| Se concentrer sur l'essentiel.
Nous devons être satisfait de la mise en pratique du
Dialogue Inter-congolais. Cette satisfaction devrait se traduire en actes concrèts, en
des résolutions realistes et pratiques qui écartent d´office la confusion et dont les
éffets doivent être visibles dès la fin du dialogue.
Contrairement à ce que déclare mr Joseph Kabila, nous ne
devons à aucun moment oublier notre passé. Les conférences, les dialogues et les
accords politiques qui font partie de notre passé est un processus à encourager et à
cultiver, car ils nous inspirent et nous obligent à continuer à cultiver, et même plus
à privileger la culture du " dialogue " au lieu d´opter pour la
culture de guerre comme système d´accès au pouvoir et même de gestion politique qui a
marquée les 4 ans de l´ère Kabila. Nous ne devons pas avoir honte, ni nous sentir
ridicule d´avoir privileger la négociation depuis 40 ans.
Une fois que la philosophie du
" Dialogue " est bien compris, une fois que tous les congolais
acceptent le principe de " negociation " sans recourir à la violence
et aux forces étrangères pour regler nos conflits, alors on va passer à l´étape
suivante qui consiste à instaurer la souveraineté et l´intégrité de l´Etat
congolais.
Par souveraineté et intégrité, il entendre entendre la
capacité concrète des hommes politiques congolais d´avoir un pouvoir réel sur toute
l´étendu du territoire nationale.
L´Ordre Politique Nouveaux n´a qu´un seul sens pratique
et concret ; un gouvernement national qui a le pouvoir de prendre des décisions qui
s´appliquent sur tout l´espace nationale. Un gouvernement capable de se faire respecter
d´abord au pays et ensuite dans la communauté internationale.
Raison pour laquelle, nous ne pouvons accepter qu´un
" président " garant de la souveraineté nationale continue d´avoir
des parachutistes zimbabwéens pour sa protection. Nous ne pouvons surtout pas accepter
l´idée qu´un congolais à nationalité douteuse puisse être président pendant cette
periode de transition où nous voulons instaurer un Etat de droit.
La mission principale du dialogue consiste à mettre fin et
anéantir la pensée qu´on peut acceder au pouvoir et même plus se maintenir au pouvoir
au Congo avec l´aide des armées étrangères. Nous devons cette fois ici démontrer que
notre nationalisme ne peut admettre une forme de " colonisation " par
des pays africains. Nous ne pouvons admettre que des accords militaires régionaux
puissent transferer des guerres des pays voisins au Congo. D´où la nessicité de
redéfinir une autre doctrine diplomatique qui nous isole, qui nous place en dehors de
tout conflit militaire ou politique des pays voisins.
Nous allons prendre un penseur militaire allemand pour
illustrer notre réflexion. Il s´agit de Von Clausewitz qui a écrit que la guerre est
la poursuite avec des autres moyens. Il n´y a pas de guerre sans objectif politique. La
guerre est toujours une consequence d´un objectif politique.
Cette pensée se confirme dans le cas du Congo. Feu Mr
Kabila avait pris l´option militaire comme moyen d´action politique pour accèder au
pouvoir. Pour notre malheur, la guerre de Mr Kabila avait été menée par les armées
rwandaise et ougandaise qui vont partager son pouvoir dès le debut à Kinshasa. Souvenons
nous de James Kabahere et Bizima...
Les rwandais et les ougandais ont atteint le but politique
de la guerre, tout comme les " Kabila " ont aussi atteint leur
objectif, même si la réthorique de Kinshasa parle de nationalisme et d´une
responsabilité collective des congolais.
Le " Dialogue " est un retour vers la
solution politique, car il met fin à la guerre. Dans un sens, la guerre de quattres
années des " Kabila " a atteint son objectif. Les congolais ont enfin
compris qu´accèder au pouvoir avec l´aide des armées étrangères et se maintenir au
pouvoir avec d´autres armées étrangères n´est qu´une haute-trahison dont
les consequences visibles sont l´occupation qui resulte de l´invasion qui date de 4 ans
et l´éclatement du pays en micro-états !
Le prix pour reunir les micro-états congolais en une
entité unique souveraine est l´instauration du " Nouvel Ordre
Politique " qui n´est qu´un retour aux décisions du CNS.
Nous devons avoir le courage d´aller jusqu´au bout de
cette logique ; tous ceux qui ont un pouvoir par la grâce des armées étrangères
doivent rendre ce pouvoir à l´ensemble de la communauté congolaise qui est representée
partielement au Dialogue. Il ne s´agit pas de se cantoner au nombre des participants.
Au contraire, ils nous faut comprendre que les congolais au Dialogue sont en train de
reprendre en main le destin de notre pays.
C´est là l´essentiel, " reprendre le destin du
congo " ! Ainsi, la communauté internationale va nous prendre au serieux
et surtout nous aider à reprendre notre souveraineté. L´essentiel c´est le courage des
participants à discuter de tous les sujets sans hypocrisie ! Faut-il parler de la
nationalité douteuse de mr Joseph Kabila ? Faut-il inclure l´expulsion de l´UNITA
tout comme de toute les mouvements rebelles de notre territoire ? Faut-il accorder la
nationalité congolaise aux Banyamulenge ? Faut-il sortir du dialogue avec l´idée
que nous n´avons pas besoin d´un premier ministre, mais seulement d´un président et
d´un vice-président pour la periode de la transition ? Faut-il reserver la
présidence du parlement du transition à la socièté civile ? Soyons courageux, et
allons y en acceptant les consequences de nos choix !
Toute ma consideration.
El Mahoya Kiwonghi. Lidingö, Sweden.
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