjà complètement décimés, si nous n'avions pas eu un peu d'inspiration et d'imagination avec le système d'économie informelle.

Alors, quelle est cette expérience ou quelle est cette compétence nouvelle veulent-ils nous apporter dans une cohabitation des dupes et des malins ?

Je ne voudrais pas personnellement prôner une exclusion arbitraire et haineuse. Comme eux, l'on fait à l'époque, où ils constituaient un groupe de 300 familles congolaises exploitant en toute exclusivité et en esclave tout le reste de la population congolaise.

The Congo belongs to everybody: « Congo, Ye Nani ? Congo: Ngai, Yo, Ye.
C'est-à-dire le Congo appartient à tous les congolais avait bien chanté le Grand' Maître Franco, de mi-amor, Luambo Makiadi Lwajo Pene »

Effectivement, le Congo appartient à tous les congolais. C'est pourquoi je suis parfaitement en accord avec ce refrain du Grand' Maître Franco.
Sinon, serais-je d'ailleurs, en contradiction avec un excellent proverbe africain qui dit: « Ce n'est pas avec un seul doigt de la main que l'on se lave bien le visage ou que l'on joue mélodieusement le tam-tam »

C'est vrai, l'idéal serait donc d'éviter toute exclusion d'une partie de citoyens.
Car même la nature nous apprend que: « Le Lion qui chasse en groupe, et c'est cela qui lui permet d'attraper de proies beaucoup plus grosses que lui-même, a été désigné par l'homme comme étant le Roi de la Forêt »


Mais il ne faudra pas pour cela que : « Quelques centaines de citoyens, dans le cadre des accords de Lusaka, puissent décider du retour ou de l'accès au pourvoir de ceux-là mêmes qui ont toujours été au solde de notre ennemi commun pour détruire notre propre Pays »
Ma Plus Grande Conviction demeure donc que l'on ne puisse pas laisser à un petit groupe de gens l'initiative de prendre une aussi grave décision de remettre au sommet de l'Etat Congolais les Anciens Pilleurs et des destructeurs d'aujourd'hui.

Tous les Fossoyeurs de la Nation doivent donc d'abord renier ou renoncer, lors des campagnes électorales, à leur politique d'intolérance et à leur philosophie de pillage de deniers publics. Ils doivent publiquement demander pardon au peuple congolais pour leur complicité aux pillages systématiques de notre propre pays. Les dinosaures doivent eux-mêmes directement dire au peuple congolais: quel est leur nouveau programme d'action ou quelle est leur nouvelle idéologie politique pour améliorer la situation qu'eux-mêmes avaient laissé aller à-vau-l'eau.


[V] LA SOURCE DE LA LÉGITIMITÉ DU POUVOIR EN RÉPUBLIQUE DÉMOCRATIQUE DU CONGO, COMME EN TOUTE DEMOCRATIE NE PEUT ETRE QUE LE VOTE POPULAIRE


L'onction du Peuple Congolais Souverain est donc absolument indispensable pour le retour éventuel des Pilleurs aux Affaires de l'Etat.

Et si, les dinosaures perdaient les élections, ils devront accepter le verdict des urnes et partir à l'anglaise. Sinon le torchon va certainement continuer à brûler. Je crois que les pilleurs ont des yeux pour voir comment la population congolaise est entrain de faire la résistance à la guerre qui lui est imposée depuis le 02 août 1998. Le peuple congolais résista hier à la colonisation et à la dictature, il résiste aujourd'hui à la guerre de desruction, et il résistera encore demain contre les Pilleurs de toutes sortes.

Nous devons ainsi très minutieusement examiner tous les moyens nécessaires (politiques, diplomatiques et militaires) pour mettre fin à la Guerre et de devoir aller le plus rapidement possibles aux élections.

Ne nous embourbons donc pas, pour cela, dans des équations complexes des démocraties imaginaires. Depuis une quarantaine d'années, j'observe très attentivement le paysage politique congolais. Et, je constate que : « Il n' y a que deux idéologies ou philosophies politiques au Congo-Kinshasa »

La première idéologie politique est celle des gens qui adorent les prestiges et qui aiment ainsi, par la politique, s'enrichir sans le moindre effort. Les individus de cette première idéologie politique sont prêts même à vendre le Pays, pour autant qu'on leur donne la possibilité de rester au Pouvoir. Ce groupe d'individus se retrouvent dans tous les partis politiques congolais.

La deuxième idéologie politique est celle des gens qui militent dans un mouvement politique quelconque, si et seulement si, ce mouvement politique peut apporter une certaine justice distributive à l'ensemble de la Population. Ce genre d'individus se retrouvent aussi dans tous les partis politiques congolais.

Mais, dans tous les groupements politiques congolais, le tribalisme est le critère prépondérant de fidélité et d'appartenance pour un Militant à Mouvement Congolais Quelconque.

Ainsi, pour résoudre notre problème dans un premier temps, appliquons la
plus simple des équations de Démocratie relative aux tribus congolaises. Laissons à chaque tribu la responsabilité de choisir, parmi ses meilleurs fils & filles, ses Représentants au Pouvoir. Car, c'est chaque tribu qui connaît au mieux ses valeureux fils que quiconque d'autre.

Ensuite, dans l'hypothèse que le Peuple Congolais était composé de « x » tribus, et sachant aussi que la plus Grande Salle de Réunion au Congo-Kinshasa a une capacité de « y » places, organisons alors des élections qui permettront à chaque tribu de choisir au prorata « p » de la densité d'habitants ses « r=(y : x) p » dignes représentants à l'Assemble Nationale.

Même les centres extra-coutumiers (Kinshasa, Kisangani, Lubumbashi, etc) répondront ou obéiront naturellement à cette logique tribalo - démocratique
(C'est certain : MBISI ELANDAKA SE EPAYI MAYI EKOTIOLA, MOTO ALANDAKA SE EPAYE NDEKO NA YE AZALI).
Nous constaterons ainsi qu'à Mbuji-Mayi, la majorité des délégués élus seront naturellement « Luba ». Tandis qu'à Goma, à moins d'un miracle, le peuple « Mongo » qui y vive minoritairement par rapport aux populations indigènes ne sera aucunement majoritaire sur la liste de représentants du Nord - Kivu à l'Assemblée Nationale. Evitons donc de nous éloigner des lois naturelles et des réalités congolaises si nous voulons réellement s'en sortir.

Cette Assemblée Nationale, ainsi constituée, définira pour une période de 5 ans par exemple, l'Orientation à suivre pour une Gestion Adéquate du Pays pour cette période donnée. Cette Assemblée Nationale ainsi démocratiquement élue choisira aussi les Dirigeants dans les différents organes du Pouvoir Central pour cette premiière législation. Et, l'on procédera de la même manière pour les Assemblées Provinciales et pour les autres agglomérations politico-administratives.

Le groupe de premiers représentants des toutes les tribus à l'Assemblée Nationale qui soutiendront l'Orientation Politique à suivre pendant 5 ans, constituera la Première Droite de l'Histoire Congolaise à partir des premières élections de l'après guerre d'invasion de 1998 à 2001. Tandis que les premiers représentants des tribus qui seront contre l'Orientation Politique voulue par la majorité au sein de l'Assemblée Nationale, constitueront la Première Gauche de l'Histoire Congolaise en ce 3ème millénaire.

A la fin de cette première Législature, et lors de nouvelles éléctions, la Première Droite congolaise défendra son projet de société et la Première Gauche Congolaise de l'histoire moderne présentera à la censure populaire son contre projet ou programme d'action. Et si maintenant, la Gauche gagnait des élections, elle deviendrai alors la Droite de cette 2ème Nouvelle Législature et la prédente Droite qui rentre en opposition, devient la Gauche Congolaise de cette Deuxième Législature. Et, ainsi de suite: le terme Droite désignant toujours ceux qui ont gagné les élections. Et, le terme Gauche désignant toujours les élus qui sont en opposition pour une Législature donnée.

Si donc, par ce simple nouveau procédé des urnes, l'ensemble du peuple lui-même approuvait aux prochaines élections le retour massif au pouvoir des Pilleurs : alors pour les nouveaux dégâts que les Pilleurs commettront certainement, le peuple congolais n'aura plus qu'à s'en prendre à lui-même et à se dire: «mea-culpa »
Quant à moi, je laisse à chacun la liberté de méditer sur ce proverbe africain qui dit: « Si l'on veut sortir de la jungle et que l'on tourne deux fois autour du même arbre, l'on doit alors se dire qu'on est perdu »


SOLOMONII NSUKAMI-SAKANANU. -

 

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